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En ces temps de révisions stratégiques, de réflexion, de préparation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de la loi de programmation et de la Lolf, on s’intéresse beaucoup aux risques et aux menaces, aux organisations et aux capacités nécessaires pour mieux les combattre, aux équipements et aux armements de demain. Nous avons contribué à cette réflexion et nous continuerons. Lire la suite

Serions-nous passés de la guerre froide à la paix froide ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Jusqu’où et comment ne pas aller trop loin sur cette route ? L’auteur tente de répondre à ces questions rappelant le conseil de Churchill : « N’humiliez jamais la Russie » !

Des hommes

La protection des militaires dans les théâtres d’opérations extérieures est plus large que celle, déjà étendue, dont ils bénéficient sur le territoire français. À la protection juridique, au sens strict et à la prise en charge de l’ensemble des dommages éventuellement subis sur la base de la présomption d’imputabilité au service s’ajoutent en effet une protection pénale exceptionnelle et un accompagnement juridique de proximité immédiate sur le terrain et jusque devant les tribunaux pénaux internationaux.

Cet article a pour thème la gestion des blessés de l’avant dans le cadre de la montée en puissance du concept de numérisation de l’espace de bataille. Dans ce cadre, les auteurs présentent le projet Cortim, prix de l’audace 2006 au titre du Service de santé des Armées. À partir d’une actualisation des connaissances quant aux situations actuelles, Cortim conduit à proposer le concept innovant de régulation médicale de théâtre (RMT). Cortim et la RMT constituent un axe de réflexion sur lequel travaillent le Service de santé des Armées, la Délégation générale de l’armement et l’état-major de l’Armée de terre.

La Caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS) évolue au cœur de deux ensembles : la défense et l’assurance-maladie. Se modernisant en permanence, maîtrisant ses coûts, experte dans l’assurance-maladie et précurseur dans le domaine sanitaire et social, la CNMSS constitue un atout majeur de la communauté de défense.

La réforme de l’assurance-maladie évolue de façon rapide. Les aspirations des Français dans le domaine de la santé, le déficit de la Sécurité sociale, les exigences des professionnels de santé ont profondément transformé l’environnement de la Mutualité. S’il est encore possible de parler des valeurs d’entraide et de solidarité, les mutuelles doivent aujourd’hui adopter de véritables stratégies d’entreprise. La MNM n’échappe pas à cette règle. Elle a entrepris un travail de rénovation en interne, actualise son offre santé, et surtout crée Unéo, l’un des premiers groupes mutualistes français, avec la MAA et la CNG.

L’action sociale du ministère de la Défense vise à améliorer les conditions de vie du personnel militaire et civil et de leur famille. Elle bénéficie aussi au personnel retraité du ministère de la Défense, soit au total à plus de 2 millions de ressortissants. Composante essentielle de la politique des ressources humaines du ministère, l’action sociale de la défense connaît actuellement d’importantes évolutions liées aux mutations de la défense et de la société.

« Nos assurés doivent pouvoir être considérés comme des mutualistes qui s’ignorent », déclarait le fondateur du Groupement militaire de prévoyance des armées (GMPA) lors de sa création. Au milieu du siècle dernier, cet organisme lançait ainsi une nouvelle forme de prévoyance fondée sur des principes mutualistes forts. Comment cet expert de la prévoyance militaire se positionne-t-il aujourd’hui ? Quelle est sa conception de l’accompagnement qu’il revendique dans sa signature ? Alors que le contexte institutionnel, économique et social évolue sans cesse, comment se différencie le GMPA ?

Cet article est présenté sous la forme d’un entretien. Le général Gaël Flichy, président-directeur général de l’AGPM, répond aux questions posées sur les grands thèmes de la protection sociale des militaires.

La présence officielle de l’aumônier au sein des forces armées pose question. Un homme ou une femme, habituellement considéré comme témoin de la paix peut-il avoir sa place au sein d’une institution qualifiée de guerrière ? Oui, dans la mesure ou l’aumônier contribue à faire prendre conscience que si la guerre est parfois nécessaire, voire indispensable, elle retrouve son sens que dans le maintien ou la recherche de la paix et que les militaires peuvent donner à leur action particulière le sens d’un authentique service de l’homme.

L’auteur exprime les inquiétudes de nombreux officiers sur leur avenir. Ceux-ci, en effet, traversent une crise perceptible dans différents sondages et rapports, dont le rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire : flux d’entrée en diminution, départs spontanés en augmentation, moral en baisse… L’espoir pouvait reposer sur les déclarations du ministre de la Défense au 75e CSFM en mars 2007, concernant une revalorisation financière. Trois mois plus tard, Hervé Morin, succédant à Michèle Alliot-Marie, n’envisageait plus d’évolution indiciaire pour le corps des officiers, ce qui peut faire craindre le pire.

