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Extraits du discours de M. Nicolas Sarkozy, président de la République, à la clôture du colloque de la Fondation pour la recherche stratégique sur « La France, la défense européenne et l’Otan au XXIe siècle », le 11 mars 2009. L’intégralité du discours est disponible (www.elysee.fr).

Soixantième anniversaire de l'Otan

L’Europe se remet à rêver de défense commune, au moment où l’Otan approfondit sa mutation. Quelle position l’Union européenne doit-elle adopter pour ne pas devenir une réplique de l’Otan ? La complémentarité des deux structures est-elle possible ? Si oui, comment ?

Pour le bilan relatif à ses soixante ans, l’Otan doit s’intéresser à évaluer les actions qu’elle mène en relation avec d’autres institutions internationales. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est certainement l’organisation dont le champ de compétence a le plus à voir avec celui de l’Alliance atlantique. Les deux institutions sont amenées naturellement à travailler de concert sur la base de liens tissés depuis le temps de la guerre froide. Le secrétaire général de l’OSCE donne son appréciation sur l’état de cette collaboration qui se fonde sur la complémentarité des deux organisations.

Le sommet du 60e anniversaire de l’Otan qui aura lieu à Strasbourg et Kehl en avril 2009 est un moment parfait pour apprécier avec recul les accomplissements du passé. Il y en a eu beaucoup. C’est aussi le moment d’observer le futur, la nature changeante des défis que nous affrontons, et de rechercher la meilleure manière dont l’Otan devrait être structurée et équipée pour leur faire face. Un nouveau « Concept stratégique » est nécessaire pour exprimer une vision de l’Alliance du XXIe siècle.

L’amiral Di Paola, président du Comité militaire de l’Otan, fait part de ses réflexions à la veille du 60e anniversaire de la structure. Une Alliance créée dans un but particulier, mais qui s’est transformée tout au long de sa vie afin de répondre aux évolutions de son environnement et de la croissante mondialisation. Elle a connu la fin de la guerre froide et, plus récemment, a considéré le Partenariat et la coopération comme principal facteur de sa pertinence et de son efficacité. Alors que l’Otan est engagée dans une opération complexe en Afghanistan, contribue au développement de l’Irak, reste présente au Kosovo auprès de l’UE et a déployé dans le golfe d’Aden des bâtiments pour sécuriser les voies maritimes menacées par la piraterie, elle porte toute son attention sur son organisation et ses méthodes de fonctionnement pour garantir son aptitude à répondre aux besoins du futur. Un projet de concept stratégique devra déterminer les conditions d’acquisition de cette aptitude. Le rôle de la France sera ici déterminant pour définir l’Alliance de demain.

Un groupe de travail du Comité d’analyse et de réflexion sur l’actualité (CARA) a cherché, dans la perspective du prochain Sommet de Strasbourg-Kehl, à dégager des voies et moyens pour rénover l’Alliance et adapter l’Otan aux temps stratégiques nouveaux. À partir de l’analyse des intérêts des pays alliés, il trace l’esquisse d’une Alliance plus cohérente entre ses partenaires européen et américain, et qui ne serait plus vue comme « le bras armé de l’Occident dans le monde », avec une Otan plus efficace et complémentaire de la PESD.

Le débat français s’intéresse beaucoup au Sommet de l’Alliance atlantique qui se tiendra à Strasbourg et à Kehl début avril. Sans surprise, il évoque principalement le retour français dans l’Otan, finalement assez anecdotique. C’est omettre d’apercevoir que ce Sommet sera important à bien d’autres égards, tant dans le domaine des opérations que de la nouvelle architecture européenne de sécurité qu’il faut, à l’évidence, renouveler.

Lors de son discours devant l’Assemblée nationale le 12 février 2009, le Secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a évoqué la nécessité pour l’Alliance de s’intéresser à l’Arctique. Se réintéresser, en fait ; car si l’Arctique, nouveau point chaud de la planète, a toujours été au cœur des préoccupations de l’Alliance, la crise géorgienne de 2008 a réactivé les discours sécuritaires de certains Alliés ou pays partenaires, présentant la Russie comme l’ennemie. Toutefois, la diversité des intérêts laisse place à des espaces de coopération.

