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Discours de M. Jacques Chirac, président de la République, lors de l’ouverture de la XIVe conférence des ambassadeurs, Palais de l’Élysée, Paris, le lundi 28 août 2006.

Euronaval 2006

Aussi loin que l'on remonte, l'homme a cerné les bénéfices qu'il pouvait tirer de la maîtrise de la mer et les États n'ont eu de cesse de se tourner vers les débouchés que celle-ci offrait pour assurer leur domination. Elle est espace d'affirmation de la souveraineté d'un État, de son économie et de son influence. La mer représente pourtant aussi un espace à risques. La mondialisation des échanges, la nouvelle donne géopolitique et la prolifération des menaces qui caractérisent le monde moderne font de sa maîtrise un enjeu pour lequel seule une défense française forte, s'inscrivant dans un cadre européen, peut être une réponse adaptée.

À l’heure où la Commission européenne définit une nouvelle vision d’une politique maritime intégrée avec la publication, le 7 juin dernier, d’un Livre vert qui fait suite à une prise de conscience croissante non seulement du rôle moteur que la mer joue déjà dans la prospérité européenne, mais aussi des possibilités qu’elle offre en matière d’emploi, le député Jean-Yves Besselat propose une analyse de la politique maritime qui s’est mise en place en France depuis 2002, sous l’impulsion du président de la République et de son gouvernement dont l’objectif est de redonner à la filière maritime française une place de premier plan.

La liberté des mers a contribué à l’essor du transport maritime, devenu peu à peu le poumon de l’économie mondiale. Offrant une liberté d’action aux puissances navales, ce régime profite malheureusement à tous ceux s’adonnant à des activités illicites. Acteur principal de la sécurité maritime, la Marine participe également à la prévention et à la gestion des crises. Le renouvellement en cours de ses moyens navals permet à la France de relever ces nouveaux défis.

Après avoir dressé le panorama géostratégique de l’après-guerre froide, Sir Jonathon Band rappelle que la Grande-Bretagne est une nation avant tout maritime. Plus généralement l’économie mondiale a besoin de la mer, la sécurité maritime est donc une préoccupation de tous les États responsables. Le First Sea Lord définit la Royal Navy de demain.

Cet article vise à prolonger les réflexions du Livre vert maritime de l’Union européenne paru en juin 2006 et à les aborder sous l’angle de la géopolitique afin d’y introduire quelques réflexions dans le domaine de la défense et de la sécurité.

Défense navale, sécurité et sûreté des transports maritimes, protection des côtes et de l'environnement sont des préoccupations communes à l'ensemble du monde naval. Le Groupement des industriels de la construction et de l'armement naval (Gican) s'investit dans tous les secteurs du monde maritime. C'est ainsi qu'Euronaval, premier salon mondial du naval de défense, a pour ambition de devenir le premier mondial de la sécurité maritime.

Devenu société de droit privé en 2003, DCN a réussi à atteindre son premier objectif : celui de la performance économique. Fort de ce résultat mais aussi de son héritage de la longue tradition navale française, DCN est en mesure de relever son deuxième challenge : participer activement à la consolidation du secteur naval de défense en Europe.

Les choix stratégiques d’aujourd’hui sont lourds de conséquences pour demain, dans un monde changeant. Hommes politiques, militaires, industriels doivent conduire ensemble la réflexion et proposer des solutions globales, intégrant les contraintes (financières, de personnel), exploitant les performances des nouvelles technologies, et répondant aux nouvelles menaces. C’est particulièrement vrai pour les Forces navales ; Thales a toute sa place pour les équiper.

Description de la genèse du NH90 hélicoptère polyvalent défini par l'Otan qui entre en service dans de nombreuses armées. Les raisons de ce succès (605 appareils commandés) méritent d'être connues, méditées et appliquées à d'autres programmes.

