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Rwanda

Si la France a probablement commis au Rwanda des erreurs politiques, si elle s’est longtemps trompée sur la nature et les causes de la crise, elle n’a en rien participé au génocide des Tutsis. Mais les accusations portées contre nous et contre notre armée sont trop graves : il nous faut donc faire toute la lumière sur le drame rwandais afin de renouer avec ce pays des relations normales, fondées sur la confiance. C’est ce à quoi travaille le gouvernement.

Chronologie des événements qui se sont déroulés au Rwanda entre 1959 et 1996, extraite du rapport n° 1271 du 15 décembre 1998, Mission d’information sur le Rwanda. Président M. Paul Quilès, Rapporteurs MM. Pierre Brana et Bernard Cazeneuve, Députés. Lire la suite

L’évolution récente des relations franco-rwandaises fait revenir l’opération Turquoise dans l’actualité. Constatant que les réalités de cette opération sont mal connues et souvent déformées, il paraît utile de donner le point de vue du commandant d’opération, acteur directement concerné, confronté à une mission difficile qui a été l’objet de graves accusations.

Repères - Opinions - Débats

Éditorial de Jean-Dominique Giuliani disponible sur le site (www.jd-giuliani.eu) où le président de la Fondation Robert Schuman se félicite de l’action de la France au Tchad conduite au nom de l’Europe et fustige les contempteurs.

Transformer nos forces nécessite d’abord de prendre conscience de la transformation de la guerre et des défis qu’elle représente pour nos armées. Cela nécessite une approche globale de notre outil de défense, qui doit tirer les conséquences de la continuité entre la conduite des opérations, le développement des capacités militaires et l’administration des armées. Lire la suite

À quelques semaines de la sortie du Livre blanc, fixant la feuille de route de notre défense pour la décennie à venir, il est utile de dresser quelques pistes de réflexion, à partir d’une situation stratégique internationale de plus en plus complexe, où le centre de gravité du monde se déplace vers l’Asie, où l’arc de crise, de l’Atlantique à l’océan Indien, voit l’impuissance des États-Unis et l’absence de l’Europe. La défense française – dans sa dimension européenne – dispose cependant d’atouts importants et 2008 pourrait être une année intéressante.

Entendue comme un événement de caractère intentionnel, peu ou mal anticipé, impliquant la défense et la sécurité d’un État, la surprise stratégique n’est jamais si proche que lorsque certaines conditions sont réunies : capacité insuffisante à détecter les signaux faibles ; capacité d’analyse bridée par un mode de pensée pré-orienté peu perméable à d’autres rationalités ; impréparation morale des décideurs et des citoyens ; rigidité de l’organisation et des capacités nationales. Confrontée à une surprise, la France ne pourra anticiper, encaisser, et reprendre l’initiative que si elle retrouve ou renforce une certaine profondeur stratégique. Trois axes de progrès sont à privilégier dès maintenant : éclairer les autorités et forger la cohésion nationale, favoriser une réelle dynamique d’analyse stratégique prospective, renforcer les capacités de décision et d’action.

Après s’être livré dans un précédent article à une analyse des « pays sous-continents » (Bric et États-Unis) en termes de puissance relative dans le passé, l’auteur tente une prévision de l’évolution dans le proche futur (jusqu’en 2050), toujours par comparaison à la France. Cette tentative, résolument prudente, met en lumière les changements des rapports de puissance, calculés selon la méthode de l’indicateur composite de puissance, mais aussi la relative permanence de la hiérarchie des États considérés.

Au 60e anniversaire de l’UEO, dont la France vient de prendre la présidence, le président de la Commission de défense de l’Assemblée de l’UEO, Robert Walter M.P., évoque l’évolution des politiques de sécurité en Europe ; de l’UEO, de l’Otan et de l’UE. Ayant examiné les modifications du Traité de Lisbonne, l’auteur esquisse ensuite l’avenir de la sécurité et de la défense de l’Europe.

Lors du Sommet d’Helsinki (1999), les États-membres de l’UE ont exprimé la volonté de « développer une capacité autonome de décider et, là où l’Otan en tant que telle n’est pas engagée, de lancer et de conduire des opérations militaires sous la direction de l’Union européenne en réponse à des crises internationales ». Par cette déclaration, fondement de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), étaient définis leurs objectifs stratégiques communs dans le domaine de la PESD : capacités militaires, autonomie et réactivité. Le Traité de Lisbonne permettra-t-il d’atteindre ces objectifs définis il y a presque dix ans ?

