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Avec la PESD, l'UE s'est dotée de structures politiques et militaires pour la gestion des crises. Cependant, il n'existe pas à l'UE d'organe interparlementaire qui supervise la coopération entre les gouvernements dans ce domaine. Une série de conférences parlementaires n'a pas pu dégager un accord sur un modèle pour faire participer les élus à la PESD. L'auteur, président de l'Assemblée de l'UEO, a participé à ces conférences. Il explique l'origine de ce déficit parlementaire en matière de PESD et propose de s'inspirer de l'exemple des assemblées interparlementaires existantes pour le combler.

p. 5-15

The European Union has set up political and military crisis-management structures under the ESDP and yet there is no interparliamentary body within the EU to supervise intergovernmental cooperation in that area. Although a series of parliamentary confer-ences has taken place on the subject, it has not been possible to reach agreement on a model for the parliamentary dimension of the ESDP. Klaus Bühler, President of the Assembly of WEU, attended those conferences. He explains why there is a parliamentary deficit in connection with the ESDP and proposes to remedy it by taking as an example the model provided by existing interparliamentary assemblies.

p. 16-26

Washington intervient en Asie centrale avec une détermination à la fois politique – mener la guerre antiterroriste ; économique – contrôler les hydrocarbures de la Caspienne ; et stratégique – prendre à revers la Chine. Les États-Unis seront contrecarrés par les puissances continentales : RPC et Iran surtout, la Russie se satisfaisant de trouver un allié face à la Chine. Mais c'est encore de l'islam que proviendra l'opposition la plus déterminée, attisée par les trafiquants de drogue. Dans ce Très Grand Jeu incluant dorénavant les États-Unis, la Maison-Blanche ne pourra réussir que par une nouvelle donne axée sur l'aide économique et humanitaire. Vaincra-t-elle ? Peut-être car, pour les Centre-asiatiques, une défaite des Américains serait encore pire que leur victoire.

p. 27-38

Les attentats du 11 septembre 2001 ont donné lieu à une vaste offensive américaine contre le terrorisme islamiste à travers le monde. La première phase de cette lutte fut victorieusement menée en Afghanistan, dont le régime barbare taliban abritait Al-Qaïda. Tandis que le réseau d'Oussama ben Laden entretient des objectifs de nature apocalyptique liés à la soumission de l'Occident judéo-chrétien par l'islam, les États-Unis d'Amérique entendent conserver leur suprématie d'hyperpuissance. Au service de ces objectifs diamétralement opposés, les deux camps mènent ainsi, respectivement, une stratégie de déstabilisation des États musulmans alliés de Washington, et le maintien au pouvoir de ces mêmes régimes (Pakistan, Arabie saoudite...). Comme après la guerre du Golfe de 1991, on assiste à une redistribution des données géostratégiques du Proche à l'Extrême-Orient. Au-delà de l'analyse objective de cette nouvelle guerre, les démocraties occidentales – la France en particulier – doivent s'impliquer directement ; à travers New York, c'est en effet l'ensemble du monde libre dont les fondements philosophiques ont été frappés par une nouvelle forme de totalitarisme belliqueux. Le terrorisme islamiste, comme tous les autres, doit être impitoyablement combattu.

p. 39-48

Les réserves

La loi du 22 octobre 1999 définit le nouveau modèle de réserve militaire appelée à compléter l’action de l’armée professionnalisée. À une réserve de masse juxtaposée pour l’essentiel aux forces d’active, cette loi substitue désormais une réserve intégrée aux unités professionnelles, constituée en priorité de volontaires, plus ramassée, plus disponible et surtout plus efficace parce que mieux entraînée. Lire la suite

p. 49-49
p. 50-54

Depuis la suspension du service national, la réserve militaire joue plus que jamais un rôle essentiel dans notre dispositif de défense. Composante à part entière de l’armée professionnelle, elle fait corps avec elle et donne toute sa substance au lien Armées-Nation. Lire la suite

