Pour tout achat (ou abonnement) de produits numériques, pensez à vérifier vos Courriers indésirables           

Traité de Rome

L’Europe s’est construite avec succès depuis la signature du Traité de Rome : une Europe ouverte sur le monde, une Europe qui s’adapte, qui innove, qui définit de nouvelles règles. Cette Europe puissance, forte de son expérience unique de souveraineté commune, doit devenir un acteur global dans la mondialisation.

Le rejet de la Constitution a été le signe d’un défaut d’adaptation au monde actuel et d’une crise de la décision dans l’ensemble des pays démocratiques. Est-ce le point de non-retour ? La reprise des avancées vers l’intégration européenne n’est pas certaine. Il existe pourtant une demande d’Europe, qui porte surtout sur ce que l’Union ne fait pas : faire entendre sa voix par rapport aux crises, agir pour la paix et le développement. On se heurtera à deux obstacles : l’élargissement et les insuffisances des institutions. Les coopérations renforcées permettront d’aller de l’avant, en donnant à l’architecture de l’Union un aspect quelque peu baroque. Cette méthode n’est pas applicable en matière de politique extérieure. Là, pendant longtemps, il faudra recourir à des expédients et à des faux-semblants, ce qui renforcera l’aspect baroque du système.

Le cinquantenaire du Traité de Rome fait croire à celui de l’Europe. C’est que, sur la scène bruxelloise, le décor ni les costumes n’ont changé et qu’à l’enseigne du théâtre brille toujours le mot « Europe ». On en oublie simplement que c’est une autre pièce qui s’y joue.

L’« après Irak » n’est pas le moindre des paramètres que l’UE comme l’Otan vont devoir prendre en compte dans les prochaines années. Mais surtout le contexte stratégique va profondément évoluer avec l’émergence sur la scène internationale de nouvelles puissances. Une nouvelle relation transatlantique passe nécessairement par un dialogue direct entre l’UE et les États-Unis. À ce stade celui-ci demeure très imparfait.

Dans le temps européen, la politique de sécurité et de défense poursuit sa progression en dépit du ralentissement de la dynamique générale. Elle se fraie un chemin étroit entre l’incertitude sur l’issue de la question constitutionnelle et la demande internationale croissante : peu de questions se posent sans que l’on ne s’inquiète de ce que fait l’Europe pour contribuer à le résoudre. Trouver le débouché nécessite des adaptations de fond qui se préparent aujourd'hui.

Repères - Opinions - Débats

Les débats sur la défense se réduisent, le plus souvent et malheureusement, à des discussions sur les programmes et sur les budgets. C’est pourtant à partir d’une analyse géopolitique et d’un projet politique que devraient être définies les politiques étrangère, de sécurité et de défense. L’article suivant souhaite montrer que la stratégie nationale doit être renouvelée en profondeur en tenant compte des nouvelles données géostratégiques, de l’Alliance atlantique et du projet européen. Inflexions importantes et continuité sont également nécessaires.

De la prise de Bagdad (raids) à la bataille de Falloujah (swarming) ou à celle de Bassorah (siège), la guerre d’Irak a décliné tout le spectre des opérations en ville, et confirmé définitivement les intuitions de nombre d’observateurs quant au défi majeur que pose aux armées occidentales la pacification des zones urbaines. Revenant sur la friction naissante entre « transformation » et « adaptation », l’auteur s’attache ici à décrypter la réinvention doctrinale américaine de la guerre urbaine et ses répercussions sur la conduite stratégique des opérations de stabilisation en ville, notamment à travers l’intégration globale — dite interagences — des groupes parapublics, non-gouvernementaux et privés à l’action des forces régulières.

Affirmant leurs valeurs comme modèles de référence absolus et engendrant une paralysie stratégique par l’imposition de la force, les nations aux ambitions hégémoniques semblent favoriser la création de leur double inversé. En ce sens, l’hyperterrorisme, qui utilise des méthodes asymétriques contournant le blocage et les règles édictées par les maîtres du jeu international, n’est-il pas l’enfant illégitime de l’hyperpuissance ? Une lecture hegelienne pourrait fonder un essai de compréhension sur le combat identitaire qui se joue, derrière la simple lutte physique, entre celui qui se sent asservi et son oppresseur, réel ou présumé…

L’exécution de Saddam Hussein sanctionne la fin d’une époque et illustre symboliquement les aspects nouveaux de la vie politique irakienne. La place de l’Iran et le partage du pouvoir restent des enjeux qu’il est difficile de cerner, les références habituelles au Viêt-nam ou à l’Allemagne n’étant pas toujours pertinentes face à une situation qui reste ouverte entre déstructuration et construction étatique.

Il n’entre pas dans notre propos de décrire avec précision les ressorts complexes de la finance islamique, mais plutôt de permettre au lecteur de mieux comprendre la façon dont se constituent les ressources financières des acteurs islamiques, et les raisons pour lesquelles tenter d’en tarir les sources se révèle particulièrement difficile.

