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Février 2005 - n° 672

Allocution de M. l'Ambassadeur Howard H. Leach, le jeudi 9 décembre 2004, dans l'amphithéâtre Lacoste à l'École militaire.

S’interrogeant sur sa nature et sur son rôle dans le monde, l’Union européenne doit, avant tout, redéfinir ses relations avec les États-Unis : pourquoi et comment assurer une coopération politique et militaire équilibrée entre l’ensemble européen en gestation et « l’hyper puissance » américaine ?

Compte-rendu du forum sur le thème : « Homeland Security, les États-Unis, l’Europe et le reste du monde : nouveaux défis pour les institutions et le secteur privé », qui s’est tenu au Centre de politique de sécurité de Genève les 7 et 8 octobre 2004.

PESD : Veille stratégique

L’Union européenne s’engage de plus en plus sur la scène internationale ; pas toujours autant qu’on le voudrait, notamment au Proche-Orient, mais sa voix commence à être écoutée. L’adversité renforce même la coopération tandis que les gestions de crise accélèrent sa prise de responsabilités. À l’occasion de l’aide aux victimes du tsunami qui a touché l’Asie du Sud, on l’a bien vu, les plus réticents ont fini par admettre que seul l’échelon européen est pertinent. Lire la suite

L’Otan peut servir de cadre aux relations de sécurité entre l’Union européenne et les États-Unis. Cette option, classique et régionale, n’épuise pas la totalité des champs de la relation entre les deux rives de l’Atlantique. Lire la suite

Comment faire face aux difficultés des guerres au milieu de la population ? Comment obtenir des résultats tangibles en s’appuyant sur les populations à protéger et en privilégiant les droits de l’homme ? Lire la suite

Pendant les premières années de son existence, l’Union européenne s’est surtout préoccupée d’affaires terrestres (marché intérieur, trafic routier et ferroviaire, couloirs de circulation). Depuis quelque temps, elle dessine une géopolitique de l’espace. L’encombrement de l’espace aérien, la prévention des accidents et des actes de terrorisme ont accéléré les décisions. Selon son habitude, l’Union empile les briques fonctionnelles sans hâte ni dogmatisme. Cet article présente les efforts en faveur de la sécurité des vols.

La création des groupements tactiques, l’installation d’un centre d’opérations auprès de l’état-major de l'Union européenne (EMUE), la première réunion formelle des ministres de la Défense sont des jalons marquant la pérennité de la volonté politique de mettre sur pied un dispositif militaire efficace et conforme aux besoins de l’Union. Les présidences successives mettent l’accent sur ce qui convient le mieux à leur opinion publique. Lire la suite

La présence de l’Union européenne sur le terrain se pérennise et s’accentue. De nouveaux continents entrent dans sa zone de responsabilité. La cohérence de ses différents moyens d’action va en s’améliorant. Lire la suite

Repères - Opinions - Débats

On ne peut réduire à la seule Turquie le débat sur les frontières de l’Europe. Celui-ci doit comprendre toutes les bordures, notamment la Russie et la Méditerranée. Cela permet de comprendre que l’Europe ne peut absorber tous ses confins. Ne pas donner de limites à l’Europe, c’est au fond dénier à l’autre son identité, c’est ouvrir la voie à une domination, voire à une colonisation.

La crise irakienne a introduit dans tout le Proche-Orient une série de turbulences qui n’épargne pas les petites monarchies du Golfe. Les dynasties régnantes au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Oman, dont la légitimité a été érodée au cours de la dernière décennie, doivent trouver un nouveau positionnement dans cette nouvelle « Méditerranée américaine ». Situées tout près de l’épicentre, elles ont partie liée avec la guerre en Irak, et en subissent l’onde de choc. Entre impératifs du remodelage et antagonismes internes, ces petites monarchies du Golfe ont d’immenses défis à relever.

L’Asie centrale, héritière d’une culture musulmane ouverte, a vu en une dizaine d’années l’émergence d’un islam radical et violent, responsable d’une guerre civile et de nombreux attentats. Les réactions, répressives ou laxistes, des États concernés se révèlent inefficaces, voire dangereuses, au point que l’on peut se demander si l’État lui-même n’aggrave pas l’instabilité dans cette région. Cette dernière apparaît en tout cas comme un intéressant laboratoire pour les relations entre État laïc et islam.

