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Octobre 1995 - n° 568

Nous remercions l'Association des anciens élèves de l'École de l'air d'avoir accepté que nous reproduisions ce texte paru en mars 1995 dans la revue Le Piège.

L'auteur nous fait part de ses réflexions sur la nécessaire « interarmisation des esprits » des cadres de nos forces armées, ce qui n'empêche nullement chacune de respecter ses vraies traditions.

En juin 1993, l'auteur avait publié ici un article sur « La nouvelle bataille du renseignement » qui avait suscité une abondante littérature. Deux ans plus tard, il analyse l'évolution des concepts et les données nouvelles de cette fonction essentielle qui occupera une place capitale dans le prochain millénaire.

Au début de l'année, l'auteur a prononcé une brillante conférence sur « Francophonie et défense nationale » devant les auditeurs de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). L'article qui suit est une synthèse approfondie de cette allocution.

L'auteur se pose la question : les États-Unis sont actuellement l'unique superpuissance, mais le resteront-ils ? Après une analyse minutieuse de tous les aspects, extérieurs comme intérieurs de la « grande république », il répond affirmativement, en tout cas pour le moyen terme, et il estime d'ailleurs que c'est notre intérêt le plus évident : l'histoire l'a démontré.

À l'occasion des voyages de l'IHEDN en Europe occidentale puis centrale et orientale, l'auteure a brossé une synthèse des réflexions sur la construction de l'Europe de la sécurité que lui inspiraient ces visites et les entretiens avec de hautes personnalités de ces États.

Tous les mois, dans notre chronique « Revue des revues », Jean Rives-Niessel, rapportant les commentaires qu'il découvre dans Europaïsche Sicherheit, nous fait connaître l'opinion de nombreuses personnalités politiques et militaires sur l'armée allemande et ses missions. En particulier, l'engagement de celle-ci, même dans de simples opérations de maintien de la paix, soulève des critiques parfois vives. Dans cet article, le lieutenant-colonel Jacques Walch nous présente les raisons de cette attitude et s'efforce de définir l'avenir de la Bundeswehr.

L'auteur ne manque jamais de nous livrer ses réflexions concernant les nombreux et différents sommets et conférences internationaux qui se déroulent sur notre planète. Cette fois-ci, il nous décrit l'ambiance et surtout les recommandations du sommet mondial tenu à Copenhague, en mars 1995, sur le développement social. Malgré son optimisme habituel et de bon aloi, notre auteur se demande toutefois comment et quand toutes ces bonnes résolutions seront appliquées.

Ainsi que nous l'avions fait remarquer précédemment, les « références » des Asiatiques, en particulier des Chinois, n'ont rien à voir avec celles des Occidentaux : leur conception des droits de l'homme n'est pas du tout la même que la nôtre ; quant à la démocratie, elle pourrait bien être considérée par eux comme un système, sinon décadent, tout au moins inefficace. L'auteur nous présente parfaitement la position de ce pays sur ces délicates questions. Lire les premières lignes

p. 101-112

L'auteure avait déjà participé à la constitution d'un dossier sur les questions africaines dans notre livraison de mai 1992. Depuis, la mise sur pied d'un mécanisme chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits en Afrique avait été décrite par Emad Awwad. En fait, apparaissait à l'évidence la nécessité de créer une force interafricalne d'intervention, en tenant compte de toutes les difficultés que pouvait présenter une telle initiative. L'auteure nous brosse un tableau très complet des possibilités envisagées.

Mauritanien faisant ses études aux États-Unis, l'auteur a écrit de nombreux ouvrages sur le Maghreb et son pays en particulier. Ce texte est une remarquable synthèse de la situation politique, économique et sociale en Mauritanie, et de l’évolution de celle-ci vers la démocratie. Lire les premières lignes

p. 133-142

Chroniques

En avril 1992, la première intervention de l’ONU dans les Balkans avait lieu en Croatie. Celle-ci n’avait pas les moyens de prendre seule le contrôle de la Krajina sécessionniste et s’en remettait à l’ONU qui déployait 14 000 hommes. En août 1995, une armée croate réorganisée rétablissait la souveraineté nationale sur la presque totalité du territoire. Cette reconquête montrait les limites d’une politique pratiquée par l’ONU qui se résumait à des négociations sans fin et au refus d’employer tout moyen de contrainte. Pour déterminer un nouveau rapport de forces dans des discussions qui n’aboutissaient pas, la solution militaire devenait à nouveau la « continuation de la politique par un autre moyen ». Lire les premières lignes

p. 143-147

• « Indonésie : un géant dans le Pacifique », est le thème du 50e numéro de Géopolitique qui, à nouveau, nous offre une luxueuse monographie et une synthèse actualisée, cette fois sur ce pays de près de 2 millions de km2, comptant la plus forte population musulmane du monde, à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance indonésienne, proclamée le 17 août 1945. Lire la suite

