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Eurosatory 2008

Acteur central des campagnes interarmées, l’Armée de terre sera engagée demain dans des conflits toujours plus complexes, de véritables guerres au milieu des populations et face à un adversaire plus radical. Sa performance opérationnelle, dans un contexte de limitation de la ressource humaine et financière, sera tributaire de la poursuite de la modernisation de ses équipements, axée autour de l’adaptation rapide des moyens aux exigences du terrain, de la maîtrise de l’information et de la rationalisation des moyens de soutien et d’appui, ainsi que du développement des capacités de formation et d’entraînement.

Le développement très rapide de l’Europe de la défense ne doit pas masquer ses limites actuelles. Pourtant, ses réalisations concrètes et les perspectives ouvertes par le Traité de Lisbonne donnent dès à présent à l’Union européenne un statut d’acteur global sur la scène internationale qui lui permet de défendre ses intérêts et ses valeurs et ainsi répondre à une attente de plus en plus manifeste.

Après avoir décrit la situation de l’industrie française d’armement terrestre, le député Yves Fromion dresse un panorama du paysage européen de ce secteur très morcelé. L’auteur s’interroge alors sur les perspectives d’évolution possibles au niveau européen : il insiste sur la nécessité de mettre en place un véritable marché européen, et souhaite que la présidence française de l’Union européenne soit l’occasion de mettre en avant les problématiques de défense.

Après avoir présenté le Groupement des industriels français de la défense terrestre et aéroterrestre (Gicat) et esquissé le panorama des industries constituant la Base industrielle et technologique de défense (BITD), Bruno Rambaud propose des partenariats avec l’Armée de terre pour réduire les coûts du soutien et optimiser les acquisitions. Bref, définir une politique industrielle, ouverte à la coopération européenne.

L’évolution des forces est en cours, c’est-à-dire leur modernisation et l’adaptation de leurs capacités aux engagements réels et les plus probables à un horizon de quinze ans. Cette nécessaire évolution vise des forces terrestres bâties autour d’un système de contact plus compact et multirôles, dans lequel la dimension logistique sera intégrée. Dotées de capacités offensives puissantes et maîtrisées, fondées sur des combinaisons adaptées à chaque engagement, elles seront plus protégées et auront une mobilité tactique accrue, notamment avec le NH90. Enfin, par la numérisation des unités jusqu’au plus bas niveau tactique, elles seront d’emblée d’une plus grande efficacité opérationnelle dans des contextes toujours plus changeants qui imposent une adaptabilité permanente des forces et une réversibilité des modes d’actions.

La nécessité croissante, pour l’Armée de terre, de maîtriser des situations d’engagement asymétriques, fait l’objet de réflexions de la part des industriels pour répondre au mieux aux besoins opérationnels évoluant par les retours d’expérience. Cet article présente les solutions développées par le groupe Safran pour « numériser » le fantassin et développer plus généralement la « vétronisation », clés d’une meilleure intégration du segment sol dans la coordination aéroterrestre.

Plus que jamais, l’infanterie reste au cœur de la doctrine d’engagement des forces armées. Encore faut-il qu’elle dispose de moyens en accord avec ses missions. C’est ce que Nexter Systems propose avec le Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI), véhicule blindé conçu et développé en étroite collaboration avec ceux qui l’utiliseront en opération.

Présentation des hélicoptères entrant en service dans les dix ans à venir. En particulier, le Tigre a déjà fait la preuve de ses remarquables capacités. Hélicoptère de manœuvre et d’assaut, le NH90 constitue une réelle révolution technologique.

Les vecteurs aériens non pilotés ou drones vont incontestablement jouer dans les prochaines années un rôle majeur car leurs performances, leur miniaturisation, leur souplesse d’emploi et leurs coûts de possession s’améliorent en offrant un champ d’action de plus en plus étendu. Déjà, les enseignements découlant des théâtres, notamment de l’Afghanistan, militent pour un emploi plus généralisé des drones. Capables d’emporter plusieurs types de charges (observation, acquisition et illumination d’objectifs, missile…), les drones possèdent techniquement un potentiel d’évolution important. S’agissant des unités spécialisées de l’Armée de terre, les informations rapportées en temps quasi réel contribuent à l’élaboration du renseignement tactique.

Devant l’augmentation inquiétante des attaques à base d’EEI (engins explosifs improvisés), les entreprises de Défense, dont MBDA F, ont commencé dès 2004 à travailler, en collaboration avec l’Otan, au traitement de ces attaques terroristes. Sous contrat de la DGA, MBDA travaille aujourd’hui à développer des techniques capables de détecter et neutraliser la menace des EEI. Ces techniques pourront donner naissance à des kits destinés à l’autoprotection des véhicules en service et s’intégrer dans le futur système baptisé Épée. Les solutions de kit « court terme » pour VAB et VBL sont actuellement à l’étude.

