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Novembre 1945 - n° 018

Le 4 janvier 1944 débute la bataille du Monte Cassino, bataille majeure de la Campagne d’Italie, campagne au cours de laquelle le Corps expéditionnaire français  commandé par le général Alphonse Juin se couvre de gloire ; retour sur ces faits d’armes français trop souvent méconnus. Lire les premières lignes

De la guerre à la littérature, diront certains, il restera toujours la distance qui sépare les actes des mots. Mais c’est précisément dans la mesure où la guerre de 1939-1945 diffère des précédents conflits en ce qu’elle a pris naissance dans la conscience des hommes, avant d’y trouver sa résonance profonde, qu’elle nous paraît susceptible d’une expression littéraire. C’est parce que la tragédie qui vient de s’achever était, bien avant le lever du rideau, un drame intérieur, c’est parce que ce drame menaçait de renverser toutes les valeurs qui nous donnent le goût de vivre qu’il fit, tout naturellement, l’objet d’un débat moral, d’une analyse intellectuelle, d’une transcription littéraire. Lire les premières lignes

La Revue de Défense Nationale a, selon les propres paroles du général Juin, le souci de « remuer des idées qui puissent servir aux constructions de l’avenir » (cf. numéro de juillet 1945). C'est dans cet esprit qu'elle présente aujourd'hui à ses lecteurs une étude personnelle dans laquelle ils voudront bien ne rechercher aucune doctrine « officielle ».

Chroniques

Bibliographie

Général Edgard de Larminat : L’Armée dans la Nation  ; Office français d’édition, 1944 ; 40 pages - Henry Freydenberg

Parmi les études parues sur l’organisation future de l’Armée française, l’opuscule du général de Larminat mérite une mention spéciale pour son originalité. Établissant le bilan de l’armée de la « drôle de guerre », il note son manque de « tonus », provenant d’un défaut semblable de la Nation et, aussi, de sa position, souvent attaquée par certains partis : « L’Armée appartient à tous, pour défendre le patrimoine commun et non pour garantir certaines parcelles de ce patrimoine, aux dépens d’autres », telle est la conclusion d’un de ses premiers chapitres. Le général de Larminat préconise une armée du type mixte, suivant le modèle déjà indiqué par le général de Gaulle : une armée permanente de 400 000 hommes, d’une qualité exceptionnelle, et une milice nationale, où passeront tous les Français. Lire la suite

p. 713-714

Jacques Minart : PC Vincennes. Secteur 4. Tome I  ; Éditions Berger-Levrault, 1945 ; 231 pages - Edmond Delage

Les deux tomes que M. Jacques Minart a publiés sous ce titre, évoquent un autre livre qui assura, au lendemain de la Première Guerre mondiale, la célébrité rapide de son auteur, Jean de Pierrefeu. Il en diffère cependant, radicalement. On peut sans doute y trouver, en maints passages, de rapides et pittoresques esquisses des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale et, notamment, du chef du PC de Vincennes, finement croqué dans sa silhouette et ses gestes familiers. Lire la suite

p. 714-714

Lieutenant-colonel Ferdinand Otto Miksche : Les erreurs stratégiques de Hitler  ; Éditions Payot, 1945 ; 204 pages - Henry Freydenberg

Le lieutenant-colonel de l’armée tchécoslovaque Miksche vient de consacrer un livre fort suggestif à l’étude des erreurs qui ont entraîné la défaite totale de l’Allemagne. Le Führer avait, l’auteur le rappelle, élaboré une conception, qu’il imaginait grandiose, de la stratégie allemande. Il avait d’abord pu acquérir aux moindres frais les bases de départ indispensables à sa politique, par l’annexion de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie et grâce aux accords de Munich. Mais, c’est à ce moment que le Führer commit une faute capitale. Il s’imagina que l’Angleterre, dont il avait éprouvé la pusillanimité à Munich, en la personne de Chamberlain, continuerait à ne pas appuyer la France dans toute opposition à ses desseins conquérants. Il se décida à prononcer contre la Pologne une menace de guerre, puis il commit l’erreur capitale d’attaquer à l’ouest la France, l’ennemi n° 1 de Mein Kampf, grâce à sa supériorité mécanique. Ce faisant, il créa la situation stratégique contre laquelle ses devanciers ne cessèrent de le mettre en garde, à commencer par Bismarck : il déclencha la guerre sur deux fronts. Il s’imagina, ensuite, rester fidèle disciple de Schlieffen, quand il poussa ses divisions blindées à travers la Hollande et la Belgique, jusqu’aux ports français de la Manche et de l’Océan. En réalité, c’est contre l’Angleterre elle-même qu’il aurait dû porter l’offensive, par un franchissement audacieux du Pas-de-Calais. Lire la suite

p. 714-715

Pierre Belperron et Georges Andersen : La deuxième guerre mondiale : précis des opérations à l’Occident  ; Éditions Plon, 1945 ; 240 pages - Edmond Delage