Depuis la professionnalisation, les armées recrutent des contractuels (53 % des effectifs), dont les deux tiers n’accéderont pas au statut de carrière ; plus de la moitié n’auront pas droit à pension. Que faire de ces partants (8 % des effectifs chaque année) ? Les reconvertir, mais qu’est-ce que la reconversion ? Quelle politique en la matière ? Cet article tente d’examiner les données de la situation actuelle, les questions qu’elle pose et les réponses qui pourraient être apportées.

En 2008, indépendamment de la question des régimes spéciaux, une nouvelle étape dans le réexamen des régimes de retraite aura lieu. À cette occasion, on peut craindre que les particularités, par trop clairement « spécifiques », de celui des militaires ne le constituent en bouc émissaire tout désigné. Après bien des rapports plus ou moins mis sous le boisseau (le dernier en date étant celui de M. Pébereau en 2006), il est maintenant admis par tous que le poids de la dette constitue le problème français central. Sachant que les salaires et les pensions des agents de l’État contribuent largement à alourdir ce poids, les réflexions suivantes s’efforcent de montrer que les principes de gestion des militaires, sans être parfaits, ont des vertus qui contrebalancent grandement leurs coûts. À défaut d’être étendus à d’autres corps des fonctions publiques, ces principes méritent au moins d’être conservés.

La réserve militaire est, depuis toujours le moyen de faire varier au moindre coût l’effectif des armées. Elle est devenue, au fil du temps un symbole de la citoyenneté et, pour certains, un instrument de distinction. Elle est aujourd’hui l’un des éléments de l’action permettant à l’armée de lutter contre un risque (réel ou supposé) d’isolement. La cohabitation entre réserve opérationnelle et réserve citoyenne est probablement le moins mauvais compromis que l’on puisse trouver pour réconcilier ces exigences incompatibles entre elles.

Cette étude a été conduite au cours de deux détachements opérationnels au Kosovo, en 2002 et 2007, dans le cadre des actions civilo-militaires. Il s’est agi de rechercher quelles sont les motivations qui animent un militaire de réserve qui accepte d’ajouter une clause de volontariat « opérations extérieures », à son engagement à servir dans la réserve opérationnelle (ESR). Si l’on réunit les résultats des deux enquêtes, on peut constater que ce sont des valeurs « positives » qui animent principalement ces militaires : « goût de l’aventure » ; « souhait de vivre en ambiance militaire » ; « souhait de servir ».

La mise en évidence, dans des travaux récents des généraux Smith et Desportes, du déplacement du centre de gravité des opérations militaires de la bataille vers la phase de stabilisation ou de « guerre au sein de la population » conduit à d’importantes évolutions dans l’emploi des forces d’active. La réserve militaire reste cependant insuffisamment étudiée. Ces nouvelles circonstances rendent pourtant son emploi plus nécessaire et plus opportun quand il faut durer, diversifier les modes d’action et agir auprès des populations. Les capacités qu’elle représente offrent une marge de manœuvre jusque-là peu utilisée en France, mais d’un réel intérêt, alors que l’élaboration d’un nouveau Livre blanc est entreprise dans un contexte particulièrement contraint.

Le colonel Pierre Brière nous livre une analyse de l’ouvrage de Georges Fleury, On l’appelait le « Crabe-Tambour » - Le destin du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, paru aux Éditions Perrin en 2006.

En 1977, il y a trente ans, le cinéaste et écrivain Pierre Schoendoerffer réalisait le film Le Crabe Tambour d’après son roman éponyme, autour du personnage légendaire d’un officier de Marine, engagé dans les conflits coloniaux d’Indochine et d’Algérie. Épopée allégorique sur l’Empire français et la Marine nationale, Le Crabe Tambour présente une singulière et philosophique quête de l’homme, en milieu militaire.

La conscription ayant été suspendue depuis 1997, beaucoup s’interrogent sur la pérennité du lien armées-nation. Certains considèrent la professionnalisation comme un possible ferment de fragilité de cette relation nécessaire à l’harmonie de la société française. On peut, à l’inverse, penser qu’elle constitue une opportunité de conforter ce lien et de lui donner plus de chair.

