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Aéronautique et Espace

Introduction du général d’armée aérienne Stéphane Abrial, chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEMAA) pour le dossier « Aéronautique et espace » du numéro de la revue Défense nationale et sécurité collective, Salon du Bourget (18 au 24 juin 2007).

Cet article a pour objectif de donner des éléments de concepts relatifs à la puissance aérospatiale. Après avoir proposé quelques définitions et rappelé ses caractéristiques fondamentales, il apporte un éclairage sur l’utilité de la puissance aérospatiale pour notre sécurité au quotidien, pour les opérations militaires, du niveau stratégique au niveau tactique, et comme outil de coercition ou d’influence au service des plus hautes autorités.

En dépit de ses performances et de son rôle essentiel pour les armées occidentales, l’Air Power fait face à un paradoxe : historiquement formaté pour les opérations classiques, mais aujourd’hui victime de son propre succès, il doit désormais s’adapter vers la stabilisation et la « petite ». Au-delà de la RMA et de la « transformation », l’arme aérienne doit donc réorienter sa doctrine comme ses pratiques, afin de mettre en valeur sa flexibilité irremplaçable dans la gestion de crises et les utilités multiples de la troisième dimension lors d’opérations interarmées de stabilisation.

Historiquement, l’Armée de l’air a été la première impliquée dans la mission de dissuasion nucléaire. Depuis plus de quarante ans, les Forces aériennes stratégiques (Fas) assurent cette mission avec une rigueur devenue légendaire ; laquelle n’a jamais empêché — bien au contraire — leur adaptation permanente à l’environnement géostratégique, à la politique de défense nationale, aux évolutions technologiques et… aux contraintes budgétaires. Le secret de la réussite de ces adaptations ? La rigueur, encore elle, avec laquelle la cohérence d’ensemble, donc la crédibilité de la dissuasion, a toujours été préservée dans ses fondamentaux. Petit portrait des Fas, par leur vingtième commandant.

Les conflits actuels imposent aux forces armées des modes d’action modulaires. En mobilisant l’ensemble de ses moyens, l’armée de l’air garantit un signal politique fort tout en réduisant l'empreinte au sol. En outre, en sécurisant l’engagement terrestre, l’utilisation des vecteurs aériens consolide les opérations et ainsi renforce leur légitimité. Les qualités de vitesse, d’allonge, de précision font de l’arme aérienne un outil performant pour faire face aux défis des crises et conflits modernes.

L’Armée de l’air participe en France, de façon permanente, à de nombreuses missions qui contribuent directement à la préservation de la sécurité des citoyens. Son action dans des domaines aussi variés que la sûreté aérienne, la surveillance spatiale, la recherche et le sauvetage des aéronefs en détresse, l’évacuation sanitaire de ressortissants ou l’aide aux victimes de catastrophes naturelles est le fruit de l’engagement quotidien d’environ 2 500 officiers, sous-officiers et militaires du rang répartis dans l’ensemble des bases aériennes métropolitaines.

Outil stratégique majeur et force de mêlée, la puissance aérienne offre des capacités décisives au service de la défense, grâce à une très grande variété d’effets. Fort développement du domaine spatial, prolifération de menaces dans la troisième dimension, asymétrie des engagements, les défis pour l’Armée de l’air sont multiples. Elle devra continuer à garantir la liberté d’action nécessaire au maintien de la souveraineté nationale et à l’engagement des forces. Elle propose une approche innovante et prospective des capacités à détenir.

« Air 2010 » vise à rationaliser et à simplifier les structures de commandement de l’Armée de l’air pour lui donner une meilleure capacité opérationnelle et une plus grande réactivité. Reposant sur une approche par métier, l’application d’une logique d’organisation fonctionnelle a permis de s’affranchir d’un découpage territorial. La mise en œuvre de ce projet qui a débuté à l’été 2005, se traduit par une forte délocalisation en province des structures de commandement qui répond à une attente sociale. La mise en cohérence du droit avec les faits devrait se réaliser le 1er janvier 2008 par la mise en vigueur des nouveaux textes réglementaires.

Les organisations de soutien des principales armées alliées britanniques, allemandes et américaines ont profondément évolué ces dernières années. En France, après la redéfinition des attributions du chef d’état-major des armées (Cema) en avril 2005, il paraît indispensable de revoir l’organisation globale des soutiens de nos armées. Cela permettra à terme d’alléger leurs périmètres d’action, de les adapter au format 2015 des armées, d’augmenter leur réactivité en Opex et enfin de mieux maîtriser les coûts de la logistique et du maintien en condition opérationnelle (MCO).

