Auteur : Pierre-Marie Gallois

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N° 422 Juin 1982

Quatre pas vers le « désengagement » - Pierre-Marie Gallois

L'auteur répond ici à l'offensive menée par les quatre personnalités du monde politique américain qui ont publié dans le numéro de printemps de la revue Foreign Affairs un article sur le non-emploi en premier de l'arme nucléaire. Cette revue est d'ailleurs une tribune bien connue que l'un des quatre, George Kennan, avait utilisée en 1947 pour définir la doctrine du containmentLire la suite

N° 419 Mars 1982

Armes à radiations renforcées : essai de bilan - Pierre-Marie Gallois

Selon les uns, l’arme à radiations renforcées contribuerait à la dissuasion puisqu’elle pourrait neutraliser, au moins partiellement, les imposantes formations blindées qu’aligne le Commandement des forces du Pacte de Varsovie. Celui-ci hésiterait à lancer vers l’Ouest ses blindés puisqu’il sait que l’état-major de l’OTAN serait d’autant plus enclin à se défendre en utilisant ses armes à radiations renforcées qu’elles exerceraient moins de ravages sur les territoires disputés que ne le feraient les projectiles nucléaires « ordinaires », qui dissipent 85 % de leur énergie en souffle et en chaleur. Lire la suite

N° 408 Mars 1981

La vaine recherche d'un « théâtre d'opérations » européen - Pierre-Marie Gallois

Présidant une conférence du haut commandement britannique, Winston Churchill assista d’abord sans rien dire aux débats, puis soudain, il prit la parole et déclara en substance : « Si préoccupé que soit le haut commandement par l’élaboration de sa propre pensée stratégique, il arrivera toujours un moment où il lui faudra prendre en considération l’ennemi ». Lire la suite

N° 404 Novembre 1980

Risques d'escalade au niveau nucléaire - Pierre-Marie Gallois

Comme il arrive presque toujours en pareil cas, c’est une évolution des techniques d’armement qui a conduit à la conception d’une nouvelle stratégie et même d’une nouvelle politique. L’évolution des techniques d’armement à laquelle je veux faire allusion ici a trait à la réduction progressive de l’énergie des charges explosives nucléaires. Vous savez qu’au cours des années 1957 et 1958, les États-Unis ont expérimenté dans le Nevada des explosifs atomiques de très faible énergie, certains mêmes inférieurs aux bombes les plus lourdes au TNT, utilisées durant la seconde guerre mondiale. Ainsi entre l’arme nucléaire la moins puissante, qui s’évaluait en dizaines de kilotonnes quelques années plus tôt, et l’arme chimique dissipant la plus grande quantité d’énergie, il n’existait plus cette fameuse solution de continuité qui marquait la différence entre l’arrêt d’un conflit classique ou sa poursuite sous forme d’escalade, en passant du cycle classique au cycle nucléaire. Ainsi, en théorie du moins, entre l’arme blanche et le « soleil » thermonucléaire de 58 mégatonnes que M. Khrouchtchev fit exploser à hauteur du Cercle Arctique, les grandes puissances allaient disposer, sans discontinuité, d’une gamme complète d’armements classiques et nucléaires, le passage d’un système à l’autre n’étant plus signalé que par les émissions radioactives, phénomène considéré à l’époque comme moins déterminant, militairement, que les effets de choc et de chaleur. Je rappelle qu’un projectile de 10 tonnes de TNT comme ceux qui furent utilisés à la fin de la deuxième guerre mondiale faisaient un « trou » d’une centaine de mètres de rayon dans l’habitat allemand tandis qu’à Hiroshima les 14 ou 15 kilotonnes qui explosèrent au-dessus de l’agglomération eurent des effets de destruction analogues sur un rayon de 2 à 3 kilomètres. Si les rayons de destruction des armes les plus puissantes du cycle classique sont voisins des rayons de destruction des explosifs de la gamme basse du cycle nucléaire, il est concevable qu’en certaines circonstances un pays passe du classique au nucléaire. Si, en 1950, lors du conflit de Corée, cette continuité avait existé, il n’est pas exclu que M. Truman ait autorisé le général Mac Arthur à procéder par intimidation en usant de la semonce atomique. Et je crois que, si le général Mac Arthur avait fait exploser, par exemple au large des côtes de Corée, une charge nucléaire, même équivalente à 20 KT, il eût obligé l’adversaire à prendre en compte l’éventuel emploi de cet armement et, par conséquent, à se disperser de manière à y être moins vulnérable. Cet adversaire aurait alors perdu sa puissance de feu classique, faute de pouvoir se concentrer. Les troupes américaines et sud-coréennes qui, elles, n’avaient pas à redouter pareille intervention, n’usant que du feu classique, eussent été en meilleure position. Malgré la réputation qui lui a été faite, M. Truman maîtrisait mal les possibilités de l’armement dont son pays détenait encore, pratiquement, le monopole. Il en est résulté une guerre qui a fait quelque six millions de victimes – d’après les statistiques de l’ONU – pour en arriver simplement au statu quo ante en ce qui concerne la division du territoire. Apprentis-sorciers, les Américains avaient inventé un armement dont ils ne connaissaient pas encore la signification politique. Lire la suite