Les capacités et l’emploi des drones à terre sont largement exploités, les drones maritimes n'en sont qu’au stade du prototype. L’amiral Petit développe ici les tâches qui pourraient leur être confiées dans un avenir plus ou moins proche.

Depuis quelques années les drones sont largement employés par les armées modernes pour des missions d’observation, de renseignement et de projection de forces. L’utilisation par les marines de ce type d’engins, inhabités et automatisés est peu avancée. Même si le milieu marin présente des difficultés particulières, le potentiel opérationnel des drones navals est élevé et les premières réalisations et évaluations confirment d’ores et déjà qu’ils apporteront aux marines une capacité qui leur fait défaut face aux menaces asymétriques ou terroristes.

Souvent la problématique de la navigabilité des drones ou de leur insertion dans la circulation aérienne générale est évoquée. Cet article se propose de donner un éclairage sur les actions lancées et d’en proposer une autre.

La propulsion navale connaît une révolution tranquille, celle de la propulsion électrique. Elle est le fruit d’une évolution continue des programmes civils et militaires permise par l’amélioration des performances de l’électronique de puissance depuis plus de vingt ans. Les capacités industrielles qui les développent sont principalement européennes et possèdent un caractère fortement dual. Le groupe international de droit français Converteam, spécialiste de la conversion de l’énergie, occupe la première place mondiale dans ce domaine.

L’Espace et la mer sont deux milieux semblables. Ils présentent comme caractéristiques communes : l’immensité, l’absence d’obstacle physique et la grande liberté d’action qui y règne. Cet article montre combien les usagers de la mer trouvent dans les solutions spatiales les réponses à leurs besoins : télécommunication, navigation, météorologie, océanographie, observation… L’Espace peut aussi avoir une fonction fédératrice pour les de grands projets communs dont l’Europe a besoin dans les domaines de la sécurité, de la science et de l’environnement dans leur application maritime.

Le directeur de Mercator Océan, organe et service général de prévision océanique décrit l’historique du projet, sa montée en puissance, ainsi que les perspectives de développement vers un centre d’océanographie opérationnelle qui contribuera à la surveillance de l’environnement de la Terre.

L’Organisation maritime internationale a adopté en 2002 un « code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires » (ISPS), contenant diverses prescriptions destinées à rehausser la sûreté du transport maritime, code qui a été complété par un règlement et une directive européenne. Lire la suite

Le Livre vert sur la politique maritime européenne est paru officiellement le 7 juin 2006. Document d’une soixantaine de pages, il en existe heureusement un extrait officiel que nous publions in extenso à la suite de cette présentation. Le but de la Commission est bien maintenant d’engager un vaste débat sur ce Livre vert, qui doit durer un an, avant la rédaction éventuelle d’un Livre blanc. La publication de cet extrait nous paraît une bonne méthode pour participer au débat national et européen sur ce sujet.

L'arrêt de la Cour de cassation rendu dans le cadre de l'affaire de la Santa Maria a surpris la doctrine. Il ne s'agit pourtant que de la reconnaissance d'une tendance lourde du droit maritime : l'État côtier peut réprimer dans une limite de 200 milles les atteintes à l'environnement naturel, même en l'absence de ZEE.

Présentation du concept de Joint Sea Basing par l’amiral Mark Stanhope, commandant suprême adjoint des forces alliées « Transformation » (Supreme Allied Commander Transformation).

Tout a probablement été écrit en cette matière ; le commandement a fait l’objet de nombreux essais, mais aussi de quantité de témoignages concrets d’hommes célèbres et de grands chefs de guerre maîtres dans cet art. Pour autant, les bibliothèques ne contiennent à ma connaissance aucun ouvrage dont la prétention serait de définir les règles du commandement. Sans doute pour cette simple raison qu’il n’en existe probablement pas non plus pour être père de famille ou ministre ? Lire la suite

Repères - Opinions - Débats

Le général Cann, expert du Liban où il a commandé plusieurs fois, exprime ici ses inquiétudes et montre les difficultés auxquelles sera confrontée la Finul. Quelle mission, quelles règles d’engagement, quelles limites, telles sont les questions qui se posent le 14 août 2006, jour du cessez-le-feu.