La modernisation du maintien en condition opérationnelle (MCO) est une priorité des responsables de la Défense. Dans le domaine du soutien des matériels aéronautiques, une décision majeure a été prise fin 2006, visant à rassembler à partir du 1er janvier 2008 dans un même service, le SIAé (Service industriel de l’aéronautique) et la totalité des travaux de soutien de nature industrielle effectués au sein du ministère de la Défense. C’est une contribution importante à l’amélioration des performances et de l’efficacité économique du MCO aéronautique.

La puissance aérospatiale s’adapte progressivement aux engagements non conventionnels caractéristiques des « nouveaux conflits » ou « conflits asymétriques ». Composante essentielle d’une force interarmées, elle est optimisée pour traiter avec précision des cibles à haute valeur, incluant les armes de destruction massive. Ses qualités d’endurance et d’ubiquité dans les domaines de la surveillance et de la précision de l’engagement contribueront à soutenir et appuyer les forces de surface contre des adversaires pratiquant des formes de violence collective paramilitaire (guérilla) ou groupusculaire (terrorisme), souvent dans un environnement urbain contraignant. Ses effets consisteront alors à désarmer des organisations paramilitaires s’appuyant sur un réseau discernable d’emprises géographiques et à entraver la liberté de manœuvre des groupusculaires, dans le cadre d’une stratégie globale de lutte contre le terrorisme.

En opérations, la coordination des actions dans la troisième dimension est fondée sur le partage des espaces. Cette logique est la conséquence naturelle de la formation des puissances aériennes, dans un environnement opérationnel et technologique maintenant dépassé. À l’heure actuelle, la rapidité du tempo des opérations, le besoin de sécurité et la nécessité de démontrer le bien-fondé de la dépense militaire conduisent à exploiter les nouvelles technologies en adoptant la gestion dynamique de la troisième dimension.

Le drone présente de nombreux atouts opérationnels dont le principal est d’offrir au combattant la possibilité de réduire son exposition au feu ennemi. Initialement destiné au renseignement, le drone élargit peu à peu ses capacités à l’ensemble des missions dévolues aux avions habités. Mais ses limites propres, la nécessité de maintenir le combattant au contact de l’adversaire, et son coût de possession permettent d’affirmer que l’homme n’est pas prêt de descendre de l’avion.

L’utilisation de l’Espace par les défenses des différents pays européens montre de nombreuses tentatives de coopération, avec des résultats plus ou moins heureux. L’expérience acquise, les besoins en termes d’information (imagerie, communication, renseignement) et la volonté de coopération européenne tracent la route à suivre pour une nouvelle ambition.

L’espace est un atout déterminant pour que nos forces disposent de capacités militaires essentielles. Même si en Europe les investissements dans ce domaine restent encore modérés et même si les initiatives ont été, jusqu’à il y a peu, dispersées et dominées par des volontés d’autonomie nationale, seuls des schémas de mutualisation des moyens, de coopérations avec nos partenaires européens ou de dualité civile-militaire pourront permettre à l’Europe de se doter des équipements qui lui permettront de faire face aux principales menaces qui pèsent sur la sécurité commune.

Défis institutionnels, défis militaires, défis financiers et industriels, tels sont les principaux défis qui se présentent à l’Europe spatiale. Comment y faire face ? Pascale Sourisse a répondu à cette question en traitant de dualité et compétitivité lors d’une conférence organisée par le Chéar le 22 mars 2007. Depuis son intervention, la Commission européenne a autorisé le transfert vers Thales des parts d’Alcatel-Lucent dans Alcatel Alenia Space. Cette dernière société devenant Thales Alenia Space.

La France se dote d’un nouvel armement air-sol tout temps de précision, l’AASM, afin d’en équiper ses unités d’avions de combat Rafale. Par ses caractéristiques, cet armement conventionnel donnera toute sa cohérence au dispositif aérien offensif français. Répondant aux principes des opérations aériennes modernes, tel que la maîtrise des effets, l’AASM fait appel aux plus hautes technologies de l’industrie française aéronautique et de défense. Il ouvre également, par sa capacité d’évolution, sur une large famille d’armements, de manière à satisfaire de nouveaux besoins opérationnels.