Plusieurs membres de la mouvance salafiste internationale Al-Qaïda s’adressent régulièrement aux foules lors de communiqués. Les analyses, souvent génériques, ne permettent pas de mettre en évidence les divergences internes de cette mouvance, ni même de souligner les méthodes qui confèrent à ces communiqués une certaine efficacité dans le public. Cet article propose une analyse intuitu personnae de la communication des membres d’Al-Qaïda ainsi que la comparaison avec des méthodes éprouvées de la stratégie marketing.

Alors que l’Afghanistan est encore à feu et à sang, le mythique cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer a rendu une visite de courtoisie aux paras français qui sont actuellement en opération sur place, dans le cadre de l’Isaf. C’était pour lui un retour aux sources après le film La Passe du diable qu’il a réalisé sur place, auprès de Joseph Kessel, au milieu des années 50…

De facture assez terne, le dernier discours sur l’état de l’Union (28 janvier 2008) de George Bush ne présente pas de grandes innovations. La première partie de son discours portait sur des questions de politique intérieure. La « guerre contre la terreur » est abordée dans un second temps : d’ordre idéologique, enjeu de toute une génération, les États-Unis ne peuvent se permettre de perdre cette guerre. La nécessité de poursuivre les actions engagées en faveur de la liberté est le seul moyen de préserver « la sécurité des États-Unis et la paix dans le monde ». L’amélioration sécuritaire en Irak, promesse d’un succès dans ce conflit, demande de poursuivre ses sacrifices et ses efforts. Il incombe au Congrès d’assumer sa part de responsabilité en soutenant l’action du gouvernement, notamment en ce qui concerne le financement de la guerre. Enfin, le discours du président Bush est demeuré, comme dans le passé, très dur à l’égard du régime de Téhéran, accusé d’incarner « les forces de l’extrémisme ».

En s’appuyant sur les opérations conduites récemment par la Marine nationale en Méditerranée et les opportunités qu’offre l’organisation française de l’Action de l’État en mer (AEM), l’auteur décrit le rôle potentiel que pourraient jouer les Marines méditerranéennes, en particulier en haute mer. Le cadre de leur action est nécessairement international et interministériel pour bénéficier d’une réelle synergie au service de la sécurité d’un espace méditerranéen dont la stabilité, sans cesse remise en question, conditionne pourtant la prospérité des nations qui la bordent.

Depuis vingt ans, l’École navale a considérablement changé pour conserver les caractéristiques d’une grande école de l’enseignement supérieur. Passage des études à quatre années, création d’un institut de recherche et réorganisation des études pour permettre des échanges dans le cadre du système de l’enseignement supérieur européen sont les réformes les plus marquantes. Une stratégie d’ouverture permanente a permis de créer de nombreux partenariats avec l’Université, d’autres grandes écoles, comme avec le monde industriel. Résolument placée au niveau Bac + 5, l’école offre maintenant l’ensemble des diplômes qu’il est possible de délivrer en France à ce niveau. Dans l’avenir, l’école compte appliquer une stratégie mettant en avant son caractère maritime et recherchant des synergies avec les autres académies navales européennes.

Les auteurs de cet article recommandent d’adapter notre doctrine de combat aéroterrestre aux conditions rencontrées en Afghanistan, voire en Irak. Ils militent pour que, s’inspirant des méthodes américaines, nous mettions en place des Joint terminal attack controller (JTAC) aptes à demander un appui aérien dans toutes les troupes engagées en Opex.

Alors que les Américains commencent à réaliser que le futur de la guerre qu’ils imaginaient ressemble chaque jour davantage aux guerres coloniales d’hier, en tout cas en Irak, les thèses culturalistes reprennent progressivement le dessus sur des conceptions purement clausewitziennes des conflits armés et de leur avatar, la technologie à tout crin. La « guerre réseau-centrée », qui devait abolir l’espace et tirer un trait sur nos armées de masse, a connu l’échec en Afghanistan et en Irak ; car s’il s’agit bien de s’appuyer sur des réseaux pour conduire nos guerres contre le terrorisme, ce ne sont sans doute pas ceux que les théoriciens de la « révolution des affaires militaires » envisageaient.

