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Allocution de M. Nicolas Sarkozy, président de la République, à l’occasion de la conférence des ambassadeurs, Palais de l’Élysée, Paris, le 27 août 2007.

Sécurité-sûreté

Plaidoyer pour la mise en place du Conseil de sécurité nationale qu’avait souhaité le candidat Nicolas Sarkozy. Après une analyse des menaces, Michel Rocard et Alain Bauer étudient les contours de ce Conseil qui nécessitera une évolution constitutionnelle notable, et envisagent les options possibles sans le moindre tabou.

La Commission indépendante sur la sécurité nationale du XXIe siècle (Independant Commission on National Security, ICNS) créée en mai 2007 a pour mission d’analyser la menace et de proposer une stratégie indépendante de sécurité pour le Royaume-Uni. Le co-président de l’ICNS, Lord Robertson, et le vice-président Ian Kearns, présentent leur vision des menaces et esquissent des réponses possibles. Ils insistent notamment sur l’urgence à promouvoir plus efficacement la gouvernance dans les États déliquescents, et à améliorer sensiblement le contrôle et le stockage des matières fissiles.

Depuis des décennies, le président de la République utilise le titre de « chef des armées » que lui attribue l’article 15 de la Constitution pour entreprendre des interventions extérieures sans le contrôle du Parlement. Cette interprétation est abusive. La loi doit définir le partage des pouvoirs entre exécutif et législatif.

L’hypercompétition place l’entreprise dans un environnement darwinien qui peut rendre mortelles ses vulnérabilités. Il lui faut pourtant conjuguer coopération, ouverture et préservation de ses informations stratégiques. La sécurité ne constitue donc pas un frein mais bien au contraire une condition nécessaire au développement des entreprises. Tout acteur économique incapable de concilier ces impératifs sera voué à disparaître. Une fois établi, ce diagnostic ne peut donner lieu à des actions concrètes que s’il recueille l’adhésion du chef d’entreprise, facteur clé de succès de la démarche sécurité dans l’organisation. Construire la fonction sécurité, c’est avant tout convaincre des dirigeants de société que celle-ci conditionne la performance.

La sécurité-sûreté doit être aujourd’hui globale et subtile. Ce constat impose d’en déduire des conséquences pour l’orientation des activités de formation. Il est dorénavant indispensable de transmettre des connaissances précises sur le fonctionnement des différentes fonctions de l’entreprise (production, marketing, finance, communication, ressources humaines, juridique…) pour permettre aux spécialistes de la sécurité de proposer des dispositifs opérationnels compatibles avec le but premier d’une société : améliorer sans cesse les résultats financiers. Il importe également de faire concevoir les systèmes globaux de sécurité comme des équilibres temporaires perpétuellement perfectibles. Enfin, sécurité doit rimer avec compétitivité non seulement pour le secteur privé mais également pour le public : ce dernier est en effet un acteur déterminant de la sécurité des entreprises.

Dans un environnement international toujours plus incertain, la sécurité des hommes et des actifs est un impératif pour les entreprises. Cet article s’intéresse à la situation des expatriés français qui accompagnent le développement international des entreprises à travers l’exemple du secteur de la grande distribution.

L’émergence de crises de sécurité intérieure aiguës, ce que l’on pourrait appeler des « hyper-crises », met à mal les schémas classiques de préparation et de conduite d’opérations. Le déplacement de ces crises dans des environnements complexes, la multiplicité des acteurs nécessitent de remettre en cause les schémas classiques de préparation. Les nouvelles techniques de simulation et d’entraînement, alliées à des principes de conduite innovants issus notamment du monde de la défense, semblent représenter une voie prometteuse, permettant de se préparer à l’impensable.

En complément de la sécurité publique, la sécurité privée est devenue en trente ans un acteur essentiel de l’économie. La multiplication et la diversité des missions qui lui sont confiées ont certes favorisé cette progression, mais ce secteur en forte croissance est aujourd’hui à un carrefour de son histoire. Comprimé entre concurrence sauvage et insécurité juridique, il lui faut impérativement trouver avec l’ensemble de ses partenaires, État et clients, les conditions de développement qui lui permettront de garantir son avenir.

