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Discours de M. Nicolas Sarkozy, président de la République, le 21 mars 2008, à Cherbourg, pour la présentation du SNLE Le Terrible.

Brefs extraits du discours de M. Nicolas Sarkozy, président de la République, devant le Parlement d’Afrique du Sud, Le Cap, 28 février 2008 (www.elysee.fr).

Intervention de M. François Fillon, Premier ministre, devant l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), le 21 février 2008 à l’Hôtel de Matignon (www.premier-ministre.gouv.fr).

En cours de formalisation dans le cadre du nouveau Livre blanc, la nouvelle fonction stratégique « connaissance et anticipation, incluant le renseignement » est un besoin exprimé depuis plusieurs années et qui a déjà fait l’objet d’expérimentations méthodologiques concluantes au sein du ministère de la Défense. L’anticipation stratégique relève de l’exploration des situations stratégiques futures et se situe avant la décision, politique ou militaire. Elle demande des savoir-faire et des aptitudes particulières qui s’apparentent à un nouveau métier. Savoir comment faire de l’anticipation est une première étape. Reste aujourd’hui à pratiquer l’anticipation en vraie grandeur au sein du ministère de la Défense, à faire adopter la démarche dans un cadre interministériel et à mettre en synergie anticipation et planification — à passer de l’imagination des futurs possibles à la mise en œuvre d’une stratégie ou d’une décision — et, en quelque sorte, faire réellement de la prévention des crises. (Les propos n'engagent que leur auteur)

Otan

L’ambassadeur américain auprès de l’Otan, Mme Victoria Nuland, a prononcé deux discours fin février, l’un à Londres le 25 février 2008 et l’autre à Paris le 22 février. Elle appelle à une nouvelle Union transatlantique, passant notamment par le renforcement de l’Europe de la défense, celle-ci trouvant sa place pour agir indépendamment. L’UE comme l’Otan pourront alors travailler ensemble. Ayant de nombreux passages communs, les discours se ressemblent. Le plus révolutionnaire est celui de Londres, même si les extraits significatifs de celui de Paris sont également présentés (www.nato.usmission.gov).

Plusieurs signes montrent que l’Amérique veut une Union transatlantique. Les termes du contrat sont renouvelés. Rompant avec la vieille position uniquement otanienne, les États-Unis semblent accepter la position « bruxelliste » suggérée par M. Sarkozy : à la fois l’Otan et une Europe autonome de la défense. C’est un bouleversement radical qui est ainsi à l’œuvre. S’il est peu probable qu’il sera visible dès Bucarest, il devrait toutefois modifier en profondeur les relations transatlantiques dans les quinze mois à venir.

Le Sommet de l’Alliance atlantique à Bucarest en avril 2008 est principalement consacré aux élargissements. Leur nombre sera limité, et les Alliés donneront quelques perspectives à l’Ukraine et à la Géorgie. S’agissant des opérations, le Kosovo ne constituera plus une préoccupation majeure, et les Alliés devraient s’accorder autour d’une stratégie commune en Afghanistan. La question du bouclier antimissiles demeurera doublement problématique, tant du point de vue transatlantique que dans la perspective des relations avec la Russie. Ce Sommet paraît important, mais servira surtout à préparer celui du soixantenaire qui aura lieu en 2009.

Repères - Opinions - Débats

Les élections législatives de décembre 2007, comme la présidentielle du 2 mars, ont donné lieu à une floraison d’ouvrages sur la Russie, dont le retour sur la scène mondiale est désormais observé avec la plus grande minutie, tant dans les chancelleries, qu’au sein des divers think tanks ou centres de recherche et universités du monde entier. En un sens, ces divers écrits s’efforcent de répondre, chacun à leur façon, au fameux mot de Winston Churchill, « la Russie, une charade, enveloppée dans un mystère à l’intérieur d’une énigme ».

« La nouvelle stratégie russe à l’égard de l’UE consiste en l’affaiblissement des 27 à travers des contentieux ponctuels avec des pays membres. L’embargo sur la viande polonaise, les tensions avec l’Estonie, l’affaire Litvinenko et l’indépendance du Kosovo sont utilisés par Moscou afin de diviser les Européens et de bloquer l’émergeance de la politique étrangère européenne. Pendant sa présidence de l’UE, la France doit travailler au renforcement de la solidarité entre les 27 pour élaborer une véritable politique extérieure commune ».