L’Organisation des Nations unies a de moins en moins bonne réputation. Elle peut se targuer de certains succès incontestables (Namibie), ou plus mitigés (Cambodge), elle a du mal à faire oublier ses échecs (Somalie, Bosnie, Rwanda…). On lui reproche à juste titre la lenteur avec laquelle elle monte ses opérations de maintien de la paix : celles-ci, même une fois prise la décision d’intervenir, mettent un temps infini à se lancer, puis à monter en puissance pour obtenir l’efficacité attendue. Lire les premières lignes

p. 162-166

Placé sous la présidence de M. Charles Millon, ministre de la Défense, un comité stratégique a été mis en place le 11 juillet 1995. Chargé de préparer les choix qui seront soumis au chef de l’État en Conseil de défense à la fin de 1995, il a notamment pour objectif d’aboutir à l’élaboration d’une loi de programmation « révisée » (1), dont le premier élément sera le budget militaire de 1997. Lire les premières lignes

p. 167-171

À la suite de l’effondrement du Pacte de Varsovie, les armées sont confrontées à une rupture politico-stratégique. La bipolarité du système international laisse derrière elle, en s’effaçant, un désordre qui oblige théoriciens et responsables à penser l’avenir dans un contexte devenu profondément mouvant et imprédictible, situation sans précédent dans l’histoire moderne et contemporaine. Lire les premières lignes

p. 172-173

La seule véritable force maritime européenne existant à l’heure actuelle est la toute récente Euromarfor, à côté de laquelle existent deux forces bilatérales, la force navale franco-allemande et la force amphibie anglo-néerlandaise. Lire les premières lignes

p. 174-176

La guerre du Golfe a confirmé l’importance de l’arme aérienne dans la stratégie moderne. Elle est irremplaçable pour assurer la protection du déploiement des forces terrestres et maritimes à proximité de la zone de conflit. Elle est indispensable pour réduire la puissance des forces adverses grâce à sa puissance de feu, la précision de ses tirs et sa capacité d’attaque dans la profondeur. Elle est le moyen unique nécessaire pour préparer l’action des forces de mêlée par voie de terre et de mer dans des conditions de pertes humaines acceptables par le monde médiatisé qui nous entoure. Lire la suite

p. 177-181

Placée, depuis le décret du 6 janvier 1950, sous l’autorité directe du ministre de la Défense, la gendarmerie fut érigée, le 10 novembre 1981, en une direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) (1), chargée de la préparation, de l’administration générale et de la mise en œuvre des moyens dont dispose cette institution pour l’exécution des missions qui lui sont dévolues par les lois et règlements. Lire les premières lignes

p. 182-184

Nous avons déjà eu, à plusieurs reprises, l’occasion de souligner les difficultés inquiétantes auxquelles sont confrontés les pays d’Afrique centrale, qui en font sans doute aujourd’hui l’une des sous-régions les plus fragiles et les plus vulnérables du continent africain. Dans la plupart des dix pays de cette zone (Tchad, Cameroun, Centrafrique, Guinée Équatoriale, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, Congo, Zaïre, Rwanda et Burundi), ces difficultés d’ordre économique aussi bien que politique sont en grande partie d’ordre interne. Liées à la crise ou aux transitions, elles ne paraissent pas susceptibles d’être résolues dans le court terme, ce qui n’engage pas à parier sur un retour rapide à une situation globale de stabilité. Lire les premières lignes

p. 185-187

Les relations sino-américaines, au plus bas après les événements de 1989, s’étaient progressivement améliorées depuis 1993, sans pour autant atteindre l’enthousiasme qui avait suivi la visite du président Nixon, en février 1972, lorsqu’il avait parlé d’une « semaine qui avait changé le monde », selon sa propre expression. Après un premier semestre 1993 catastrophique, le ton s’est fait plus conciliant, le temps de permettre à Hillary Clinton de se rendre à Pékin pour assister à la Conférence internationale de l’ONU sur les femmes. Toutefois, les problèmes de fond demeurent. Lire les premières lignes

p. 188-191

Bibliographie

Hervé Coutau-Bégarie : Le désarmement naval  ; Éditions Économica, 1995 ; 352 pages - Marcel Duval

