Pour tout achat (ou abonnement) de produits numériques, pensez à vérifier vos Courriers indésirables           

François-G. Dreyfus, après avoir évoqué la campagne électorale allemande et les erreurs des sondages, tire la leçon des résultats électoraux : il rappelle que la majorité de l’opinion allemande a voté à gauche, ce qui a conduit à la grande coalition. Il lui semble qu’elle pose moins de problèmes qu’on ne le dit. D’une part, les programmes étaient, à certains égards, assez proches les uns des autres. D’autre part, le bicaméralisme fait que la cohabitation droitegauche est un des éléments essentiels de la vie politique allemande.

Est-il possible, aujourd’hui, de parler d’une défense de l’Europe, alors que n’existe pas un consensus sur ce que pourrait être les objectifs de cette défense ? Pendant toute la guerre froide, la défense européenne ne s’est conçue que comme un volet de la défense atlantique. Ce n’est pas en additionnant les bataillons que l’on dotera l’Europe d’une défense plausible. Ce ne sera pas en organisant une coalition qui restera fragile, ni même en organisant des forces intégrées, mais par le pas décisif que représentera la volonté d’affirmer une politique et de créer des institutions pour la mettre en oeuvre.

Derrière les « révolutions de velours », serbe, géorgienne, ukrainienne et kirghize, se profile la volonté des États-Unis de démocratiser les pays en transition et d’élargir leur zone d’influence.  Pour ce faire, Washington s’est appuyé sur les ONG et fondations privées américaines. Celles-ci ont constitué des relais indispensables pour créer, financer et former des mouvements de jeunesse, devenues forces motrices des révolutions démocratiques : Otpor en Serbie, Kmara en Géorgie, Pora en Ukraine, Kel-Kel et Birgué au Kirghizstan.

Près de quinze ans après son indépendance, l’Asie centrale demeure une terra incognita pour la France, alors que les États-Unis, l’Allemagne, la Russie ou la Chine y développent des partenariats politiques et militaires. Elle peut renverser cette tendance en concluant un certain nombre de contrats industriels et militaires. Alternative crédible à des voisins de plus en plus encombrants, la France doit rattraper son retard en s’investissant politiquement au plus haut niveau.

L’Asie centrale est une région dotée de ressources énergétiques qui promet ; son « indépendance » date à peine d’une décennie et demie, en même temps que les cinq républiques la composant (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) cumulent les pesanteurs de l’histoire : qu’il s’agisse d’un autoritarisme idéologique toujours vivace avec son culte du chef, de l’enclavement territorial aggravé par des frontières héritées du stalinisme, et d’asymétries de développement économique. À cela s’ajoutent l’appétit des puissances, au premier rang l’activisme des États-Unis, un islam « toujours là », la permanence culturelle du « proche étranger » (Russie) et aussi… une France « frileuse » dans ses investissements.

On assiste depuis une quinzaine d’années au recul des espaces sous contrôle au Moyen-Orient, tandis qu’un processus de morcellement territorial est à l’oeuvre. L’objectif prioritaire de lutte contre le terrorisme impose une réappropriation de l’espace terrestre, une entreprise que les États souverains sont les mieux placés pour conduire avec succès.

La diplomatie française, à l’instar d’autres, utilise l’expression « partenariat stratégique » de plus en plus souvent. Pourtant, cette expression n’est pratiquement pas définie de manière juridique, ni même pratique, à quelques exceptions près. Harold Hyman regroupe les bribes de définition existantes. Il retrace l’historique de l’expression, et il examine certains partenariats stratégiques actuellement en vigueur de manière comparative. En émerge un début de définition, qui reflète bien la dérive « communication » du langage diplomatique.

La pensée stratégique française oscille volontiers entre inertie auto satisfaite, suivisme fataliste et alarmisme irraisonné. Que sont l’autonomie et la clairvoyance devenues qui permettaient aux Français de garder leur sang-froid, même par gros temps. Ainsi en va-t-il des défis terroristes, de la question nucléaire iranienne et des débats sur la question turque. Regardons la situation actuelle avec des lunettes stratégiques différentes (correctrices ou incorrectes ?) et tâchons de raison stratégique garder.

Les attentats de New York et de Washington en septembre 2001, de Madrid en mars 2004 et de Londres en juillet 2005 ont montré à une opinion publique endormie toute l’importance, pour une nation souveraine, de disposer d’outils de renseignement en mesure d’informer les autorités gouvernementales des menaces pesant sur le pays et ses intérêts dans le monde. Le vent de la réforme qui souffle actuellement sur la communauté américaine du renseignement pourrait inciter la France à s’interroger sur son propre dispositif, eu égard aux défis du monde actuel. Les lignes qui suivent ont pour objet de montrer que la cohérence globale des moyens français de synthèse du renseignement passe par une refonte du dispositif national, selon une logique de performance adaptée aux exigences de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf), et que le ministère de la Défense pourrait servir de laboratoire en la matière.