Chine et Inde

Les 29 et 30 juin 2007 s’est tenu à l’Université Panthéon- Sorbonne un colloque international sur « La Chine et la mer : sécurité et coopérations régionales en Extrême-Orient depuis 1954 ». Organisé par l’Unité mixte de recherche spécialisée dans l’histoire des relations internationales contemporaines (UMR-IRICE), il donnait suite à une demande de l’état-major de la Marine au CEHD, dans le cadre des Études politico-militaires à caractère économique et social (EPMES) : il s’agissait de mieux connaître les origines, les modalités et les implications de la puissance maritime de la Chine. Pendant deux jours, chercheurs de formations diverses (historiens, principalement, mais aussi politologues, géographes ou juristes), praticiens civils et militaires, ont donc confronté leurs connaissances et leurs réflexions, dans une interaction constante et stimulante.

Le 21 octobre 2007, s’est achevé le XVIIe congrès du Parti communiste chinois qui a conduit au pouvoir une nouvelle équipe, acquise en grande partie au président Hu Jintao. Cette lutte d’influence consacre la victoire de ce dernier, partisan de « l’harmonie sociale » et du « développement scientifique », sur le « Groupe de Shanghai », partisan de la croissance à tout prix. Au-delà de cet événement, la Chine a changé profondément d’attitude et s’est affirmée de façon plus volontariste sur la scène internationale. Ce sont les grandes lignes de ce changement que l’auteur se propose d’analyser dans cet article.

Depuis cinq ans, les économies occidentales sont confrontées à une augmentation des cours du pétrole. L’instabilité politique au Moyen-Orient, les mouvements sociaux au Nigeria, ou les nationalisations entreprises par Hugo Chavez alimentent la crainte d’une pénurie. Cette crise pétrolière est fréquemment présentée comme la conséquence du décollage industriel de la Chine et de l’Inde. Comme souvent en Europe, pour expliquer nos propres difficultés économiques, la Chine et dans une moindre mesure l’Inde font figure de « coupable idéal »; mais qu’en est-il réellement ?

Extraits relatifs aux marines chinoise et indienne de la préface de l’ouvrage Flottes de Combat 2008 (Éditions Maritimes & d’Outre-Mer).

Longtemps considéré comme l’arrière-cour de l’Inde, l’océan Indien (d’où son nom) a toujours été au cœur des relations internationales. Avec sa montée en puissance, la Chine a fortement augmenté sa présence dans la région (bases, facilités portuaires…) et développe sa marine. L’Inde répond au challenge chinois en se rapprochant des États-Unis et du Japon, et en renforçant elle aussi sa présence et en relançant sa marine.

Les entreprises européennes du secteur aéronautique et défense (A&D) perçoivent l’Inde comme l’un des marchés émergents les plus attractifs. Y investir et s’y implanter peut représenter pour ces entreprises une solution à certaines de leurs problématiques stratégiques (produire en zone dollar, diminuer les coûts de main-d’œuvre et répondre à une pénurie de personnel qualifié en Europe), ce que les grands maîtres d’œuvre (EADS, Safran, Thales, BAe, par exemple) ont compris. Lire la suite

Repères - Opinions - Débats

L’évolution des besoins opérationnels et les contraintes financières ont poussé les armées à faire évoluer leur dispositif de maintenance et de logistique des matériels. Les réformes engagées par les différentes armées, modifiant les principes et les organisations, ainsi que les chantiers lancés pour améliorer la disponibilité, amènent à dégager des principes communs. Un concept de management du maintien en condition opérationnelle (MCO) prend forme en intégrant la gestion des parcs, la logistique, la maintenance, les achats, l’information et la planification dans un ensemble cohérent d’actions. Démarche d’autant plus séduisante que la Lolf rend désormais possible l’intégration de tous les coûts de soutien (infrastructure, formation…) et d’exploitation. Les armées se sont engagées là dans une voie qui rencontre les objectifs même de la RGPP.

Deux conceptions de la fonction policière sont possibles : une qui privilégie l’aspect répressif, l’autre qui préfère user de méthodes plus discrètes pour prévenir les délits. Les États-Unis, actuelle puissance dominante et gardienne de l’ordre du monde, ont choisi ces dernières années la première voie. Mais, sous un débat apparemment technique, gît une représentation inconsciente des modalités de l’action divine.

Acteur majeur dans les domaines de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité, Safran a fait des choix stratégiques fondés sur la maîtrise des technologies et sur la dualité. Principe vertueux et facteur de développement, la synergie technologique entre les applications civiles et militaires apporte des avantages considérables à l’État comme aux entreprises. Elle a pour corollaire la maîtrise des technologies-clés, qui doit être soutenue dans le cadre d’une stratégie industrielle de défense française et européenne.

