Pour tout achat (ou abonnement) de produits numériques, pensez à vérifier vos Courriers indésirables           

L’engagement militaire de la France en Afghanistan touche à sa fin. En 2014, ce pays charnière va devenir le théâtre d’une concertation nationale qui devra articuler dans une formule encore indécise tous les acteurs d’un nouveau « consensus de Kaboul » dans lequel les taliban joueront un rôle clé, comme le Pakistan et l’Iran, les voisins aux stratégies suspectes. Pendant que ces épisodes se préparent, un nouveau « Grand jeu » régional se dessine entre Russes, Chinois, Américains et Indiens dont l’Asie centrale, nouveau maillon vital Est-Ouest, est l’enjeu principal. Le défi afghan est plus que jamais stratégique. Lire la suite

 

La thèse de l’auteur est que la forme conventionnelle de la guerre s’efface, au moins dans le monde occidental du fait de l’accumulation des contournements qui l’ont rendu impossible ou inefficace mais aussi de constater qu’elle subsiste ailleurs, autrement.

 

L’Afghanistan au défi !

Une rétrospective lucide de l’engagement militaire de la France en Afghanistan montre comment l’enrôlement progressif dans une stratégie incertaine a progressivement éloigné les populations des forces de la coalition et estompé la relation privilégiée qu’entretenait la France avec l’Afghanistan.

 

La perspective annoncée de retrait oblige les acteurs du dossier afghan à se positionner à l’égard des perspectives de recomposition politique, de progrès économique  et social, et de sécurité régionale. La posture adoptée par les taliban reste à préciser comme l’engagement des pays de la coalition. L’auteur familier du champ esquisse des scénarios intérieurs et des perspectives régionales.

 

À partir d’un diagnostic sans concession du mal politique qui ronge l’Afghanistan et ses élites, l’auteur explore plusieurs pistes possibles post-2014 et tire les bases de la reconstruction d’une responsabilité collective des Afghans qui permettrait de tenir ce pays à l’écart des stratégies extérieures.

 

L’auteur évoque dans le détail les perspectives électorales à venir en 2014, évalue la place que les taliban tiendront demain, le devenir de la présence américaine en Afghanistan et en Asie centrale, examine le rôle des acteurs régionaux et plaide pour une présence française active.

 

L’Iran et le Pakistan sont historiquement, géographiquement, culturellement et humainement, les deux États les plus proches de l’Afghanistan. Téhéran et Islamabad appréhendent l’année 2014 où les troupes étrangères quitteront le pays qui devra gérer seul ses questions sécuritaires. Leur situation unique en fait des acteurs clés pour influencer le futur de Kaboul avec leurs choix diplomatiques et stratégiques à l’approche de cette échéance.

 

En Asie centrale, pour atteindre ses objectifs qui ne se réduisent pas au seul approvisionnement énergétique, la Chine se montre opportuniste, bienveillante et prodigue, distribuant sans compter, mais pas sans arrière- pensées, sa manne financière. Cette politique permet à Pékin d’asseoir d’autant plus aisément sa suprématie que ses rivaux, Russie et États-Unis en tête, ne semblent pas en mesure de contrecarrer ses projets.

 

Il arrive souvent, au gré des lectures, que l’on tombe sur des textes oubliés, des ouvrages qui ne connurent qu’une édition, des auteurs passés à l’oubli. Celui-ci extrait d’un essai de 1931 titré La guerre est pour demain, était signé Ludwig Bauer et parle de la France obsidionale d’hier et d’aujourd’hui : « Voilà un grand peuple, le plus équilibré de tous, celui qui, entre tous, possède les réserves morales et matérielles les plus fortes, et ce peuple veut la paix à tout prix. Il n’y a pas un seul Français qui veuille prendre quoi que ce soit à un autre pays. Lire les premières lignes

 

Contrepoint

L’auteur, expert des questions africaines, fait un tour d’horizon des actuels points chauds en Afrique. Il expose les crises larvées ou ouvertes qui affectent la région des Grands Lacs, la Corne de l’Afrique et l’espace saharo- sahélien.

 

Repères - Opinions

Les vicissitudes militaires françaises du siècle dernier ont conduit de grandes plumes militaires à mettre en accusation le maniement savant fait de l’intelligence à l’École supérieure de guerre d’hier. L’École de Guerre s’en souvient aujourd’hui et veut relever le défi de l’intelligence appliquée.

 

Derrière cette démonstration de l’articulation indispensable entre dissuasion nucléaire stratégique et forces conventionnelles, il y a non seulement la valorisation impérative de l’emploi de ces dernières mais aussi l’inquiétude de voir leur sous-équipement  ruiner la cohérence du système de défense de la France.