Le développement d'une logique de réseaux dans un espace désormais transnational est révélateur du rôle prépondérant de l'information en général, et du renseignement en particulier. Comment les décideurs politiques et militaires peuvent-ils jouer de cette dominance informationnelle dans un environnement international systémique ? La place dominante du renseignement impose de manipuler les normes, les relais et les noeuds de répartition de l'information. Le knowledge management permet d'instrumentaliser des croyances et des discours à travers des comportements de séduction et d'intégration de valeurs communes, formant une « noopolitique ». Dès lors, le knowledge warfare offre la possibilité d'une autre forme de gestion de crise ou de conflit, de manière préventive ou non. L'efficacité d'une stratégie basée sur la mondialisation de certains idéaux semble pourtant limitée : le libéralisme démocratique américain ne constitue aucunement une force de persuasion ou de conviction face à certains acteurs sous-étatiques et à leur propre communauté de valeurs tournée autour du Djihad.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont changé la situation politique et économique mondiale. Ils ont confirmé que les modes de transport modernes, et plus précisément l’aviation civile, étaient des cibles privilégiées en raison de l'aspect symbolique, de la portée médiatique et des impacts économiques et financiers de tout attentat dans les pays occidentaux. Face au risque terroriste pour l’aviation civile, toujours important, il est opportun d’étudier l’arsenal technologique disponible ou à concevoir.

Le téléphone portable, point central de l’intimité et des secrets professionnels, pourrait-il être notre plus grand ennemi ? La solution BlackBerry qui permet de recevoir des courriels sur son téléphone portable est au centre d’une polémique d’espionnage concernant des millions de personnes. Outil du réseau « Échelon » ou simple mythe, les spécialistes de la sécurité dans les entreprises ne savent plus qui croire. Source de la polémique et d’une chasse aux sorcières, le SGDN conserve le silence.

Dans un nombre croissant de pays, les opérateurs téléphoniques proposeront bientôt la possibilité de télépayer y compris de pays à pays à partir d’un simple téléphone GSM. Un progrès pour les utilisateurs, mais aussi une opportunité pour la criminalité (ou le terrorisme) qui se prépare à exploiter toutes les failles sécuritaires de la téléphonie mobile : escroquerie, prise de contrôle des appareils moins bien défendus que des ordinateurs, transfert de fonds non repérables par la police, etc.

Les armes non létales (ou à létalité réduite) font partie d’un vaste panel dans l’emploi de la force, mais difficilement définissables en matière internationale, tandis que sur le plan interne, elles ont déjà fait leur preuve aux mains des forces de l’ordre. L’appétence pour ces armes se justifie moralement par la non intention de son utilisateur de tuer mais de neutraliser temporairement l’adversaire, pour préserver hommes et matériels avec, entre autres, le risque de rendre le soldat impuissant face aux armes classiques.

À l’heure où un policier ne doit utiliser son arme à feu que s’il est en état de légitime défense, le Taser X26, pistolet non létal, vient révolutionner l’interpellation. En effet, la technologie Taser permet de neutraliser instantanément un individu : une soumission sans contact entre les différentes parties, qui serait source de blessures. Alors, pour ou contre ? En tout cas, la polémique semble de plus en plus laisser place à la reconnaissance d’une technologie qui rompt avec l’usage traditionnel de l’arme à feu.

Les sociétés modernes entretiennent un rapport au risque complexe et ambigu. Cette relation paradoxale qui influence la pensée et l’action des armées pourrait remettre en cause une spécificité militaire. L’usage de la force militaire se définit intrinsèquement par l’omniprésence du risque. Les armées doivent assumer les risques élevés qu’implique aujourd’hui la défense de nos intérêts et de nos valeurs pour prétendre à la place qui leur revient dans la société française. Dans un monde plus dangereux, accepter de prendre des risques n’est pas seulement un gage d’efficacité opérationnelle au niveau tactique, mais se révèle être un levier déterminant du positionnement de notre pays au niveau stratégique.

Repères - Opinions - Débats

L’Europe a choisi de se construire en tournant le dos à la puissance. Ce choix est inspiré par des conceptions politiques universalistes ou mondialistes qui vont jusqu’à remettre en cause l’État. Il convient de s’intéresser à deux options politiques majeures qui sous-tendent ces courants de pensée et qui sont tout d’abord le rêve d’une démocratie universelle et ensuite la défiance envers l’action humaine non réglementée car celle-ci tend vers la puissance. Ces deux options politiques paraissent inadaptées à la nature de l’Homme et les régimes politiques qui s’en inspirent, courent à l’échec. Il y a lieu de penser que l’Homme européen et sa Cité n’échappent pas à la règle.