Doctrinalement et politiquement promue en Grande-Bretagne, la théorie de la résilience offre une approche innovante en matière d’antiterrorisme. Cherchant à limiter les effets traumatiques des attentats terroristes sur les populations, elle permet également, si elle est bien comprise, de renforcer la cohésion sociale, permettant in fine d’en faire un élément d’un système de dissuasion limitant l’effet de terreur. Cet article en présente le concept, de même que les grandes catégories d’éléments permettant de la renforcer.

Nul ne peut dissuader, en le menaçant de mort, un terroriste qui recherche cette mort. Il reste cependant possible d’agir sur les États qui le soutiennent. Dans le climat confus d’après guerre froide, la dissuasion trouve donc, au moins contre les formes d’hyperterrorisme qui nécessitent l’assistance d’un État, un sens et un rôle nouveaux.

Présentant le Code civil devant le Conseil d’État, Portalis déclarait « entre la loi et le peuple pour qui elle est faite, il faut un moyen de communication car il est nécessaire que le peuple sache ou puisse savoir que la loi existe et qu’elle existe comme loi ». La tradition française de la codification était née. Poursuivie avec une ardeur variable depuis la promulgation des quatre codes napoléoniens, l’œuvre de la codification a été vigoureusement relancée dans les années 90, acquérant, chemin faisant, en 1999, valeur d’un objectif constitutionnel. Lire la suite

Le Code de la défense qui vient d’être publié, regroupe 71 textes parus entre 1791 et 2004. Cette synthèse effectuée « à droit constant » ne comble en rien le vide législatif que l’on ne peut que constater, en ce qui concerne les formes modernes d’actions de défense : opérations extérieures et mise en oeuvre des forces nucléaires. Aucun texte ne définit avec précision le partage du pouvoir d’engagement entre le président de la République, le gouvernement et le Parlement. Les exécutants doivent maintenant s’assurer de la légalité des actions auxquelles ils participent et des ordres qu’ils reçoivent. Il est nécessaire de reprendre les textes qui fondent la défense pour les adapter aux conditions actuelles.

Traditionnellement, la défense s’entend comme la préservation du territoire en cas d’attaque conventionnelle d’un autre État. En cas de menace de conflit, le président, s’il détient la majorité parlementaire, n’est tenu que d’informer le Parlement. En revanche, il doit composer avec celui-ci en cas de cohabitation. En outre, le concept de défense, depuis le 11 septembre 2001, intègre la sécurité intérieure. Cette évolution s’est accompagnée d’une extension des attributions du chef de l’État qui préside, depuis 2002, le Conseil de sécurité intérieure. Sa prise de contrôle de la sécurité intérieure rapproche ses prérogatives de celles de son homologue outre-Atlantique.

Colonne vertébrale de l’institution militaire, le commandement connaît nombre de bouleversements, imputables aux évolutions culturelles de la société civile. Si les fonctions de cet art demeurent identiques, en revanche, les principes d’autorité, de légitimité et de persuasion sur lesquels il repose, s’articulent désormais dans des proportions différentes, ce qui le rapproche progressivement du management. Il convient cependant de s’interroger sur les modalités, mais aussi les limites, de tels changements, eu égard à la spécificité des missions de défense.

À l’heure où toutes les armées occidentales s’interrogent sur l’impact prévisible des nouvelles technologies sur leurs manoeuvres futures respectives, il importe de faire preuve d’imagination et de ne rejeter a priori aucune hypothèse. Dès lors qu’il s’agit de se projeter vingt ans en avant, dans un avenir par définition inconnu, le risque existe de passer « à côté » des révolutions en cours. Un nouveau mode d’action offensif s’appuyant sur la capacité de connaître à coup sûr la position instantanée de toutes les unités sera demain hautement envisageable. D’autres modes d’action sont possibles et doivent être pris en compte.

Sous l’effet combiné d’une contrainte budgétaire croissante et d’une nécessaire réforme des structures administratives, l’évaluation de la performance est devenue au fil du temps une des préoccupations majeures des acteurs de la vie publique. Qu’ils soient parlementaires, magistrats de la Cour des comptes, ou fonctionnaires chargés de la conduite des actions publiques, tous ont désormais à coeur, inspirés par les expériences étrangères, de pouvoir apprécier la pertinence et l’efficience des actions conduites par l’État. Les armées, soucieuses d’assurer une juste évaluation de leur mission, n’échappent pas à cette évolution.