Point de vue d’un usager. La défiguration délibérée d’un monument aussi prestigieux que l’École militaire doit amener à une prise de conscience : n’existe-t-il pas d’alternative plus réfléchie à l’École militaire qu’une absence de perspective globale, incarnée par l’amoncellement d’unités de vie préfabriquées même annoncées comme provisoires ? N’y a-t-il pas une limite à fixer au manque de respect dû à notre patrimoine militaire ? La Défense participe à la préservation des intérêts fondamentaux de la Nation. D’après la définition donnée à l’article 410-1 du Code pénal, le patrimoine culturel en fait explicitement partie. La réhabilitation de l’École militaire pourrait servir d’exemple car les voies d’inspiration ne manquent pas.

Repères - Opinions - Débats

Le large consensus observé sur la nécessité d’un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale traduit la prise de conscience des multiples dangers qui assombrissent l’horizon des prochaines décennies et souligne l’urgence d’une adaptation de nos politiques en ces domaines. Lire la suite

Chroniques

Attractivité de la condition militaire et rémunérations

Bibliographie

Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges : Ramses 2008  ; Ifri et Dunod, 2007 ; 384 pages - Claude Le Borgne

            Le Ramses est comme le beaujolais : attendu à l’automne, comparé au précédent, goûté des connaisseurs. Le vingt-sixième du nom est un cru renouvelé : de format plus ramassé, accueillant de jeunes et bonnes têtes, partagé en grandes zones géographiques que ne relie plus, comme auparavant, un thème choisi. Après les « perspectives » ouvertes par Thierry de Montbrial et une présentation des « questions mondiales » par Philippe Moreau Defarges, voici l’Europe, le monde russe, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Afrique, les Amériques. Quelques pays, sans doute, manquent à l’appel, ce qui se comprend parfois (ainsi de Madagascar ou de la Mauritanie), mais pas toujours (ainsi de l’Indonésie ou des pays de l’ex-Yougoslavie) ; ce sera pour l’an prochain. Lire la suite

p. 175-176

Vincent Desportes et Jean-François Phelizon : Introduction à la stratégie  ; Économica, 2007 ; 282 pages - Claude Le Borgne

Un général, un directeur d’entreprise, l’un et l’autre fort cultivés, l’un et l’autre d’esprit philosophique, l’un et l’autre lestés d’expérience professionnelle, discutent aimablement de stratégie. Mauvais sujet où, reconnaît l’un d’eux, « les contradictions et les sentiments côtoient les évidences ». Qu’est-ce donc qui les pousse à en traiter encore et sous un titre déjà célèbre ? Sans doute la conviction que les choses ont changé, que la guerre n’est plus ce qu’elle était, que les travestissements qui en tiennent lieu depuis la fin de la « Seconde Guerre mondiale » mettent aux prises des ennemis désaccordés, dont l’un sait ce qu’il fait et l’autre pas, à moins qu’aucun des deux ne le sache, hypothèse vraisemblable : ainsi en Irak. Lire les premières lignes

p. 176-177

Roland Montis : L'assaut  ; Éditions des Riaux, 2007 ; 277 pages - Pierre Morisot

L’affaire est déjà ancienne (1994), mais elle fit du bruit, au propre et au figuré, lorsque le GIGN, comme chacun s’en souvient, monta effectivement « à l’assaut » d’un Airbus sur l’aéroport de Marignane. Elle fournit un bel exemple d’organisation et de courage de la part d’une équipe soudée où « il n’y a pas de seconds rôles ». Elle est décrite par le menu, minute par minute, et même seconde par seconde au moment du déclenchement de la phase active, précédée par une préparation minutieuse conduite à Satory, puis à Palma de Majorque. En effet, on ne connaissait pas à l’avance le lieu (ni même l’opportunité) de l’intervention et il fallait tenir compte à la fois des « susceptibilités des autorités d’outre Méditerranée » et des hésitations de nos politiques pratiquant « un conditionnel qu’ils emploient à merveille », surtout à quatre mois d’une élection présidentielle. Lire la suite

p. 177-177

Michel Schooyans : Le terrorisme à visage humain  ; François-Xavier de Guibert, 2006 ; 223 pages - Pierre Morisot

Ce livre militant (et véhément) d’un homme d’Église, universitaire et proche de Jean-Paul II, tire une grande partie de son intérêt du fait que Michel Schooyans ne se contente pas d’affirmations et d’interdits en forme de slogans à propos des pratiques contraceptives et abortives. Il dissèque le problème avec une indéniable compétence et n’hésite pas à passer à la contre-attaque en dénonçant l’enchaînement des manœuvres qui embobinent même certains chrétiens réduits au rôle d’« innocents utiles ». Sur des exemples puisés dans nombre de pays (dont le Brésil qu’il connaît bien), il énumère les étapes de la « tactique du salami » par laquelle les « camelots de la mort… porteurs d’une idéologie nihiliste » visent la « déconstruction systématique » de la famille et de la société. Ainsi s’instaure de manière feutrée un terrorisme « soft », d’ailleurs largement soutenu et financé par les organisations internationales. Lire la suite

p. 178-178

Alexandra de Hoop Scheffer : Hamlet en Irak  ; CNRS éditions, 2007 ; 158 pages - Emmanuel Dupuy

