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Juillet 1995 - n° 566

Débat - Religions et conflits (II)

• L’expansion des grandes religions se voulant universelles et nous assurant détenir la vérité conduit au prosélytisme et à l’intolérance : ne pourrait-on considérer comme critère de tolérance le respect des droits de l’homme et de sa dignité ? Lire la suite

Une conclusion est d’autant plus difficile à formuler que le sujet que nous avons choisi est plus ambitieux, plus complexe et a donné matière à des interventions fort différentes, caractérisées, nous orientant les unes et les autres vers des voies de réflexion très différentes. Lire les premières lignes

Repères - Opinions - Débats

En 1986 déjà, le général Michel Forget avait longuement et brillamment évoqué, dans l'article « Le vent du large », les missions d'action extérieure et le rôle primordial qu'y jouent les forces aériennes. Un nouveau vocabulaire est apparu : la projection de forces. À cette occasion, l'auteur prend en compte, dans ce texte, les changements géostratégiques qui se sont produits ces dernières années, et analyse le rôle de la projection des forces aériennes françaises dans notre politique de défense définie par le Livre blanc.

L'auteur présente une synthèse très claire de ses réflexions sur la crise, sa définition, les moyens de la prévenir et d'empêcher qu'elle ne dégénère. Il nous donne des exemples de crises maîtrisées et d'autres qui se sont transformées en guerres.

Le conflit de faible intensité a pris une importance particulière avec l'apparition d'une situation géostratégique mondiale nouvelle ; pourtant, il a toujours existé ! L'auteur analyse ci-dessous la doctrine américaine dans ce domaine. Un large extrait de cette étude devrait paraître dans la revue Ares ; l'ouvrage complet peut être consulté dans les bibliothèques universitaires de Grenoble II et Lyon III.

L'auteur a réalisé une étude extrêmement complète des documents qui définissent la doctrine d'emploi de l'armée de terre américaine à l'aube du XXIe siècle.

L'auteur aborde un sujet particulièrement douloureux et choquant : l'usage sans discernement des mines antipersonnel, dont les ravages sont considérables. Ce texte est fort bienvenu au moment où s'ouvre à Genève la conférence internationale sur le déminage.

L'auteur nous avait présenté, dans notre livraison de décembre 1994, un tableau de la situation politique, stratégique, économique et sociale, dans les Grandes Antilles. Dans cet article, il revient plus précisément sur la république d'Haïti, un des pays les plus pauvres du monde, qui a connu très récemment de grands bouleversements.

En Extrême-Orient, l'Union soviétique ayant pratiquement disparu de la scène et les États-Unis semblant quelque peu s'en détacher – mais ne serait-ce pas une fausse impression ? –, la Chine et le Japon apparaissent telles deux puissances rivales, stratégiquement et même économiquement.

Dans un article publié dans notre revue de janvier, l'auteur avait souligné l'importance de la crise économique, politique et sociale que traverse l'Iran, en raison d'un système interne bloqué. Ici, il décrit les contraintes politiques extérieures qui compliquent un peu plus encore la situation de ce pays.

Chroniques

Issu de la guerre froide, le conflit angolais dure depuis 1975, entre un régime marxiste au pouvoir, le MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola), soutenu initialement par l’Union soviétique et Cuba, et l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) aidée par les États-Unis et l’Afrique du Sud. À la demande de Cuba et du gouvernement angolais en 1988, l’ONU a organisé une opération de maintien de la paix (OMP), l’UNAVEM (United Nations Angola Verification Mission). Sa mission était de permettre le désengagement des 50 000 Cubains et celui des forces sud-africaines, condition nécessaire à l’indépendance future de la Namibie. Cette OMP a en réalité recouvert trois opérations successives et différentes. Lire les premières lignes