Les évolutions des conditions d’engagement, des techniques et du pilotage des ressources conduisent à rechercher par l’approche système de systèmes une solution cohérente et efficace à la problématique des forces terrestres de contact. L’opération Scorpion porte pour l’Armée de terre cette ambition d’un emploi plus souple et mieux maîtrisé, facilité par un soutien plus économe, en exploitant avec mesure les avancées matérielles au profit du combattant.

Dans un contexte de mondialisation, la France s’est dotée d’une capacité importante de projection de forces avec sa composante amphibie (TCD type Foudre, BPC type Mistral) qui lui permet d’exécuter des opérations limitées en toute indépendance ou de participer à des opérations de plus grande ampleur au sein d’une coalition. C’est aussi un outil dual par excellence qui permet à la France d’apporter son aide aux populations touchées par les cataclysmes naturels. La batellerie demande à être améliorée afin de donner toute sa cohérence au dispositif.

Le Viking BVS 10 a été déployé pour la première fois en opérations en 2006 dans le Sud de l’Afghanistan au sein de la 3e brigade commando britannique. Ses bonnes capacités (mobilité, emport, protection et polyvalence) ont permis son utilisation dans de nombreuses missions, dont certaines ont dépassé le cadre de son concept d’emploi initial. Cet article entend donner une description et une histoire du Viking ainsi que retracer l’évolution de son concept d’emploi au vu du retour d’expérience de l’Afghanistan.

L’Armée de terre est engagée dans un contexte opérationnel particulièrement mouvant (théâtre et milieux divers, ennemi). Le processus d’adaptation réactive a pour but de pallier rapidement le risque de perte de supériorité opérationnelle qu’engendrent ces évolutions, en adaptant de façon cohérente la doctrine, la formation, l’entraînement et les équipements.

Les évolutions technologiques, et en particulier les nouvelles technologies de l’information et de la communication, ont fait émerger de nouveaux facteurs de supériorité opérationnelle qui orienteront le développement des capacités terrestres futures. Cette complexité accrue imposera aux acteurs étatiques de l’armement terrestre la mise en place de nouvelles méthodes de gouvernance des programmes et opérations d’armement afin de garantir la cohérence opérationnelle du futur système de combat terrestre.

La complexité croissante des systèmes de défense pousse vers une utilisation conjointe des moyens étatiques et industriels, qui sont souvent complémentaires. Le LanaD (Laboratoire national de Défense) qui est l’interconnexion du LTO étatique et des environnements industriels Netcos et TIC en est une première illustration. Il permet de traiter les questions opérationnelles, fonctionnelles et architecturales.

Présentation du dispositif américain de mise en service opérationnel rapide (Rapid Fielding Initiative, RFI) afin de fournir rapidement aux combattants les équipements modernes dont ils ont besoin. Le Program Executive Office (PED) Soldier a permis de remédier aux pénuries d’équipement constatées en Afghanistan et en Irak.

La politique d’emploi et de gestion des parcs (PEGP) n’est plus à présenter. Volontiers caractérisée par la seule réduction des équipements laissés à la disposition des régiments, elle est alors ressentie comme le « mal nécessaire » que l’Armée de terre aurait choisi plutôt que de poursuivre un combat trop incertain pour la conquête des ressources financières nécessaires au renouvellement et à l’entretien de ses équipements. Cette approche révèle une méconnaissance profonde des conditions générales dans lesquelles s’envisage l’exécution des missions de l’Armée de terre au cours des quinze prochaines années, et occulte le caractère éminemment stratégique de cette révolution dans son organisation et son fonctionnement.

Exemple de partenariat public-privé mis en place en Allemagne, la HIL a pour objectif la prise en charge de la maintenance et de la logistique de la Bundeswehr.

La politique achats de la DGA résulte d’un équilibre complexe entre des enjeux à la fois techniques, économiques et politiques. Des arbitrages délicats sont à l’œuvre de façon à rendre compte de ces différents objectifs en partie opposés. Il reste néanmoins des marges d’amélioration de la performance dont les solutions résident non seulement dans l’évolution des termes contractuels retenus mais aussi dans l’approfondissement des méthodes de gestion de projets et d’évaluation des risques.