p. 55-56
p. 57-63
p. 64-68
p. 69-73

Samedi 17 novembre 2001, environ 950 personnes – militaires d’active, réservistes et représentants du monde de l’entreprise – ont participé à la première journée nationale des réserves à la Maison de la Chimie à Paris. Cette journée, dont le principe est inscrit dans la loi du 22 octobre 1999, a permis de marquer le lien fort que représente le monde des réservistes entre les forces armées et la société civile. Un message du président de la République, Jacques Chirac, le discours d’ouverture du Premier ministre, Lionel Jospin, puis les deux interventions du ministre de la Défense, Alain Richard, et du secrétaire d’État à la Défense, Jacques Floch, ont révélé la force du consensus existant dans notre pays sur le rôle de la réserve et l’importance qu’y accordent les plus hauts responsables de l’État. Lire la suite

p. 74-80

Le premier témoignage de notre dossier, celui du commissaire lieutenant-colonel (R) Jacques Aben, met en évidence les difficultés concrètes qui se posent au réserviste désigné pour partir en opérations extérieures (Opex). Comment gérer le remplacement d'un professeur d'université, qui plus est en période d'examen ? Quelles dispositions familiales et administratives doivent être prises ? Enfin, une fois sur place, comment sont attribuées les responsabilités et comment est-on inséré dans le dispositif local ? Ce témoignage nous montre une administration des Nations unies complexe et un réserviste dont l'ensemble des compétences sont sollicitées, humaines, professionnelles ou techniques. Au bilan, il apparaît que le réserviste, par rapport à son camarade d'active, n'est pas un simple remplaçant, mais qu'il est source d'« autre chose », mélange de complémentarité et d'enrichissement par l'apport d'une culture différente.

p. 81-93

Ce deuxième témoignage se rapporte à des faits connus de tous parce qu'ils ont été largement rapportés par les médias en leur temps : les inondations de la Somme au printemps 2001. Ce récit diffère donc du précédent par le théâtre d'engagement de la réserve, qui est, cette fois-ci, le territoire national. L'auteur représente quant à lui une autre catégorie de réserviste ; il s'agit d'un ancien militaire de carrière, dont l'engagement dans les opérations représente l'apport de l'expérience d'une carrière entière au service du public. Comme le précédent, ce témoignage vaut d'abord par la qualité de son auteur et la disponibilité dont il a fait preuve durant le temps de sa mission. Au bilan, l'auteur nous invite à réfléchir sur les questions de formation et d'emploi des réservistes et souligne un certain nombre de points sur lesquels les mentalités devront encore progresser. Lire la suite

p. 94-102
p. 103-112
p. 113-117

Repères - Opinions - Débats

Des officiers, sous-officiers ou militaires du rang, ayant servi en Algérie en tant qu'engagés, appelés ou harkis, blessés et indignés par une campagne d'une violence inouïe contre l'action de l'armée française entre 1954 et 1962, ont voulu présenter la réalité de ce conflit atypique dans lequel ils ont été engagés. Les analyses historiques et les témoignages regroupés dans Le livre blanc de l'armée française en Algérie sont précédés d'un manifeste de l'Association de soutien à l'armée française (Asaf) souscrit par 490 officiers généraux. Parmi ceux-ci : des anciens chefs d'état-major des armées, un ancien chef d'état-major de l'armée de l'air et un ancien chef d'état-major de la marine. Dans cette préface, les généraux soulignent en particulier non seulement la victoire militaire remportée sur le terrain, mais surtout la victoire humaine dans les domaines de l'enseignement, des soins et préventions, des constructions, de la garantie des droits civiques et des libertés fondamentales. Lire la suite

p. 118-130

Les graves problèmes qui viennent d'ébranler la gendarmerie résultent d'une crise de croissance qui n'a jamais été réellement prise en compte. Pour assurer la sécurité des Français, ce qui passe par la définition des moyens à accorder aux forces chargées de cette mission, il faudrait, avant d'envisager des réformes, commencer par appliquer les textes existants. En tout état de cause, la démilitarisation de la gendarmerie et (ou) la création d'un ministère de la Sécurité n'apporteraient certainement pas la solution et feraient courir un risque énorme à la démocratie.