Le commerce international d’armes se situe-t-il au-dessus de la Loi ? En décidant de mettre fin à une enquête majeure impliquant BAE Systems, dans une affaire de corruption présumée concernant le « contrat du siècle » Al Yamamah de livraison d’avions à l’Arabie Saoudite, les autorités britanniques ont soutenu qu’il a été « nécessaire de mettre en balance le besoin de maintenir l’état de droit d’une part et l’intérêt public plus large d’autre part ». Sur fond de menaces saoudiennes d’arrêter la coopération contre Al-Qaïda et d’annuler de nouveaux contrats juteux, cette décision semble fragiliser les efforts internationaux de lutte contre la corruption.

Le système de défense antimissiles balistiques (Ballistic Missile Defense, BMD) des États-Unis est une réponse limitée aux menaces grandissantes de ce type. Aujourd’hui encore, ce système ne peut défendre que les États-Unis contre une attaque de longue portée. En effet, il n’est pas apte à fournir à l’Europe une défense similaire contre des attaques provenant du Moyen-Orient. Or, les États-Unis peuvent offrir à leurs alliés européens une protection contre une attaque de missiles à longue portée, en déployant le système américain en Europe centrale. Ces avantages du bouclier antimissiles complèteraient les futurs systèmes de défense de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan), ainsi que les systèmes de défense déployés par nos alliés. Tous ensemble, ces déploiements fourniront la couverture complémentaire requise pour une défense antimissiles plus forte. Sans l’option de défense, les victimes d’attaques n’ont comme réponses que de la « préemption », de la rétorsion ou de la capitulation.

Le Comité d’analyse et de réflexion sur l’actualité (Cara) de l’association des auditeurs de l’IHEDN publie régulièrement des analyses assorties de recommandations portant sur la défense globale. Le rapport « Dissuasion nucléaire et défense antimissiles » est disponible sur le site (www.2a-ihedn.org).

Afghanistan

La mission ISAF est devenue une grande priorité de l’Otan, mais son accomplissement ne sera pas du tout facile. Les facteurs historiques et géopolitiques pèsent lourdement sur la situation de l’Afghanistan : on parle d’« irakisation ». Grave menace pour les soldats de l’Otan immergés dans un environnement hostile, qui sont les victimes potentielles d’embuscades, de raids ou d’attentats-suicides. Les mois à venir nous montreront si l’Otan réussit à reconstruire l’Afghanistan et éliminer Al-Qaïda.

Dans un précédent article (Défense nationale et sécurité collective, mai 2007 : « La galère afghane : état des lieux »), l’auteur a montré comment l’action de l’Otan en Afghanistan passe à côté de l’essentiel : la lutte contre la drogue. Il a souligné aussi combien les Américains et leurs alliés se sont fourvoyés au point d’indisposer une population qui, à l’origine, leur était favorable. Alors que l’Organisation atlantique est prise dans une spirale interventionniste, il importe de se demander pourquoi nous combattons en Afghanistan. La réponse permettra d’envisager soit la poursuite de l’expédition et les sacrifices que cela représente, soit un repli de l’Otan et l’entrée en lice de forces nouvelles.

Présentes en Afghanistan depuis presque trente ans, les organisations humanitaires sont de plus en plus fréquemment prises pour cibles. Symptomatiques du changement de stratégie de la part des taliban et leurs affidés, ces attaques soulèvent de nouvelles questions sur la continuité de l’action humanitaire et, au-delà, de l’implication de la communauté internationale en Afghanistan. Lire la suite

Chroniques

Gifas : « Bilan 2006 de l’industrie aéronautique et spatiale française » Lire la suite

Bibliographie

Emmanuelle Dancourt : Général Valentin : « De Sarajevo aux banlieues, mes combats pour la paix »  ; Éditions CLD, 2006 ; 264 pages - Michel Lagrange

Séduite par la personnalité du général d’armée Marcel Valentin, à l’occasion de ses adieux aux armes en juillet 2005, Emmanuelle Dancourt, journaliste à FR3 et à KTO, où elle anime l’émission Visages Inattendus de Personnalités (VIP), a rédigé ce livre sur le général ou plutôt avec lui. Spécialiste des entretiens en direct, elle a en effet choisi de réaliser un livre qui publie les réponses aux questions qu’elle pose. Cette forme particulière et moderne donne un style plus vivant et plus personnel que celui d’un simple récit. Selon la coutume des entretiens oraux de la télévision, chaque chapitre est introduit par une mise dans l’ambiance et une explication de la situation générale. Lire la suite