À propos du Livre blanc

Après la récente publication d’articles évoquant les conclusions du Livre blanc et le sort qu’il réserverait aux armées, les auteurs réagissent et font appel au sens des responsabilités des hautes autorités.

Ambiguë et confuse par sa nature et par son objet, dépourvue de rigueur méthodologique, la réflexion préparant le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale a masqué l’ampleur et la complexité à mettre en œuvre une grande politique de sécurité nationale. Amenée à s’attaquer, de surcroît, aux phénomènes désintégrateurs qui menacent la cohésion nationale, cette grande politique pourrait jouer des potentiels de sociabilité et de rayonnement culturel que conservent les armées. Encore faudrait-il qu’elles soient présentes dans le paysage national.

À l’heure des réflexions sur la défense, n’est-il pas temps de rappeler quelques principes élémentaires autant que fondamentaux sur la valeur intrinsèque de chacune des trois composantes qui devraient apporter puissance et considération à notre défense, et plus largement à notre pays, en se fondant dans un milieu inter-armées solide et harmonieux ?

Chroniques

Bibliographie

Bruno Tertrais : L'arme nucléaire  ; Puf, 2008 ; 128 pages - Claude Le Borgne

Bruno Tertrais, expert reconnu en la matière, signe un Que sais-je ? sur l’arme nucléaire. La collection vise l’information du grand public, ce livre remplit fort bien le contrat. Si bien même qu’il pourra servir, si l’on ose dire, de pense-bête au spécialiste Lire la suite

p. 183-183

Au moment d’ouvrir Les armées secrètes de l’Otan, le lecteur est plein de circonspection : encore un de ces ouvrages adeptes de la théorie du complot qui va nous expliquer à coup d’interprétations tirées par les cheveux les noirs desseins de manipulateurs patentés. Or, l’ouvrage est plus sérieux qu’il n’y paraît. Il conte, au terme d’une enquête minutieuse et convaincante, la façon dont l’Ouest organisa entre 1945 et 1990 des réseaux secrets destinés à lutter contre les Soviétiques si ceux si envahissaient l’Europe. Lire la suite

p. 183-184

Jean-Robet Raviot : Qui dirige la Russie ?  ; Éditions Lignes de repères, 2007 ; 158 pages - Viatcheslav Avioutskii

L’ouvrage de Jean-Robert Raviot Qui dirige la Russie ? constitue un événement majeur des dernières années dans les études consacrées à la Russie post-soviétique. Le livre décrypte les arcanes du pouvoir politique russe et analyse ses évolutions après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Ce travail nous permet de comprendre l’actualité russe consacrée essentiellement à la succession de Poutine et à des enjeux de restructuration de nombreux réseaux politico-affairistes de son entourage proche et lointain. Jean-Robert Raviot dresse un tableau minutieux de nombreux clans qui gravitent autour du Kremlin. La confusion constante entre les domaines politique et économique chez les hauts fonctionnaires russes est mise en évidence. Lire la suite

p. 185-186

Baudoin Dupret, Zouhair Ghazzal, Youssef Courbage et Mohammed Al-Dbiyat : La Syrie au présent. Reflets d'une société  ; Actes Sud, 2007 ; 878 pages - Philippe Boulanger

Il manquait un livre de référence sur la Syrie. Cette lacune est à présent comblée. Ouvrage à plusieurs voix, La Syrie au présent propose une analyse érudite d’un pays au cœur des enjeux culturels, religieux, économiques et géopolitiques du Proche-Orient, mais qui, en France, demeure étrangement mal connu ou, le plus souvent, réduit à des clichés. Lire la suite

p. 186-187

Christian Grateloup : Géohistoire de la mondialisation - Le temps long du monde  ; Armand Colin, 2007 ; 252 pages - Eugène Berg

Le Monde est l’espace de l’humanité et il ne s’affirme que dans son historicité. Cet espace ne désigne pas un cadre extérieur à la dynamique sociale, ce n’est ni une scène ni le décor du « théâtre du monde » ; mais bien l’espace où se déploient des relations entre les diverses sociétés. Les liens, qui aujourd’hui existent au niveau de l’ensemble de l’humanité, souvent inégalitaires, parfois ténus sont le résultat d’un processus, qui s’est déroulé dans le temps et l’espace, que l’on a pris l’habitude d’appeler en France la « mondialisation ». Cet espace de relations qui s’étend à l’ensemble de l’écoumène, on le prénomme Monde, être géographique nouveau dont il faut retracer la genèse d’où le titre de cet ouvrage stimulant de Christian Grateloup, professeur de géographie, spécialiste de géohistoire à l’université Paris 7-Denis Diderot qui a récemment codirigé le Dictionnaire des mondialisations chez le même éditeur. Lire la suite

p. 187-188

Laurent Ruet : La Vérité sur l'effondrement de la Bourse  ; Éditions Mare & Martin, 2007 ; 457 pages - Ivo Paparella