L’Afghanistan est aux antipodes des conflits pour lesquels l’Alliance a été créée et pour lesquels ses forces ont été construites et entraînées. Déjà engagée dans les Balkans, l’Otan a cependant su montrer une capacité encore supérieure d’adaptation pour répondre aux besoins de cette opération. Aujourd’hui, l’Alliance est à la recherche d’un nouveau souffle, d’une nouvelle stratégie face à la complexité de la situation et pour terminer sa mission sans remettre en cause la confiance que ses membres lui accordent. Elle y joue son avenir.

La menace sol-air grandit actuellement de manière rapide. Du fait de la prolifération, les acteurs mis au ban des relations internationales peuvent y trouver une « rente stratégique » susceptible, au moindre coût, de fragiliser voire d’annuler la supériorité aérienne et informationnelle occidentale. Demain, les systèmes sol-air pourraient changer la donne et déstabiliser durablement les efforts de la coalition en Afghanistan. Le théâtre africain ne pourra non plus être longtemps épargné par cette menace. Les capacités de suppression des défenses antiaériennes ennemies (SEAD) étant structurellement déficientes en Europe, la France pourrait profiter de sa réintégration dans l’Otan pour proposer une stratégie capacitaire volontariste visant à la réalisation d’un « package Sead/Dead » mutualisé aux niveaux européen et otanien.

Le devenir de l’Alliance atlantique mobilise Européens et Américains pour le prochain Sommet de Strasbourg-Kehl. La France qui normalise spectaculairement sa position militaire dans l’Otan doit contribuer à cet effort conceptuel. Au-delà des idées qui germent sur un nouveau concept stratégique permettant de relancer l’Otan, n’y a-t-il pas des questions plus radicales à se poser sur les alliances et les écueils qui les guettent au moment où la mondialisation façonne une planète diversifiée, une planète de la puissance relative ?

Puisqu’il n’est pas possible de donner des réponses militaires à des questions qui ne le sont pas, l’Alliance atlantique doit-elle se redéfinir ? C’est là, pour les prochaines années, une problématique politique, diplomatique et militaire qui se présente comme un véritable défi au regard des difficultés qu’elle soulève.

Le débat sur la réintégration de la France dans toutes les structures de l’Otan tourne autour de quatre questions politiques principales et d’une question subsidiaire : la France trahit-elle les valeurs universelles de la République, son rôle et son influence dans le monde ? La France renonce-t-elle à la posture politique adoptée en son temps par le général de Gaulle ? La France se rallie-t-elle sans condition aux thèses politiques des États-Unis ? La France condamne-t-elle de facto la politique européenne de sécurité et de défense ? Enfin, cette réintégration est-elle proposée au bon moment, trop tôt ou trop tard ? Ces cinq questions justifient, au regard du sujet qu’elles traitent, un débat sincère devant le Parlement.

La réintégration de la France dans l’Otan est un geste potentiellement nocif, qui a comme cause une soumission par la droite atlantiste aux ambitions de Washington. Dans un monde plus intégré que jamais, la France devrait reprendre la position indépendante et multipolaire de Charles de Gaulle plutôt que de céder aux songes Obamaniens de Sarkozy. Les Français pourraient ainsi aider l’Amérique à retrouver la raison en dehors de la structure démodée de l’Otan.

La conjonction du 60e anniversaire de l’Alliance et de la réintégration de la France dans la structure intégrée a incité l’Iris à consacrer ses conférences stratégiques annuelles aux perspectives dans le domaine de la sécurité pour ces grands acteurs mondiaux que sont la France, l’Europe et l’Otan. Nous vous proposons une synthèse du colloque des 3 et 4 mars 2009.

Avant sa prise de fonction officielle le 20 janvier 2009, le président américain Obama avait déjà largement constitué son équipe. Celle-ci est maintenant en place et confirmée ; elle amène un lot de surprises limité. Avec cette nouvelle Administration, quelle appréciation pouvons-nous porter sur les éventuelles évolutions à prévoir dans le domaine des relations transatlantiques (États-Unis/ Europe/Otan) ?

La France, en réintégrant la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique, prend une décision lourde de conséquences parce que chargée de sens. La faible intensité du débat public suscité par cette décision montre que l’opinion a perdu de vue et d’entendement les arguments qui avaient motivé le choix du général de Gaulle. Une mise en perspective historique s’imposait donc pour rappeler qu’à l’ère des ruptures de tous ordres, la raison et le bon sens demeuraient des valeurs fondamentales pour guider la France.