Résumant une nouvelle fois tous les antagonismes régionaux, le Liban devient un enjeu important pour la stabilité de sa zone et au-delà, avec le risque réel de le voir se transformer en un État défaillant et en base arrière pour les mouvements terroristes jihadistes. La communauté internationale propose un programme de sauvetage économique, parallèlement aux efforts de stabilisation sur le terrain. Des initiatives de nature politique sont également lancées, dans le cadre de l’ONU ou non, afin de mieux réussir la réinsertion du Liban dans son environnement régional et sur l’échiquier international, maintenant qu’il a été « repris » à la Syrie, mandatée par les États-Unis pendant près de quinze ans. Le Liban doit aussi se préparer à se gouverner par lui-même, sans hégémonie syrienne, sans ingérence iranienne ou arabe dans ses affaires internes, et sans téléguidage international non plus. Pour rassurer la communauté internationale, il doit enfin élaborer une stratégie de sécurité et de défense qu’il n’a jamais pu avoir faute de cohésion interne et faute d’une lecture commune des intérêts nationaux. Pour le faire, le Liban doit d’abord se reconstruire politiquement. Et au-delà de la défense militaire, c’est le Liban « message » et le Liban « terre de rencontres entre les civilisations » que l’on cherchera à défendre.

La guerre est partout, elle crève les écrans de télévision, gronde dans les radios et ensanglante les journaux. Elle s’introduit dans les emails, et dans les téléphones mobiles… Elle prend le Net d’assaut, envahit la «blogosphère» et se propage dans les forums de discussions. Quelle que soit notre opinion ou notre religion, nous sommes pris en otages, pris à partie, pris à témoin ou encore désignés coupables. On pourrait penser qu’il suffit de tout éteindre pour se déconnecter du conflit… Cela ne sera pas suffisant, la guerre s’est aussi invitée dans la rue, où elle vient crier sa douleur. On peut se demander si ces prises de position, ces opinions, ces émotions que suscite l’horreur de la situation nous appartiennent vraiment, ou si ces appels à la paix font partie de la stratégie guerrière moderne ?

Les quatre ouvrages que nous regroupons dans cette chronique ont, au premier abord, peu de points communs. Pourtant, de la philosophie de Luc Ferry à la nécrologie que Marie-France Garaud consacre à la Ve République, on pourrait sans abus les relier d’un fil conducteur : le trouble que « la mort de Dieu » a semé dans nos sociétés. On commencera par Luc Ferry, dont la philosophie englobe notre sujet.

Chroniques

Bibliographie

Jean Moulin et Jacques Isnard : De la mer à la terre, les enjeux de la Marine française au XXIe siècle  ; Perrin/Marine nationale, 2006 ; 196 pages - Jean-François Heimburger

Les deux auteurs de cet ouvrage, en croisant leurs analyses, différentes comme l’est leur culture professionnelle, reviennent sur le rôle et les moyens de la Marine nationale dans la seconde moitié du XXe siècle et fournissent un solide travail de prospective en s’interrogeant sur ses enjeux d’ici à une quarantaine d’années. Jacques Isnard, journaliste, a dirigé la rubrique « Défense » au Monde de 1965 à 2004 et apporte une vision extérieure de la question. L’amiral Jean Moulin, marin, a été inspecteur général des armées (IGAM) et contribue à éclairer le sujet de l’intérieur. Lire la suite

p. 217-217

Philippe Sébille-Lopez : Géopolitique du pétrole  ; Armand Colin, 2006 ; 479 pages - Emmanuel Dupuy