 

C’est de la régulation stratégique qu’il s’agit dans cette réflexion qui examine comment y contribuent la négociation, la dissuasion et l’intimidation. En convoquant théoriciens et analystes, et en examinant le système international dont il pointe les limites, l’auteur montre qu’elle est plus que jamais fragile.

 

C’est du paradoxe que forment un Occident déstabilisateur et un groupe d’émergents conservateurs que traite l’auteur qui nous livre ici une analyse pénétrante des tensions de la scène mondiale.

 

« Rebond - Économie de défense »

Depuis 2008, les pays européens ont adapté leurs budgets de défense à la crise économique. Ils ont tous appliqué les mêmes recettes : réduction des effectifs, réduction des investissements voire une combinaison adaptée de ces deux formules. Morceaux choisis en France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie.

 

Une synthèse du rapport annuel au Parlement est faite des principes, des compétitions et des enjeux qui régissent les exportations d’armement de la France.

 

Les exportations de défense sont à la fois un secteur clé de la compétitivité industrielle et un marqueur fort de la posture stratégique française. Elles sont le fruit d’un travail combiné des grands groupes, des PME et des structures spécialisées de l’État, et notamment de la DGA. Pour rester dans le groupe de tête, il faut mobiliser toute une chaîne d’acteurs.

 

Les compensations directes, les offset (transferts de technologie, localisation de production) sont souvent un mal nécessaire. Bien maîtrisées, elles constituent un levier de la compétitivité nationale, permettent aux industriels français d’accéder à de nouveaux marchés et de créer ainsi de la valeur. La maîtrise des transferts de technologies constitue un axe de progrès intéressant, régulé par une organisation et une gouvernance dédiées, qui ne se limitent pas au seul contrôle a priori.

 

Repères - Opinions

Une analyse par l’image diffusée de la réalité des combats que conduisent les forces françaises révèle une évolution rapide de l’opinion publique qui prend brutalement conscience à la fois des risques pris et encourus et des effets des engagements militaires français. Les combats investissent les écrans ; c’est ce que révèlent les travaux que l’auteur présente ici.

 

L’auteur établit un parallèle fécond entre les opérations de Suez en 1956 et de Libye en 2011, montrant que les lacunes rencontrées dans le combat contre les entreprises de Nasser ont été depuis comblées mais que d’autres ont été révélées dans la lutte contre Kadhafi dont il convient de s’affranchir.

 

Le tour d’horizon que fait l’auteur des pays gagnés ou tentés par un processus de réforme politique profonde en 2011 révèle une forte tendance à la bipolarisation idéologique pour les uns, une difficile reconstruction nationale pour d’autres, une contestation brutale ou larvée chez les derniers. L’an II confirme l’instabilité généralisée du monde arabo-musulman.

 

Qu’il s’agisse des systèmes politiques, des trajectoires diplomatiques ou encore des postures adoptées lors des crises récentes liées au « Printemps arabe », la convergence des États du Maghreb marque le pas au point de faire douter de la persistance d’un idéal maghrébin. Une réflexion analytique, vue d’Alger.

 

Recensions

C’est une publication précieuse que celle, chez Ellipses, de l’ouvrage de Charles Saint-Prot sur Le Mouvement national arabe : émergence et maturation du nationalisme arabe de la Nahda au Baas. Le moment est, en outre, particulièrement bien choisi, puisqu’en 2013 sera fêté le centenaire du Congrès national arabe de 1913, qui s’est tenu dans la grande salle des conférences de la Société de géographie, boulevard Saint-Germain à Paris. Lire la suite

 

Michel Lefèvre : Ouvéa, l’histoire vraie  ; Éditions du Rocher, 2012 ; 182 pages - Michel Klen

Michel Lefèvre était le chef du groupe d’assaut du GIGN qui a participé à la libération des otages dans la grotte de Gossanah sur l’île calédonienne d’Ouvéa en mai 1988. L’opération militaire comportait aussi des éléments de l’EPIGN (Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie nationale), du 11e Choc (le service action de la DGSE), du commando de marine Hubert et de la section parachutiste du Rimap (Régiment d’infanterie de Marine du Pacifique). L’intervention, qui se solda finalement par la mort de dix-neuf Canaques preneurs d’otages et de deux militaires du 11e Choc, fut menée dans des conditions périlleuses et dans un terrain difficile après l’échec de deux semaines de négociations pathétiques et le refus obstiné du chef, Alphonse Dianou, de libérer ses prisonniers. Lire la suite

 

Jean Marichez : Croyances meurtrières - Essai pour la paix  ; Éditions L’Harmattan, 2011 ; 250 pages - Claude Le Borgne

Jean Marichez milite pour la paix, avec la vigueur des non-violents. Il n’est pas le premier à chercher la cause des conflits et des guerres. Ni le premier à la voir dans les religions, du moins – la distinction est pour lui d’importance – dans les « croyances » qui les obscurcissent. On s’attend à ce qu’il prenne l’islam pour référence. C’est le christianisme qu’il choisit pour modèle de la violence sainte, au prétexte que cette religion nous est, et à lui-même, plus familière. Lire la suite

 

Revue Défense Nationale - Mars 2013 - n° 758

The thesis of the author is that conventional war has disappeared, at least in the West, due to the fact that the accumulation of workarounds has rendered it impossible or inefficient, but also sees that it exists elsewhere, in other forms.