Les armées européennes doivent relever les défis de l’asymétrie pour remporter un combat qui met en jeu à la fois la stabilité des relations internationales et la cohésion de nos sociétés. Elles en possèdent les capacités, au prix d’un effort d’adaptation et de coopération plus étroite avec les acteurs civils de ces crises. Après avoir tenté de définir les différents cas d’asymétrie, cet article présente les tactiques possibles pour un outil militaire conventionnel, fondées sur la dissuasion et l’action, avant d’en tirer des pistes de réflexion pour l’armée française aujourd’hui.

Longtemps enfermée dans le mutisme, l’institution militaire, dans un contexte nouveau marqué par la fin de la guerre froide, l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et la suspension du service national, s’est progressivement ouverte au monde de la communication. Essentiellementd estinée à renforcer la visibilité des armées ainsi que leur potentiel d’attractivité, cette ouverture a souvent dénaturé leurs fondamentaux identitaires, ce qui risque d’avoir des conséquences néfastes sur son image, tant en externe qu’en interne. À l’inverse, une approche systémique, davantage respectueuse de la spécificité du métier des armes et visant à lui redonner du sens en réactualisant ses valeurs, pourrait être envisagée.

Ci-après, ont été actualisées et développées les analyses de la géopolitique de l’énergie que la Revue française de géopolitique avait rassemblées dans sa dernière livraison. À cette fin, on a d’abord examiné successivement les politiques actuelles des différents acteurs étatiques ou géographiques en tant que fournisseurs ou consommateurs de l’énergie d’origine pétrolière. Ensuite, on a analysé les problèmes politiques que posent, d’une part les transferts de cette énergie pétrolière par voie terrestre et maritime, et d’autre part ceux spécifiques à l’énergie nucléaire. Pour finir, on s’est permis une réflexion personnelle.

Chroniques

Bibliographie

Pierre-Marie Gallois : L'heure fatale de l'Occident  ; L'Age d'homme, 2005 ; 176 pages - Marcel Duval

Il n’est certainement pas nécessaire de présenter aux lecteurs de la revue Défense Nationale le général Pierre Gallois, puisqu’ils savent tous qu’il a été l’inspirateur de la doctrine française de dissuasion nucléaire et que les plus anciens d’entre eux se rappellent qu’il a écrit, un mois après Hiroshima, un article qui prophétisait la révolution qu’allait entraîner dans les stratégies diplomatiques et militaires l’apparition de l’arme atomique. Lire la suite

p. 165-166

Vincent Desportes : Décider dans l'incertitude  ; Économica, 2004 ; 195 pages - Claude Le Borgne

L’aspect du livre, petit format et couverture cartonnée, évoque un bréviaire, au moins un catéchisme. La comparaison n’est pas péjorative : les desseins de la Providence sont impénétrables, ceux de l’ennemi pareillement ; la quête de Dieu nourrit la vie, l’incertitude est le fond de la stratégie. C’est ce constat (on veut dire le second) que Vincent Desportes développe, avec le talent et le sérieux que les lecteurs de notre revue lui connaissent. Le sujet foisonne, il est présenté fort simplement : l’incertitude étant (première partie), comment s’en accommoder ? (seconde partie). Lire la suite

p. 166-167

Frédéric Guelton : Pourquoi le Renseignement ?  ; Larousse, 2004 ; 160 pages - Jean-Louis Dufour

À la guerre, tout est incertitude. Pour faire en sorte que se lève le « brouillard » de la guerre et disparaisse la « friction », ces phénomènes si chers à Clausewitz, le Renseignement constitue un des moyens pour aider un chef à prendre sa décision. À condition toutefois que ce réducteur d’incertitude soit de bonne qualité, qu’il ne soit pas trop abondant, et que ses destinataires veuillent bien en tenir compte. Lire la suite

p. 167-168

Pierre Pascallon : Renforcer l'intégration de la défense dans la nation  ; Éditions l'Harmattan, 2004 ; 220 pages - Jérôme Pellistrandi