Extraits du rapport 2006 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Acteur grandement présent politiquement (moins en tant que conseiller et exécutant du Prince participant à l’élaboration, puis à l’exécution de la décision publique, mais plutôt en tant que magistrat décisionnel d’influence placé au cœur même du système cérébro-spinal de l’organisme social, pour employer le langage durkheimien), mais aussi historique (acteur générant l’État et lui conférant sa substance, ce qui fait fortement penser à la célèbre phrase de Seeckt selon laquelle la Reichswehr est au service de l’État, elle est l’État) et enfin culturel (mission d’encadrement et de formation de la nation toute entière assignée à l’officier dont la réalité puisse être débattue à nos jours, mais la rhétorique et l’imaginaire militaires ne font pas de doute à son sujet), le militaire en Turquie est objet étrangement discret des sciences sociales. Cet article a pour objectif central de saisir le pouvoir militaire en Turquie et d’en cerner les niveaux décisifs.

Après avoir rappelé rapidement la fin de l’ère Tudjman, les premiers atermoiements européens et le « tournant » des élections de janvier 2000, cet article s’attachera à analyser les principaux dossiers qui conditionnent l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne : minorité serbe, privatisations, arrestation des criminels de guerre, coopération judiciaire avec le TPIY.

Le projet d’élargissement du canal a été adopté le 22 octobre 2006 par les Panaméens. Point névralgique du commerce de l’hémisphère nord, le canal de Panama est aujourd’hui à la charnière de deux phénomènes macroéconomiques mondiaux : l’évolution des routes maritimes et la transformation des équilibres géopolitiques. Dans un contexte de croissance du trafic maritime mondial, la compétitivité du canal est mise à l’épreuve. Avec l’élargissement, il continuera à occuper une place majeure dans les échanges maritimes mondiaux. La dimension stratégique du canal est donc d’une autre nature que celle qu’il a connue par le passé, l’intérêt militaire ayant laissé place à l’enjeu commercial.

La condition militaire

Le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) créé en 1969 pour répondre au besoin de « concertation » ou, plus exactement de « consultation » des militaires, ne se porte pas trop mal. Ni syndicat, ni chambre d’enregistrement, il répond de façon originale et souvent efficace à une volonté d’expression certaine. Méconnu et critiqué, il n’en est pas moins présent. Sa contribution au dossier des « fonds de prévoyance » en témoigne.

Longtemps, la voie hiérarchique a constitué le mode exclusif de prise en considération des attentes du personnel militaire, celles-ci demeurant en outre une préoccupation subsidiaire. Peu à peu des instances de concertation ont été instituées. Elles forment aujourd’hui un ensemble cohérent. Parallèlement, les individus cherchent à s’autonomiser par rapport aux structures de pouvoir et disposent d’espaces d’échange nouveaux grâce à l’Internet. Afin que la chaîne hiérarchique ne coure pas derrière le social, elle doit accepter de céder plus largement la main à une architecture de dialogue social indépendante qui saura tirer profit des travaux récents du Haut comité d’évaluation de la condition militaire.

Après avoir présenté son premier rapport au président de la République le 6 février 2007, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) a rendu public ses conclusions. Ce document émet des recommandations pour améliorer l’attractivité de la condition militaire et sur les rémunérations (disponible ici).

Repères - Opinions - Débats

L’année 1907 a vu plusieurs tentatives réussies de soulèvement d’une machine avec un homme à bord. De nombreuses manifestations sont prévues tout au long de l’année pour marquer le centenaire de l’hélicoptère (www.ufh.fr).

Benoît XVI, en prélude à son discours de Ratisbonne et au grand dam des musulmans, a cité un extrait d’un dialogue mené, en 1391, par l’empereur byzantin et un lettré persan. C’est ce dialogue que l’on commente ici. On le met en parallèle avec un autre, tout moderne celui-là et dont la publication a été couronnée du prix littéraire de la « Saint-Cyrienne ».

Chroniques

_ DCN : « DCN et la protection de l’environnement ». Lire la suite

Bibliographie

Alex MacLeod et David Morin : Diplomaties en guerre, sept États face à la crise irakienne  ; Éditions Athéna, 2005 ; 252 pages - Emmanuel Dupuy

Au cours des quelque sept mois qui ont précédé l’invasion anglo-américaine de l’Irak, en mars 2003, les principales puissances ont dû se prononcer, non seulement sur l’opportunité d’une opération militaire que la plupart d’entre elles ne croyaient pas nécessaire, mais aussi, et surtout, manifester leur solidarité avec les États-Unis et le Royaume-Uni. Celle-ci était toujours mise à plus rude épreuve au fur et à mesure que l’on découvrait l’ampleur de la manipulation de certains faits, les informations tronquées et les « dérapages » ayant conditionné la guerre en Irak ; sous couvert de la preemptive war, et qui semblait inaugurer une nouvelle phase des relations internationales, marquée par une évolution notable du principe de la légitime défense. Lire la suite

p. 167-168

Éric Laurent : La face cachée du pétrole  ; Éditions Plon, 2006 ; 410 pages - François Girodineau