La rigueur scientifique et la pédagogie réunies dans ce livre font que le sujet est accessible aux non-spécialistes. Le professeur Laurent Ruet (Paris X), par une approche pluridisciplinaire, présente aux lecteurs les grandes lignes du fonctionnement (dysfonctionnement) des marchés financiers. En arrière-plan, la lutte pour l’influence entre les cultures « économiques » dans le monde en général et au sein de l’UE, démontre que le « politiquement correct » et les « unanimités violentes » se manifestent aussi dans ce domaine (la nature humaine est la même partout !). Lire la suite

p. 188-189

Jean-Michel Hoerner : Géopolitique du capital  ; Ellipses, 2007 ; 186 pages - Eugène Berg

L’ancien président de l’Université de Perpignan, qui y est professeur de géopolitique s’est attaqué à un sujet certainement actuel, comme l’illustre, entre autres, la crise des « subprime » américains, mais combien difficile. Premier paradoxe, parler de géopolitique du capital, c’est presque nécessairement évoquer des conflits autour de masses monétaires ou d’avoirs financiers, alors que le commerce est censé atténuer les conflits et accroître la coopération entre les peuples qui s’y adonnent. Deuxième difficulté, comme il le souligne, s’agit-il d’appréhender principalement le sujet d’un point de vue général, collectif ou individuel, car le capital est d’abord celui d’individus ou groupes d’individus, familles, sociétés. Lire la suite

p. 189-189

Robert Belot : Guerre et frontières  ; Lavauzelle, 2006 ; 366 pages - Pierre Morisot

La mention du sous-titre « La frontière franco-suisse pendant la Seconde Guerre mondiale » est indispensable pour cerner le sujet, encore que le contenu déborde volontiers le champ d’investigation ainsi affiché. S’agissant des actes d’un colloque, ce livre aborde au préalable des considérations théoriques où l’expert efface le pédagogue, ne parvenant hélas pas à s’affranchir des obscurités d’un jargon professionnel laborieux et hermétique parsemé de « scansion… congruence… notion aporétique… interspatialités d’interface… » et autres termes galants, abandonnant le lecteur à son triste sort entre la consultation fiévreuse du dictionnaire et la céphalée. L’ampleur et la précision de la vingtaine de contributions suivantes (beaucoup plus accessibles au commun des mortels) sont très variables puisque certaines, fort intéressantes au demeurant, concernent la frontière italo-suisse ou même la frontière franco-espagnole au cours de la guerre civile. Lire la suite

p. 189-190

Revue Défense Nationale - Avril 2008 - n° 707

Speech by Nicolas Sarkozy, President of the French Republic, at Cherbourg on 21 March 2008 at the presentation of the SSBN Le Terrible.

Short extracts from the speech by President Nicolas Sarkozy to the Parliament of the Republic of South Africa, Cape Town, 28 February 2008 (www.info.gov.za/speeches/2008/08030311451001.htm).

The new strategic function of ‘knowledge and anticipation, including intelligence’ is currently being formalised in the new White Paper; this requirement has been articulated for many years and has already been the subject of fruitful methodological research within the Ministry of Defence (MOD). Strategic anticipation involves the exploration of future strategic situations and is undertaken prior to any political or military decision-making process. It demands specific expertise and skills that amount to a new vocation. The first stage is to understand what anticipation involves; it now remains to apply this expertise to the real world of the MOD, to push for its adoption within an interdepartmental framework and to link anticipation and operational planning—to move on from conceiving possible futures to the implementation of a strategy or a decision—and in a way actually prevent crises. (The opinions expressed are his alone)

NATO

Ambassador Victoria Nuland, the United States Permanent Representative to NATO, gave two speeches in late February, one in Paris on 22 February and the other in London three days later. On both occasions she called for a new transatlantic union, with in particular a strengthened Europe able to act independently on defence issues but also together with NATO. The two speeches have many similarities: that delivered in London is the more revolutionary, but significant extracts from the Paris address are also given here (http://nato.usmission.gov ).

There are several indications that America wants a transatlantic union. The terms of the deal have been re-shaped. Breaking with the old ‘NATO only’ position, the United States seems to be accepting the ‘Brusselist’ concept suggested by Mr Sarkozy: both NATO and an autonomous European defence identity. So a radical change is under way. Although unlikely to be visible from Bucharest, it should profoundly modify transatlantic relations in the next 15 months.