Afghanistan's Challenge!

A coherent retrospective of France's military engagement in Afghanistan shows how the progressive enlistment of an uncertain strategy has progressively separated the populations of the coalition forces and blurred the privileged relations that France has maintained with Afghanistan.

The announced possibility of an obligatory retreat of all actors in the Afghan file has positioned itself against the viewpoints of political recomposition, economic and social progress, and regional security. The posture adopted by the Taliban remains to be defined as an engagement for the coalition countries. The author, familiar with the field, sketches interior scenarios and regional perspectives.

Starting with a diagnostic without concessions of the bad politics that have gnawed at Afghanistan and its elites, the author explores several possible tracks post-2014 and takes, as the basis of reconstruction, a collective responsibility of the Afghans which would keep the country out of the way of external struggles.

The author evokes, in detail, the electoral perspectives to come in 2014, evaluating the place that the Taliban will take tomorrow and the future of the American presence in Afghanistan and Central Asia, examining the role of regional actors, and pleading for an active French presence.

Iran and Pakistan are historically, geographically, culturally, and humanitarianly the two states closest to Afghanistan. Tehran and Islamabad are learning that in 2014, when foreign troops leave the country, they must deal with their security questions alone. Their unique situation as key actors can influence the future of Kabul with their diplomatic choices and strategic approach to this term.

In Central Asia, in order to reach its objectives, which are not reduced to solely the procurement of energy, China is proving itself to be opportunistic, benevolent, and prodigious in spending without care (but not without ulterior motives) its financial windfall. This policy allows Beijing to sit so easily in superiority that its rivals, Russia and the United States, do not seem to have measures in place to counter its projects.

Counterpoint

The author, an expert of African questions, makes an overview of the current hotspots in Africa. He exposes the crises, nascent or open, which affect the Great Lakes region, the Horn of Africa, and the Sahel.

Opinions and Viewpoints

The French military vicissitudes of the last century drove the great military authors to accuse yesterday's École supérieure de guerre of manipulating intelligence. The École de guerre remembers this today and would like to rise to the challenge of applied intelligence.

Behind this display of the indispensable articulation between strategic nuclear dissuasion and conventional forces, there is not only the imperative valorization of the employment of the former, but also the worry of seeing their under-equipment ruin the coherence of France's defense system.

It is strategic regulation that is the subject of this reflection, which examines how it contributes to negotiations, dissuasion, and intimidation. In summoning theorists and analysts, and in examining the international system, of which he highlights the limits, the author shows that it is more fragile than ever.

It is the paradox which forms in the wake of a destabilizing West and a group of emerging conservatives which interests the author, who delivers us this analysis, penetrating the tensions of the global scene.

“Rebound—The Defence Economy”

Since 2008, European countries have adapted their defense budgets to the economic crisis. They have all applied the same recipes: reductions in size, reductions of investments, or an adapted combination of these two formulas. Fragments have been chosen in France, the United Kingdom, Germany, and Italy.

A synthesis of the Parliament's annual report is made of the principles, competitions, and stakes which govern the exportation of arms in France.

Defense exportations are simultaneously a key sector in industrial competitiveness and a strong indicator of France's strategic posture. They are the fruit of the combined work of large groups, SMBs, and specialized structures of the state, notably the Ministry of Defense. In order to stay in the main group, a chain of actors must be mobilized.

The direct compensations of offiet (technology transfers and product localization) are often an unfortunate necessity. Well handled, they constitute a lever in national competition, permitting French industries to access new markets and so create their worth. The mastering of these technology transfers constitutes an interesting axis of progress, regulated by a dedicated organization and government, which are not solely limited to a priori control.

Opinions and Viewpoints

An analysis of the broadcasted images of the reality of combat conducted by French forces reveals a rapid evolution of public opinion, which became brutally aware of the risks taken throughout these operations and the effects of French military engagements. The combats are committing to the screen; it's what this reveals that is the work of the author.

The author establishes a fecund parallel between the operations in Suez in 1956 and in Libya in 2011, illustrating that the shortcomings encountered in the combat against the enterprises of Nasser have since been filled but there are others which were revealed in the struggle against Gaddafi which we must now free ourselves from.