Éric Laurent n’est sans doute plus à présenter ; ses « enquêtes à succès » sont là pour le démontrer. Prenons, à titre d’exemple, le documentaire Le monde selon Bush, basé sur son livre Le monde secret de Bush, réalisé avec William Karel, et qui a bénéficié dès 2004 d’une audience importante. En 2006, le journaliste du Figaro, directeur d’édition chez Plon, a cette fois publié cette « enquête d’une vie », où il utilise différents entretiens ainsi que différents voyages qu’il a pu effectuer dans le monde entier durant sa carrière, concernant la question sensible des hydrocarbures. La documentation qu’il présente à l’appui de ses arguments est, elle aussi, assez intéressante. Lire la suite

p. 168-169

Selon l’auteur, chargé d’enseignement à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble, il n’existe que très peu d’études sur le rôle qu’ont joué ou que devraient jouer les Organisations économiques internationales (OEI) en matière de sécurité militaire. D’où son souci, de combler cette lacune en se bornant toutefois à l’étude des seules organisations « mondiales » énumérées dans le titre. Il en examine l’action qui se réduit à fort peu de chose. Lire la suite

p. 169-170

Henri Weill : Les compagnons de la Libération. Résister à 20 ans  ; Éditions Privat, 2006 ; 352 pages - Emmanuel Dupuy

Ils seront à jamais mille trente-huit Compagnons de la Libération. Ils sont, aujourd’hui, moins de quatre-vingt, et le plus « jeune » a franchi le cap des 81 ans. En 1940, alors qu’ils avaient entre 18 et 25 ans, ces derniers choisirent, au plus fort de la défaite, de continuer la lutte. Parmi les premiers, ils constituèrent la France Libre et la Résistance. Lire la suite

p. 170-172

Alain Gouttman : La guerre de Crimée  ; Perrin, 2006 ; 438 pages - Pierre Morisot

Malgré une présentation un peu revêche, une typographie n’ayant rien d’exaltant et une cartographie réduite à l’indispensable, l’ouvrage retient l’attention du lecteur. Lire la suite

p. 172-173

François Kersaudy : Lord Mountbatten  ; Payot, 2006 ; 413 pages - Pierre Morisot

Livre passionnant, grâce bien sûr au talent de l’auteur, mais le mérite de celui-ci, habitué à évoluer avec l’aisance que l’on sait dans le milieu des grands hommes du XXe siècle, est atténué par le choix de sujets propres à captiver d’emblée le lecteur. Lire la suite

p. 173-174

Revue Défense Nationale - Mars 2007 - n° 695

Since the signing of the Treaty of Rome, Europe has successfully structured itself: a Europe open to the world, a Europe which adapts, innovates, and defines new rules. This power that is Europe, with its unique experience of shared sovereignty, must become a global actor in globalisation.

The vote against the Constitution is the sign of a lack of adjustment to today’s world and of a crisis of decision-making in all democratic countries. Has the European process reached the point of no return? Although a new start is far from assured, there is a ‘demand for Europe’, mainly in the fields where the European Union has so far been ineffective: making Europe’s voice heard in international crises, acting in favour of peace and development. On this path we will run into two difficulties: the consequences of enlargement and the inadequacy of institutional mechanisms. ‘Enhanced cooperation’ will allow us to go forward, while giving the European architecture a somewhat baroque appearance. This method is not applicable for foreign policy in which, for a long time, we shall have to make do with ad hoc measures and pretences, which will accentuate the baroque character of the system.

The fiftieth anniversary of the Treaty of Rome and, we are led to believe, that of Europe. On the Brussels scene, neither the back drop nor the costumes have changed, and the sign shining outside the theatre still spells the word ‘Europe’. One simply forgets that it is a different production that is being staged.

‘Post-Iraq’ is not the least of the parameters which the EU and NATO are going to have to take into account in the coming years. But above all, the strategic situation is about to change profoundly with the emergence onto the international scene of new powers. A new transatlantic relationship necessarily means direct dialogue between the EU and the United States. At this stage it is far from perfect.

In European time, security and defence policy is progressing despite a general slowing down. It is cutting a path between the uncertainty of the constitutional issues and growing international demands: very few problems arise without the question of what Europe can do to resolve them being asked. Answering it calls for in-depth changes which are being prepared today.

Debates on defence, most often and unfortunately, turn into discussions about programmes and budgets. Yet it is on the basis of geopolitical analysis and political plans that foreign, security and defence policies must be defined. This article attempts to show that national strategy has to be revised in depth taking account of new geostrategic factors, the Atlantic Alliance and continuing European integration. Important changes and continuity are equally necessary.

From the fall of Baghdad (mobile operations) to the battle of Fallujah (swarming) or Basra (siege warfare) the war in Iraq has covered the full spectrum of urban operations, and confirms the opinion of many observers of the major threat which the pacification of urban areas poses to Western armies. Looking back on the growing friction between ‘transformation’ and ‘adaptation’, the author attempts here to explore the American doctrinal reinvention of urban warfare and its repercussions on the strategic conduct of urban stabilisation operations, especially by the comprehensive–termed interagency–integration of quasi-public non-governmental groups without access to regular forces.

Nations with hegemonic ambitions proclaim their values as the absolute standard of reference and impose strategic paralysis by force, seemingly encouraging the creation of their mirror image. In this sense, hyperterrorism, which uses asymmetrical methods to get round the obstacles and rules laid down by the masters of the international game, is surely the illegitimate child of hyperpower. A Hegelian approach can help us to understand the identity struggle, which lies behind the purely physical struggle, being played out between those who feel themselves enslaved and their oppressors–real or imagined.

The execution of Saddam Hussein marks the end of an era and is a symbolic illustration of a new direction in Iraqi politics. Power-sharing and the place of Iran are difficult issues to grasp, and the customary comparisons with Vietnam and Germany are not always relevant in an open-ended situation between breakdown of the State and its reconstruction.