Extraits du résumé du rapport de la Commission pour la libération de la croissance française (« mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices »), présidée par M. Jacques Attali, remis au président de la République le 23 janvier 2008.

« Appel à une révolution pour une nouvelle politique économique ». Intervenant en décembre 2007 devant la Commission Économie & Défense de l’AAIHEDN, Mme Laurence Parisot a présenté la situation des entreprises françaises, en particulier les handicaps de compétitivité dont elles souffrent. Elle propose une véritable révolution copernicienne de notre politique économique pour donner la priorité à l’économie de l’offre sur celle de la demande.

Le Liban, son gouvernement, ses communautés sont divisés et tiraillés entre un gouvernement corrompu, mais appuyé sur des puissances étrangères, et une opposition qui veut participer au pouvoir. La situation ne peut être débloquée que par une entente constructive entre Libanais, à commencer par une entente entre les chrétiens eux-mêmes. Il y a danger de guerre civile, entre Chiites et Sunnites, dans laquelle les chrétiens seront éliminés en premier, à moins qu’ils ne donnent à leurs concitoyens musulmans l’exemple d’une unité agissante menant à un accord global sur les partages démocratiques consensuels du pouvoir.

Chroniques

Dans le cadre de la Filière Compétences, DCNS va parrainer des jeunes en recherche d’emploi pour les préparer au monde de l’entreprise et les aider à trouver un emploi. Une campagne d’information sera également menée auprès des collégiens et de leurs enseignants pour leur faire découvrir les métiers de DCNS. Durant les trois années du programme, 1 000 jeunes effectueront un mini-stage découverte au sein du Groupe. Les 300 plus motivés d’entre eux suivront un contrat d’apprentissage en alternance au sein de DCNS, encadrés chacun par un collaborateur du Groupe. In fine, l’objectif de DCNS est que 50 % des jeunes qui auront suivi un cycle d’apprentissage au sein du Groupe trouvent un emploi grâce au programme, dans les six mois suivant la fin de leur apprentissage, au sein de DCNS ou d’une autre entreprise. Lire la suite

Bibliographie

David Galula : Contre-insurrection, théorie et pratique  ; (Préface du général d'armée David Petraeus) ; Économica, 2008 ; 213 pages - Claude Le Borgne

Le destin de ce livre – et de son auteur – justifierait à lui seul sa traduction, sa publication et l’attention qu’il lui faut accorder. David Galula, parfait inconnu dans la communauté militaire française, a rejoint Saint-Cyr en 1939 avec la promotion de l’Amitié franco-britannique. Cette promotion-là allait vivre toutes les épreuves qu’en un demi-siècle notre pays dut affronter. Aussi bien a-t-elle ses généraux célèbres, Lagarde, Guy Le Borgne, Méry ou Vanbremeersch. Galula n’est pas de ceux-là, caché dans un anonymat que ce livre va rompre, quarante ans exactement après sa mort discrète. Lire la suite

p. 169-170

Daniel Ventre : La Guerre de l'information  ; Lavoisier, 2007 ; 271 pages - Sébastien Bombal

Ingénieur au CNRS, Daniel Ventre livre dans cet ouvrage la thématique de la guerre de l’information sous toutes ses formes, évoquant successivement les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon, Russie et Singapour, avec un panorama fort bien documenté et très complet pour chacun de ces États. L’auteur qui avait également publié de nombreux articles sur ce thème dans la revue MISC, aborde dans cet ouvrage aussi bien les enjeux, les stratégies possibles, les menaces, les doctrines militaires que les composantes de la guerre de l’information. Lire la suite

p. 170-171

Jacques Rupnik : Les banlieues de l'Europe. Les politiques de voisinage de l'Union européenne  ; Les Presses de Sciences Po, 2007 ; 203 pages - Emmanuel Dupuy

Pour la première fois, la Slovénie, dont l’adhésion ne remonte qu’au 1er mai 2004, exerce, la présidence semestrielle de l’UE. Elle a décidé de placer « la vocation européenne des Balkans occidentaux » (telle qu’évoquée lors du Conseil européen de Thessalonique de 2003), au cœur de sa réflexion. Cet ouvrage, publié sous la direction de Jacques Rupnik, directeur de recherche du CERI (Centre de recherches internationales), éminent spécialiste des Balkans, vient en effet rappeler combien le débat entre élargissement et approfondissement de l’espace communautaire est toujours d’actualité. Lire la suite

p. 172-173

Édouard Terzian : Grand Écart  ; Indo Editions, 2007 ; 363 pages - Pierre Morisot