p. 151-154

• « Hong Kong et la sécurité régionale ». Le 30 juin 1994, les gouvernements britannique et chinois ont signé un accord concernant le transfert des sites militaires de la colonie. Le China News Analysis du 15 mai 1995 est consacré à cette question sous la signature de James Tang, de l’université de Hong Kong, sous le titre « Hong Kong Political Transition and Regional Security ». Il en coûtera près de 4 millions de dollars HK au gouvernement de Hong Kong pour le remplacement des matériels britanniques. Le conflit entre les gouvernements de Londres et de Pékin sur les modalités du retour de la colonie sous souveraineté chinoise n’a guère de signification à long terme. Dans 2 ans, tout sera terminé. Par contre, on peut se demander si l’incorporation de Hong Kong créera une nouvelle menace régionale ou, au contraire, une nouvelle interdépendance de la Chine avec le reste du monde, facteur de paix. Lire la suite

p. 155-165

Près de 6 mois après leur entrée en Tchétchénie (11 décembre 1994), les forces russes continuent à rencontrer une résistance acharnée de la part des indépendantistes. Dans le conflit que de nombreux observateurs n’hésitent pas à qualifier de « nouvel Afghanistan », au-delà des faits eux-mêmes, il convient d’étudier les causes réelles et profondes qui dévoilent en fait une faiblesse inquiétante du fonctionnement des institutions politiques russes, les raisons de « l’échec » des forces russes et les conséquences, importantes dans tous les domaines. Lire les premières lignes

p. 166-170

Le Sirpa (Service d’informations et de relations publiques des armées) vient de diffuser la notice annuelle : Le service national en chiffres, année 1994. Cette brochure constitue la dixième parution de ce support d’informations qui fournit les principaux résultats observés lors du recensement, de la sélection ou de l’affectation. Il s’agit d’un constat chiffré, élaboré à partir des statistiques 1994 de la Direction centrale du service national (DCSN). Lire les premières lignes

p. 171-174

Chacun connaît l’importance que l’Armée de terre attache désormais à la simulation (voir le dossier dans Armées d’aujourd’hui de mars 1995). De nombreuses contraintes, tant morales que financières, ne permettent pas d’évaluer l’effet des armes ou de vérifier la valeur d’une doctrine au cours d’exercices sur le terrain. Il importe donc de pallier ce manque de réalisme par la recherche et la mise en œuvre de moyens permettant de représenter la réalité avec le plus de précision possible. Lire les premières lignes

p. 175-177

Prenant en compte le pouvoir des médias et surtout l’évolution des relations humaines dans la société, la communication s’est largement développée au cours de la dernière décennie. Partout banalisée, elle fait également partie de l’environnement en milieu militaire. Les termes de l’instruction du Chef d’état-major de la Marine (CEMM) sur ce sujet sont à cet égard très clairs : « Communiquer n’est pas une mode relevant d’une civilisation où l’audiovisuel règne en maître. C’est une nécessité ; c’est un impératif. La communication à l’intérieur de la Marine est à tous les niveaux partie intégrante du commandement qui, sans elle, ne pourrait être efficace longtemps ». Lire les premières lignes

p. 178-179

Le terme « vol à voile », composé, croit-on, par les fauconniers du Moyen-Âge, est une très ancienne expression qui indique la navigation particulière de certains oiseaux dont le vol, les ailes presque immobiles, se poursuit grâce au vent. Le Larousse du XXe siècle précise que « si l’oiseau tout en paraissant planer, peut s’élever ou conserver sa hauteur, l’aviation n’a, jusqu’à présent, pas réussi à imiter le vol à voile ». Lire les premières lignes

p. 180-182

Au mois d’avril dernier, la presse a rendu compte de la mort, à deux jours d’intervalle, de deux personnes tuées par balles par des gendarmes. De là à parler de terrible loi des séries, il n’y avait qu’un pas que certains commentateurs se sont empressés de franchir allègrement. La première victime fut un jeune automobiliste de 22 ans, mortellement blessé d’un coup de feu, le 8 avril vers 4h15, à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), alors que, circulant en état d’ivresse et sans permis, il tentait d’échapper à un contrôle de routine. La seconde victime fut une jeune toxicomane italienne de 29 ans, tuée au cours d’un échange de coups de feu, le 10 avril vers 4h30, à hauteur du péage autoroutier de Narbonne Sud (Hérault), après une course-poursuite d’une centaine de kilomètres ponctuée par une série de fusillades avec les forces de l’ordre. Lire les premières lignes

