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Le nouveau Livre blanc le montre, l’économie de défense est une discipline essentielle et un instrument clé de la souveraineté nationale. Avec elle, un autre facteur s’impose, la technologie, et la supériorité militaire qu’elle est susceptible de procurer dans le combat frontal ou indirect et dans l’établissement d’une relation coercitive avec un adversaire. On va en parler au Bourget, plateforme de la performance aéronautique militaire par excellence. Deux autres segments essentiels complètent le carré magique de la défense du pays, ce sont la valeur des hommes et la pertinence de la stratégie de sécurité nationale. Lire la suite

 

En replaçant la technologie et l’industrie de défense au centre de l’aptitude opérationnelle des armées, on mesure à quel point l’optimisation du système qu’elles forment avec les forces conditionne la capacité militaire de la France.

 

Cette réflexion, étayée et savante, expose la place particulière qu’occupe la société militaire et le rôle de régulateur qui est le sien, entre conservatisme éclairé et incongruité anachronique. Les forces armées participent à la stabilité sociopolitique comme dépositaires ultimes du sens de l’intérêt général. Telle est la thèse de l’auteur.

 

Armement et technologie

Partant de constats forts, rapidité des évolutions stratégiques, nécessité contradictoire de réagir et d’anticiper, foisonnement technologique et importance de la vision d’ensemble de l’outil de défense, les auteurs dessinent la carte contrainte des innovations technologiques avec trois exemples, les drones de combat, la cyber-défense et le soutien du combattant.

 

C’est sans doute une nouvelle révolution militaire que prépare l’emploi massif et diversifié de robots militaires, en précurseurs, attaquants ou valets d’armes. Cette dynamique qui gagne tous les terrains du combat aéroterrestre comme aéromaritime sera plus difficile à développer dans le combat à terre. C’est à un nouveau paradigme qu’il faut se préparer, qui pourrait devenir le principe organisateur de la bataille future.

 

L’auteur évoque la profonde révolution que constituerait le placement d’une arme laser sur l’orbite géostationnaire qui dévaluerait la capacité de frappe nucléaire en second, affecterait toute défense antimissile et changerait de fait la donne stratégique. Il énonce les objections à une telle perspective.

 

À travers deux exemples emblématiques des programmes américains d’armement, l’auteur explore les difficiles relations qu’entretiennent l’innovation technologique et la viabilité économique des systèmes d’armes complexes. Les forces qui en sont destinataires n’y trouvent pas toujours leur compte.

 

Les situations se multiplient de confrontations homme-machine avec l’invasion de l’intelligence artificielle dans les machines de gestion des tensions, des conflits et l’analyse prédictive. Les asymétries habituelles se modifient.

 

La cybersurveillance devient un enjeu majeur à l’heure de l’informatique en nuage. Les États-Unis qui l’ont bien compris ont légiféré en conséquence. L’Union européenne est restée en retrait alors que la forte vulnérabilité que porte cette avancée technologique conditionne la sécurité des activités stratégiques aujourd’hui.

 

Dans le ciel ça ressemble à un gros oiseau car ce n’est pas vraiment un avion, et dans la presse ça se veut un débat mais ça vire au dialogue de sourds : pour ou contre le drone ? Il y a ceux qui affirment que sans lui nos campagnes d’Afrique n’auraient pas été possibles, et il y a ceux qui constatent que, malgré lui ou à cause de lui, nous allons devoir dégager d’Afghanistan après plus de dix ans d’une guerre introuvable. Alors le drone, arme miracle d’un Occident démiurge ou instrument de son échec ? Lire les premières lignes

 

Asie de l’Est

C’est la conjonction d’un rapprochement économique Chine-Japon-Corée du Sud et du pivotement américain vers la zone Asie-Pacifique qui crée les conditions d’une nouvelle configuration stratégique en Asie de l’Est. Mais les provocations nord-coréennes remettent en cause les équilibres envisagés et favorisent une militarisation régionale.

 

La Chine, puissance économique incontestable, est une puissance militaire en devenir. Elle s’appuie sur le soft et sur le hard power pour affirmer sa puissance, le premier comme moyen offensif, le second comme stratégie défensive. À rebours d’une Chine préparant la guerre, l’auteur expose une Chine qui modernise ses armées et comble un retard technologique et opérationnel pour conserver sa liberté d’action régionale en développant une stratégie de déni d’accès et de dissuasion.

 

Japon et Corée du Sud, deux pays que tout semble rapprocher, à commencer par leur alliance avec les États- Unis, n’entretiennent pourtant pas de coopération militaire approfondie. L’ombre de leur tumultueuse histoire commune et le fragile équilibre régional asiatique rendent délicat tout rapprochement dans le domaine de la défense. Il est pourtant indispensable à la stabilité régionale.