Depuis les années 1930, on entend dire souvent que le pétrole c’est 10 % d’économie et 90 % de politique. Le choc pétrolier du début des années 1970, plusieurs guerres livrées pour et par le pétrole, le prix du brut qui « flambe » depuis 2004 semblent confirmer cette formule. Philippe Sébille-Lopez, consultant, spécialiste en questions géopolitiques et en « risque pays » au sein du cabinet Géopolia, livre un texte éclairant d’un regard global l’évolution des relations internationales à travers ces géopolitiques du pétrole, qui peuvent expliquer ou préfigurer bien des conflits passés et actuels, voire à venir. Lire la suite

p. 217-218

Philippe de Villiers : Les mosquées de Roissy  ; Albin Michel, 2006 ; 252 pages - Philippe Boulanger

« 2007, année de l’islamisation de la France ? ». Le péril islamiste piétine aux portes de l’aérogare, et il est temps de tirer la sonnette d’alarme. C’est l’idée-force qui se dégage des premières pages du dernier livre de Philippe de Villiers, Les mosquées de Roissy. À quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2007, Philippe de Villiers cherche-t-il à alerter les pouvoirs politiques français sur le danger de l’islamisme en France ou exploite-t-il un créneau idéologique qu’il juge porteur ? Lire la suite

p. 218-220

Georges Longeret, Jacques Laurent et Cyril Bondroit : Les combats de la RC 4  ; Indo Éditions, 2004 ; 520 pages - Christian Quebec

L’Indochine fascine toujours malgré le demi-siècle qui a suivi la disparition de la « communauté de destin » entre la France, le Viêt-nam, le Laos et le Cambodge. Au moment où les derniers acteurs et témoins de cette épopée disparaissent ou atteignent un âge avancé, il convient de signaler à nos lecteurs l’intérêt de témoignages, la qualité de la documentation, la hauteur de vue que recèlent quatre ouvrages récemment parus. Lire la suite

p. 220-221

Louis Constans : Le fuyard de Lang Son  ; Indo Éditions, 2006 ; 296 pages - Christian Quebec

Le colonel Constans, commandant la zone frontière, avait remarquablement procédé au désarmement des troupes nationalistes chinoises qui franchissaient la frontière sous la pression de l’Armée Populaire de Libération de Mao Tsé Tung. Il fut gravement mis en cause lors du repli de Cao Bang et de l’évacuation de Lang Son. Son fils, au-delà de la piété filiale, s’efforce, documents à l’appui, de rétablir l’image du colonel Constans.

p. 22-221

Dang Van Vet : Souvenirs d'un colonel vietminh  ; Indo Éditions, 2006 ; 288 pages - Christian Quebec

Le lieutenant-colonel Dang Van Viet commandait le régiment 174 de la division 316. À ce titre, il fut un des acteurs déterminants des combats de la RC 4. Adversaire implacable, mais s’efforçant de respecter les lois de la guerre, il n’a pas été nommé aux postes de responsabilités que son expérience et sa formation justifiaient. Son origine familiale, son éducation, ses diplômes ont constitué un handicap auprès des autorités politiques communistes. Personnalité attachante et originale, partisan d’une réconciliation franco-vietnamienne, il est devenu maraîcher et livreur de gâteaux pour arrondir sa maigre pension.

p. 221-221

Charles Maisonneuve : Diên Biên Phu - Les Chevaliers condamnés de l'armée coloniale  ; Docavia, Éditions Larivière, 2004 ; 175 pages - Christian Quebec

Abondamment illustré de cartes renseignées et de nombreuses photos, le livre de Charles Maisonneuve décrit sans complaisance, les erreurs de commandement à tous les niveaux, y compris tactique, le manque de coopération interarmées et malgré la qualité des renseignements disponibles, la sous-estimation, voire le mépris de l’adversaire. La dimension aérienne de la bataille (logistique, appui feu, bombardement, évacuation sanitaire) est bien illustrée, l’action de l’aéronavale soulignée.

p. 221-221

Étienne de Montety : Des hommes irréguliers  ; Perrin, 2006 ; 219 pages - Pierre Brière