The NATO summit in Bucharest in April 2008 will be mainly concerned with the issue of accessions. Their number will be limited, and the Allies will hold out encouragement to Ukraine and Georgia. On the operational side Kosovo will no longer be a major concern, and the Allies should agree on a joint strategy on Afghanistan. The issue of the anti-missile shield will remain doubly contentious, from both a transatlantic point of view and that of the future relationship with Russia. This summit appears important, but will above all serve to prepare NATO’s 60th anniversary summit in 2009.

Varies

Russia’s new strategy regarding the EU consists in weakening the 27 through specific disputes with individual member countries. The embargo on Polish meat, tensions with Estonia, the Litvinenko affair and Kosovo’s independence are used by Moscow to split the Europeans and hinder the emergence of a European foreign policy. During its EU presidency, France must work on strengthening solidarity among the 27 to work out a real common foreign policy.

China and India

On 29 and 30 June 2007 Panthéon-Sorbonne University (Paris-I) organised an international seminar entitled ‘China and the sea: regional security and cooperation in the Far East since 1954’. It was run by UMR-IRICE, an international research group specialising in the contemporary history of international relations, following a request by the French Navy Headquarters at CEHD (the Defence History Study Centre), as part of EPMES (defence forecasts of a politico-military, economic and social nature). It was aimed at a better understanding of the origins, conditions and implications of Chinese maritime power. Over two days researchers from differing backgrounds (mainly historians, but also political scientists, geographers and legal experts), both civil and military, exchanged experiences and ideas.

The 17th Congress of the Chinese Communist Party ended on 21 October 2007. It is too soon to appreciate its true consequences, particularly for the power struggles between the ‘Shanghai Group’, who believe in growth at any price, and President Hu Jintao, defender of ‘social harmony’ and ‘scientific development’. Yet quite apart from this specific event, Chinese attitudes have changed, and in this article the author sets out to analyse the main features of this change.

The Western economies have been confronted with rising oil prices for the past five years. Political instability in the Middle East, social unrest in Nigeria and Hugo Chávez’s nationalisations all reinforce our dread of a shortage. This oil crisis is often presented as the consequence of the rapid industrialisation of India and China. As so often in Europe, we try to explain our own difficulties by transforming China (and to a lesser extent, India) into the perfect scapegoat; but what is the reality?

Extracts concerning the Chinese and Indian Navies taken from the preface to Flottes de Combat 2008, published by Éditions Maritimes & d’Outre-Mer.

Long seen as India’s backyard, the Indian Ocean has always been at the heart of international relations. With its rise in power, China has greatly increased its presence in the region, with bases, port facilities and so on, and is expanding its navy. India is rising to the Chinese challenge by drawing closer to the United States and Japan, and in turn reinforcing its maritime presence.

European aerospace and defence (A&D) companies see India as one of the most attractive markets. For these companies, investing and setting up there could provide a solution to some of their problems, such as producing in the dollar zone, manpower costs and the shortage of qualified people in Europe. The big prime contractors such as EADS, Safran, Thales and BAE Systems have understood this. Despite difficulties (legal, socioeconomic, etc.) that put a brake on the aspirations of subcontractors (Recaero and Machaero are exceptions), the setting up of European SMEs could help young Indian A&D companies, and several ways of helping these European SMEs are worth exploring. Apart from prime contractors and industrial groupings like Gifas, it is also in European governments’ interest to help in this. US, Russian and Israeli competitors have already set up in India, some many years ago.

Varies

There are two possible ways of looking at the policing function: one emphasises repression, the other more discreet ways of preventing crime. The United States, the dominant power in the world today and guardian of order, has in recent years opted for the first. But behind an apparently technical debate there lies a subconscious representation of the modes of divine action.

Safran is one of today’s leading players in the aerospace, defence and security markets. Its strategic choices are based on technological expertise, including dual technologies. The technological synergies between civil and military applications, a key development factor and part of a virtuous circle, deliver considerable advantages to the State and industry alike. Underlying these synergies are the understanding and application of key technologies, which must be supported within the scope of a proactive defence industry strategy in France and across Europe.

The White Paper

With a confused and ambiguous nature and aim, and lacking rigorous methodology, thinking in preparation for the White Paper on defence and national security has obscured the scope and complexity of the work required to produce a comprehensive national security policy. This would, among other things, look at the phenomena that risk fuelling national disintegration, and take advantage of the armed forces’ potential for improving social and cultural cohesion. But of course to do that they need greater visibility on the national landscape.

Book reviews

Revue Défense Nationale - Avril 2008 - n° 707

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