p. 197-198

Avec la parution de ce cinquième tome s’achève l’œuvre considérable entreprise en 2002 par Pierre Pascallon sous le titre Les Armées françaises à l’aube du XXIe siècle. Le choix du dernier thème, interarmisation et multinationalisation, est audacieux : ces mots, bien laids, recouvrent maintes contradictions entre positions de principe et difficultés d’exécution. Le nombre et la diversité des auteurs est le gage d’une pluralité d’opinions bien venue en la matière. Nous n’en retiendrons que quelques accents majeurs. Lire la suite

p. 198-199

Georges Mourier : Hélie de Saint Marc - « Servir ? »  ; Éditions LBM, 2009 ; DVD documentaire - Pierre Brière

Pourquoi un point d’interrogation au titre de ce film ? Le commandant Denoix de Saint Marc répond : « Servir, oui. Servir jusqu’au bout, jusqu’au sacrifice suprême, oui. Mais servir a une limite, là où commence le déshonneur. Limite subjective. Limite discutable. Mais limite. D’où le point d’interrogation. Il ne faut pas mettre un homme dans une situation telle que la seule issue possible soit la révolte ». Cette déclaration est le fil conducteur de ce DVD. Lire la suite

p. 199-201

Yves Lacoste : Géopolitique, la longue histoire d'aujourd'hui  ; Éditions Larousse, 2006 ; 336 pages - Eugène Berg

Voici enfin le livre que l’on attendait. À force de lire les articles et éditoriaux d’Yves Lacoste, dans la revue Hérodote qu’il créa en 1976, maints lecteurs restaient en attente d’une œuvre plus ample, d’une synthèse que les introductions explicatives annuelles dans l’état du monde ne parvenaient pas à combler. Lire la suite

p. 201-203

Barah Mikaïl : La politique américaine au Moyen-Orient  ; Éditions Dalloz, Iris, 2006 ; 260 pages - Emmanuel Dupuy

Cet ouvrage qui paraît dans le contexte des élections américaines de mi-mandat de novembre 2006, immédiatement suivies par la publication du rapport détonnant Baker-Hamilton sur la situation en Irak et au Moyen-Orient, sonne particulièrement juste. Lire la suite

p. 203-204

Gheorghe Ciascai : « Entre Balkans et Orient : l'approche roumaine de la Pesc » in Occasional Paper n° 65  ; Institut d'études et de sécurité, novembre 2006 ; 50 pages - Delphine Clerc

Il aura fallu attendre le 1er janvier 2007, soit quinze ans après la soumission de sa candidature à l’adhésion de l’Union européenne (UE) pour que la Roumanie rejoigne le cercle des 25. Pays au carrefour d’influences culturelles et religieuses diverses, la Roumanie représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la sécurité des Balkans occidentaux, la partie européenne de la Communauté des États indépendants (CEI) et les Nouveaux États indépendants (NEI). Lire la suite

p. 204-205

Hervé Couraye : Chroniques du Japon  ; Éditions Syracuse, 2006 ; 104 pages - Pierre Morisot

Ce petit ouvrage est axé sur les relations de l’Empire du Soleil levant avec les États-Unis et sur sa politique de défense, les deux domaines étant à l’évidence étroitement liés. Il se présente sous la forme d’un recueil de textes courts datés de 2004 et 2005 et s’appuyant sur une chronologie qui débute avec le siècle en cours. Il se place donc en pleine ère Koizumi, ce dirigeant que son abondante chevelure a rendu identifiable jusque dans nos plus modestes chaumières et qui a dominé la scène politique nippone par sa forte personnalité, son caractère affirmé et son indéniable popularité. Lire la suite

p. 205-206

René Cagnat : En pays kirghize, visions d'un familier des monts Célestes  ; Éditions Transboréal, 2006 ; 128 pages - Claude Le Borgne

René Cagnat est un excellent connaisseur des peuples d’Asie centrale. Dès 1981, il leur consacrait, avec Michel Jan, un livre joliment titré Le Milieu des Empires (Robert Laffont). Des deux compères, jeunes officiers, Cagnat était à Moscou, Jan à Pékin. L’un comme l’autre ne devaient plus quitter l’objet de leur passion. Quand il mit fin à sa carrière, en 1999, René Cagnat était attaché en Ouzbékistan. Depuis lors, il passe le plus clair de son temps en Kirghizie, retraite heureuse qui convient à l’aventurier qu’il fut et qu’il reste. Lire la suite

p. 206-206

Revue Défense Nationale - Juin 2007 - n° 698

Aerospace

An introduction by General Stéphane Abrial, Chief of French Air Staff (CEMAA), to the special feature on aerospace in the Paris Air Show issue of Défense nationale et sécurité collective.