Repères - Opinions - Débats

Pour lutter contre les engins explosifs improvisés (EEI), l’US Army a mis sur pied une Task Force aéroterrestre dont l’efficacité lui a permis de dégager des principes qui structurent son concept de RSTA-FCS (Reconnaissance, Surveillance, Targeting, Acquisition-Future Combat System). Imprédictible, réactif, ubiquiste et modulable, le combat terrestre en trois dimensions, permis par l’action intégrée des hélicoptères, des drones et des troupes au sol, introduit une véritable rupture tactique, adaptée aux défis des guerres asymétriques.

Un nouveau débat sur l’avenir de la dissuasion nucléaire s’annonce, préempté par quelques manœuvres politiques. La nécessité de rebâtir l’équilibre stratégique entre les États-Unis et la Russie, avant l’échéance du 5 décembre 2009 pour le Traité START, fixe même une première limite au calendrier, sans compter la préparation de la prochaine conférence d’examen du TNP. La perception de la menace principale a changé, mais aussi le cadre et certaines modalités de la dissuasion. Loin d’être devenue désuète, elle s’intègre dans une vision plus globale. Le réalisme l’emporte sur l’idéalisme.

L’Asie du Nord-Est présente la particularité d’être potentiellement l’une des régions les plus nucléarisées de la planète. On y compte deux puissances nucléaires reconnues par le Traité de non-prolifération (Russie, Chine), un État proliférant (Corée du Nord), et trois États pouvant, dans des délais très brefs, faire aboutir des programmes nucléaires (Japon, Corée du Sud, Taiwan). Alors que la question de la prolifération nucléaire s’est à nouveau imposée dans l’actualité stratégique internationale, et que l’essai nord-coréen d’octobre 2006 a imposé un nouveau paradigme sécuritaire dans la région, quels sont les risques réels de voir l’Asie du Nord-Est se nucléariser ?

Le MIC est un forum composé d’experts de haut niveau de sept États, qui identifie et traite les problèmes d’interopérabilité, aux niveaux stratégique et opératif. Il propose aux États membres des actions visant à contribuer à l’efficacité des opérations multinationales ou de coalition. Créé en 1996, il comprend des représentants des ministères de la Défense de l’Australie, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, de la République fédérale d’Allemagne et du Royaume-Uni. La Nouvelle-Zélande est observateur tandis que le Commandement allié pour la transformation de l’Otan et l’état-major militaire de l’UE sont associés.

Le Traité de Westphalie (1648) a défini les relations entre États dans le respect mutuel de leur souveraineté. Depuis une dizaine d’années, on impose au souverain l’obligation de protéger sa population ; concept qui reste encore assez vague et juridiquement imprécis. Si cette « responsabilité de protéger » n’est pas assurée par le souverain, ce sera le droit et le devoir de la communauté internationale de s’en charger ; précisément l’ONU, qui est le garant légitime de la paix et de la sécurité internationale. Cependant, pour des raisons diverses, l’ONU n’est pas toujours apte à assurer cette responsabilité. Qui doit alors agir à sa place pour éviter la perte massive de vies humaines ? L’UE n’est-elle pas bien placée pour le faire ?

Chroniques

Bibliographie

Le père Henri Madelin, de la Compagnie de Jésus, appartient à la longue lignée des hommes d’Église penseurs, prêcheurs et acteurs de la scène publique et politique, tant française qu’européenne. L’Europe est, par essence, l’enjeu majeur des années à venir et les chrétiens, catholiques et orthodoxes, y ont une responsabilité majeure dans son devenir. L’auteur, spécialiste reconnu qui enseigne notamment à Sciences-Po depuis 1971, et qui a été rédacteur en chef de la revue Études, s’interroge, nous interroge sur le projet européen sous un angle original, celui du chrétien espérant en une Europe vecteur de paix et de progrès. Lire la suite

p. 187-189

Cet ouvrage traduit de l’italien tire son originalité (et son intérêt) du fait a priori paradoxal qu’un intellectuel juif cosmopolite, convaincu et pratiquant, y plaide avec vigueur pour la proclamation de l’héritage chrétien dans les textes européens fondamentaux. Contre ce que le rédacteur d’une préface musclée, Rémi Brague, nomme le « lobby laïcard franco-belge », contre la « christophobie des élites » et cette honte du passé que véhicule la mode de la repentance ; en harmonie au contraire tant avec les convictions religieuses des pères fondateurs qu’avec les constitutions de nombreux pays de l’Union (de la Grèce à l’Irlande), Joseph Weiler invite les chrétiens à sortir de l’espèce de ghetto où ils ont tendance à s’enfermer eux-mêmes. On croirait entendre Jean-Paul II dans son exhortation fameuse : « N’ayez pas peur ! ». Lire la suite