p. 131-139

Alors que l'unilatéralisme s'impose comme une dominante de la politique étrangère américaine, le multilatéralisme demeure bien l'un des mouvements de fond du système mondial, porté à la fois par la formidable efficacité de la machine à produire des richesses, la multiplication des interdépendances et la diffusion des principes démocratiques. Dans la pratique, unilatéralisme et multilatéralisme sont voués à être associés dans des mélanges variables et changeants, le champ international restant régi par des rapports de force entre États souverains et inégaux, tout en commençant d'esquisser quelque chose comme une société interétatique. L'unilatéralisme s'inscrit dans l'univers de la guerre, le multilatéralisme dans celui de l'échange. Le multilatéralisme a besoin de prospérité. Que surviennent des difficultés graves, les États privilégient leurs atouts propres et pratiquent, dans la mesure de leur force, l'unilatéralisme. Il n'en demeure pas moins que le multilatéralisme, tout en étant condamné à être très imparfait, est dans la logique de la démocratisation de l'ordre international, cette démocratisation, pour être pacifique, requérant un contrat entre les États, fixant pour tous des droits et des devoirs égaux sous le contrôle d'autorités incontestables.

p. 140-146

Chroniques

p. 147-158
p. 159-162
p. 163-165
p. 166-170
p. 171-174
p. 175-182
p. 183-186
p. 187-190

Bibliographie

Nous avons déjà eu, par deux fois, l’occasion de présenter aux lecteurs de cette revue les ouvrages de cet auteur, et nous avons alors mentionné que Charles Cogan était docteur de l’université d’Harvard et attaché à la John F. Kennedy School of Government de cette université, après avoir servi pendant près de quarante ans dans la CIA, à travers le monde ; aujourd’hui, nous leur précisons qu’il est un militant convaincu de l’amitié franco-américaine. Ses livres précédents traitaient d’ailleurs de l’histoire, parfois mouvementée, de cette amitié, puisque le premier (Oldest Allies: Guarded Friends), publié en 1994 (1), analysait les soupçons qui se sont manifestés entre les deux plus vieux alliés depuis la Première Guerre mondiale ; et que le second (Forced To Choose), publié en 1998 (2), le faisait pour ceux survenus entre la France et l’Otan, jusqu’à nos jours. Lire la suite

p. 191-193

Thomas Lindemann : Les doctrines darwiniennes et la guerre de 1914  ; Economica et Institut de stratégie comparée (ISC), 2001 ; 363 pages - Pierre Morisot

Thomas Lindemann est un jeune chercheur qui, bien qu’ayant pris du champ géographiquement en s’installant à Toulouse, s’est attelé à la tâche complexe et malaisée de sonder l’âme allemande et de comprendre les ressorts du comportement de ses compatriotes. Après un précédent ouvrage intitulé en toute modestie Des Allemagne et de l’Allemagne, publié dans l’ambiance d’une toute récente réunification, il s’attaque ici, dans le cadre d’une thèse de doctorat, à la part de responsabilité allemande dans le déclenchement de la Grande Guerre ; étant donné, comme le fait remarquer en préface le professeur Becker, que d’autres grands pays européens, « dans des formulations évidemment différentes », ne se sont à coup sûr pas contentés de subir passivement la montée des tensions. Lire la suite

p. 193-194

Philippe Moreau Defarges : Les institutions européennes  ; Armand Colin, 2001 ; 224 pages - Pierre Morisot

Cette 5e édition, qui inclut notamment les apports du Traité de Nice, se présente sous la forme modeste d’un aide-mémoire mais, ne nous y trompons pas, la matière est extrêmement dense et exige une lecture attentive, même pour qui a suivi l’actualité et s’estime correctement informé. Désormais, l’effondrement du bloc soviétique et la fin de la longue « division institutionnelle » du continent cessent d’être une nouveauté pour devenir une donnée historique, un jalon, bien que les conséquences soient encore loin d’en être digérées. Lire la suite

p. 194-195

Guy Morel et Daniel Tual-Loizeau : Les peurs du gendarme. Notre justice et notre sécurité menacées  ; Ramsay, 2001 ; 234 pages - François Dieu