Depuis près d’une décennie, le professeur Pierre Pascallon, président du club de réflexions « Participation et Progrès » et maire de la cité auvergnate d’Issoire, réalise un véritable corpus sur la défense française en couvrant tous les domaines qui lui sont liés : armées, grands programmes d’armement, projets politiques, actions diplomatiques et militaires… Lire la suite

p. 168-169

Jacques Frémeaux : Les peuples en guerre  ; Ellipses, 2004 ; 206 pages - Pierre Morisot

Vaste sujet pour un auteur jusqu’alors plutôt tourné, à en croire la liste de ses publications précédentes, vers l’Afrique et le monde arabe. Invite à un panorama qui, pendant la première moitié du XXe siècle traitée ici (1911-1946), est indissociable de la politique et de la sociologie, au sens le plus large de ces termes. Et c’est bien ainsi, dans une interprétation exhaustive et donc ambitieuse, que Jacques Frémeaux présente son étude. Le tour de force, à notre avis réussi, consiste à aborder tous les aspects en un petit nombre de pages. Même si des esprits chagrins trouveront toujours matière à dénoncer des oublis ou des tournures elliptiques, même si, çà et là, l’anecdote est discrètement glissée, l’essentiel ressort clairement. Lire la suite

p. 170-171

Gilles Kepel : Fitna, guerre au cœur de l'islam  ; Gallimard, 2004 ; 380 pages - Claude Le Borgne

Consacré par le grand public, dès 1984, pour Le Prophète et Pharaon, livre qui annonçait la naissance de l’islamisme moderne, Gilles Kepel est le plus avisé de nos orientalistes. Voyageur infatigable, ayant étendu son champ d’observation aux trois monothéismes (La revanche de Dieu), familier de l’islam oriental comme de celui de nos cités (Les banlieues de l’islam), son franc-parler le distingue de nombre de ses pairs, dont l’indulgence fausse grandement le regard qu’à travers eux nos concitoyens portent sur la religion du Prophète. Lire la suite

p. 171-172

Bernard Schnetzler : Les erreurs stratégiques de la Première Guerre mondiale  ; Économica, 2004 ; 200 pages - Vincent Leroy

L’ouvrage, organisé de manière chronologique, ne néglige pas les théâtres d’opérations orientaux, ni les aspects diplomatiques du conflit. Bernard Schnetzler s’efforce d’expliquer les raisons du blocage sur les champs de bataille et de l’ampleur des pertes sans précédent qui marquent chaque bataille. Lire la suite

p. 172-173

Philippe Faverjon : Les mensonges de la Seconde Guerre mondiale  ; Perrin, 2004 ; 220 pages - Pierre Morisot

Soyons lucides, si la Seconde Guerre mondiale fut fertile en mensonges de toutes sortes, elle ne détient pas pour autant l’exclusivité du procédé, utilisé voire recommandé, en compagnie de sa commère la ruse, depuis le cheval de Troie relayé plus près de nous par les « bobards » de la devancière. Respect de la morale et efficacité ne font pas toujours bon ménage en cas de conflit. Le mensonge est alors… de bonne guerre ! Lire la suite

p. 173-174

Hélie de Saint Marc : Toute une vie  ; (introductions bibliographiques de L. Beccaria, dix dessins de J.-M. Perrin, bande audio réalisée par Benoît Collombat pour Interceptionde France Inter) ; Les Arènes, octobre 2004 ; 275 pages - Maurice Faivre

Hélie de Saint Marc fait un retour sur lui-même. Il reprend dans Toute une vie la relation d’aventures peu communes, qu’aucun autre Français n’a vécues avec la même intensité : la résistance et la déportation, les guerres coloniales, la révolte et la prison, la reconversion civile et le témoignage. Lire la suite

p. 174-174

Pierre Razoux : La guerre des Six Jours  ; Economica, 2004 ; 314 pages - Pierre Morisot