The aim of this article is to formulate the rudiments of the concepts relating to aerospace power. After proposing some definitions and stating its fundamental characteristics, it highlights the value of aerospace power for our day-to-day security, for military operations at the strategic and tactical levels, and as a tool for coercion or influence available to the highest authorities.

Despite its capabilities and its essential role in Western armed forces, air power is facing a paradox: historically tailored for classic operations but today the victim of its own success, it must now adapt to stabilisation and ‘small wars’. Over and above the RMA and ‘Transformation’, the air arm must realign its doctrine and practices to exploit its irreplaceable flexibility in crisis management and the many uses of the third dimension in joint stabilisation operations.

Historically, the Air Force has been the first involved in the nuclear deterrence mission. For over 40 years France’s Strategic Air Forces (FAS) have assumed this mission with a now legendary rigour. That has never prevented them, quite the contrary, from continuously adapting to the geostrategic environment, national defence policy, technological change and of course financial constraints. And the secret of their ability to adapt while assuring a credible deterrence, as described in this brief portrait by the twentieth officer to command them, has been that rigour.

Today’s conflicts call for great flexibility on the part of armed forces. Yet by mobilising all of its assets the Air Force can guarantee to send a strong political signal while reducing the forces’ footprint. And by giving cover to land operations aircraft consolidate them and add to their legitimacy. Speed, reach and precision are qualities that make the air arm an efficient instrument in crisis prevention and management.

The Air Force is permanently engaged on numerous tasks within France, contributing directly to French citizens’ security. This activity is made possible by the day-to-day commitment of some 2,500 officers, NCOs and airmen who work on airbases throughout France, and covers areas as varied as flight safety, space surveillance, search and rescue of aircraft in distress, medical evacuation of French nationals and assistance to victims of natural disasters.

Both a strategic and tactical tool, air power brings decisive advantages to the nation’s defence thanks to its wide range of capabilities. The Air Force is, however, facing many challenges–in space, the growing number of threats in the air and the asymmetry of engagements. It must continue to guarantee the freedom of action necessary for ensuring national sovereignty and supporting committed forces, and is making a novel and forward-looking survey of the capabilities required.

The ‘AIR 2010’ reforms are intended to rationalise and simplify the Air Force’s command structure to make it more operational and responsive. Using a functional organisation approach, it has been possible to break away from the present geographical division. The project, which began in summer 2005, will result in major relocation away from the Paris region to create jobs. The associated regulations will come into effect on 1 January 2008.

The logistic support organisations of the principal allied armed forces (British, German and American) have evolved profoundly in the past few years. Following the redefinition of the powers of the Chief of French Defence Staff (CEMA) in April 2005, it is now essential to look once again at the overall logistic support of our Armed Forces. This will allow us to reduce disparities, adapt to the planned 2015 Armed Forces organisation, increase their reactivity in external operations, and finally to exercise better control over the cost of maintenance in operational condition (MCO).

Modernisation of maintenance in operational condition (MCO) of defence equipment is a ministerial priority. Concerning aeronautical equipment, a major decision was taken at the end of 2006 to bring together, as from 1rst January 2008, in the one organisation, the SIAé (Aeronautical Industrial Service), all industrial support work carried out under the Ministry of Defence. This represents a big contribution to improving the performance and cost-effectiveness of aeronautical MCO.

Air forces are gradually adapting to the non-conventional characteristics of the ‘new’ or ‘asymmetric’ conflicts. An essential component of any joint force, air power is optimised to engage high-value targets, including weapons of mass destruction, with great precision. Its qualities of endurance and ubiquity in surveillance and precision strikes help support surface forces against adversaries using collective paramilitary violence (guerrilla warfare) or in small groups (terrorism), often in restrictive urban terrain. Its effects will therefore consist in disarming paramilitary organisations making use of geographically identifiable networks and reducing the freedom of movement of terrorists, as part of an overall strategy of fighting terrorism.

During operations, coordination of action in the third dimension is based on a sharing of the air. This is the natural outcome of the creation of air powers in an operational and technological environment that is a thing of the past. Today the rapid pace of operations, the need for security and the requirement to justify defence expenditure lead to use of new technologies in the dynamic management of the third dimension.

