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Repères - Opinions - Débats

Les éléments rapportés ci-après décrivent le rôle de l’Armée de l’air dans sa contribution à l’émergence d’une puissance aérienne européenne. C’est pourquoi les considérations d’ordre interarmée sne sont pas développées alors qu’elles dominent la plupart des actions conduites par l’Armée de l’air, actions qui ne sauraient se départir d’une logique de coopération avec les autres armées : la conduite et le commandement des opérations militaires d’aujourd’hui exigent une synchronisation de l’ensemble des acteurs engagés dans l’action et conduisent inéluctablement à mieux tenir compte de la place de chacun.

C'est d'un budget dont l'UE a besoin pour mener à bien l'ensemble des investissements qui sont indispensables à la PESD. L'heure est venue d'une initiative budgétaire ambitieuse qui soit de nature à améliorer sensiblement la performance de l'Union en matière de sécurité et de défense. Tout indique à la fois la nécessité politique, l'urgence stratégique, l'intérêt économique, social et financier d'une initiative en faveur d'une telle ouverture ; laquelle renforcerait indubitablement la fonction d'intégration du budget de l'Union. Lire la suite

Au-delà d'un discours sur des valeurs prétendument communes, la relation transatlantique est en crise. Or ce sont les profils des deux acteurs américains et européens qui commandent des perceptions stratégiques divergentes. En conséquence, se développent deux approches du rapport de puissance. Il existe ainsi une continuité dans la politique étrangère américaine alors qu'émerge l'Union européenne comme acteur international autonome.

Lors de la publication d'un de nos précédents articles, « La guerre introuvable » en avril 2002, nous écrivions en exergue : « Dans la guerre ouverte le 11 septembre 2001, si l'on mesure une victoire à l'objectif initialement fixé, celui-ci n'a de toute évidence pas été atteint. Reconnaissons que nous sommes entrés dans une pure représentation de la crise pour ne pas en voir les fondements, que les États-Unis recherchent la guerre pour la guerre, et que leur pouvoir réside fort logiquement non dans le fait de vaincre le plus rapidement possible, mais dans celui de faire étalage de leur puissance le plus longtemps possible ». Lire la suite

L'immixtion des États-Unis dans l'Orient arabe résulte d'un long et patient travail de sape initié dès le début du XIXe siècle et visant à évincer les Ottomans puis les Britanniques de leur chasse gardée. Si la Première Guerre mondiale, du fait même de ses conséquences sur l'échiquier régional (disparition de l'Empire ottoman), offre aux Américains l'occasion d'intervenir directement au Proche et Moyen-Orient, c'est surtout le second conflit mondial qui leur permet de devenir les nouveaux maîtres du jeu. En 1945, mus par un irrépressible attrait de l'or noir et désireux de s'associer à un partenaire solide dans la région, les dirigeants américains scellent avec la jeune Arabie saoudite une alliance stratégique qui fait des États-Unis une puissance majeure dans la zone. Les premières années de la guerre froide leur permettent ensuite de renforcer leurs positions.

Dernier avatar du complexe militaro-industriel, les sociétés militaires privées (SMP) sont la traduction, en économie libérale, des activités de mercenariat jusqu'alors honnies et cachées. L'incident de Falloujah en Irak, en attirant l'attention des médias, a brusquement dévoilé au grand public l'envers du décor de la défense américaine, et plus généralement, le degré d'immixtion du capitalisme moderne dans la façon américaine de faire la guerre. N'en déplaise à ses détracteurs, elle sera, à n'en pas douter, très prochainement la nôtre. Cette révolution est sans doute aussi considérable que celle que l'on a cru percevoir, à tort, lors de la première guerre du Golfe. En brouillant les pistes sur l'identité véritable des protagonistes de la guerre, elle dessert les stratégies d'influence internationale et pose par ailleurs de nouveaux problèmes.

En décembre 2002, le bureau des affaires publiques du secrétariat à la défense (Assistant Secretary of Defense for Public Affairs, ASDPA) annonce aux médias américains et étrangers dans quelles conditions ils pourront couvrir le conflit qui se profile en Irak. Le concept retenu est celui de l’embedding : il s’agit d’assigner aux différentes unités (de combat et de soutien) et aux postes de commandement des reporters américains et étrangers pour la durée des combats.  Ils joueront le rôle de témoins indépendants et rapporteurs de guerre chargés de rendre compte en direct des efforts de la coalition anglo-américaine contre les forces de Saddam Hussein. Intégrés dans toutes les unités, ils disposeront de leurs propres moyens de communication et pourront transmettre en direct, en n’étant soumis à aucune forme de censure.