The intention here is not to describe precisely the complex scope of Islamic finance, but rather to give the reader a better understanding of the ins and outs of Islamic financial resources, and the reasons why it is particularly difficult to block its sources.

Extracts from the 2006 report of the Interministerial Mission for Monitoring and Combating Cultic Deviance (Miviludes). The full text is available, in French, at www.miviludes.gouv.fr .

The Turkish Army is ever-present politically, less as an adviser and executive arm of the Government helping with the planning and execution of public decisions but more as an arbiter of influence placed at the very heart of the social order’s nervous system, to quote Durkheim. It is also an historic force, as the actor which generated the State and gave it substance; one is reminded of the celebrated phrase of von Seekt that the Reichswehr was ‘. . . not only at the service of the State–it is the State’. Finally, the cultural mission of providing a framework and training to the entire State is entrusted to its officers; the reality of this may be debated these days, but military rhetoric and imagination leave little doubt as to the theory. The whole question of the military in Turkey is strangely discreet in the social sciences. The main aim of this article is to examine the reality of military influence in Turkey, and to bring out its main aspects.

After briefly summarising the end of the Tudjman era, initial European procrastination and the ‘swing’ of the January 2000 elections, this article attempts to analyse the main issues on which Croatia’s entry into the European Union depends: the Serbian minority, privatisation, the arrest of war criminals, cooperation with the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia (ICTY).

On 22 October 2006 the Panamanians decided to approve a project to widen the canal. As the commercial choke point for the northern hemisphere, the Panama Canal is today at the cusp of two global macroeconomic phenomena: the evolution of sea routes and the transformation of geopolitical balances. The canal’s competitiveness is being put to the test in a context of growing worldwide maritime traffic. After it is widened it will continue to have an important place in world maritime trade. The strategic importance of the canal is thus different in kind to that which it enjoyed in the past: its military interest has given way to purely commercial considerations.

Le Conseil superieur de la function militaire (CSFM), a high-level council created in 1969 in response to the military community’s need for ‘dialogue’, or more exactly, for ‘consultation’, is working well. Neither a trade union nor a bureau for lodging complaints, it responds in a unique and often effective way to a real desire to make grievances heard. Misunderstood and criticised, it none the makes its presence felt, as its contribution to the provident fund affair has shown.

The year 1907 witnessed many successful attempts to fly a machine with a man on board. A number of exhibitions are planned this year to mark the hundredth anniversary of the helicopter (www.ufh.fr).

Book reviews

Revue Défense Nationale - Mars 2007 - n° 695

_ DCN : « DCN et la protection de l’environnement ».

Hier, M. Jacques Beslin, directeur général délégué de l’Afaq Afnor a remis à Georges Thiery, directeur de DCN Lorient, la certification Iso 14001 du site, en présence de nombreuses personnalités.

Le site de Lorient qui conçoit, fabrique et intègre les bâtiments de surface de petits et moyens tonnages, est le premier site du groupe DCN à obtenir la certification Iso 14001. Cette distinction récompense la mise en place d’un système de management environnemental qui s’est traduit par de nombreuses actions portant sur la protection de l’environnement, depuis plus de deux ans dont notamment l’« éco conception », en partenariat avec la Marine nationale.

Le site de DCN Cherbourg, qui assure la conception et la réalisation des sous-marins, et celui de DCN Armes sous-marines à Saint-Tropez ont entrepris une démarche identique pour maîtriser les impacts environnementaux de leur activité, avec une certification envisagée pour 2008.

19 janvier 2007

 

_ DCN : « Chiffre d’affaires 2006 ».

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe DCN s’établit à 2,7 milliards d’euros pour l’exercice 2006. Il est en hausse de près de 7 % par rapport au chiffre d’affaires de l’exercice 2005 (chiffres tenant compte des effets du changement de méthode pour le rendre comparable). 26 % de l’activité a été réalisée à l’international.

Le segment Navires armés contribue pour 58 % au chiffre d’affaires global. Le marché domestique a assuré un robuste socle d’activités avec, notamment, la poursuite des travaux sur le sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération Le Terrible, les frégates Fremm en cours de construction ainsi que l’avancement du programme des frégates franco-italiennes Horizon.

À l’export, les ventes ont bénéficié en 2006 de la livraison de deux frégates de type Formidable à la Marine de Singapour (programme Delta), du second sous-marin Scorpène à la Marine du Chili (le Carrera) et du programme « sous-marin Malaisie » (Scorpène).

Le chiffre d’affaires de l’activité Services représente 31 %. Ce segment a notamment bénéficié des contrats globaux de maintien en condition opérationnelle (MCO) et du chantier du grand carénage du Téméraire. La poursuite de ces programmes a été garantie par la signature d’avenants au cours de 2006.

Les ventes de lanceurs verticaux de missiles Sylver® contribuent toujours fortement au segment Équipements. Une commande de lanceurs Sylver® a ainsi été notifiée en 2006 pour équiper les frégates Fremm.