The drone or unmanned aerial vehicle has many operational advantages, the main one being that it can reduce the combatant’s exposure to enemy fire. Initially designed for intelligence gathering, the UAV’s range of missions is gradually widening to include all those of manned aircraft. Yet its limitations, the need to maintain contact with the adversary and its acquisition cost suggest that the airman is not about to quit his cockpit.

The military use of space by several European countries has included many attempts at cooperation, with mixed results. Experience gained, needs in terms of information (imaging, communications, intelligence) and a desire to cooperate on the European level indicate the way ahead.

The use of space is decisive in giving our forces essential military capabilities. Even if within Europe investment in space is still relatively modest and initiatives were until quite recently disparate and driven by nations’ wish for autonomy, only the reciprocal use of assets, cooperation with our European partners and civil-military dual use will enable Europe to acquire the assets needed to confront the main threats to our common security.

The main challenges facing European use of space are institutional, military, financial and industrial. How to confront them was a question to which Pascale Sourisse suggested answers when speaking on duality and competitiveness at a CHEAr (Centre for Higher Armaments Studies) conference on 22 March this year. Since that date the European Commission has authorised the transfer to Thales of Alcatel-Lucent’s shares in Alcatel Alenia Space, which becomes Thales Alenia Space; the author is CEO of the company.

France is acquiring a new, all-weather, precision air-to-ground weapon, the AASM, which will equip its Rafale fighter units. The characteristics of this conventional weapon will add greatly to the coherence of France’s air operations. Applying modern air operational concepts such as Effects Based Operations, the AASM incorporates the latest French aerospace and defence industrial technologies. It has the potential to be developed into a wide family of weapons to meet new operational requirements.

Is the international arms trade above the law? By deciding to put a stop to a major investigation implicating BAE Systems in a major corruption scandal concerning the Al Yamamah ‘Contract of the Century’ for the sale of aircraft to Saudi Arabia, the British authorities maintained that it was necessary to ‘. . . balance the need to maintain a state of law on the one hand, and the larger public interest on the other’. Against a background of Saudi threats to end cooperation against al-Qaeda and to cancel new and juicy contracts, this decision appears to weaken international efforts to fight corruption.

Ballistic missiles carrying even a single nuclear, chemical, or biological payload can potentially cause catastrophic damage to a country. The US ballistic missile defence system is a limited response to the growing threats posed by ballistic missiles of all ranges, yet today it can defend only the United States against long-range attack. It is not capable of providing Europe a similar defence against intermediate- and long-range ballistic missiles attacks from the Middle East. The United States can offer its European allies protection from long-range ballistic missile attack by forward deploying elements of the US system in Central Europe. These missile defence assets would complement future NATO missile defence systems and those deployed by allies. All together this deployment would provide the complementary coverage required for a stronger missile defence. Without the option of defence, victims of attack are left with only pre-emption, retaliation or capitulation as a response.

The committee for the study of current affairs of the IHEDN’s (Institute for Higher National Defence Studies) alumni association regularly publishes analyses and recommendations on defence questions. Their report on deterrence and anti-missile defence, on which this article is based, is available (in French) at www.2a-ihedn.org.

Afghanistan

The ISAF’s mission has become a main priority for NATO, but success will not come easy. Historical and geopolitical factors weigh heavily in the situation in Afghanistan, and the talk is of its ‘Iraqisation’. There is a serious threat to the NATO soldiers immersed in a hostile environment who are a prey to ambushes, raids and suicide attacks. The coming months will show whether NATO can manage to rebuild Afghanistan and eliminate al-Qaeda.

In an article in last month’s issue of Défense nationale et sécurité collective entitled ‘The Afghan nightmare: an update’, the author showed how NATO action in Afghanistan is missing the point: the drugs war. He highlighted the way in which the Americans and their allies have taken the wrong track to the point of alienating a population initially well disposed towards them. The Atlantic Alliance is caught up in an interventionist spiral, and we have to ask ourselves what we are fighting for in Afghanistan. The answer to that question will tell us whether the operation should be maintained, with the sacrifices that that will entail, or whether NATO should withdraw to allow other forces to take over.