Pour devenir la puissance pacifique et non hégémonique que la France appelle de ses vœux, l’Union européenne doit acquérir et maîtriser les technologies clés qui lui permettront de s’affranchir de ses partenaires traditionnels, États-Unis en tête. Seule la mise en œuvre d’une politique de souveraineté technologique globale, volontaire et décomplexée permettra l’avènement de cette Europe-puissance. Encore faut-il que la problématique de la souveraineté technologique soit bien comprise car il ne s’agit pas seulement d’une question de puissance, mais bien aussi de la pérennité de notre modèle politique, économique et social.

Le retour de la Chine sur la scène africaine, préfigure-t-elle une participation croissante de celle-ci au développement et à la sécurité sur ce continent ? Cette nouvelle donne et cette incertitude sont loin de reléguer la France et l’Union européenne à un simple rôle historique passé, notamment dans le domaine de la sécurité. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, a officiellement suggéré le 20 juin 2006, en recevant M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, que la France était prête à apporter son aide à la création d’une Force de gendarmerie africaine, en liaison avec le programme Recamp, à l’image de la Force de gendarmerie européenne maintenant opérationnelle. Un tel objectif doit être mis en œuvre sur un plan régional et dans le sillage des Forces africaines en attentes (FAA), en cohérence avec l’architecture du maintien de la paix en construction en Afrique.

Chroniques

Bibliographie

Thibault du Manoir de Juaye : Le droit de l'intelligence économique  ; Éditions LexisNexis, 2007 ; 262 pages - Céline Courtois

Pouvez-vous engager la responsabilité de votre agent de recherches privées s’il vous fournit des renseignements erronés ? Que recouvre exactement le secret de fabrication ou le secret professionnel ? Qu’il s’agisse de collecte d’informations ou de protection du patrimoine, les pratiques de l’intelligence économique évoluent constamment dans un cadre légal (droit des affaires, droit commercial mais aussi droit civil, droit pénal…) dont la maîtrise s’avère aujourd’hui indispensable. Lire la suite

p. 199-199

Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière : Le temps des victimes  ; Albin Michel, 2007 ; 295 pages - Claude Le Borgne

Dans le long cortège des nouveautés modernes, il en est une qui se distingue par sa force et sa nocivité : la « victimisation » généralisée. Pour bien en parler il fallait l’alliance d’un psychiatre, Caroline Eliacheff, et d’un homme de loi, Daniel Soulez Larivière. C’est par les « psy » que tout commence, et en Amérique comme il se doit. La guerre leur a offert un beau champ d’observation, au Viêt-nam d’abord où la névrose des vétérans fut dûment étiquetée – PVS pour Post-Vietnam Syndrom – en Irak ensuite, où l’expérience continue. Une discipline est née, la victimologie. Lire la suite

p. 199-200

Maurice Faivre : Le Renseignement dans la guerre d'Algérie  ; Lavauzelle, 2006 ; 355 pages - Yann Le Bel

Cet ouvrage, particulièrement bien documenté, décrit avec précision l’organisation du renseignement durant la guerre d’Algérie du côté français, mais aussi du côté algérien, ce qui assez rare pour être signalé. À partir de sources souvent inédites, le général Maurice Faivre décrit clairement l’organisation complexe et le fonctionnement opaque du renseignement civil et militaire dans une situation lourde en charge émotionnelle et en enjeux politiques comme ce fut le cas avec la guerre d’Algérie. Lire la suite

p. 200-201

Gaïdz Minassian : Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide  ; Édition Autrement, 2007 ; 188 pages - Emmanuel Dupuy

On évoque de plus en plus souvent la fin du reflux russe, notamment sur le plan militaire et stratégique, caractérisé en premier lieu par une certaine reprise en main de son étranger proche, alors que dans un même temps les États-Unis semblent reconsidérer leur positionnement en Europe, regardant notamment de plus en plus à l’Est. Une nouvelle guerre froide est peut-être en train de se dérouler sous nos yeux. Lire la suite

p. 201-

François Thual : Abrégé géopolitique de l'Amérique latine  ; Ellipses, 2006 ; 94 pages - Pierre Morisot