Au 31 décembre 2006, le carnet de commandes s’établit au niveau élevé de 8,2 milliards d’euros. 2,6 Md€ de prises de commandes ont été enregistrées en 2006, parmi lesquelles la notification de la première tranche du contrat Barracuda, six sous-marins nucléaires d’attaque de nouvelle génération (le premier sera livré en 2016 et les suivants seront livrés au rythme d’un tous les deux ans). Ce contrat porte également sur le MCO des trois premiers sous-marins.

Jean-Marie Poimbœuf, président-directeur général de DCN, indique : « Ce carnet de commandes apporte au groupe DCN une bonne visibilité industrielle sur les dix prochaines années, tant pour les bâtiments de surface que pour l’activité sous-marine. Elle confirme le dynamisme de l’industrie navale française qui sera renforcée très prochainement par l’opération de rapprochement avec le groupe Thales, récemment approuvée par le conseil d’administration de DCN ».

23 janvier 2007

 

_ Eurocopter : « Record historique de prises de commande ».

Eurocopter, premier hélicoptériste mondial, a enregistré des résultats exceptionnels en 2006 avec une explosion des commandes et un fort accroissement de son chiffre d’affaire, grâce à l’excellence de ses produits et au renforcement de sa présence à l’international. Eurocopter est prêt à relever les défis industriels, technologiques et internationaux qui l’attendent en 2007 et à poursuivre sa croissance, sur un marché en expansion.

En 2006, l’hélicoptériste Eurocopter s’est à nouveau imposé comme leader mondial avec la livraison d’un total de 381 appareils civils et militaires neufs et a renforcé sa position en tant qu’entité commerciale majeure au sein d’EADS, avec un chiffre d’affaire consolidé de 3,8 milliards d’euros. Par rapport à 2005, le chiffre d’affaire a augmenté de 18 %.

Les prises de commande, qui font apparaître une forte demande pour les nouveaux modèles d’hélicoptères, ont porté sur 615 appareils neufs pour un montant de 4,89 milliards d’euros (par rapport à 3,52 milliards en 2005). Fin décembre 2006, le carnet de commandes était à un niveau historique avec 11 milliards d’euros.

Chiffre d’affaires consolidé : 55 % du chiffre d’affaires de la société réalisé en 2006 a porté sur les hélicoptères de série (pour un montant de 1,78 Md€). 31 % du chiffre d’affaires (soit 1,28 Md€) a été réalisé par les services à la clientèle et 14 % (soit 0,44 Md€) par les activités de développement et autres. Le chiffre d’affaires se répartit en 49 % pour le civil & parapublic et 51 % pour le militaire. La part à l’export est de 57 %, ce qui reflète bien le succès de la stratégie d’Eurocopter centrée sur les marchés émergeants.

Les prises de commandes se décomposent de la façon suivante : 58 % pour les hélicoptères de série, 31 % pour les services à la clientèle, et 11 % pour le développement et autres activités pour. En ce qui concerne les prises de commandes en 2006, les produits militaires ont représenté 53 %. La part à l’export s’est élevée à 71 %.

En 2006, les commandes par appareil de série ont été les suivantes : 59 appareils EC120 Colibri, 257 appareils de la famille des Ecureuil/Fennec/EC130, 107 appareils EC135, 80 appareils de la famille des BK117/EC145, 40 appareils de la famille des Dauphin/Panther/EC155, 29 appareils de la famille des SuperPuma/Cougar EC225/EC725, 43 appareils NH90.

Lors de la présentation de ces résultats à la presse, le président-directeur général d’Eurocopter, Lutz Bertling, a déclaré : « En 2006, l’augmentation de notre chiffre d’affaires et de nos commandes a été exceptionnelle. Le volume de nos exportations témoigne du bien fondé de notre stratégie axée sur l’excellence de nos produits, sur l’optimisation continue de notre réseau de services et le déploiement de notre présence sur les marchés émergeant, cela au travers de coopération et d’implantations industrielles locales ».

M. Bertling a ajouté : « Nous avons réalisé une percée décisive sur des marchés auxquels nous n’avions pas accès comme le marché de la défense américain avec l’UH-72A Lakota. Nous avons livré le NH90. Nous avons renforcé notre présence en Russie avec la création d’Eurocopter Vostok. Le développement des activités industrielles d’Eurocopter en Espagne est en bonne voie. En 2006, nous avons recruté plus de 1 200 personnes dans les pays fondateurs du Groupe (France, Allemagne et Espagne), et ce ne sont là que quelques-uns des événements-clé... ».

Lutz Bertling a souligné qu’en 2006, Eurocopter avait restructuré son organisation. En décidant de se transformer en un fournisseur de solutions multi-missions et en créant une chaîne d’approvisionnement mondiale, le groupe pourra répondre aux futurs impératifs du marché dans un contexte concurrentiel toujours plus rude.

Eurocopter doit faire face à plusieurs défis en 2007 : réussir la forte montée en puissance industrielle et l’optimisation de sa chaîne d’approvisionnement ; développer de nouveaux produits pour répondre aux besoins de la clientèle et rester leader face à la concurrence ; investir de façon soutenue dans la recherche et le développement, et plus spécifiquement dans les nouvelles technologies, la sécurité, la disponibilité, le confort, le respect de l’environnement et la diminution des coûts d’opération ; renforcer les programmes de développement internationaux (EC175, KHP, NH90 et Tigre) ; poursuivre l’internationalisation du groupe au travers d’une présence industrielle renforcée sur les principaux marchés.

