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La thèse du « Croissant chiite » suggère que l’Iran chercherait à prendre la tête d’une sphère de coprospérité pan-chiite située entre la Méditerranée et le Pamir. Si Téhéran s’est effectivement appliqué à cultiver ses liens stratégiques avec ses coreligionnaires de la région, sa politique étrangère est loin de se limiter au pan-chiisme. Tout comme le nucléaire, le panislamisme ou le tiers-mondisme, cet axe relativement méconnu de la politique iranienne n’est que l’un des multiples moyens d’une stratégie globale visant à faire de la République islamique une puissance régionale et internationale.
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