Bio terrorisme, agression biologique, risque biologique, arme biologique : autant de vocables pour désigner un danger biologique. Histoire ancienne avec des modes d'expression très diversifiés, elle évolue au fil du temps avec les outils de l'instant : la sophistication, la malignité et la performance sont au rendez-vous. Ce danger est une préoccupation majeure de nos forces armées car elles risquent d'être confrontées à ce péril en première ligne, loin de nos structures habituelles, dans des conditions de stress psychologique, médiatique, au sein duquel les notions de subjectivité, d'efficacité prennent le pas sur le raisonnable. Lire la suite

Les évolutions des quinze dernières années ont influencé tant le cadre stratégique que les circonstances tactiques de l'engagement des armées. En aval, non seulement les modèles de forces, mais également leurs modes d'emploi s'en sont trouvés profondément affectés. À ces conditions nouvelles doit correspondre en effet une doctrine adaptée, où l'homme, en particulier, retrouve une place essentielle. De manière plus volontariste encore, la doctrine doit être désormais à la recherche permanente de son adaptation aux nouvelles circonstances et adopter un style permettant au chef opérationnel, plongé dans l'action, l'ajustement constant de sa décision aux exigences de l'instant.

Les armées françaises se réforment en permanence depuis quarante ans. Les gouvernements successifs de notre pays promeuvent depuis plusieurs années la thématique générale de la réforme de l'État qui porte, quant à elle, un contenu très administratif et technique. Mise en oeuvre de manière systématique au sein du ministère de la Défense, elle risque de méconnaître les finalités propres et les évolutions en cours ou à venir de l'outil militaire que le ministère est appelé à soutenir. Ce risque est d'autant plus fort que tant la contrainte financière que les évolutions stratégiques de notre environnement international conduisent les armées à poursuivre leurs évolutions de format et de fonctionnement. Lire la suite

L'ensemble des travaux préparatoires à la future loi portant statut général des militaires semble indiquer que les questions de fond non techniques en général, et la question de l'expression individuelle des militaires en particulier, subiront peu de changements, exception faite de la suppression de l'autorisation préalable. Or trente ans d'application du statut de 1972 ont produit nombre d'effets néfastes, notamment sur le lien armée-nation, auquel il conviendrait de remédier au plus tôt par la voie législative, même si une expression forte et intelligible des militaires ne se décrète pas.

Les deux livres que nous présentons ici traitent de la religion du Prophète. L’un, énorme, offre un panorama complet de l’islam en France. L’autre, bref, est un nouvel essai de traduction du Coran. Si l’on réunit ainsi deux ouvrages dissemblables, c’est que le second constitue une réponse courageuse à la question que pose le premier : l’islam est-il réformable ?

Ayant été réélu pour un second mandat le 10 mars 2004, le président taiwanais Chen Shui-bian se trouve désormais confronté à un dilemme : poursuivre son chemin sur la voie de l'indépendance, en contradiction avec la politique de Washington et avec le risque de provoquer un conflit majeur avec la Chine populaire ; ou bien renoncer à cette voie dangereuse et choisir la négociation avec Pékin sur les termes d'une réunification, au risque de décevoir son électorat et de saper les assises de son parti. L'année 2008 sera celle de tous les dangers avec la prochaine élection présidentielle taiwanaise, mais aussi les Jeux olympiques de Pékin, deux événements politiquement très sensibles.