En mobilisant les ressources nécessaires pour relever ces défis, Eurocopter est confiant de rester leader en 2007, sur un marché en expansion.

24 janvier 2007

 

_ DCN : « Finalisation du rapprochement des activités navales de DCN et Thales en France ».

Aujourd’hui, le ministère de la Défense, le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, DCN et Thales ont annoncé la signature de l’accord portant sur le regroupement des activités du domaine naval de défense en France de DCN et Thales. Ce regroupement majeur s’inscrit dans la perspective de la constitution d’un pôle naval de défense européen dans lequel DCN aura un rôle actif à jouer. Cette étape marque l’entrée de Thales dans le capital de DCN à hauteur de 25 %.

Cette opération fait suite à la déclaration commune d’intention que les deux groupes avaient signée le 15 décembre 2005 avec Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense et Thierry Breton, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

Au terme des accords signés, le groupe DCN acquiert la totalité des activités navales de Thales en France (hors équipements) et devient l’actionnaire unique d’Armaris et de MOPA2, la filiale assurant la maîtrise d’œuvre du second porte-avions. Il est prévu simultanément que Thales entre au capital de DCN à hauteur de 25 % à côté de l’État qui en conserve 75 %. Thales devient « l’actionnaire industriel partenaire » de DCN et les modalités de gouvernance lui permettront de jouer un rôle actif au sein du conseil d’administration pour soutenir le développement de DCN. Thales a par ailleurs la possibilité à l’échéance de deux ans de porter sa participation à 35 %.

L’entrée en vigueur de cette opération interviendra dans quelques semaines à l’issue des procédures d’approbation engagées auprès des autorités chargées du droit de la concurrence et de la Commission des participations et des transferts.

Les ministres ont souligné que cette opération s’inscrit dans la perspective de la consolidation du secteur naval de défense en Europe.

Jean-Marie Poimbœuf et Denis Ranque ont déclaré que : « La mise en œuvre de cette consolidation en France va dans le sens d’une simplification de l’interface commerciale. Plus intégrés, nos deux groupes sauront se montrer très réactifs et compétitifs pour nos clients. En rapprochant nos activités navales françaises, nous avons pour ambition de positionner DCN comme le moteur en France de la démarche de construction d’un futur pôle naval de défense européen. Cette initiative représente une réelle opportunité de développement pour nos deux groupes et leur personnel ».

Le chiffre d’affaires pro forma pour 2006 du groupe DCN dans son nouveau périmètre est proche de 3 milliards d’euros avec un carnet de commandes supérieur à 10 milliards d’euros et des effectifs de 13 300 personnes.

30 janvier 2007

 

_ Eurocopter : « Livraison de deux hélicoptères EC135 au ministère fédéral allemand de l’Intérieur ».

Le ministère fédéral allemand de l’Intérieur, qui compte parmi les plus gros clients civils mondiaux d’Eurocopter, a pris livraison le 31 janvier de deux hélicoptères de type EC135, sur un total de seize, à l’établissement Eurocopter de Donauwörth. Au cours des deux prochaines années, douze postes de secours aérien vont pouvoir être ainsi équipés de ce précieux auxiliaire. Ces EC135 viennent remplacer la flotte de BO105 jusqu’à présent en opération. Avec l’EC135, le ministère fédéral met en service l’hélicoptère de sauvetage nouvelle génération le plus vendu au monde. Le nombreux public présent lors de cette remise comptait des personnalités et des représentants du monde politique, des autorités officielles allemandes et étrangères, des opérateurs de sécurité civile, de l’industrie et des médias.

Au travers de sa Police fédérale (Bundespolizei), le ministère allemand de l’Intérieur (BMI) exploite une flotte qui compte actuellement 84 hélicoptères Eurocopter – dont 10 Alouette II, 25 EC135, 15 EC155, 11 Puma et 7 Super Puma – affectés à des missions de police sur tout le territoire fédéral et à des missions de sécurité intérieure, et 16 BO 105 pour le secours aérien. Dernière génération des hélicoptères de protection civile reconnaissables à leur couleur orange, l’EC135 viendra remplacer progressivement le BO105. Ces deux EC135 versés aujourd’hui à la flotte « orange » ouvrent un nouveau chapitre de l’histoire des organismes allemands de sécurité civile aérienne. Ajoutés aux 25 EC135 de la « flotte bleue » des forces de police, ils vont également contribuer à une homogénéisation des types d’hélicoptères exploités par la Bundespolizei.

Le président-directeur général et CEO d’Eurocopter, Lutz Bertling, a remercié les représentants du ministère fédéral de l’Intérieur, de l’Institut fédéral de la sécurité civile (BBK) et de la section aéroportée de la Police fédérale (Bundespolizei-Fliegergruppe) pour leur confiance renouvelée, et déclaré : « Depuis le début même de notre coopération, voici maintenant plusieurs décennies, le BMI s’est toujours montré visionnaire en adoptant systématiquement les derniers modèles d’hélicoptères, dotés des équipements les plus modernes, pour faire face à la grande diversité des missions qui lui échoient. Son choix n’a cessé de se porter sur Eurocopter. Partenaire professionnel doté d’une expérience exceptionnelle en opérations, la Bundespolizei a été, bien des fois, le moteur de nombreuses améliorations de produits, voire de l’intégration d’équipements de mission d’avant-garde. C’est le cas, par exemple, du système de détection d’obstacles Hellas installé sur ces nouveaux EC135 de sécurité civile. La Bundespolizei s’est également révélée une aide précieuse pour Eurocopter durant la phase d’étude de nombreux contrats internationaux : son expérience et son choix d’équipements constituent une référence pour de nombreux services de police et de sécurité civile aéroportés du monde entier ».