« Atypique », annonce à bon droit le sous-titre. Édouard Terzian est un cyrard de la promotion Leclerc (la meilleure, bien sûr, et qu’il arriva à Pierre Pellissier d’adopter comme modèle !). Après avoir connu la « vie spartiate » des élèves officiers de 1946, il choisit les « paras colos ». Décoré auparavant à dix-huit ans pour faits de résistance, cette option va l’engager dans une sorte de confrérie héroïque, un genre de vie à la fois exigeant et décontracté, une présence dans les coups durs de campagnes désormais oubliées, la mort au combat frôlée à maintes reprises, avec une pointe de mépris envers tout ce qui est sédentaire et scribouillard, encore que le style littéraire soit ici de bonne facture. Lire la suite

p. 173-174

Revue Défense Nationale - Mars 2008 - n° 706

Rwanda

Although France probably committed political errors in Rwanda and was for a long time mistaken about the nature and causes of the crisis, it in no way took part in the genocide against the Tutsis. But the accusations made against us and against our army are extremely serious. We must therefore shed full light on the Rwandan tragedy so as to restore normal relations with this country based on trust. That is what the French government is working towards.

The recent evolution in Franco-Rwandan relations has brought Operation Turquoise back into the spotlight. As the realities of that operation are little known and often misrepresented, it seems useful to give my account of what happened by its commander, someone who was directly concerned, faced with a difficult mission against which some serious accusations have been made.

Varies

In this editorial by the Chairman of the Robert Schuman Foundation the author stresses the merit of France’s actions in Chad carried out on behalf of Europe, and castigates those who have denigrated it.

Successful transformation of our forces means firstly taking note of the transformation that is taking place in war itself and the challenges that this represents for our armed forces. This requires an overall approach to our defence capability, drawing conclusions from the continuity between operations, the development of military capabilities and the administration of the forces (extracts from a speech by the Chief of the French Defence Staff, General Jean-Louis Georgelin, on opening the colloquium ‘Europe and Transformation’ on 5 February 2008; www.defense.gouv.fr/ema).

Just a few weeks from publication of the White Paper that will set out the road map of France’s defence for the coming decade, it is useful to explore several avenues of thought on what is the increasingly complex strategic situation in the world, in which the centre of gravity has shifted towards Asia and where, in an arc of crisis from the Atlantic to the Indian Ocean, the United States is powerless and Europe absent. The European dimension of French defence, however, has some important assets, and 2008 could turn out to be an interesting year.

Understood as an intentional event, more or less unexpected, affecting the State’s defence and security, strategic surprise is never so close as when certain conditions all obtain: failure to identify weak signals; an analytical capability restrained by a predetermined way of thinking that virtually excludes other rationalities; lack of moral preparation among the decision-makers and the population; and rigidity of national organisation. France will only be able to anticipate surprise and regain the initiative if it restores a certain strategic depth. We need to do three things now: inform the authorities and forge national cohesion, reestablish some depth in our strategic analysis, and bolster our capability for decision and action.

Having analysed ‘subcontinental states’ (the BRIC countries and the United States) in a previous article, in terms of their relative power in the past, here the author looks ahead, until 2050, again comparing them with France. This very cautious approach brings out changes in the balance of power, calculated using a composite indicator of power, but also the relatively unchanging hierarchy of those countries.

On the sixtieth anniversary of the founding of Western European Union, whose presidency France has recently assumed, the Chairman of the Defence Committee of the WEU Assembly looks at the milestones along the road to European security and defence passed by WEU, NATO and the EU. After considering the changes introduced by the Lisbon Treaty, the author looks at the longer-term prospects.

At their 1999 summit in Helsinki, EU member states stated their ‘determination to develop an autonomous capacity to take decisions and, where NATO as a whole is not engaged, to launch and conduct EU-led military operations in response to international crises’. Through this declaration, the basis of European Security and Defence Policy, their common strategic objectives were defined: military capabilities, autonomy and a capacity for quick reaction. Will the Lisbon Treaty enable these aims set out nearly ten years ago to be attained?