Present on the ground in Afghanistan for nearly 30 years, humanitarian aid organisations increasingly find themselves targets. Symptomatic of a change in strategy on the part of the Taliban and its accomplices, these attacks raise questions on the continued presence of aid organisations, and more broadly on the international community’s involvement in Afghanistan. This article examines the impact of the deteriorating security situation on aid organisations and suggests the conditions necessary for NGOs’ continued intervention in the country. Finally, it shows that the attacks on these organisations have potentially disastrous consequences for the French forces operating there.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Juin 2007 - n° 698

Gifas : « Bilan 2006 de l’industrie aéronautique et spatiale française »

Le président du Gifas, Charles Edelstenne, lors d’une rencontre avec la presse, a présenté le bilan de l’industrie aéronautique et spatiale française pour 2006. L’année a été remarquable avec une croissance significative du chiffre d’affaires et un maintien des commandes à un très haut niveau. Le chiffre d’affaires non consolidé se monte à 32,1 milliards d’euros, soit une croissance de 9 % à périmètre constant. Le secteur civil a augmenté de 16 % alors que le secteur défense est en recul de 2 %, toujours à périmètre constant. L’activité civile est toujours prédominante à 67 %.

Les exportations atteignent le plus haut niveau jamais atteint, soit 73 % du CA consolidé de la profession, « preuve de la qualité reconnue de nos matériels », souligne le président du Gifas.

Le chiffre d’affaires du spatial progresse légèrement (+ 2,8 %) à 3,1 milliards d’euros mais en retrait par rapport aux chiffres de la fin de la décennie précédente.

Avec une croissance de 13 %, l’activité des équipementiers poursuit sa progression tant sur le marché français qu’à l’exportation, et a été portée par les besoins importants des systèmiers.

Avec 50,2 milliards d’euros, les prises de commandes totales sont restées à un très haut niveau, en recul de 7 % sur 2005, qui avait été une année record. Pour la treizième année consécutive, le niveau des commandes est supérieur à celui du chiffre d’affaires.

L’industrie aéronautique et spatiale française a, de nouveau, apporté en 2006 une contribution bénéfique pour l’emploi en recrutant près de 9 000 salariés. Les effectifs de la profession atteignent 132 000 personnes à fin 2006, en progression de 1 %. À ce chiffre, il faut ajouter un volume d’équivalent temps plein de près de 8 000 salariés intérimaires.

Charles Edelstenne de conclure : « Les bons résultats de 2006 confirment ceux enregistrés en 2005 et sont en ligne avec le dynamisme du trafic aérien et les besoins des compagnies aériennes des pays en forte croissance. Ils illustrent notre savoir-faire et la capacité de notre industrie à profiter de la croissance mondiale. Face aux défis auxquels nous sommes confrontés, les industriels mènent une stratégie active de développement à l’international et demandent au gouvernement une politique dynamique de soutien aux exportations, notamment pour les PME et dans le domaine de la défense.

Le succès actuel de nos matériels est le résultat des investissements en R&D que nous avons faits au cours des vingt dernières années.

Le Gifas demande que soit mise en place une véritable politique de recherche aéronautique et spatiale, civile et militaire, dotée des moyens budgétaires à la hauteur des enjeux et des ambitions de notre pays. »

13 mars 2007

 

Sofradir et Raytheon : « Un contrat de plusieurs millions de dollars pour fournir des détecteurs refroidis MCT de 2e génération à l’armée américaine »

Les détecteurs infrarouge MCT de Sofradir apportent à l’armée américaine une nouvelle source qualifiée pour les technologies critiques de vision nocturne.

Sofradir, fabricant de détecteurs infrarouge pour applications militaires, spatiales et industrielles, annonce aujourd’hui la signature d’un contrat de plusieurs millions de dollars pour fournir des détecteurs refroidis MCT de 2e génération destinés à un programme de l’armée américaine. La business unit Network Centric Systems de Raytheon à McKinney, Texas, a passé une commande auprès de Sofradir. Le contrat permet à Raytheon et à l’armée américaine de bénéficier d’une autre source de technologie de haut niveau pour la vision nocturne. Sofradir prévoit d’assurer les premières livraisons avant la fin de l’année.

« Nous sommes ravis d’avoir été choisis pour cette commande ». déclare Philippe Bensussan, PDG de Sofradir. « Sofradir a déjà fourni à l’armée américaine des détecteurs infrarouge MCT il y a quelques années. Il est donc très satisfaisant de pouvoir lui fournir à nouveau une technologie de grande qualité pour détecter et identifier les cibles-clés des champs de bataille le jour comme la nuit ».

Cette pénétration du marché américain par Sofradir, en tant que fournisseur d’équipements dans le cadre d’un programme majeur, s’opère moins d’un an après la décision de Sofradir de faire des États-Unis sa priorité et de prendre les mesures nécessaires pour y renforcer sa présence.