Les hélicoptères de sécurité civile EC135 du BMI sont du type EC135 T2i : cette nouvelle version allie augmentation de charge utile et de puissance au décollage à une amélioration des performances par temps chaud et en haute altitude. Ils bénéficient d’un poste de pilotage à écrans compatibles avec jumelles de vision nocturne, d’un système de navigation assisté par GPS, d’équipements sanitaires légers à démontage rapide, d’un double crochet sécurisé certifié pour le transport de personnes, et – pour la première fois au monde dans l’histoire du secours aérien – du système de détection d’obstacles Hellas.

L’EC135 s’est imposé dans le domaine du secours aérien international comme l’hélicoptère bimoteur léger le plus apprécié de la nouvelle génération. Pas moins de 250 unités sont actuellement affectées à des missions SAR ou EMS de par le monde, dans 20 pays différents, soit près de 80 % des parts de marché de la catégorie. Dans la seule Europe, 150 de ces appareils effectuent des missions terrestres, maritimes, en haute montagne, quelles que soient les conditions météorologiques, en conditions VFR comme en conditions IFR. Depuis l’introduction de l’EC135 sur le marché en 1996, plus de 530 exemplaires ont été livrés à ce jour dans le monde.

Ses nombreuses qualités – grande capacité d’adaptation aux profils de missions les plus variés, remarquable manœuvrabilité, taux de disponibilité inégalé de 98 %, simplicité de maintenance et impact environnemental limité, le niveau sonore de l’EC135 étant inférieur de 7 dBA au seuil prescrit par la norme OACI – font de l’EC135 le champion international de sa catégorie.

31 janvier 2007

 

_ Thales : « Nouveau succès pour le laser spatial de Thales ».

Le laser spatial de Thales a franchi une nouvelle étape en passant avec succès les tests de résistance aux chocs de plus de 2 000 g sur les 3 axes.

Destiné à fonctionner deux années sur la planète Mars à l’issue d’un long voyage interplanétaire de près de dix mois, le laser de Thales avait déjà démontré ses performances, et notamment sa capacité à délivrer plus de 30 mJ par impulsion, dans une gamme de température allant de - 30°C à + 30°C et sa capacité à supporter des environnements terriblement hostiles en radiations et en poussières, etc. Ses dimensions et son poids extrêmement réduits (20 cm de long et 5 cm de diamètre pour une masse inférieure à 600 g) lui permettent de répondre aux contraintes spatiales.

Mis au point par Thales en 2000, le laser Diva a rapidement été remarqué pour ses qualités de compacité, énergie délivrée et qualité de faisceau par le Centre national d’études spatiales (Cnes) et le Centre d’études spatiales et du rayonnement de Toulouse (CESR). Un partenariat scellé il y a cinq ans entre Thales, le Cnes et le CESR a permis de lancer le projet très ambitieux de ChemCam (Chemistry Camera), pour analyser les roches martiennes d’une manière totalement inédite jusqu’à présent.

Conçu comme un instrument d’analyse « à distance » de roches et basé sur le principe de la Laser Induced Breakdown Spectroscopy (LIBS), ChemCam a été sélectionné par la Nasa en 2004 pour équiper sa mission d’étude de la planète Mars, Mars Science Laboratory (MSL), prévue en 2009.

Aujourd’hui, la capacité du laser ChemCam à résister à des vibrations et chocs de plus de 40 g rms et 2 000 g sur les trois axes marque une nouvelle étape-clé pour ce joyau technologique. Le pari osé de Thales, du Cnes et de CESR d’analyser les roches sur Mars au moyen d’une technologie révolutionnaire deviendra bientôt une réalité puisque le modèle de vol du laser devrait être prêt en juillet 2007 pour une mission Nasa programmée en 2009.

7 février 2007

 

_ Eurocopter : « Contrat avec Apoorva Aviation : deux EC120 pour l’Inde ».

Le responsable des ventes Eurocopter pour l’Inde, Ludovic Boistot et Suresh Babu,président de la société Apoorva Aviation, ont signé, ce jour, un contrat portant sur l’acquisition de deux hélicoptères d’entraînement EC 120 de nouvelle génération.

Apoorva prévoit de démarrer, dans la seconde moitié de 2007, une formation de base et des cours de perfectionnement pour les pilotes d’hélicoptères indiens de façon à répondre à un besoin grandissant de pilotes très compétents pour la flotte d’appareils de transport qui est en constante augmentation dans le pays. Eurocopter est tout à fait conscient de la forte croissance du marché indien et encourage donc vivement cette initiative. « Grâce à la nouvelle structure de formation d’Apoorva, qui utilise l’hélicoptère d’entraînement le plus rentable du marché, nous donnons la possibilité à nos clients indiens potentiels de former leurs équipages suivant les standards les plus élevés et nous garantissons à nos futurs pilotes d’hélicoptères indiens une formation sur le meilleur véhicule d’exercice possible puisque l’EC120 intègre une avionique d’avant-garde et qu’il garantit sécurité et manoeuvrabilité », a déclaré M. Boistot.