N° 390 Juillet 1979

Les armes nouvelles et la sécurité des pays de l'Europe de l'Ouest - Pierre-Marie Gallois

Dans un récent numéro (automne 1978) de l’excellente revue trimestrielle Commentaire, l’écrivain américain Edward Luttwak déplorait l’absence de véritable réflexion stratégique que révélaient les débats auxquels donnaient lieu les SALT aux États-Unis. Raymond Aron, préfaçant cet article, soulignait ce point de vue en ces termes : « Un accord russo-américain affecte toujours la sécurité des alliés des États-Unis ; il ne doit pas être apprécié exclusivement en fonction de l’échange de coups nucléaires entre les deux Grands. À supposer que l’accord SALT II entraîne une réduction des dépenses consacrées par l’Union soviétique aux armements dits stratégiques (ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent), les Soviétiques ne dépenseraient-ils pas les sommes épargnées pour leur armée et leur flotte, plus redoutables pour les Occidentaux que les vecteurs intercontinentaux, de toute manière assez nombreux ? » « Ainsi cette étude restaure la pensée stratégique définie comme l’analyse systématique de tous les moyens militaires à la disposition de la politique des États ». Lire la suite

N° 260 Août/Sept 1967

La politique générale et l’armement - Pierre-Marie Gallois

Les grandes Puissances se rendent compte que c’est de manière permanente qu’il leur faut pratiquer leur « manœuvre d’armement ». Il s’agit de disposer constamment des instruments nécessaires à l’emploi de la force — qu’il s’agisse d’intimidation ou d’action — cette manœuvre étant elle-même l’instrument de la manœuvre politique. Lire la suite

N° 226 Juillet 1964

Réflexions sur l’évolution des doctrines américaines - Pierre-Marie Gallois

Les déclarations du Président Johnson, celles de son Ministre de la Marine, M. Paul Nitze, la campagne des « professeurs » contre l’accroissement d’un arsenal déjà superflu, et surtout les dépositions de M. McNamara devant les Sénateurs, semblent préparer une révision des concepts stratégiques élaborés par l’Administration démocrate. Lire la suite

N° 016 Septembre 1945

Une nuit sur l'Allemagne - Pierre-Marie Gallois

Dans l’histoire des guerres aucun homme n’a, jusqu’à ce jour, détenu une aussi grande puissance de destruction que le Chef du Bomber Command (1) de la Royal Air Force. Une signature au bas d’un ordre général d’opération et 2.000 avions détruisent en quelques heures cinq villes et trois centres industriels. Lire la suite

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Octobre 2019
n° 823

L'importance stratégique des Outre-mer

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