« Notre effort pour se positionner sur le marché américain et pour nouer des liens plus étroits avec les consommateurs et les acteurs américains ainsi que notre investissement dans une nouvelle installation font partie intégrante de notre ambitieux programme d’extension. Nous prévoyons de devenir un fournisseur majeur, dans le domaine des détecteurs infrarouge sur le territoire américain comme à l’international, et ce contrat nous rapproche un peu plus de notre but », ajoute Philippe Bensussan.

14 mai 2007

 

Eurocopter : « Le gouvernement belge commande dix hélicoptères NH90 »

Après avoir sélectionné le NH90 en décembre 2005, le gouvernement belge a confirmé la semaine dernière l’acquisition de dix NH90 pour ses forces armées, quatre en version de transport tactique (TTH), quatre en version navale (NFH) ainsi que deux options.

Ce nouveau contrat porte à 453 le nombre total de commandes du NH90, confirmant ainsi le fait qu’il est devenu la référence du XXIe siècle en matière d’hélicoptère militaire polyvalent de moyen tonnage. Quatorze pays différents ont désormais officiellement commandé le NH90, il s’agit de la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Finlande, la Norvège, la Suède, la Grèce, le Portugal, le Sultanat d’Oman, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne et la Belgique.

30 avril 2007

 

Eurocopter : « Livraison du quatorzième EC-725 aux forces françaises »

L’Armée de l’air a réceptionné son sixième EC-725 mis en œuvre au sein de l’escadron EH 1/67 « Pyrénées » basé à Cazaux.

Cet appareil était également le quatorzième et dernier hélicoptère commandé par la Délégation générale pour l’armement qui a compté six appareils pour l’Armée de l’air et huit pour le Détachement Alat des opérations spéciales (DAOS) de l’Armée de terre.

Cette livraison est l’aboutissement d’un programme exemplaire qui aura permis aux armées françaises de se doter dans des délais très courts d’un matériel très performant.

Le programme EC-725 trouve son origine dans une demande de l’Armée de l’air pour un hélicoptère spécifiquement conçu pour les missions de sauvetage au combat (Combat SAR). Le Cougar AS532 A2 est initialement choisi en 1996. Mais à l’issue d’une expérimentation poussée, l’Armée de l’air recommande le développement, en prenant l’AS532 A2 comme base de départ d’un appareil encore plus ambitieux.

C’est ainsi que l’EC-725 naît et vole pour la première fois en novembre 2000. Il s’agit alors de l’appareil le plus complexe jamais développé par Eurocopter. L’hélicoptère de onze tonnes au décollage dispose d’une remarquable capacité en carburant, 3 750 litres, offrant une autonomie de 5h30 de vol. Celle-ci peut être pratiquement doublée grâce à la capacité de ravitaillement en vol dont est doté l’EC-725. L’appareil est également servi par une boîte de transmission principale renforcée et un nouveau rotor principal à cinq pales. L’équipage dispose d’un niveau d’équipements jamais atteint auparavant sur un appareil de cette catégorie, avec entre autres, un pilote automatique 4 axes, une tourelle optronique (caméra infrarouge, et télémètre laser), un système de homing sur balise de détresse, un ensemble de navigation et de communication très complet ainsi qu’un poste de pilotage « tout écran » doté de six larges écrans multifonctions LCD à matrice active. L’autoprotection est assurée par deux mitrailleuses MAG 58, des blindages de cabine et un ensemble intégré de leurrage et de détecteurs d’alerte.

Le 10 mai 2006, moins de six ans après le premier vol du prototype, l’EC-725 entre officiellement en service opérationnel au sein de l’EH 1/67 « Pyrénées ». Baptisés par les utilisateurs « Caracal », les nouveaux appareils ont été très rapidement engagés en opération, au Liban tout d’abord (opération Baliste d’évacuation des ressortissants au cours de l’été 2006) puis en Afghanistan. Depuis la fin de l’année 2006, deux EC-725 sont basés à Kaboul, d’où ils opèrent au profit des forces de la coalition présentes autour de la capitale afghane.

Les appareils sont en alerte 24h/24 pour réaliser des évacuations sanitaires et des transports de troupe. En quatre mois d’opération, ils ont effectué plus de 300 missions en 300 heures de vol, sans incident notable et avec une excellente disponibilité.

10 mai 2007

Gifas, Sofradir, Eurocopter

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