Avant, Pendant et Après. Avant la Légion, Pendant la Légion et Après la Légion. Avant, c’est l’inconnu, c’est l’aura de mystère qui flotte sur le passé du légionnaire, si bien chanté par Édith Piaf : « J’sais pas son nom, j’sais pas qui c’est… » Pendant, c’est le parfum d’aventure que dégage le képi blanc : « Il sentait bon le sable chaud… » Lire la suite

p. 221-222

Revue Défense Nationale - Octobre 2006 - n° 690

Speech by M. Jacques Chirac, President of the Republic, at the opening of the fourteenth Ambassadors’ Conference, Paris, 28 August 2006.

Euronaval 2006

Since Antiquity, man has been well aware of the benefits brought by mastery of the sea, and states have continuously sought for ways to exploit it to exercise their power. The sea is an area in which states can affirm their sovereignty and exert their economic strength and influence. Yet it is also an area of risks. Globalisation of trade, the new geopolitical scene and the proliferation of threats in today’s world are such that mastery of the sea is an issue that calls for strong French defence within a European framework.

The European Commission is currently developing a new integrated maritime policy; the publication of a green paper on 7 June 2006 shows an increased awareness not only of the vital contribution that the sea is already making to European prosperity, but also of the potential it offers in terms of employment. This article analyses the maritime policy that has emerged in France since 2002, encouraged by the President of the Republic and his government, whose aim is to return the maritime aspects of French policy to centre stage.

The freedom of the seas has contributed to the boom in sea transport which has steadily become the motor of the world economy. While it allows naval forces liberty of action, it also profits many whose activities are illicit. The Navy is the main actor in maritime security, and also has its part to play in crisis prevention and crisis management. The current naval re-equipment programme will allow France to meet these new challenges.

After a survey of the post-Cold War geostrategic scene, Admiral Sir Jonathon Band reminds us that Britain is above all a naval power. More generally, the world economy depends on the sea, and maritime security is thus a major concern for all responsible countries. The First Sea Lord sets out his vision of tomorrow’s Royal Navy.

This article is intended to extend the ideas of the European Commission’s Green Paper on European maritime policy published in June 2006, and to approach them from a geopolitical angle in order to introduce some thoughts in the field of defence and security.

DCN became a private company in 2003, and has already met its first target, that of financial performance. Based on this result, and also on its heritage of France’s long naval tradition, DCN is now ready to meet a second challenge: that of playing an active role in the consolidation of the naval element of European defence.

In a rapidly changing world, today’s strategic choices have a major influence on what happens tomorrow. Politicians, the armed forces and industry must make their plans jointly, proposing global solutions which take account of financial and manning constraints, exploit the possibilities of new technologies and respond to new threats. This is particularly so in the case of naval forces. Thales is ready for this new era.

William Sprogis describes the genesis of the NATO-defined NH90 helicopter, which will enter service in many armies. The reasons for its success (605 firm orders) are worth spelling out and pondering over, and the lessons applied to future programmes.

The problems of the navigability of UAVs and their insertion into general air traffic are frequently evoked. This article sheds light on actions already under way, and proposes another.

In the development of electric propulsion, naval propulsion has undergone a quiet revolution. This is the fruit of steady progress in civilian and military programmes, made possible by improvements in the performance of power control electronics over more than twenty years. The industrial capabilities that have enabled these improvements to be made are mainly European and dual-use. The French-registered international group Converteam, which specialises in energy conversion, is the world leader in this field.

The sea and space are comparable environments. They share certain characteristics: vastness, absence of physical obstacles and the immense freedom of manoeuvre they offer. This article attempts to show that those who use the sea have found the answer to many of their needs in space-based solutions: communications, navigation, meteorology, oceanography, surveillance, etc. Space can also play a federating role in the major projects that Europe needs in the maritime aspects of the security, scientific and environmental fields.