En choisissant un titre évocateur, Alexandra de Hoop Scheffer, chercheur associé au CERI et enseignante à Sciences Po, prend le pari audacieux de décrire avec rigueur et minutie une situation dont l’absurde n’a d’égale que le tragique. Le dilemme de George W. Bush et des faucons, face au bourbier irakien, qui caractérisait également les différentes administrations précédentes, qu’elles aient été démocrates avec Bill Clinton ou républicaines, équivaudrait à celui d’Hamlet s’entêtant à vouloir venger son père. Ressemblance hélas, quand on considère l’obstination avec laquelle le fils a cherché à « terminer » la besogne péniblement menée par le père, Georges Bush, en 1991, mais stoppée à mi-chemin de Bagdad. Lire la suite

p. 178-179

Henri Paris : Le pétrole tue l'Afrique  ; Éditions des Riaux, 2007 ; 450 pages - Emmanuel Dupuy

Auteur de nombreux ouvrages de géostratégie, le général (CR) Henri Paris vient d’en écrire un qui s’inscrit parfaitement dans l’actualité. L’énergie, de toujours a été la clé, si ce n’est la première, du moins l’essentielle, des rapports de force dans l’arène internationale. Sans énergie, pas de quoi forger un armement ! Sans armement, c’est l’impuissance. Sans énergie, une force armée est condamnée à l’immobilité : c’est encore l’impuissance. Lire la suite

p. 179-180

Revue Défense Nationale - Décembre 2007 - n° 703

Is it possible that we have gone from Cold War to Cold Peace? How have we reached this point, and how far along this road is too far? The author attempts to answer these questions, recalling Churchill’s counsel: ‘Never humiliate Russia’.

Men

The legal protection of the military on external operations is broader than the already considerable protection from which they benefit on French territory. In addition to juridical protection in the strict sense and taking complete charge of any damages on the basis of the presumption of the service’s imputability, the system provides exceptional criminal protection and follows cases closely from the field right up to international criminal courts.

The theme of this article is the care of casualties in the field from the perspective of the increasing digitisation of the combat zone. The authors describe the medical data-handling project CORTIM, for which the Armed Forces Medical Service (SSA) was awarded the prize for bold innovation in 2006. Starting from an updating of knowledge of current situations, CORTIM has created a Theatre Medical Control System (RMT). The project and RMT are being followed closely by the SSA, DGA (the French armaments agency) and Army Staff.

The social security office for military personnel (CNMSS) is developing at the heart of the worlds of defence and health insurance. Continually modernising, keeping costs in check, an expert in health insurance and leader in the medical and social fields, the CNMSS is one of the defence community’s valuable assets.

The official presence of the chaplain within the armed forces raises a question: can a man, or woman, traditionally seen as a witness to peace have a place within a warlike institution? The answer is yes, in that the chaplain contributes to awareness that if war is sometimes necessary, even essential, the meaning of it lies in peacemaking and peacekeeping, and that the military can bring to their specific actions the sense of a genuine service to mankind.

The author voices here the uneasiness of officers of all three services with regard to their future. They are undergoing a crisis which is apparent in a number of opinion polls and reports, including that of the High Committee for the Evaluation of the Military Condition: a decrease in numbers joining, an increase in unprompted retirements, low morale, and so on. Hope was placed on the statements made by the Minister for Defence during the 75th meeting of the High Committee for Military Matters (CSFM) in March 2007 regarding improvements in pay. Three months later Hervé Morin, the successor to Michèle Alliot-Marie, pushed back all index-linked improvements to 2009, which leads one to fear the worst.

Since ‘professionalisation’, the armed forces have recruited personnel on fixed-term contracts (53 per cent of their strength), two-thirds of whom will not complete a full career in the services; over half of them will not be eligible for a pension. What should be done for those leaving (8 per cent of the services each year)? The answer is resettlement, but what is that and what is the policy on it? This article looks at the current situation, the questions it raises and possible answers.