Chroniques

Bibliographie

André Dumoulin, Raphaël Mathieu et Gordon Sarlet : La Politique européenne de sécurité et de défense de l'opératoire à l'identitaire  ; Bruylant, 2003 ; 938 pages - Joseph Henrotin

La construction européenne est non seulement un objet politique inédit, mais aussi particulièrement complexe dans sa trajectoire historique comme dans toutes ses pratiques, et plus encore dans celles afférentes à la sécurité et à la défense. Aussi, après l’entrée de dix nouveaux membres dans l’Union, l’ouvrage d’André Dumoulin, Raphaël Mathieu et Gordon Sarlet intervient à point nommé pour comprendre les mécaniques, les enjeux et les développements d’une Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) certes en expansion mais trop peu connue. Lire la suite

p. 177-178

François Géré : Les volontaires de la mort  ; Bayard, 2003 ; 295 pages - Pierre Morisot

Membre du cercle éminent des experts dont les réflexions alimentent la recherche stratégique, François Géré se penche sur un sujet de la plus brûlante actualité, puisque les écrans nous montrent jour après jour des épaves disloquées, des bâtiments éventrés et surtout de pauvres corps saignants et éparpillés « au fil de la mort obstinément répétitive ». L’auteur annonce toutefois d’emblée qu’il n’entend pas se borner à une étude sur les Palestiniens. Le champ de son ambition est effectivement beaucoup plus large ; il se livre à un exposé complet du phénomène : ressorts psychologiques, passage en revue historique, usage idéologique et matériel fait du procédé, possibilités de riposte. Lire la suite

p. 178-179

Jean-Pierre Péroncel-Hugoz : Traversées de la France  ; Bartillat, 2004 ; 525 pages - Claude Le Borgne

Jean-Pierre Péroncel-Hugoz fut longtemps correspondant du Monde au Caire. Islamologue, il a su, face aux séductions de l’Orient, garder son quant-à-soi. On se souvient de son Radeau de Mahomet (1). Son audace d’alors l’a contraint à changer de métier. Le voilà donc en France, mais toujours voyageur, appliqué à sillonner le beau pays que cet homme fidèle appelle sa patrie. Il réunit ici les chroniques que son journal a publiées et qui font un livre charmant. Il s’agit certes d’un guide, mais guide désinvolte où s’entremêlent, au bon vouloir du narrateur, histoire, littérature, cuisine et bon vins, villes et paysages, châteaux et fermettes. Le partage en quarante-huit chapitres, chacun consacré à un petit ou grand pays, permet d’y faire les choix opportuns. Pourtant le style est si pimpant et les découvertes si surprenantes qu’ouvrir l’ouvrage est imprudent : vous aurez peine à le refermer. Lire la suite

p. 179-180

Dans l’opinion courante, le mot « Indochine » éveille un seul écho, la guerre ! On ne peut, à l’évidence, oublier qu’elle a bien existé, blessant les corps et les esprits, suscitant à l’intérieur des deux camps des antagonismes violents. D’ailleurs les rayons des bibliothèques débordent des récits qui illustrent les combats, des analyses de nos généraux qui dissertent sur la guerre révolutionnaire et des difficultés de mener campagne. Pourtant, selon Jean Rouget, administrateur des services civils : « Ce n’est pas à Diên Biên Phû, ni à Genève, que la France a perdu l’Indochine, c’est le 9 mars 1945, lors du coup de force japonais sur l’ensemble de la colonie ». Lire la suite

p. 180-180

La cinquième édition de l’annuaire stratégique, publié en anglais par le Collège de défense suédois (en commun pour la première fois cette année avec son homologue finlandais), est un outil fort précieux pour mieux comprendre les enjeux de sécurité auxquels ces deux pays nordiques doivent faire face dans le monde de l’après-guerre froide. Lire la suite

p. 181-181

François-Georges Dreyfus : Histoire de la Résistance  ; Le Livre de Poche-De Fallois, 2003-1996 ; 653 pages - Vincent Leroy

Le livre de François-Georges Dreyfus sur la Résistance, publié en 1996, est réédité en livre de poche avec une bibliographie mise à jour. Il s’agit d’une large synthèse qui propose un bilan des connaissances, des problématiques et des débats concernant l’histoire de la Résistance. Le livre s’appuie également sur de nombreuses études et documents ou témoignages souvent cités. Il s’attache à décrire les différentes dimensions militaires et politiques de la Résistance, mais aussi la participation des intellectuels et des Églises, le rôle de l’administration et l’évolution de l’opinion publique. Lire la suite

p. 181-181

Revue Défense Nationale - Juillet 2004 - n° 666

Revue Défense Nationale - Juillet 2004 - n° 666

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Novembre 2019
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