p. 189-190

Cela n’a échappé à personne, l’Otan s’apprête à fêter son 60e anniversaire. C’est le moment qu’a choisi la France pour réintégrer le commandement intégré de la structure quittée en 1966 par le général de Gaulle, alors président de la République. Lire la suite

p. 190-190

Jean-Philippe Immarigeon vitupère, mais avec le talent qu’on lui connaît, soutenu par une vaste culture et la familiarité de « l’île » américaine. Que vitupère-t-il ? Lire la suite

p. 190-191

Il y a trois ans, Jean-Philippe Immarigeon avait fait irruption dans le sérail en publiant un livre roboratif et dérangeant, American parano. Nous en avions alors rendu compte, surpris et séduits par la nouveauté du propos : relisant tout Tocqueville, l’auteur prouvait que les Américains, loin d’être des novateurs comme on le croyait jusque-là, n’étaient que des passéistes. L’ouvrage avait obtenu le prix du livre politique du magazine LireLire la suite

p. 191-191

François Dopffer : François Dopffer : L'imbroglio turc ; Éditions Lignes de repères, 2008 ; 139 pages  ; Éditions Lignes de repères, 2008 ; 139 pages - Emmanuel Dupuy

« Quiconque veut se faire une idée claire de l’imbroglio turc aura intérêt à lire cet ouvrage » ; le préfacier Hubert Védrine nous donne d’emblée le ton en rappelant que son auteur, qui fut ambassadeur de France à Ankara entre 1991 et 1996, est un des meilleurs connaisseurs de cette Turquie, si proche et en même temps parfois si éloignée de l’Europe. Lire la suite

p. 192-193

Les Chiites, qui constituent une des trois branches de l’islam, représentent 15 % des musulmans dans le monde (90 % de la population de l’Iran, 64 % des Irakiens). Ils constituent, avec leur clergé conservateur, appui traditionnel de réseaux transnationaux islamistes, un puissant levier politique qui pèse de tout son poids à Bagdad, où ils sont au pouvoir, à Beyrouth et au Sud-Liban, où ils narguent ouvertement Israël, à Gaza, dans les monarchies du Golfe, où ils ont fait un retour remarqué sur la scène électorale, comme par exemple à Bahreïn récemment et en Azerbaïdjan, où le pétrole leur assure une position stratégique. Lire la suite

p. 193-194

Jean-Paul Mari : Jean-Paul Mari : Sans blessures apparentes ; Éditions Robert Laffont, 2008 ; 306 pages  ; Éditions Robert Laffont, 2008 ; 306 pages - Hautoit

Comment affronter l’épouvante, par un des plus grands reporters français. Grand reporter au Nouvel observateur depuis vingt-cinq ans, Jean-Paul Mari a publié cinq livres traitant des drames humains dans les différents conflits internationaux. Il a reçu le prix Albert-Londres (1987), le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre (1997-1998), le prix Louis-Hachette (2001). Il est l’auteur des Carnets de Bagdad et de La Nuit algérienne (prix Méditerranée 2002). Lire la suite

p. 194-194

Cet ouvrage unique dans la communauté francophone, coécrit par Marc Grozel (spécialiste des drones à l’état-major de la Marine) et Geneviève Moulard (consultante dans le domaine aéronautique), est une véritable somme d’informations sur ce type de systèmes, aujourd’hui omniprésent sur le champ de bataille et demain de plus en plus impliqué dans des applications civiles. Fidèles aux ambitions de la collection, les auteurs retracent dans un attrayant chapitre introductif les balbutiements et premiers envols de ce nouveau type de vecteur aérien qui appartiennent désormais à l’Histoire. Ils nous délivrent ensuite une analyse très documentée, serrée et toujours didactique des différents systèmes actuellement en service ou en développement de par le monde. Lire la suite

p. 194-195

Romée de Bellescize : Romée de Bellescize : Vacances en Indo ; Éditions Christian, 2007 ; 250 pages  ; Éditions Christian, 2007 ; 250 pages - Pierre Morisot