p. 183-186

L’espoir soulevé dans tout le continent par la transition politique réussie en Afrique du Sud va-t-il enfin permettre à l’ensemble de l’Afrique australe de sortir de l’instabilité qui y règne depuis les indépendances des anciennes colonies portugaises ? Lire les premières lignes

p. 187-189

La junte militaire birmane a réussi à signer des accords de cessez-le-feu avec une bonne partie des mouvements insurrectionnels ou indépendantistes, provoquant des dissidences dans les rangs de ses adversaires. Les Karens, à forte majorité de foi chrétienne, en rébellion depuis 1948, avaient réussi à résister à ces manœuvres de déstabilisation jusqu’à la dissidence du 21 décembre 1994. Ce jour-là, entre 200 et 300 combattants bouddhistes, soutenus par le SLORC (State Law and Order Restoration Council), faisaient sécession et fondaient l’Armée démocratique bouddhiste karène (DKBA) qui, depuis le 19 avril 1995, mène des actions contre les camps de réfugiés en Thaïlande, mettant dans l’embarras le gouvernement de Bangkok. Lire les premières lignes

p. 190-192

Bibliographie

François de Rose : La Troisième Guerre mondiale n’a pas eu lieu  ; Éditions Desclée de Brouwer, 1995 ; 156 pages - Marcel Duval

Tous ceux qui s’intéressent aux problèmes de sécurité internationale ont en très haute estime l’ambassadeur de France François de Rose, expert incontesté de la diplomatie nucléaire et des relations transatlantiques. Nous avions déjà eu le privilège de commenter pour les lecteurs de cette revue ses deux précédents ouvrages, qui avaient respectivement pour titre : Contre la stratégie des Curiaces (avril 1983) et Défense de la Défense (juillet 1989). Aujourd’hui, il nous revient l’honneur de leur présenter son dernier livre qu’il a intitulé La Troisième Guerre mondiale n’a pas eu lieu, François de Rose ayant, parmi tous ses talents, celui de choisir des titres qui font mouche. C’est que, lorsqu’il publie, il s’agit toujours pour lui de lancer le cri d’alarme que lui dicte alors sa conscience, empreinte à la fois d’un patriotisme sourcilleux et d’une authentique aspiration à la paix internationale. Il en avait été ainsi en 1983, au plus fort de la « crise des euromissiles », et en 1989, lorsque l’Alliance lui avait paru baisser prématurément sa garde. Lire la suite

p. 193-195

Michel Serres : Atlas  ; Éditions Juliard, 1994 ; 280 pages - Claude Le Borgne

Courage ! camarades. Ce qui nous attend est si étrange et si lourd de conséquences qu’on ne saurait, pour l’examiner, ménager ses efforts. Il faut, disons-le tout net, en déployer de grands pour suivre Michel Serres en sa philosophie. À la question militaire, de quoi s’agit-il ? l’auteur, charitablement, répond dans son introduction, « Légende pour lire aisément cet atlas ». Tout change : comment se repérer ? L’univers, demain, ne sera plus qu’un espace de communication, instantanément parcouru : comment habiter la virtualité ? On essaie de nous rassurer, nous renvoyant à la langue d’Ésope ; des « réseaux » qui se tissent autour du monde, nous sommes libres de faire ce que nous voulons, enfer ou paradis. Voire ! « Qui a peur, dit Michel Serres, d’un monde neuf ? » – Moi, M’sieur, et vous aussi parfois, à ce qu’il semble. Lire la suite

p. 195-196

Gabriel Robin : Un monde sans maître. Ordre ou désordre entre les Nations ?  ; Éditions Odile Jacob, 1995 ; 284 pages - Michel Klen

La chute du mur de Berlin en novembre 1989 a incontestablement bouleversé les paramètres traditionnels de la géopolitique et ouvert la voie à un monde différent. Cette nouvelle donne est analysée en détail par Gabriel Robin, un diplomate de haut rang qui a souvent représenté la France à l’étranger, notamment au Conseil de l’Otan à Bruxelles. Lire la suite

p. 197-198

Revue Défense Nationale - Juillet 1995 - n° 566

Revue Défense Nationale - Juillet 1995 - n° 566

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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