Autrefois, la construction navale militaire donnait le « la » et imposait ses propres avancées technologiques au monde maritime marchand. Les performances techniques des bâtiments militaires surclassaient sous bien des aspects celles des navires du commerce. Cela reste vrai en ce qui concerne les sous-marins – de facto sans concurrence civile – ou encore en matière de propulsion nucléaire. Ce l’est beaucoup moins aujourd’hui pour les plates-formes propulsées de nos bâtiments de surface, qui accusent un réel retard par rapport à beaucoup de navires marchands complexes, dans certains domaines où les choix techniques et industriels civils sont pour nous pertinents.

Chroniques

Bibliographie

Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges (dir.) : Ramses 2006  ; Dunod et Ifri, 2005 ; 342 pages - Claude Le Borgne

Depuis de nombreuses années, l’amiral Marcel Duval présentait le Ramses aux lecteurs de notre revue. Le compte rendu qu’on va lire est un hommage à notre ami disparu. Lire la suite

p. 191-192

Ron Suskind : Le roman noir de la Maison-Blanche  ; Saint-Simon, 2004 ; 466 pages - Pierre Morisot

Quel que soit le jugement, fondé ou non, que chacun porte sur ce qui se passe à Washington, on ne peut s’empêcher, en abordant la lecture de ce gros ouvrage, d’éprouver un certain sentiment de malaise que ne dissipe pas tout à fait une sibylline citation liminaire d’Hannah Arendt. Il en est ainsi lorsque des proches du pouvoir livrent à chaud, fût-ce par personne interposée, des informations que nous qualifierons d’intimes, même si pour une fois elles ne s’aventurent pas dans les alcôves. Lire la suite

p. 192-193

Jean-Michel Guhl : Le porte-avions Charles-de-Gaulle et son Groupe aérien embarqué  ; Éditions SPE Barthélémy, 2005 ; 400 pages - Philippe Wodka-Gallien

Ce nouveau livre constitue une référence à tous points de vue. Tout en soulignant la majesté du Capital Ship de la Marine nationale et de son fer de lance, le Rafale, l’ouvrage se présente en fait comme une analyse exhaustive de la place des porte-avions dans les politiques de défense et la stratégie navale. Tel était l’objectif que s’était donné Jean-Michel Guhl, secrétaire général de l’Association des journalistes de défense, en entreprenant cet ouvrage. Il nous offre ici une réalisation totalement aboutie. Lire la suite

p. 194-195

Jean Parvulesco : Vladimir Poutine et l'Eurasie  ; Les Amis de la Culture européenne, 2005 ; 434 pages - Pierre Morisot

Rendre compte du contenu de ce gros volume, découpé en 28 chapitres aux titres parfois mystérieux, relève presque de la mission impossible si l’on veut éviter, en présence d’un étrange foisonnement d’idées, de raisonnements pas toujours cartésiens, d’un style manquant singulièrement de légèreté, de l’emploi d’un vocabulaire fréquemment surprenant (l’obstaculisation !)… de trahir la pensée d’un auteur aux références impressionnantes et qui annonce d’emblée un « travail visionnaire » annonciateur d’un « changement abyssal ». De quoi être intrigué, puis quelque peu découragé. Par bonheur, les répétitions abondent et le clou est enfoncé de manière tellement systématique que l’essentiel du propos finit par apparaître. Lire la suite

p. 195-196

Gérard Chaliand et Annie Jafalian : La dépendance pétrolière. Mythes et réalités d'un enjeu stratégique  ; Universalis, 2005 ; 195 pages - Vincent Leroy

Consacré à la dépendance pétrolière et aux représentations qu’elle engendre ainsi qu’à leur impact géopolitique, l’ensemble de l’ouvrage, que nous proposent Gérard Chaliand et Annie Jafalian, est particulièrement instructif et commode. Organisé en une analyse collective des enjeux contemporains et un dossier consacré aux fondements historiques et économiques de la question il est judicieusement complété par un système de renvoi au site Internet Universalis qui offre des compléments d’information pour élargir la réflexion proposée. Lire la suite