On connaissait le sous-préfet aux champs, voici le conseiller d’État dans la rizière. Il ne fait pas de vers, mais n’abuse pas non plus des « considérant… » chers à nos magistrats. Le narrateur, bien loin de toute Haute Juridiction, se contente de revenir sur un épisode de son passé sous forme d’entretiens avec deux de ses petits-enfants, jumeaux garçon et fille, ados délurés, légèrement pédants et discutailleurs, taquins auprès d’un aïeul qu’ils adorent et qui le leur rend bien. Lire la suite

p. 195-196

Bien des ouvrages ont été consacrés à cette « OPA » chinoise sur le continent africain. Peu décrivent néanmoins avec précision les rouages, les méthodes employées et les ambitions cachées de Pékin. La Chine ne semble pas être ce grand frère « désintéressé » solidement ancré depuis une trentaine d’années sur le continent noir. Lire la suite

p. 197-197

« La solution finale du problème juif » est souvent confondue avec les dispositions prises lors de la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, pour y parvenir. Pour assurer une pérennité millénaire au Grand Reich, la solution finale conçue par Hitler consistait à rendre Judenfrei (libre de Juifs) la totalité de l’Europe. Ne peut-on, en conséquence, considérer ce concept comme le but stratégique premier de Hitler ? Lire la suite

p. 197-198

Revue Défense Nationale - Avril 2009 - n° 718

Sixtieth anniversary of NATO

The member states of the EU have chosen to build a common destiny, but for many years to come their defence against external threats will depend on the alliance or partnership of most of them within NATO. The two organisations are complementary in many ways: the EU needs NATO’s protection, but NATO needs a stable and prosperous Europe. How far can that complementarity be taken?

In this article the OSCE Secretary General gives his general appreciation of the state of play regarding collaboration between NATO and the OSCE on the occasion of NATO’s 60th anniversary. Since their fields of competence are much closer and their relations date from the time of the Cold War, both organizations are well acquainted and used to working together.

NATO’s 60th anniversary summit in Strasbourg-Kehl this month is rightly a time to look back with some satisfaction on past achievements. There have been many. But it is also a time to look to the future; to the changing nature of the challenges we face, and how NATO should best be structured and equipped to face them. A new Strategic Concept is needed to articulate a vision for a twenty-first century Alliance.

In this article, the Chairman of the NATO Military Committee pro-vides a few thoughts on NATO as we approach the 60th anniversary of its creation. An Alliance created for one purpose has transformed itself during its life in response to a changing environment and an increas­ingly globalised world. It saw the end of the Cold War and has looked to partnerships and cooperation as the principal means of retaining relevance and effectiveness in more recent times. As it is engaged in complex operations in Afghanistan, is supporting development in Iraq, remains in Kosovo alongside the EU and has ships on the high seas protecting sea lanes of the Gulf of Aden against pirates, it is also looking closely at its structures and processes to ensure that it is best configured for the future. A proposed Strategic Concept will help define that configuration and the role of France in the Alliance will go far in shaping the NATO of tomorrow.

With NATO’s Strasbourg-Kehl summit in view, the study group on current affairs CARA has attempted to clear the way ahead and identify the resources needed for a renewal of the Alliance and to adapt it to the new strategic circumstances. From an analysis of the allied countries’ interests, it sketches the outline of a more coherent partnership between Europeans and Americans that would no longer be seen as ‘the strong arm of the West throughout the world’ but a more effective NATO complementary to European Security and Defence Policy.

There has been much debate in France about the NATO summit being held in Strasbourg and Kehl at the beginning of April. Unsurprisingly, this debate has mainly focused on the comparatively incidental matter of France’s return to NATO, while failing to recognise that this summit is significant from many other points of view, including operational aspects as well as the new European security architecture, which clearly needs updating

The operation in Afghanistan is the exact opposite of the conflicts for which the Alliance was created and its forces structured and trained. Despite being already involved in the Balkans, NATO has shown an even greater ability to adapt to this new operation. Even so, today it is seeking fresh inspiration, a new strategy to handle what is a complex situation and complete its mission without denting the confidence of its member nations. Its future is on the line there.

The surface-to-air threat is growing rapidly, and with it players excluded from the international relations community can obtain a strategic advantage that could, at little cost, reduce or even cancel out the West’s air and IT superiority. Tomorrow, surface-to-air systems could permanently destabilise the coalition’s efforts in Afghanistan. And Africa, too, may not be spared this threat for long. As there is little in the way of SEAD (suppression of enemy air defences) assets in Europe, France could take advantage of its reintegration into NATO to propose the creation of a SEAD/DEAD package pooled at the European and NATO levels.