The overview which the author makes of the countries won or tempted by the process of profound political reform in 2011 reveals a strong tendency towards ideological bipolarization for some, a difficult national reconstruction for others, a brutal or latent contestation still for others. The second year confirms the generalized instability of the Arab-Muslim world.

No matter the political systems, the diplomatic trajectories, or even the adopted postures during the recent crises linked to the “Arab Spring,” the convergence of the Maghrebian states marks the pace of which one should doubt the persistence of a Maghrebian ideal. This is an analytical reflection, seen from Algeria.

Book reviews

Michel Lefèvre : Ouvéa, l’histoire vraie  ; Éditions du Rocher, 2012 ; 182 pages - Michel Klen

Jean Marichez : Croyances meurtrières - Essai pour la paix  ; Éditions L’Harmattan, 2011 ; 250 pages - Claude Le Borgne

Revue Défense Nationale - Mars 2013 - n° 758

L’engagement militaire de la France en Afghanistan touche à sa fin. En 2014, ce pays charnière va devenir le théâtre d’une concertation nationale qui devra articuler dans une formule encore indécise tous les acteurs d’un nouveau « consensus de Kaboul » dans lequel les taliban joueront un rôle clé, comme le Pakistan et l’Iran, les voisins aux stratégies suspectes. Pendant que ces épisodes se préparent, un nouveau « Grand jeu » régional se dessine entre Russes, Chinois, Américains et Indiens dont l’Asie centrale, nouveau maillon vital Est-Ouest, est l’enjeu principal. Le défi afghan est plus que jamais stratégique.

Comme l’opération Serval le démontre, l’action militaire curative reste nécessaire. Et on voit que notre actuelle posture militaire offre des atouts multiples qui permettent une large combinaison d’entreprises. Cette appréciation apparaîtra paradoxale à ceux qui pensent que la pression budgétaire ou l’impotence européenne ont altéré notre capacité de défense. Elle apparaîtra imprudente à ceux qui gravitent dans les circuits du Livre blanc et préparent la prochaine Loi de programmation militaire. Et pourtant, vingt ans après la fin de la guerre froide et près d’un point de PIB en dessous des dépenses d’alors, nous connaissons une rare situation de réactivité politique, d’expertise militaire et de maîtrise technologique. Certes le format humain est comprimé comme jamais et le déploiement sur le sol national bien réduit. Mais cette posture satisfait aux principes de la stratégie, la liberté d’action combinée à l’économie des moyens. Songeons aux engagements opérationnels que la France a soutenus avec un certain succès depuis cinq ans en Afghanistan, en océan Indien, au Sud Liban, en Côte d’Ivoire, en Libye et maintenant au Mali, sans avoir baissé la garde sur le territoire national, dans ses atterrages maritimes ou son espace aérien. Songez à l’excellence des nouveaux matériels entrés en service, du Rafale au VBCI, du Dixmude au Tigre

Quelles conclusions tirer ? « Tout est affaire de circonstances » aurait dit le général de Gaulle alors qu’on affirme bien vite que tout est affaire d’économies et de technologies d’un côté, d’alliances et de procédures collectives de l’autre. Si la France continue à confirmer sa singularité militaire par sa créativité tactique dans le combat aéromaritime et aéroterrestre, c’est qu’elle n’est jamais aussi à l’aise sur le terrain des opérations que lorsqu’elle manœuvre, sans trop de contraintes, comme nation-cadre. Pour autant, l’ordre de bataille et la pratique opérationnelle actuels sont-ils un optimum à préserver ? Assurément non. D’abord parce que notre appareil militaire est dans un moment intermédiaire, instable. Ensuite, parce que la part de richesse consacrée à la politique de défense et de sécurité nationale est sans doute aussi peu soutenable que celle consentie à la justice sociale ; un important transfert de la première vers la seconde est une fois de plus attendu. L’épisode militaire particulier d’aujourd’hui ne nous dispensera pas de renforcer la compétitivité économique de la dépense de défense, notamment à l’exportation, d’approfondir les synergies entre responsabilités nationales et européennes, les équilibres entre prototypes et effectifs, les corrélations entre militaires et policiers pour une stratégie nationale de sécurité durable et adaptée au monde actuel.

Jean Dufourcq

Juin 2019
n° 821

L’affirmation stratégique des Européens

Actualités

20-06-2019

Le SNA Saphir va être désarmé - This is the End for the SSN Saphir

17-06-2019

Discours de Florence Parly, ministre des Armées, 53e Salon international de l'aéronautique et de l'Espace

17-06-2019

Baptême du Patrouilleur Antilles Guyane (PAG) La Combattante à Saint-Malo

16-06-2019

Par décret du président de la République du 14 juin 2019, le remplacement en 1re section de l'amiral Bernard Rogel est prorogé jusqu'au 1er mai 2020 avec maintien dans ses fonctions de chef de l'état-major particulier du président de la République.

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...