Repères - Opinions - Débats

L’annonce récente par le ministre de la Défense de la création, par fusion des commissariats, d’un grand service du soutien de l’homme et des moyens généraux, et de sa subordination hiérarchique au Chef d'état-major des armées (Cema) constitue une heureuse surprise. Ce choix garantit en effet la cohérence du commandement et de l’administration. Il reconnaît le concours opérationnel qu’apporte l’administration militaire et permet d’espérer enfin l’interarmisation de nombreuses fonctions transverses. Quelques facteurs-clefs de succès — unité de commandement, délégation de compétence effective, valorisation des meilleures pratiques et pragmatisme attentif aux contraintes militaires — s’imposent d’emblée et méritent d’être explicités.

Le cadre juridique actuel de l’emploi des forces armées françaises souffre d’une faiblesse politique et doctrinale. Politique, car le refus de reconnaître des situations de conflit armé entraîne une excroissance de la « crise » qui ne peut, en elle-même, trouver le fondement d’un usage de la force étendu. Doctrinal, car il est manifeste que, contrairement aux Britanniques par exemple, les forces françaises ne disposent d’aucun document clair et synthétique à l’usage du commandement. Au-delà de l’article L. 4123-12 II du Code de la Défense prévoyant une exonération pénale ad hoc, il s’agit d’agir sur le plan institutionnel et d’ouvrir le chantier du travail doctrinal au sein des armées.

Les célébrations festives des quarante ans de Mai 68 ont fait émerger l’image médiatique d’un nouveau type d’ancien combattant : le soixante-huitard blanchi sous le harnais se remémorant avec nostalgie, la larme à l’œil, ses années de jeunesse militante. En a-t-on trop fait et trop dit sur cette révolution manquée ?

Chroniques

Bibliographie

Claude Le Borgne : Dites voir, Seigneur…  ; L'Harmattan, 2008 ; 232 pages - Jean Klein

Le général Claude Le Borgne n’est pas un inconnu pour les lecteurs de la revue Défense nationale et sécurité collective, dont il est un collaborateur régulier, et ses écrits sur les questions stratégiques lui ont valu une notoriété internationale. On se souvient des échanges qu’il a eus avec le général Poirier sur l’épistémologie de la stratégie à l’époque où la Fondation pour les études de défense nationale brillait de tous ses feux, et des écrits qu’il a consacrés aux problèmes de la guerre à l’époque où la dissuasion réciproque interdisait le recours délibéré à la force pour modifier le statu quo en Europe. Lire la suite

p. 181-183

Pierre Conesa : Les mécaniques du chaos  ; L'Aube, 2007 ; 169 pages - Olivier Kempf

Voici un livre qui a un an, et qui n’a pas perdu de sa pertinence. Il traite simultanément de trois sujets qui sont d’habitude évoqués individuellement, et qui sont rappelés dans le sous-titre : « Bushisme, prolifération et terrorisme ». Certes, le parallélisme entre l’unilatéralisme américain et le terrorisme islamique a déjà été relevé à plusieurs reprises. L’auteur livre sur le sujet des observations sagaces, par exemple quand il remarque, à propos des protestants et des musulmans, que « les prêcheurs autoproclamés des deux religions sans hiérarchie jouent un rôle politique grandissant de même nature ». Le plus intéressant ne réside toutefois pas là, mais dans la liaison faite avec un autre sujet, tout aussi grave et pourtant habituellement séparé de l’unilatéralisme et du terrorisme, celui du nucléaire. Lire la suite

p. 183-184

Pascal Drouhaud DROUHAUD : FARC  ; Choiseul Éditions, 2008 ; 205 pages - Pierre Morisot

Sujet d’actualité s’il en est, et susceptible de ce fait d’avoir évolué entre le moment où sont tracées ces lignes et celui de leur publication. L’auteur cède la parole à un dénommé Esteban Avila, membre de l’honorable corporation, fait prisonnier et condamné à bon nombre d’années d’incarcération, sauf… libération, notamment en cas d’échange, maître mot en l’occurrence dans la mesure où la liberté des êtres humains devient ici la matière première d’un « business comme un autre ». Lire la suite

p. 184-185

Marc Saint-Upéry : Le rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines  ; La Découverte, 2007 ; 332 pages - Eugène Berg

L’Amérique du Sud – et l’Amérique latine en général – est le terrain par excellence de la tentation permanente de maints Européens de projeter sur les phénomènes des catégories irréfléchies, constate d’emblée l’auteur, journaliste et traducteur qui réside depuis 1997 en Amérique latine. Hugo Chavez suscite les passions, Cuba divise, le sous commandant Marcos séduit, Luiz Inácio Lula interpelle et Nestor Kirchner intrigue. Lire la suite

p. 185-187

Michel Rossigneux : Aspects de l'Islam  ; Godefroy de Bouillon, 2007 ; 148 pages - Pierre Morisot