Préfacé par l’amiral Lacoste, le récit se veut « précis, objectif et sans concessions ». Il n’en est pas moins impressionnant. Du côté israélien à vrai dire, la clarté de la décision et la vigueur de l’exécution n’ont pas besoin d’être soulignées par des superlatifs. On avait eu la guerre de Cent Ans et celle de Trente Ans, voici celle des Six Jours dans toute son intensité. Lire la suite

p. 174-176

Albert Stihlé : Le prêtre et le commissaire politique  ; Lavauzelle, 2003 (réédition) ; 265 pages - Christophe Charnay

Les éditions Lavauzelle nous offrent là la réédition d’un document incomparable. Il s’agit du témoignage du père Sthilé, aumônier militaire fait prisonnier en 1952 en Indochine par les Vietminh. Interné au camp n° 1, il y subira pendant près de deux années les cours politiques et les autres maltraitances réservées aux « criminels de guerre » qui ne devaient leur survie qu’à la « clémence du président Ho Chi Minh » et à la « générosité du peuple vietnamien. » Lire la suite

p. 176-176

Découvrir ce livre, c’est tout d’abord prendre plaisir à parcourir les pages d’un bel ouvrage, un réel régal pour les yeux et les sens. L’abondante iconographie, les organigrammes, planches, cartographie et photographies appuient le texte sans l’alourdir ; une lecture essentielle pour la compréhension d’un passé, le nôtre, récent, glorieux, mais peu connu. Lire la suite

p. 176-177

Baudoin Forjoucq : Vingt et une marches de marbre noir…  ; Éditions Sainte-Madeleine, 2002 ; 439 pages - Pierre Morisot

Ce livre présente deux aspects : d’une part, celui d’un manuel de service en montagne (plutôt qu’« en campagne ») dénotant une connaissance approfondie du milieu ainsi qu’une pratique consommée des unités militaires spécialisées sur ce terrain ; d’autre part, celui d’un ardent plaidoyer pour les valeurs traditionnelles rompant avec les vilenies contemporaines. Lire la suite

p. 177-178

Catherine Prost : L'armée brésilienne  ; L'Harmattan, 2003 ; 354 pages - Pierre Morisot

Ce copieux ouvrage paru dans une collection consacrée à l’Amérique latine est peu digeste pour le lecteur simplement désireux de s’instruire sur un sujet moins souvent abordé que d’autres ; sa construction n’apparaît pas toujours avec évidence et on peut y relever pas mal de répétitions. Ces méchancetés étant proférées, il faut reconnaître qu’on y apprend beaucoup sur l’outil de défense de ce pays immense et original qu’est le Brésil, à condition de mettre in fine un peu d’ordre dans ses notes et dans ses impressions. Lire la suite

p. 179-180

Pierre Pelissier : Diên Biên Phu  ; Perrin, 2004 ; 622 pages - Christophe Charnay

Pour qui s’intéresse à l’histoire, une bataille est un révélateur qui, mieux que tout autre moment, rend visible les forces et les faiblesses, les intérêts en présence. Pierre Pellissier nous propose un ouvrage d’une grande précision sur la bataille de Diên Biên Phu, sur les conditions mêmes du combat, le quotidien des hommes du camp retranché. Il met aussi en lumière les circonstances politiques, diplomatiques et stratégiques de la bataille. Lire la suite

p. 179-180

René Rouby : Otage d'Amirouche  ; Lavauzelle, 2004 ; 220 pages - Pierre Morisot

Otage ? Le terme n’est peut-être pas des plus appropriés dans la mesure où le dictionnaire nous enseigne qu’il suppose une garantie ou un marchandage, ce qui n’est pas le cas ici. Le héros n’est pas non plus prisonnier (de guerre, puisque guerre il y eut). Le jeune Rouby âgé de dix-huit ans en 1958, et donc encore mineur à l’époque, a obtenu la permission paternelle d’aller enseigner en Kabylie, il est tout ce qu’il y a de plus civil, et il est simplement enlevé dans son école par les fellaghas sans autre raison que d’être instituteur (comme son collègue Monnerot quatre ans auparavant) et français. En compagnie d’une poignée d’autres infortunés, il passe 144 jours dans une sorte de petit camp de concentration mobile ; les déplacements, éprouvants, étant nécessités par la fuite des ravisseurs et de leurs proies devant les opérations des troupes françaises, notamment lors des efficaces applications du plan Challe. Il est enfin libéré grâce à l’action conjuguée de la Croix-Rouge et de la bienveillance du FLN. Lire la suite