Sous le titre : La deuxième guerre mondiale, MM. Pierre Belperron et Georges Andersen viennent de faire paraître un précis des opérations de la guerre qui vient de s’achever. D’un format réduit (240 pages) cet ouvrage n’a pas la prétention d’être une histoire complète de la deuxième guerre mondiale, car celle-ci ne pourra être écrite que lorsque les archives officielles des différents pays belligérants seront classées et exploitables. Mais les auteurs ont pensé, avec raison, qu’un récit très clair, chronologique, comportant, à la fois, dates et faits relatifs aux grands événements qui se sont déroulés sous nos yeux, pourrait, dès à présent, rendre d’utiles services. Ce livre, disent-ils eux-mêmes, ne veut être dans l’ordre de l’imprimé que « le film de la guerre ». Lire la suite

p. 715-716

Albert Kammerer : La Tragédie de Mers-el-Kébir  ; Éditions Médicis, 1945 ; 185 pages - R.

Dans sa Tragédie de Mers-el-Kébir, complément de son ouvrage La Vérité sur l’Armistice, M. l’ambassadeur Kammerer expose, de façon claire et objective, la genèse, puis les péripéties d’un « des événements les plus dramatiques et les plus douloureux de la guerre ». Dans la première partie de son étude, l’auteur nous montre à quel point le sort de la flotte française a été la préoccupation dominante du Gouvernement britannique à partir du moment où, au Conseil suprême de Tours (13 juin), fut envisagée, pour la première fois, l’hypothèse d’un armistice séparé de la France. Dès ce moment, M. Winston Churchill, tout en adoptant l’attitude la plus généreuse à l’égard de notre pays, déclara catégoriquement que la condition préalable pour que la France fût relevée de son engagement formel du 28 mars 1940, « serait l’envoi, avant et pendant toute la durée des négociations, de la flotte française dans les eaux anglaises, afin qu’elle y fût en sécurité contre les tentatives éventuelles allemandes de s’en emparer ». Lire la suite

p. 716-717

Albert Lebrun : Témoignage  ; Librairie Plon, 1945 ; 260 pages - Edmond Delage

M. Albert Lebrun avait été souvent sollicité par ses amis d’écrire ses mémoires ; il s’y était jusque-là refusé, invoquant les précédents d’Émile Loubet ou d’Armand Fallières. Cependant, il avait comme exemple le monument imposant que constituent les dix volumes de Raymond Poincaré, où est si magistralement traitée l’histoire de la guerre 1914-1918. Sous un format infiniment plus modeste, puisque le livre ne comprend que 260 pages, M. Albert Lebrun a, cependant, tenu à consigner quelques témoignages, pour servir à l’histoire de la guerre, avec une impartialité et une pondération qui ont toujours été comme la marque de son esprit et de son action. Lire la suite

p. 717-718

Jacques Lorraine : Les Allemands en France  ; Imprimerie Dupont, 1945 ; 349 pages - Edmond Delage

Ce livre est le premier d’une série qui, annonce l’auteur, doit être consacré à l’occupation de la France par les Allemands. Lire la suite

p. 718-719

Aleksandr Poliakov : Sur les arrières de l’ennemi (Journal d’un correspondant de guerre soviétique)  ; (illustrations Albert André) ; Éditions France d’abord, 1945 ; 124 pages - Edmond Delage

Sous une forme extrêmement vivante, le correspondant de guerre russe Aleksandr Poliakov a noté, sur un carnet, les impressions éveillées en lui par les événements qui se sont déroulés au cours de son séjour au front du 27 juin 1941 au 22 juillet de la même année. Ce petit livre se lit comme un roman ; c’est en effet une gageure qu’a soutenue héroïquement la division à laquelle était affecté le jeune écrivain, loin, à l’arrière des lignes allemandes, débordée sur tous ses flancs et encerclée. Cette évocation de la guérilla russe menée par petits groupes, insaisissables, mais sous une direction unique et énergique, fait du livre de Poliakov un document de premier ordre, grâce auquel on comprend les raisons de la victoire de l’Armée rouge, due avant tout à la valeur des combattants, à l’union intime du peuple et de l’armée.

p. 719-719

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Aragon : Servitude et grandeur des Français ; Bibliothèque française, 1945 ; 235 pages Lire la suite

Revue Défense Nationale - Novembre 1945 - n° 018

Revue Défense Nationale - Novembre 1945 - n° 018

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Été 2019
n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

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