The military reserve has traditionally been the means whereby modifications to the strength of the armed forces could be achieved at the lowest cost. With time it has become a symbol of citizenship and, for some, a way of gaining distinction. Today it is one of the elements that allow the armed forces to counter the risk (real or assumed) of isolation. Cohabitation between an operational reserve and a citizens’ reserve is probably the least bad compromise that could be found to reconcile their two mutually incompatible requirements.

This study was conducted during two operational tours, in Kosovo in 2002 and 2007, in a context of civil-military action. It involved looking into the motives of reserve military personnel who accept the addition of a ‘volunteer for external operations’ clause to their engagement to serve in the operational reserve (ESR). Combining the results of the two surveys, it can be seen that these personnel are motivated primarily by ‘positive’ values: ‘taste for adventure’, ‘desire to live in a military atmosphere’ and a ‘desire to serve’.

Recent works by Generals Rupert Smith and Vincent Desportes have highlighted the trend for military operations to move from the battlefield to stabilisation operations, or ‘war among the civilian population’. This is leading to major changes in the use of regular forces but little attention has been devoted thus far to the military reserves. The new circumstances nonetheless make their employment both necessary and more appropriate in long-term operations involving a wider range of activities and the civil population. The capabilities of the reserves offer a flexibility which has been little used so far in France, but which is particularly relevant at a time when a new White Paper is in gestation in a particularly difficult context.

Thirty years ago, in 1977, film-maker and writer Pierre Schoendoerffer made the film Le Crabe-Tambour (Drummer Crab), based on his eponymous novel, about a legendary naval officer during colonial conflicts in Indo-China and Algeria. An allegorical epic about the French Empire and Navy, Le Crabe-Tambour depicts, in a military setting, a strange and philosophical quest for a man.

Since conscription was suspended in 1997, many questions have been asked on the durability of the link between the Armed Forces and the nation. Some see ‘professionalisation’ as a possible contributor to the fragility of this relationship, which is vital to the harmony of French society. On the other hand, it can be seen as an opportunity to strengthen this link and to give it more substance.

The wilful disfiguring of a building as prestigious as the École Militaire leads one to question whether there is not at that institution a more thoughtful alternative than the absence of overall perspective that can be seen in the piling up of prefabricated office buildings, even if they are claimed to be temporary. Surely a limit should be set to the lack of respect shown towards our military heritage? The defence community helps to preserve the nation’s basic interests, and according to Article 410-1 of the Penal Code the cultural heritage figures among those interests. Restoration of the École Militaire could serve as an example, because there is no shortage of inspired ideas on its future purpose.

The wide consensus on the need for a new White Paper on defence and national security reflects growing awareness of the many dangers darkening the horizon of the coming decades and underlines how urgent it is to adapt our policies in these areas. To meet its objective, the debate that has begun must be deepened and thus broadly open and free of any preconditions. It will provide the politicians with the elements they need to draw up and implement a defence and security policy that meets our country’s present and future requirements.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Décembre 2007 - n° 703

En ces temps de révisions stratégiques, de réflexion, de préparation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de la loi de programmation et de la Lolf, on s’intéresse beaucoup aux risques et aux menaces, aux organisations et aux capacités nécessaires pour mieux les combattre, aux équipements et aux armements de demain. Nous avons contribué à cette réflexion et nous continuerons.

En revanche, il est un sujet peu évoqué, celui du personnel. Il nous a paru opportun de porter l’attention sur les hommes, qui n’apparaissent pas en premières préoccupations des nombreuses commissions qui préparent notre avenir.

Ce dossier s’ouvre par la protection : juridique en opérations, médicale en Opex ; médico-sociale (faut-il rappeler que la sécurité sociale des militaires est un régime « spécial » ? ), CNMSS, mutuelle, associations de prévoyance ; spirituelle même.

Bien protégés, nos hommes ont-ils le moral, cette force morale nécessaire au combat (Foch) ? On peut en douter si l’on sait lire les quelques signes qui apparaissent ici ou là. C’est bien ce qui ressort de l’article sur l’avenir des officiers.

Nous évoquons ensuite la reconversion, absolument nécessaire puisque plus de la moitié du personnel militaire est en contrat à durée courte ou moyenne, en CDD pour employer un autre vocabulaire, et n’a pas droit à pension à son départ des armées. Quant aux autres, on peut craindre que leur retraite fasse l’objet d’interrogations face à celles des autres agents de l’État.

Enfin, la réserve, qui participe de plus en plus aux opérations et à la vie des armées (la loi sur les réserves a enfin son décret d’application) a sa juste place dans ce dossier.

Georges Girard

Été 2019
n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

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08-08-2019

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Lancement de la cellule en charge de l’intelligence artificielle de défense – A new structure for French AI in Defence

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