François Thual est un maître ès concision et un excellent vulgarisateur. Que ce dernier terme ne soit pas pris ici dans un sens restrictif, voire péjoratif. Bien au contraire. L’ouvrage présente chronologiquement quatre périodes s’étendant sur deux siècles jusqu’à nos jours et livre des condensés en vingt-cinq courts chapitres, chacun étant parfaitement ciblé sur un sujet précis (l’espace mexicain… l’ombre du pétrole…). On ne va tout de même pas reprocher à un auteur de traiter l’essentiel en peu de pages denses et claires, là où à l’évidence résiderait la matière d’un gros pavé. Lire la suite

p. 203-203

Karl Heinz Frieser : Le front de l'Est en 1943/1944 - La guerre à l'Est et sur les fronts secondaires  ; DVA Munich, 2007 ; 1 319 pages - Michel Forget

Ce livre publié – en allemand – par le colonel Frieser constitue le 8e tome de la série Das deutsche Reich und der zweite Weltkrieg réalisée par l’Office de recherche d’histoire militaire de Potsdam. Le colonel Frieser est un historien connu en France pour avoir publié chez Belin en 2003, en français, un livre passionnant, primé d’ailleurs par l’Académie des sciences morales et politiques : Le mythe de la guerre-éclair – La campagne de l’ouest de 1940, dans lequel il retrace les épisodes de cette campagne, vus du côté allemand. Lire la suite

p. 203-206

Henri Labrousse : L'océan Indien dans la Seconde Guerre mondiale  ; Économica, 2007 ; 227 pages - Claude Le Borgne

L’amiral Labrousse s’est beaucoup intéressé aux « mers orientales ». Il fut attaché militaire en Éthiopie, Arabie Saoudite, Yémen, Somalie et Soudan. On comprend donc qu’il y revienne ici, expliquant avec une grande érudition ce qui s’est passé, durant la Seconde Guerre mondiale, dans un théâtre naval qu’il dit secondaire. C’est pourtant dès 1940 que la guerre se déclenche dans ce vaste océan que bordent les possessions coloniales de l’Occident. Le troisième océan de la planète servira de support à un trafic allié que la précarité du canal de Suez et la maîtrise japonaise au Pacifique imposent de détourner. S’ensuivront maintes opérations, petites ou grandes, tragiques ou pittoresques, que l’auteur détaille au bâtiment près. Lire la suite

p. 206-206

Revue Défense Nationale - Octobre 2007 - n° 701

Speech by M. Nicolas Sarkozy, President of the Republic, on the occasion of the ambassadors’ conference, Elysée Palace, Paris, 27 August 2007.

Security

The case for setting up the National Security Council that Nicolas Sarkozy, as a presidential candidate, called for is argued by Michel Rocard and Alain Bauer. After an analysis of the threats the authors look at the form such a council might take and the major constitutional changes this would require, and unreservedly suggest possible options.

The mission of the London-based independent Commission on National Security in the 21st Century set up in May this year is to review the current security landscape and suggest an independent security strategy for the United Kingdom. Co-Chair Lord Robertson of Port Ellen and Deputy Chair Ian Kearns set out their view of the threats and changes in the security landscape and suggest ways in which security should be re-thought. In particular they stress the urgent requirement to project governance more effectively into failed states and to create more effective international control and storage regimes for fissile nuclear material.

For decades the President of the Republic has used the title of Commander-in-Chief given to him by Article 15 of the Constitution to embark on overseas adventures without prior approval by Parliament. This interpretation is wrong. It is the law that must define how power is to be shared between the executive and legislative branches of government.

Hypercompetition puts business in a Darwinian situation, where weakness can be fatal. It has to combine cooperation, openness and safeguarding strategic information. Security is not a brake but quite the contrary, an essential condition for commercial development. Any player on the business scene who is incapable of reconciling these imperatives is doomed to extinction. Once this diagnosis has been accepted, it can only yield positive results if it has the support of the head of the company, the key to success of any security initiative in an organisation. Convincing leaders that performance is dependent on them is the prime factor in designing security measures.

Security/safety today has to be global and subtle, which requires the consequences for the orientation of training to be taken on board. It is now essential to pass on detailed knowledge on the working of the various functions of a company (production, marketing, finance, communication, human resources, legal affairs, etc.) to allow security experts to suggest working arrangements that are compatible with the primary goal of any company: continual improvement of its financial results. It is also important for overall security systems to be seen as temporary arrangements that can always be improved. Lastly, security must chime with competitiveness, not only in the private sector but also in the public, the latter being a decisive actor in businesses’ security.