A number of members of the international Salafist group al-Qaeda regularly address the crowds through communiqués. Analyses of these, often generic, fail to bring out the group’s internal divergences, or even to underline the methods that give the communiqués a certain impact among the public. This article is an intuitive analysis of al-Qaeda members’ communication strategy and a comparison with the welltried methods of marketing strategy.

The author describes the present and future roles of navies, particularly on the open sea. The framework of their actions is necessarily international and interdepartmental in order to profit from synergy of effort. This synergy helps maintain the security of the Mediterranean region by guaranteeing stability that in turn promotes prosperity in the nations that surround it.

Over the last 20 years France’s Naval Training College (l’École navale) has changed considerably, while conserving its status as a grande école of higher education. The most striking reforms include extension of the course to four years, the creation of a research institute and reorganisation of the course to allow exchanges as part of a European system. In line with its strategy of openness, the college has established many partnerships with universities, other grandes écoles and industry. The college now awards all qualifications found in France five years after leaving school. In future it intends to further emphasise its naval character and look for synergies with other European naval academies.

The authors of this article recommend an adaptation of our air-ground operational doctrine to the conditions met in Afghanistan, indeed in Iraq. Inspired by US methods, they argue the need for Joint Terminal Attack Controllers, who call for and direct air support, in all units engaged on external operations.

While the Americans are beginning to realise that the future of war they envisioned is every day increasingly resembling the colonial wars of yesterday, at least in Iraq, theses that take account of cultural factors are slowly taking over from the purely Clausewitzian theories of armed conflict and their avatar, the all-mighty ‘technology does it all’. Network-centric warfare, which was to abolish space and make a break with massive armies, has failed in Afghanistan and Iraq. If wars against terrorism have to be supported by networks, they are not exactly those that the theoreticians of the ‘revolution in military affairs’ had in mind.

‘A call for a revolutionary change for a new economic policy.’ In a speech to the Economic and Defence Commission of the Association of Alumni of the Institute for Higher National Defence Studies in December 2007, Laurence Parisot, the head of France’s leading employers’ federation, described the current situation affecting French businesses, in particular the handicaps that make them less competitive. She proposes a real revolution of our economic policy that puts the priority on the supply side rather than on demand.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Mars 2008 - n° 706

Dans le cadre de la Filière Compétences, DCNS va parrainer des jeunes en recherche d’emploi pour les préparer au monde de l’entreprise et les aider à trouver un emploi. Une campagne d’information sera également menée auprès des collégiens et de leurs enseignants pour leur faire découvrir les métiers de DCNS. Durant les trois années du programme, 1 000 jeunes effectueront un mini-stage découverte au sein du Groupe. Les 300 plus motivés d’entre eux suivront un contrat d’apprentissage en alternance au sein de DCNS, encadrés chacun par un collaborateur du Groupe. In fine, l’objectif de DCNS est que 50 % des jeunes qui auront suivi un cycle d’apprentissage au sein du Groupe trouvent un emploi grâce au programme, dans les six mois suivant la fin de leur apprentissage, au sein de DCNS ou d’une autre entreprise.

Dans le cadre de la Filière Course, DCNS va parrainer des jeunes espoirs de la voile pour les préparer à la course au large avec l’aide de Marc Thiercelin. Au terme d’un parcours de sélection de dix mois, le meilleur des skippers en compétition disputera sa première grande course au large (Transat Jacques Vabre 2009) aux côtés de M. Thiercelin, puis prendra part en solo à la Route du Rhum en 2010. C’est la première fois dans l’univers de la voile qu’une filière de détection d’un skipper espoir amènera son lauréat à participer à la Route du Rhum. Parallèlement, M. Thiercelin participera à plusieurs courses, dont son 4e Vendée Globe (un record), sur un nouveau bateau de 60 pieds aux couleurs de DCNS à la construction duquel le Groupe contribuera de manière significative. Pendant l’ensemble du programme, y compris durant le Vendée Globe, M. Thiercelin transmettra son savoir et son expérience aux jeunes skippers de la Filière Course.