Ce petit livre, dense et bien écrit, se propose dans un premier temps de présenter l’islam, entreprise loin d’être inutile. En effet, si nous disposons à demeure d’experts en la matière, ainsi que le prouva la parution dans la présente revue de savants articles, force est d’admettre que la majorité de nos concitoyens (même ceux qui ont séjourné un certain temps sur les arpents de roc et de sable du Maghreb) n’ont sur le sujet que des vues sommaires, partielles et parfois erronées, ce qui conduit à des jugements plus ou moins fondés. Ainsi en est-il, si l’on ose la comparaison, de milieux que beaucoup frôlent sans les pénétrer vraiment comme les francs-maçons ou les notaires ! Lire la suite

p. 187-188

Romain Yakemtchouk : L'Iran face aux puissances  ; L'Harmattan, 2007 ; 400 pages - Eugène Berg

Puisque l’Iran est devenu le problème international le plus aigu de l’heure, il convient de lire avec attention le dernier livre de Romain Yakemtchouk, professeur émérite de l’Université de Louvain, ancien conseiller scientifique de l’Institut royal des relations internationales (Bruxelles), et ancien expert de l’Union européenne pour le programme Tacis. Cette véritable somme, écrite dans un style serré, effectue en effet le tour d’horizon, le plus complet qui soit des relations internationales de la Perse, renommée Iran, en 1935, par Reza Shah Pahlavi, le père du dernier shahLire la suite

p. 188-190

Alain Lamballe : Insurrections et terrorisme en Asie du Sud  ; Stratégies Éditions, 2008 ; 628 pages - Claude Le Borgne

Cet ouvrage copieux sera un livre de référence. L’expression, galvaudée, est ici compliment. Le général Lamballe a, durant sa carrière militaire, tenu à six reprises des postes diplomatiques. Sociologue, diplômé de l’Inalco, il reste très actif sur le terrain, lequel n’est pas « la porte à côté ». Les nombreuses notes de bas de page, les annexes détaillées, une bibliographie impressionnante relevant notamment les sites Internet ouverts par insurgés et terroristes, satisferont les plus exigeants. Cette riche documentation ne doit pourtant pas détourner le lecteur ordinaire des idées qui s’en dégagent. Lire la suite

p. 190-190

Revue Défense Nationale - Juin 2008 - n° 709

Eurosatory 2008

A central player in joint campaigns, the Army of tomorrow will be engaged in increasingly complex operations, wars among the people against a more radical adversary. In a context of limited human and financial resources, its operational performance will depend on modernised equipment quickly adaptable to conditions on the ground, mastery of information and rationalised support, together with enhanced training facilities.

The very rapid development of European defence must not mask its current limits. However, its concrete achievements and the prospects opened up by the Lisbon Treaty now give the European Union the status of a global player on the international scene that enables it to defend its interests and values and to meet increasingly evident expectations.

Following a presentation of GICAT, the French association of defence land systems manufacturers, and an outline of the industries that make up the defence technological and industrial base (DTIB), the author proposes partnerships with the Army to reduce support costs and optimise acquisitions: in short, an industrial policy open to European cooperation.

Changes are under way in the ground forces, in terms of their modernisation and the adaptation of their capabilities to the current and most probable future commitments on a 15-year timeframe. These required changes are aimed at creating ground forces with a more compact, multirole architecture, and with an integrated logistic element. With more powerful and controlled offensive capabilities, based on combinations adapted to each engagement, they will have better protection and improved tactical mobility, particularly with the NH90. And with digital information systems down to the lowest tactical level they will have greater operational effectiveness in a context that is constantly changing, and which demands permanent flexibility and the ability to change direction.

Defence manufacturers are looking at the best ways of meeting the operational requirements that have emerged from lessons learned in asymmetric engagements. This article describes the solutions worked out by the Safran group to ‘digitize’ the infantryman and develop vehicle electronics (vetronics), keys to a better coordination of the ground segment in air/land operations.

Infantry remains, more than ever, at the core of the armed forces’ action doctrine. However, it needs equipment and systems that are compatible with its missions. This is exactly what is provided by Nexter Systems, with the VBCI, a wheeled armoured infantry combat vehicle designed and developed in close cooperation with the men who’ll use it operationally.

Helicopters coming into service in the French Army in the next ten years are presented. In particular, the Tiger has already shown its impressive capabilities. A utility and assault helicopter, the NH90 represents a real technological revolution.