Né d’un partenariat entre le Groupe Eurocopter, ST Aerospace et Catic en Chine, le Colibri EC120 B est un monomoteur léger, d’une grande polyvalence.

En raison de sa taille, de ses capacités de pilotage, de la simplicité de sa conception et de l’exceptionnelle visibilité de sa cabine, il est parfaitement adapté à la formation de base et au perfectionnement des pilotes. Grâce à l’intégration de technologies les plus modernes et de systèmes anti-crash, les instructeurs peuvent assurer leur formation dans des conditions de sécurité optimales. Avec un ensemble d’équipements de mission sans égal, ce modèle d’hélicoptère est déjà utilisé à des fins d’exercice, et par différentes armées dans le monde, comme l’Espagne.

Comme exemples types de pays clients asiatiques, citons l’Indonésie qui, pour son Armée de l’air et sa Marine, utilise l’EC120 B pour l’instruction des pilotes depuis 2001 ainsi que l’Armée de l’air de la République de Singapour (RSAF) qui, en décembre 2005, a également sélectionné l’EC120 B comme plate-forme de formation pour le programme de cours Voilure Tournante (RWC).

L’EC120 B est facile à piloter et facile à entretenir. Il intègre les toutes dernières technologies, telles que doubles commandes, poignée tournante, frein rotor, indicateur de première limitation pour le couple et le régime moteur, et calcul des performances pour aider les instructeurs à exécuter leurs missions de formation avec le maximum de sécurité. Il est équipé d’une tête rotor de type Spheriflex, ce qui facilite considérablement la maintenance.

Avec un nouveau rotor arrière de type Fenestron® et un niveau de bruit inférieur de 6,6 dB au seuil établi par l’OACI, il est l’hélicoptère le plus silencieux de sa catégorie et les émissions polluantes de ses moteurs sont réduites. Son turbomoteur Turboméca Arrius 2F fournit 504 shp/376 kW et est connu pour sa consommation de carburant exceptionnellement faible. L’EC120 B est le premier monomoteur à satisfaire aux exigences de la nouvelle règlementation JAR 27 portant sur la sécurité (structure anti-crash du circuit carburant et des sièges pilote et passagers). L’hélicoptère ne nécessite qu’une maintenance légère, les concepteurs ayant mis l’accent sur la facilité d’accès et la réduction des coûts. Entre deux visites programmées, le pilote peut effectuer la maintenance lui-même.

8 février 2007

 

_ Eurocopter : « Les cent ans de l’hélicoptère ».

Après, l’envol de quelques modèles réduits d’étude caractérisés par leur très grande légèreté, le premier vol d’un hélicoptère piloté est rendu possible au début du XXe siècle par l’apparition des premiers moteurs à explosion suffisamment puissants et légers. L’histoire a retenu une date, 1907, et quelques noms : Bréguet-Richet, Cornu, Pescara, Oehmichen...

L’engin de Paul Cornu, mécanicien et inventeur habile, est aujourd’hui souvent cité comme l’un des premiers ayant pu soulever son pilote à la verticale pendant quelques instants. Un résultat modeste il est vrai, mais qui ne saurait faire oublier la détermination et la passion de cet homme luttant à armes inégales contre la complexité du vol vertical, l’asthmatisme des moteurs de l’époque et l’inadaptation des matériaux disponibles.

Cent ans plus tard, la mécanique du vol est dorénavant bien comprise, même si des surprises restent parfois possibles. Moteurs et matériaux sont au rendez-vous. Les outils ont donc changé, mais la passion et la détermination des précurseurs européens a été transmise intacte aux mécaniciens et aux ingénieurs du XXIe siècle. C’est sans doute ce qui explique qu’Eurocopter, une des toutes premières sociétés européennes pleinement intégrées, se soit également hissée à la place de premier hélicoptériste mondial.

Tout au long de cette année 2007, nous reviendrons régulièrement sur les épisodes les plus marquants de l’histoire de l’hélicoptère, par le biais de communiqués de presse et d’articles dans Rotor, le magazine d’information d’Eurocopter. Une histoire qui s’est toujours confondue, on le verra, avec l’aventure industrielle d’Eurocopter dont les racines plongent profondément dans le terreau aéronautique européen. Eurocopter initiera et prendra part à plusieurs événements pendant l’année 2007 pour souligner cet anniversaire. Un blog, dédié à ce centenaire sera prochainement accessible à partir du site Internet d’Eurocopter (www.eurocopter.com).

En route pour le deuxième centenaire de l’hélicoptère avec comme moteurs irremplaçables la passion et l’innovation ! Alors à bientôt sur le blog

12 février 2007

DCN, Eurocopter, Thales

Octobre 2019
n° 823

L'importance stratégique des Outre-mer

Actualités

01-10-2019

Découvrez les grandes lignes du budget 2020 du ministère des Armées

27-09-2019

La Chine lance son premier porte-hélicoptères – China launches first
amphibious assault ship

26-09-2019

Jacques Chirac dans la RDN : les discours de l’ancien président

25-09-2019

A400M et KC-130J : enfin des solutions pour le ravitaillement des hélicoptères français –
French Army solves the refuelling

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...