Jean-Marie Poimbœuf, président-directeur général du groupe DCNS, déclare : « Les Filières du Talent DCNS constituent un magnifique projet d’entreprise pour DCNS. Les Filières du Talent DCNS vont aider les jeunes, qu’ils soient en recherche d’emploi ou skippers espoirs, à percer dans leurs domaines d’action respectifs grâce à des programmes pédagogiques conçus avec des partenaires de référence. C’est également une opportunité de mobiliser les 13 000 collaborateurs de DCNS, alors que le Groupe est en pleine mutation, autour d’un programme qui va faire résonner nos valeurs depuis les cours d’écoles de nos bassins d’emplois jusqu’aux océans du monde entier. Dans ce sens, les Filières du Talent DCNS représentent une action de « développement culturel » pour le Groupe, d’une importance comparable, pour la préparation de notre futur, à nos investissements en recherche et développement, en moyens industriels ou en action commerciale ».

Les Filières du Talent DCNS réunissent plusieurs acteurs de tout premier plan autour de DCNS.

La Filière Compétences est menée en partenariat avec l’Agence nationale pour l’emploi, l’Association jeunesse et entreprises, le Conseil national des missions locales d’insertion, et Marine mobilité (un service de la Marine nationale). Elle bénéficie également du soutien de l’Union des industries et métiers de la métallurgie.

La Filière Course est menée en collaboration avec la Fédération française de voile, avec laquelle DCNS a travaillé étroitement pour définir et mettre en place le programme de formation et de sélection des jeunes skippers.

Marc Thiercelin, parrain des Filières du Talent DCNS, confie : « Je suis très fier d’être le parrain des Filières du Talent DCNS. Il ne s’agit pas d’un simple partenariat sportif, mais d’une opération qui comporte également des dimensions pédagogique, sociale et citoyenne. La notion de passage de témoin m’a accompagné toute ma vie et je m’investis, notamment comme ambassadeur de la Mer de l’Union européenne, dans la promotion des métiers de la mer. Voilà plusieurs années que je rêvais d’un partenariat qui puisse allier ma passion de la compétition sportive et mon intérêt social. Sur le plan sportif, je suis très ambitieux pour ma prochaine participation au Vendée Globe 2008 et aux autres courses du programme DCNS ».

Les Filières du Talent DCNS font vivre des valeurs-clés du groupe DCNS : le pari sur l’avenir, grâce à un projet au service de la jeunesse incarnant la recherche de l’excellence qui anime les collaborateurs du Groupe au quotidien ; la transmission du savoir, qui a toujours été au cœur de la culture de DCNS durant son histoire de plus de trois siècles ; la passion de la mer, qui constitue, outre le lieu d’expression et d’implantation du Groupe, un centre d’intérêt

pour nombre de ses collaborateurs, clients et partenaires ; l’équilibre entre tradition et innovation qui permet de combiner l’histoire très riche du Groupe et la mutation dans laquelle il s’est engagé pour bâtir son avenir.

Outre leurs valeurs et principes de fonctionnement communs, la Filière Compétences et la Filière Course convergeront également dans des rencontres entre les jeunes apprentis et les jeunes skippers, ainsi que des opérations de reconnaissance organisées dans le cadre de la Filière Course (invitations aux départs de courses, régates…) pour les apprentis et les tuteurs les plus méritants de la Filière Compétences.

Christophe Lachnitt, directeur de la communication du groupe DCNS et initiateur des Filières du Talent DCNS, souligne : « DCNS se distingue notamment par le fait que le talent de ceux qui réalisent et entretiennent un produit y est aussi important que le talent de ceux qui le conçoivent. Les architectes navals du Groupe peuvent ainsi imaginer le sous-marin nucléaire lanceur d’engins ou le porte-avions le plus technologique au monde. Ils savent en effet qu’ils passeront ensuite la main aux soudeurs qui interviendront dans des conditions extrêmes de technicité et de confinement, ou aux ingénieurs qui réaliseront le système informatique capable de suivre simultanément 2 000 engins mobiles dans les trois dimensions (air, terre, mer). Nos produits sont donc le fruit d’une conjugaison de talents très divers et les Filières du Talent DCNS rendent un hommage à ces talents internes. Elles mettent également en évidence le milieu naturel dans lequel nous évoluons : la mer est l’immense encrier dans lequel nous allons écrire les aventures humaines engendrées par les Filières du Talent DCNS ».

Paris, le 17 janvier 2008

DCNS

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