Après avoir jeté un temps leur dévolu sur le « Mammouth », en produisant deux brûlots aux titres évo(provo)cateurs (L’Horreur pédagogique et Le Petit Vocabulaire de la déroute scolaire), Guy Morel et Daniel Tual-Loizeau ont eu du nez (d’un point de vue médiatique et commercial) en faisant paraître, à la fin du mois de novembre dernier, c’est-à-dire en pleine grogne des gendarmes, un petit livre portant prétendument sur la situation actuelle de cette institution, qui commence d’ailleurs par ce jugement qui en dit long sur les intentions des auteurs : « Les gendarmes n’en peuvent plus, et leur ras-le-bol est tel que, s’affranchissant de leur devoir de réserve, ils vident leur sac ». Lire la suite

p. 195-197

Sophie Chautard : Les éléments clés de la guerre froide  ; Jeunes éditions Studyrama, 2001 ; 190 pages - Jean Kessler

Écrit par une jeune collaboratrice de Défense Nationale, professeur d’histoire et de géographie, cet ouvrage est destiné aux élèves de Terminale et aux étudiants des classes préparatoires. Il relate la chronologie et les principaux événements qui ont marqué cette période de l’histoire contemporaine dont les conséquences se feront sentir encore longtemps. Bien structuré, dense sans être surchargé, facile à lire, complété par un index très complet et une bibliographie dont les éléments sont judicieusement choisis, ce manuel, dont la matière bien présentée est facilement assimilable, offrira à ceux à qui il est destiné une vue objective d’une époque qu’ils n’ont pas vécue en raison de leur âge. Sa facilité d’emploi doit également lui permettre de constituer pour les non-spécialistes une lecture attrayante en même temps qu’un ouvrage de référence.

p. 198-198

Jean-Louis Thuille : Cher porte-avions  ; (2e édition) ; Éditions J.-M. Bordessoules, juillet 2001 ; 221 pages - Roger Vercken

Rédigé sous une forme délibérément impersonnelle et quelque peu romancée, le livre du capitaine de vaisseau Jean-Louis Thuille relate, en vérité, les souvenirs les plus marquants de sa carrière d’officier de marine, en particulier des années qu’il a vécues à bord de nos porte-avions. Lire la suite

p. 198-198

Revue Défense Nationale - Mars 2002 - n° 640

Revue Défense Nationale - Mars 2002 - n° 640

La loi du 22 octobre 1999 définit le nouveau modèle de réserve militaire appelée à compléter l’action de l’armée professionnalisée. À une réserve de masse juxtaposée pour l’essentiel aux forces d’active, cette loi substitue désormais une réserve intégrée aux unités professionnelles, constituée en priorité de volontaires, plus ramassée, plus disponible et surtout plus efficace parce que mieux entraînée.

Deux ans et demi après le vote de cette loi, il a paru intéressant de faire le point sur la mise en place de cette « nouvelle réserve ». Il est certes trop tôt pour établir un bilan exhaustif, mais déjà un certain nombre de tendances se dessinent. C’est pourquoi il nous semble opportun d’élaborer ce dossier, très inspiré du symposium des réserves, organisé par le ministère de la Défense à la Maison de la Chimie à Paris le 17 novembre dernier. Cette manifestation nationale, qui a été marquée par un message du président de la République et par la présence du Premier ministre, est le signe de l’intérêt profond manifesté par les autorités politiques pour la réserve militaire.

Le dossier qui suit n’expose pas en détail l’ensemble de la problématique des réserves aujourd’hui, mais il permet de faire le point des enjeux d’actualité et des priorités essentielles. Il présente le texte des interventions des autorités politiques - message du président de la République, interventions du Premier ministre et du ministre de la Défense - lors de ce symposium. Ce dossier est ensuite complété par deux témoignages qui illustrent la mise en place de la réforme : le point de vue d’un réserviste « traditionnel » rappelé de sa retraite pour servir sur le territoire national lors des inondations en Picardie et l’expérience d’un universitaire appelé à servir en Opex. On trouvera enfin une analyse de la réserve américaine, sans doute un modèle intéressant.

Pour introduire le dossier, le général Gillot, secrétaire général du CSRM, rappelle brièvement l’état le plus objectif de la nouvelle réserve, en faisant le bilan actualisé des dispositions de la loi de 1999. En fin de dossier, le secrétaire d’État à la défense, Jacques Floch, expose les principales dispositions du plan d’action pour la réserve.

La Rédaction

Octobre 2019
n° 823

L'importance stratégique des Outre-mer

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