p. 196-197

Le présent ouvrage fait suite à une production antérieure de Claude Carlier, intitulée Le match France-Amérique (Les débuts de l’aviation) parue chez le même éditeur. Il s’agit ici des développements militaires de l’aviation. En effet, dès les origines de la conquête de l’air, les militaires se sont intéressés aux perspectives nouvelles qu’elle ouvre. L’auteur se donne pour objectif d’expliquer comment les aéroplanes se sont imposés, à l’Armée de terre comme à la Marine ; quelles difficultés sont survenues et comment elles ont été surmontées. Sur tout, s’appuyant sur la documentation d’époque, il replace les événements dans leur contexte, revenant sur nombre d’idées reçues quant aux prétendues incompréhensions auxquelles les aviateurs se sont heurtés. Ainsi, à la veille de la Première Guerre mondiale, qui fut aussi le premier conflit dans lequel l’aviation fut mise en œuvre, l’organisation de l’aviation, créée cinq années auparavant, présentait des lacunes et le temps a manqué pour penser sa doctrine d’emploi. Lire la suite

p. 197-198

Pierre Jenoudet : Fantassins sous la mitraille - avec le général Jenoudet 1914-1940  ; L'Harmattan, 2004 ; 374 pages - Christophe Charnay

En nous faisant revivre les campagnes de son père, le général Jenoudet, l’auteur nous fait voyager dans les conflits majeurs de la première moitié du XXe siècle. Il nous livre là non seulement une belle histoire, celle de l’homme, mais aussi celle de l’infanterie, la « reine des batailles ». Le général, qui a fréquenté l’élite des régiments de l’armée française, participa à nombre des batailles majeures du siècle passé : l’Hartmannswillerkopf, la Somme, le Chemin des Dames, la Marne, puis le Maroc et la Seconde Guerre mondiale, Gembloux et Lille. Lire la suite

p. 198-198

Revue Défense Nationale - Décembre 2005 - n° 681

The author, François-Georges Dreyfus, discusses the German electoral campaign and its associated polling errors, then highlights the lessons of the election results. He notes that a majority of Germans voted for the left, leading to the Grand Coalition. He feels that this poses fewer problems than people think. On the one hand, the programmes of the coalition partners were in many respects fairly close to each other. On the other, the German bicameral political structure means that a right/left ‘cohabitation’ is an essential element of German political life.

Is it possible today to speak of European defence when there is no consensus on what the objectives of that defence might be? Throughout the Cold War, European defence was simply a facet of transatlantic defence. Giving Europe a credible defence is not just a matter of adding battalions. Neither is it a question of organising a coalition, destined to remain fragile, nor even integrated forces, but a desire to follow a policy and to create the institutions to turn it into reality. That would represent a decisive step.

The clear desire of the United States to aid the establishment of democracy in countries in transition, whilst at the same time broadening its sphere of influence, lies closely behind the ‘velvet revolutions’ in Serbia, Georgia, Ukraine and Kyrgyzstan. In putting this policy into effect, Washington has called upon NGOs and private American foundations to provide the essential links needed to create, finance and train the youth movements which have become the driving force behind the democratic revolutions known as Otpor in Serbia, Kmara in Georgia, Pora in Ukraine and Kel-Kel and Birge in Kyrgyzstan.

Nearly fifteen years after independence, Central Asia remains terra incognita for France, whilst the United States, Germany, Russia and China are developing political and military partners there. France can reverse this tendency by winning industrial and military contracts. As a credible alternative to increasingly troublesome neighbours France should make up lost ground through political investment at the highest level.

Central Asia is a region blessed with promising energy resources. Its independence dates back hardly more than a decade and a half, a period in which the five republics composing the region (Kazakhstan, Kyrgyzstan, Uzbekistan, Tajikistan and Turkmenistan) were coping with their historical inheritance, including a thriving ideological authoritarianism with its associated personality cults, territorial isolation aggravated by frontiers inherited from Stalinism, and unequal economic development. To this were added great-power ambitions, principally activism on the part of the United States, an omnipresent Islam, the cultural presence of the ‘near abroad’ Russia; and then France, with its timid investments.

For the last fifteen years we have seen a reduction in the territory under control in the Middle East, while a process of territorial subdivision has been taking place. The prime objective of the fight against terrorism requires a reappropriation of territory, a task which sovereign states are best placed to undertake successfully.

Increasingly, French diplomacy is following the examples of others in employing the expression ‘strategic partnership’. However there appears to be virtually no legally binding or even practical definition of this term. Harold Hyman draws together what little exists. He retraces the history of the expression, and examines and compares some currently active strategic partnerships. What emerges from this is a preliminary definition that reflects the ‘communication’ abuses of diplomatic language.

French strategic thinking today swings readily from self-satisfied inertia through fatalistic conformity to irrational alarmism. What has happened to the clear-sighted self-sufficiency which allowed the French to maintain their sang-froid, even in difficult times? It is the same story with the terrorist challenge, the Iranian nuclear issue and the debate on the Turkish question. Let us look at the current situation through new strategic spectacles (with corrective, or politically ‘incorrect’ lenses?) and let us try to stay within sensible strategic limits.