Unmanned aerial vehicles (UAVs) or drones will unquestionably play a major role in the years to come, as their performance, miniaturization and flexibility of use improve and costs fall. Already, lessons learnt from operational theatres, particularly Afghanistan, argue in favour of widespread use of UAVs. Able to carry various types of payloads (observation, acquisition, target illumination or missiles), UAVs present important technological development potential. As regards specialized Army units, the information they gather in near real time contributes to the production of tactical intelligence.

Faced with the worrying rise in the number of improvised explosive device (IED) incidents, since 2004 defence industries, including MBDA F, in collaboration with NATO, have been looking at ways to deal with these terrorist attacks. Under contract to DGA, the French armaments agency, MBDA is working on techniques for detecting and neutralizing these devices. These include kits designed for the self-protection of vehicles already in service that could be integrated in a future system called EPEE. Short-term kit solutions for the VAB and VBL light armoured vehicles are being studied.

The search for optimisation of the capabilities of forces in contact, which are faced with rapid changes in the threat, techniques and the management of resources, has led to a ‘system of systems’ approach. For the French Army, the Scorpion project adopts such an approach, exploiting material advances in a measured way for the benefit of the combatant.

In a globalised world, France has acquired an important capacity to project forces owing to its amphibious force both for limited operations independently carried out as well as for larger operations within a coalition. It is also a perfect dual means, which allows France to aid people hit by natural disasters. It needs to be upgraded to have perfect coherence.

The Viking BvS10 was first deployed on operations in 2006 by Britain’s 3 Commando Brigade in the south of Afghanistan. Its mobility, load capacity, protection and versatility led to its use on a variety of missions, including some well beyond its original concept of use. The history of the Viking and the development of its concept of use in the light of lessons learned in Afghanistan are outlined here.

The Army is operating in a fast-moving context. The aim of the process of adapting to changes in the theatre, terrain and enemy is to avoid any resultant loss of operational superiority. This implies coherent adaptation of doctrine, training and equipment.

The growing complexity of defence systems points towards the joint use of State and industrial assets, which are often complementary. LANAD, France’s National Defence Laboratory, a fusion of the State’s LTO battlelab and the NetCOS and TIC facilities, is a first example of this. It looks at operational, functional and architectural questions.

This article presents the United States’s Rapid Fielding Initiative (RFI), a new way of issuing and supplying soldiers quickly with the modern equipment they need. This programme, driven by the Program Executive Office (PEO) Soldier, has made it possible to make up equipment deficiencies noted in Afghanistan and Iraq.

Deliberately characterised only as a reduction in equipment available to units, the fleet management and usage policy (PEGP) is seen as something of a ‘necessary evil’ opted for by the French Army rather than the inevitably indecisive battle to acquire the budgetary allocations needed to replace and maintain its equipment. This attitude reveals a profound misunderstanding of the general context within which the French Army plans to fulfil its roles over the next 15 years, and overshadows the highly strategic nature of this revolution in its organisation and operation.

The aim of the Heeresinstandsetzungslogistik (HIL), a German publicprivate partnership, is to relieve the Bundeswehr of logistic tasks that can be carried out more economically by industry.

The policy of the DGA, the French procurement directorate, is determined by a complex balance of technical, economic and political issues, and some deft juggling is required to reconcile each of these sometimes contradictory considerations. There is nevertheless room for improvement in performance, the solution to which lies not only in developing the contractual terms of the contracts let but also in better project management methods and better evaluation of risk.

Varies

The recent announcement by the MOD of the fusion of the commissariats into one large service for logistic support directly subordinate to the Chief of Defence Staff (CEMA) is a pleasant surprise. This choice guarantees that command and administration will be in step. It recognises the operational importance of military administration, and points (at last) to the integration of a number of horizontal functions on a joint service basis. Several key aspects are obvious from the start, and need to be made explicit: unity of command, effective skills delegation, adoption of best practices, and pragmatism driven by military constraints.

The current legal framework for the employment of French armed forces suffers from political and doctrinal weaknesses: political, because the refusal to recognise armed conflict situations for what they are is leading to excessive reference to ‘crises’, in which it is not possible in itself to justify the use of extended force; doctrinal, because it is clear that the French forces do not have any single and clear overall document for use by the command structure, in contrast to the British, for example. We need now to act at an institutional level and begin working on doctrine within the forces in order to go beyond the existing Article L 4123-12 II of the Defence Code, which allows for ad hoc exemption from criminal prosecution.

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Revue Défense Nationale - Juin 2008 - n° 709

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