Hervé Coutau-Bégarie, « amicus » et désormais « magister », puisqu’il est maintenant directeur d’études à l’École pratique des hautes études et président de l’Institut de stratégie comparée, vient de publier un nouvel ouvrage qui témoigne une fois de plus de son érudition, mais aussi de son enthousiasme à mettre à la portée du plus grand nombre tous les aspects de la réflexion stratégique. Or, comme il le souligne, « le désarmement est d’abord une stratégie », et il se trouve qu’en la matière il est aussi un expert, puisque, au milieu des années 80, on fit appel à lui pour participer à une conférence internationale et rédiger un rapport sur ce sujet, destiné au secrétaire général des Nations unies. Ajoutons que pour les marins de notre génération, c’est-à-dire ceux nés avant la Première Guerre mondiale, le désarmement naval a dominé leurs premières réflexions sur la stratégie et les relations internationales, et ce fut aussi le cas pour les diplomates, comme aimait à le rappeler notre regretté ami François Seydoux. Lire la suite

p. 192-194

François Valentin : Regards sur la politique de défense de la France depuis 1958  ; Fondation pour les études de défense, 1995 ; 135 pages - Maurice Faivre

Le regard que porte le général Valentin sur la politique de défense de la Ve République est celui d’un combattant engagé dans tous les conflits de 1939 à 1962, et jusqu’en 1975, d’un responsable du plus haut niveau. En qualité d’adjoint au chef d’état-major des armées, et de commandant de la 1re armée, il a alors exercé une influence prépondérante sur le développement des armements classiques et nucléaires, l’organisation des forces, la mise au point des plans de feux nucléaires, et en liaison avec les Alliés des plans d’emploi des forces de manœuvre. Lire la suite

p. 194-195

André Kaspi : La libération de la France, juin 1944-janvier 1946  ; Éditions Perrin, 1995 ; 562 pages - Pierre Morisot

En ce cinquantenaire, le choix d’un tel sujet ne brille pas par l’originalité et grande paraît l’ambition affichée de « devenir l’ouvrage de référence en la matière ». À défaut d’exclusivité, le qualificatif semble pourtant mérité. Lire la suite

p. 195-196

Guy Mandron : La décolonisation arme contemporaine (et ses conséquences)  ; L’Harmattan, 1995 ; 206 pages - Michel Klen

La décolonisation a constitué l’un des faits majeurs après la Seconde Guerre mondiale. Guy Mandron, licencié en histoire, officier des troupes de Marine, puis rédacteur en chef adjoint à la revue Afrique Défense, étudie dans le détail les grandes étapes de ce phénomène planétaire. Il se penche notamment sur les aspects historique, sociologique, technologique, politique et stratégique des grandes entreprises de colonisation et des principaux conflits menés plus tard par des peuples en quête de leur indépendance. Les répercussions humaines sont intéressantes à analyser en raison de leur influence mondiale. Lire la suite

p. 197-197

Jean-Paul Hébert : Production d’armement, mutation du système français  ; La documentation française, 1995 ; 221 pages - Jacques Aben

Jean-Paul Hébert continue avec constance et bonheur à creuser le sillon qui a fait sa notoriété, aussi bien sinon plus dans les cercles de la défense que dans l’université. En effet si l’alma mater a reconnu son travail d’économie de la défense par un titre de docteur en théorie économique (mention très honorable et félicitations du jury), l’institution de défense l’a consacré avec le prix du SGDN qui lui a été attribué cette année même, sans parler de la place que tiennent ses ouvrages dans les bibliothèques de l’École militaire. Lire la suite

p. 197-198

Revue Défense Nationale - Octobre 1995 - n° 568

Revue Défense Nationale - Octobre 1995 - n° 568

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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