p. 181-181

Revue Défense Nationale - Février 2005 - n° 672

Revue Défense Nationale - Février 2005 - n° 672

L’Union européenne s’engage de plus en plus sur la scène internationale ; pas toujours autant qu’on le voudrait, notamment au Proche-Orient, mais sa voix commence à être écoutée. L’adversité renforce même la coopération tandis que les gestions de crise accélèrent sa prise de responsabilités. À l’occasion de l’aide aux victimes du tsunami qui a touché l’Asie du Sud, on l’a bien vu, les plus réticents ont fini par admettre que seul l’échelon européen est pertinent.

La « PESD : veille stratégique » s’attache à suivre toutes ces évolutions et à les mettre en perspective. Son but est bien de comprendre la montée en puissance de la PESD afin d’en souligner toute l’originalité pour nos esprits habitués à raisonner sur des appareils de défense nationaux. L’Europe de la défense est, en effet, à la fois plus vaste qu’une défense nationale (coopération civilo-militaire, politique aérienne, prévention de crise...) mais aussi plus restreinte, notamment du fait des effectifs concernés et des missions assignées.

Ses interactions avec la vie internationale (1) demandent également à être observées de près. Les opinions publiques commencent à s’émouvoir si elles ne voient pas le drapeau européen quand il s’agit d’aller porter secours à des populations en détresse.

À l’époque de la lutte contre le terrorisme, il faut également prendre la juste mesure de l’appareil de sécurité européen et en saisir tous les aspects. C’est le seul moyen d’anticiper son efficacité sur le terrain et d’en déceler les limites. Sans a priori ni rigidité mais avec précision et ouverture d’esprit, la veille stratégique amènera nos lecteurs à constater les forces et les faiblesses de la Politique européenne de sécurité et de défense.

Les relations de sécurité entre l’Union et les États-Unis sont à la croisée des chemins entre tradition otanienne et innovation politique. Mme Guérot nous explique de Berlin comment ces changements peuvent être analysés.

À partir de quand doit-on employer la force ? Jusqu’à quand, et avec quelles précautions, faut-il faire prévaloir les intérêts humains ? À la demande de Javier Solana, des chercheurs européens ont élaboré des propositions pour répondre à ces questions. Le concept nouveau de « sécurité humaine » est détaillé par Mme Schméder qui a pris part aux travaux de ce « Groupe de Barcelone ».

Les attaques du 11 septembre 2001 contre les États-Unis ont accéléré la prise de conscience par les Européens qu’ils avaient aussi un espace aérien à gérer. Les projets, décisions et créations arrivent progressivement à maturité. Finalement, on constate qu’un embryon de stratégie, ou de géopolitique, aérienne est en train de voir le jour. Raphaël Mathieu nous invite à réfléchir à ses implications.

Le général Wosolsobe fait ensuite le point sur les évolutions purement militaires de la PESD. L’œil autrichien est intéressant car il n’est pas que neutre. L’Autriche, comme la Suède ou la Finlande, sont des pays qui, par la force des choses, ont dû mettre sur pied une politique de défense nationale indépendante. Ils savent donc ce que des mots comme stratégie, concept, autonomie, choix veulent dire. En outre, Vienne est géographiquement à la poignée de l’éventail entre les « anciens » de l’Union et les dix « nouveaux » de 2004. Ses évaluations n’en ont donc que plus de poids.

Fabien Terpan, jeune universitaire, résume l’activité politique de l’Union dans les domaines de la Politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) et de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

L’Europe de la défense se concrétise plus vite qu’on l’imaginait au départ. Est-elle vraiment efficace ? Notre prochain dossier s’efforcera de le mesurer en s’appuyant sur la gestion de quelques crises récentes.

 

(1) À ce propos, signalons deux rapports fort utiles de l’Assemblée de l’Union de l’Europe occidentale : L’Union et le maintien de la paix en Afrique présenté par M. Goris et Les déploiements de forces européennes dans les Balkans présenté par M. Wilkinson ; www.assembly-weu.org.

Jacques Walch

Été 2019
n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

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