In an increasingly uncertain international environment, the security of employees is an imperative for businesses. This article is concerned with the situation of French expatriates involved in the international development of companies, using the example of the large-scale retailing sector.

Serious internal security crises, or ‘hypercrises’, occur today in highly complex environments involving a great number of players. This change in the nature of crises highlights the inadequacy of traditional plans to counter them and calls into question existing schemes for preparation and training. New simulation and training techniques and innovative principles of operation, drawn in particular from the defence world, would seem to offer a way to prepare for the unthinkable in the future.

Complementary to the public version, private security has in the space of 30 years become an essential player in the economy. The many and varied missions it has to carry out have admittedly boosted its progress, but this rapidly growing sector is today at a crossroads. Hedged in by unauthorised competition and legal insecurity, it has got to work out, together with its partners–the State and customers–the conditions under which it can develop and guarantee its future.

The attacks of 11 September 2001 transformed the global political and economic situation. They confirmed that modern transport systems were prime targets; this is especially true of civil aviation, because of its symbolic status, media significance and economic and financial impact in Western countries. Faced with the still significant terrorist threat against civil aviation, it is appropriate to examine the technological arsenal that is now available or could be developed.

Could the mobile phone, the central point of professional privacy and secrecy, be our greatest enemy? The BlackBerry, which can receive e-mails, is at the heart of an espionage controversy that affects millions of people. A tool used by the Echelon network or simply a myth, business security experts no longer know what to believe. The source of the controversy and a witch-hunt, the SGDN is saying nothing.

Operators of telephone services in a growing number of countries will soon be offering a service for transferring money using GSM mobile phones. This is progress for users but also presents an opportunity for criminal (or terrorist) organisations to exploit mobile phones’ security loopholes: fraud, taking control of devices that are less well protected than computers, untraceable transfers of funds, and so on.

Non-lethal and reduced lethality weapons form part of a vast range available for the use of force but it is difficult to reach an internationally agreed definition, whereas internally they have already proved their worth in law and order enforcement. The attraction of these weapons is justifiable on moral grounds because of the intent not to kill but to neutralise an adversary temporarily, and to save men and equipment, but at the risk, among others, of leaving the soldier powerless against conventional weapons.

Modern societies have a complex, ambiguous relationship with the notion of risk. This paradoxical attitude, which affects armed forces’ thinking and actions, could call in question a characteristic of the profession of arms: intrinsically, the use of force by the military always entails an element of risk. The Armed Forces must accept the high level of risk involved in the defence of our interests and values if they are to lay claim to their place in French society. In an increasingly dangerous world, the acceptance of risk is not only a guarantee of operational effectiveness at the tactical level but is clearly a powerful lever for increasing France’s influence at the strategic level.

Varies

In its grand design, Europe has decided to renounce power. That choice stems from universalist or globalist political concepts that go so far as to question the State itself. So it is worth taking a look at two major political options that underlie these trends of thought: first, the dream of a universal democracy, and, second, distrust of unregulated human activity since it tends towards power. These two political options appear nevertheless to be ill-suited to the nature of Man, and political regimes founded on them head for failure. There is good reason to think that European Man and his City are no exception to the rule.

To become the peaceful and non-hegemonic power that France would like to see, the European Union will have to acquire and master the key technologies that will allow it to free itself from its traditional partners, beginning with the United States. Only the implementation of a determined policy of overall technological sovereignty, free of any complex, will allow Europe to attain its goal of becoming a world power. The problem of technological sovereignty really has to be taken on board, because it is not just a question of power but one of the continuance of our political, economic and social model.

Does the re-emergence of China onto the African stage herald an upsurge in its participation in the continent’s development and security? This new and uncertain situation has certainly not relegated France and the European Union to a mere outmoded and historic role, especially in the security field. Michèle Alliot-Marie, then Minister of Defence, officially suggested on 20 June 2006, when welcoming UN Secretary General Kofi Annan, that France was ready to provide aid for the formation of an African Gendarmerie Force, in liaison with the RECAMP programme, taking as a model the European Gendarmerie Force that is now operational. Such a goal must be implemented at a regional level and in the wake of the African Standby Forces (ASF), and in parallel with the peacekeeping architecture that is being created in Africa.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Octobre 2007 - n° 701

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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