The question of the Atlantic Alliance’s future is concentrating European and American minds before the next summit at Strasbourg-Kehl. France, which is radically changing its military position within NATO, must contribute to this conceptual task. Apart from the ideas which are emerging on a new Strategic Concept for the relaunch of NATO, there are more radical questions to be asked on the alliances and pitfalls which threaten these ideas, at a time when globalization is resulting in a diversified planet, one of a web of power relationships

Since questions that are not military in nature cannot have military responses, does the Atlantic Alliance need to redefine itself? This difficult political, diplomatic and military question poses the real challenge for the years to come

The debate on France’s reintegration into NATO structures centres on four main political questions and one subsidiary question: Does France’s full reintegration betray the French Republic’s universal values, its role and influence in the world? Is France turning its back on the political stance adopted by General de Gaulle in his day? Is France adhering unconditionally to American political theories? Does France’s reintegration de facto spell the end of European Security and Defence Policy? And finally, is it the right time, or is it too soon or too late? Considering the subject matter, these questions deserve open and honest debate in parliament.

France’s reintegration into NATO is a potentially harmful move resulting from the submission of France’s Atlanticist right to Washington’s ambitions. In a world more than ever integrated, France should return to Charles de Gaulle’s independent, multipolar position rather than bow to Sarkozy’s dreams of alignment with Obama. By doing that the French could help lead America back to reason outside the outmoded NATO structure.

In rejoining the Atlantic Alliance’s integrated military structure, France is taking a decision that has weighty consequences because it is loaded with meaning. The low intensity of public debate raised by this decision is proof that the public have lost sight and understanding of the arguments behind General de Gaulle’s choice in 1966. Things have to be put back in their historical perspective to remind people that, at a time of great upheaval, reason and common sense were the fundamental values that guided France.

Varies

To combat improvised explosive devices (IEDs), the US Army has set up an air/land task force whose effectiveness has enabled it to put into practice the principles that underlie its RSTA-FCS (reconnaissance, surveillance, targeting, acquisition-Future Combat System) concept. Unpredictable, reactive, omnipresent and flexible, three-dimensional land combat is made possible by the integrated action of helicopters, unmanned aerial vehicles (UAVs) and ground troops. This constitutes a true tactical breakthrough, suited to the needs of asymmetric warfare.

Following some political manoeuvring, a new debate on the future of nuclear deterrence is about to resurface. And a first deadline has been set by the need to restore the strategic balance between the United States and Russia before the START Treaty ends on 5 December 2009, as well as by preparation for the next NPT Review Conference. Perception of the main threat has changed, but so have concepts of deterrence. Far from outmoded, deterrence forms part of a broader vision in which realism has the edge over idealism.

North-East Asia is distinguished by being potentially one of the world’s most nuclearised regions. It includes two nuclear powers recognised by the Non-Proliferation Treaty (Russia and China), a proliferant state (North Korea) and three countries that could very quickly complete nuclear programmes (Japan, South Korea and Taiwan). Now that the question of nuclear proliferation has again surfaced on the international strategic scene, and that North Korea’s test of October 2006 has introduced a new security paradigm into the region, how real is the risk of nuclear proliferation in North-East Asia?

The MIC is a senior operator-led, seven-nation forum that identifies and addresses strategic and high operational level interoperability issues. It identifies interoperability issues and articulates actions, which if nationally implemented by member nations, contribute to more effective multinational/coalition operations. This forum has existed since 1996 and consists of representatives from the Ministries/Departments of Defence of Australia, Canada, France, Germany, Italy, the United Kingdom, and the United States. New Zealand is an Observer while NATO Allied Command Transformation and the European Union Military Staff are Associates.

The Treaty of Westphalia (1648) defined relationships between states in mutual respect of their sovereignty. For some ten years, the duty to protect his people has been imposed on the sovereign; a concept that is still somewhat vague and legally imprecise. If this ‘duty to protect’ is not assured by the sovereign power, it is the international community’s right and duty to assume the responsibility; specifically the United Nations, which is the legitimate guarantor of peace and international security. However, for various reasons, the UN is not always capable of assuming this responsibility. Who, then, should act in its place to avoid massive loss of life? Is the EU in a position to do so?

Book reviews

Revue Défense Nationale - Avril 2009 - n° 718

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

Actualités

20-09-2019