The Director of the oceanic forecasting service Mercator Océan describes the history of the project, its growth and the perspectives for its development into an operational oceanographic centre which will contribute to the monitoring of the world environment.

In 2002 the International Maritime Organisation adopted an International Ship and Port Facility Security Code containing various prescriptions for upgrading the security of maritime transport. This Code was supplemented by a regulation and a European directive. France has harmonised these norms with its own legislation in the form of a national doctrine for maritime and port security. The latter is consistent in all respects with the national anti-terrorist system (Vigipirate), and takes into account the various international initiatives relating to security, and the fight against sea-related crime. It aims to take a holistic approach to shipping, maritime approaches, ports and coastal waters. Appropriate legislation is currently being developed as part of a modernisation of the Maritime Ports Code.

The Green Paper on European Maritime Policy was published on 7 June 2006. It is a document of some sixty pages, including an official extract, which is annexed to this article. The Commission’s aim is to stimulate the widest possible debate on the Green Paper; this is planned to last for a year, and will be followed by the publication of a definitive White Paper. We believe that publishing this extract is a useful contribution to the national (and European) debate on the subject.

The verdict of the Supreme Court of Appeal (Cour de Cassation) in the Santa Maria affair proved to be something of a surprise. All it does, however, is officially to recognise what is already widely acknowledged in maritime law: that a littoral state has the right to prosecute those responsible for threats to its marine environment within 200 nautical miles of its coast, even in the absence of an Economic Exclusion Zone.

In this article, Admiral Sir Mark Stanhope, Deputy Supreme Allied Commander Transformation, explains NATO’s concept of Joint Sea Basing.

Everything has probably been said on this topic; command has been the subject of numerous essays, as well as many detailed accounts by famous men and great wartime leaders, masters of the art. For all that, to the author’s knowledge libraries contain no works which claim to lay down the rules of command, doubtless for the simple reason that probably none exists for the head of a family or a minister either. He therefore offers some observations, not original but chosen in the light of his own experience, as a personal view.

General François Cann, an expert on Lebanon who held command positions in that country on several occasions, expresses his concern at the current situation, and describes the difficulties that will face UNIFIL. Unanswered questions on 14 August 2006, the day of the ceasefire, include the force’s mission, its rules of engagement and the constraints on its operations.

Once again embodying all the region’s antagonisms, Lebanon has become an important factor in the stability of the Middle East, with a real risk that is could become a failing state and a staging ground for jiha-dist terrorist movements. The international community is putting forward an economic rescue package, in parallel with stabilisation efforts made on the ground. Political initiatives have also been launched, within or outside the UN framework, in order to help reinsert Lebanon into its regional environment and the international scene, now that it has been ‘recaptured’ from Syria, whose influence was mandated by the United States for nearly 15 years. Lebanon must be prepared to govern itself free of Syrian hegemony, and without Iranian or Arabian interference in its internal affairs. And without international remote control. Lastly, to reassure the international community, Lebanon must draw up the security and defence strategy that it has never been able to have for lack of internal cohesion and a common interpretation of its national interest. To do so, Lebanon must first reconstruct itself politically. Beyond military defence, it is Lebanon as message and Lebanon as meeting point of civilisations that one will be trying to safeguard.

War is everywhere. It spits out of our TV screens, grumbles through our radios, bloodies our newspapers. It has crept into our e-mails and our mobile phones. It has taken the Internet by storm, invaded the ‘blogosphere’, and expands through seminars and discussion groups. Regardless of our opinions or our religions we are taken hostage, taken aside, taken to witness, or held guilty. You might think you only had to switch off everything to be able to switch off war. Not a bit of it: warfare has invited itself into the street where it can scream its agony. You may well ask yourself if all these attitudes, opinions, passions aroused by the horror of the situation are really our own, or if these cries for peace are simply a part of the strategy of modern warfare?

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Revue Défense Nationale - Octobre 2006 - n° 690

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