The attacks in New York and Washington in September 2001, Madrid in March 2004 and London in July 2005 demonstrated to an unaware public the importance to a sovereign nation of having intelligence resources available capable of informing governmental authorities of the threats facing their countries and its interests throughout the world. The gusts of reform currently blowing through the American intelligence community could stimulate France to question its own arrangements, in the light of the challenges posed by the modern world. The aim of this article is to show that the overall coherence of French intelligence collation resources requires a reordering of the national intelligence system, following a logic conforming to the requirements of the finance law, and that the Ministry of Defence could act as a test-bed.

The theory of ‘resilience’ that is doctrinally and politically promoted in Britain offers an innovatory approach to the subject of anti-terrorism. It seeks to limit the traumatic effects of terrorist attacks on populations and, if well implemented, also promotes social cohesion, enabling this to become part of a deterrent system limiting the effect of terror. This article presents the concept as well as the major categories of elements enabling resilience to be strengthened.

The threat of death will not deter a terrorist who seeks death. It remains possible, however, to act against the states which support him. In the confused climate of the post-Cold War era deterrence is finding a new direction and a new role, at least against the forms of ‘hyperterrorism’ that need the assistance of a State.

When presenting the Civil Code to the Conseil d’Etat, Portalis declared ‘between the law and the people for whom it is made, there must be a means of communication because it is necessary that the people know, or can know, that the law exists and that it exists as the law.’ The French tradition of codification was born. The work of codification has been pursued with varying degrees of diligence since the promulgation of the four Napoleonic codes. It was vigorously relaunched in the 1990s, acquiring the validity of a constitutional objective along the way. Within this general movement in favour of the policy of codification - 4 Napoleonic codes, 9 in 1945, more than 50 today - Ordnance 2004-1374 of 20 December 2004 promulgated the legislative part of the Defence Code. This modernises and gives a new legitimacy to the founding texts of an essentially royal law. Its final ratification is taking place in Parliament.

The recently published Defence Code brings together 71 texts dating from between 1791 and 2004. This synthesis, carried out without interrupting the existing legal situation, does nothing to fill the obvious legislative vacuum in the field of modern defence concerning overseas operations and decisions on the use of nuclear forces. No text precisely defines the division of authority for the engagement of forces between the President of the Republic, the government and Parliament. Those carrying them out must now satisfy themselves of the legality of the actions in which they participate and the orders which they receive. The texts which underpin defence must be reconsidered in order to adapt them to current conditions.

Traditionally, defence is understood as the preservation of home territory in the case of conventional attack by another State. When conflict threatens, the President, if he has a parliamentary majority, is only required to inform Parliament. On the other hand, he must compromise with it where he does not have a majority. In addition, since 11 September 2001 the concept of defence has included internal security. This development has been accompanied by an extension of the Head of State’s remit who, since 2002, has presided over the internal security council. This assumption of control of internal security brings his prerogatives closer to those of his transatlantic counterpart.

Command, the backbone of the military institution, has seen numerous upheavals, reflecting cultural changes in civil society. Although the functions of this art remain the same, the principles of authority, legitimacy and persuasion on which it rests are now blended in different proportions, and are moving closer to management. We should consider the practical details, but also the limitations, of these changes, having regard to the characteristics of defence missions.

At a time when all Western armies are pondering the impact of new technologies on their respective future operations, what matters is to show imagination and not to reject a priori any hypothesis. Once we have to think twenty years ahead, into a future that is by definition unknown, there is a risk of overlooking the revolutions currently under way. A new mode of offensive action based on the ability to know the location of all units instantaneously is highly likely. Other modes of action are possible and must be taken into account.

Under the combined influence of increasing budgetary constraints and the necessary reform of administrative structures, the measurement of performance has become, over time, one of the major concerns of those involved in public life. Whether they be parliamentarians, magistrates of the national audit office or civil servants charged with executing public programmes, all, inspired by other countries’ experiences, are now well aware of the need to appreciate the pertinence and efficiency of state action. The armed forces, mindful of the need to ensure a correct evaluation of their mission, are also involved in this development.

Formerly, naval shipbuilding set the tone for and imposed its own technological advances on the merchant marine world. The technical performance of military craft in many respects outclassed that of commercial shipping. This remains true as far as submarines—de facto without commercial competition—are concerned, and in the case of nuclear propulsion. It is much less the case today in France for naval surface ships, which are well behind many sophisticated merchant ships in certain areas where civil technical and industrial choices are pertinent.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Décembre 2005 - n° 681

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Été 2019
n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

Actualités

20-09-2019