 

Il faut plonger dans les racines mythologiques et symboliques du régime nord-coréen pour détecter tout ce que la dialectique intracoréenne porte comme affirmation de soi et dépendance à l’autre par une capacité de nuisance qui est aussi un aveu de dépendance. Ainsi l’auteur décode-t-il l’actuelle agressivité de Pyongyang.

 

Repères - Opinions

Le développement de l’économie et de la technologie est encadré et fragilisé par l’intervention du comportement humain dans l’utilisation de leurs savoirs et de leurs techniques respectifs. D’où la précaution prise dans leur utilisation et la réticence devant la prise de risques encadrés, pourtant vrais facteurs de progrès.

 

Ce discours de la méthode d’un parlementaire expert des questions de défense explique le travail réalisé, pointe certaines lacunes structurelles et fait des propositions concrètes pour améliorer l’exercice qui vient de s’achever.

 

L’auteur fait une lecture du document prospectif publié par la Délégation aux affaires stratégiques et en présente les principaux aspects qui décrivent la situation stratégique à l’horizon 2040. La gouvernance mondiale devra s’exercer dans un monde plus instable et plus volatile qui exigera une grande adaptabilité militaire.

 

L’actualité des arbitrages budgétaires actuellement  opérés par le conseil de défense attise la curiosité de la communauté de défense. Par-delà les renoncements  capacitaires et les milliards d’économies,  les efforts consentis par la représentation nationale pour le maintien du niveau de défense seront-ils suffisants pour éviter le « déclassement » de la France ?

 

La perspective d’un ambitieux accord de libre-échange entre États-Unis et Union européenne concerne les marchés publics de défense. Cette novation suggérée par la Commission Barroso devrait achopper sur l’asymétrie des marchés américains et européens ; elle relance le débat sur les contrats d’armement intraeuropéens.

 

C’est à un affrontement d’autant plus radical qu’il est passionnel et souvent aveugle que se livrent de façon déraisonnable les États-Unis et l’Iran. Les Européens doivent rester en retrait dans une dialectique guerrière qui relève en fait plus du jeu de go que du jeu d’échec et que la crise financière pourrait arbitrer.

 

La fin de l’Union soviétique a créé un flottement en Asie centrale, son pré carré impérial. D’autres acteurs s’y sont introduits, États-Unis, Europe, Chine. L’intérêt de Moscou pour la stabilité de la région peut rencontrer celui d’autres acteurs et créer des synergies pour un nouveau voisinage coopératif, notamment en Afghanistan, en Iran et avec les Européens.

 

L’impact de la crise syrienne est ici analysé finement par un observateur averti dans ses différentes implications régionales, sur le Liban, la Jordanie, la Palestine et l’Irak mais aussi sur le Maghreb et notamment la Tunisie.

 

Recensions

Général Michel Forget : Nos forces aériennes en Opex, un demi-siècle d’opérations extérieures  ; Économica, 2013 ; 195 pages - Claude Le Borgne

Cela fait plus de vingt ans que la guerre froide a cessé, faute de combattants. Voici le monde plus sûr, plus tumultueux aussi. Le tumulte est petit, mais ses échos nous atteignent. Il nous faut y mettre notre nez. Le général Forget y met le sien : durant un demi-siècle d’opérations extérieures, le rôle des forces aériennes fut majeur. On ne saurait trouver, pour traiter le sujet qu’il a choisi, meilleur analyste que Michel Forget. Il a trois titres pour le faire. Pilote de chasse, il a, durant quatre ans, commandé nos forces aériennes tactiques et milité avec ardeur, en ce temps, pour une étroite coopération de l’Air et de la Terre. En 1977, « Lamantin » fut à ses ordres en Mauritanie, opération exclusivement aérienne qui peut servir de référence à ce que nos aviateurs viennent de faire au Mali. Il a quitté le service actif et s’est élevé au niveau de la stratégie militaire générale, multipliant conférences et publications. Lire la suite

 

Eddy  Dufourmont : Histoire politique du Japon (1853-2011)  ; Presses universitaires de Bordeaux, 2012 ; 462 pages - Jean Esmein

Nous avons là un livre important, indispensable pour les spécialistes, nouveau dans son genre en français : une histoire des politiciens et des partis, découpée de façon innovante, qui est le fruit d’un travail mené à fond sur les hommes, la nomenclature et l’examen des intrigues au Japon depuis l’ouverture du pays jusqu’à ce jour (d’ailleurs c’est un examen si minutieusement fait que, çà et là, certains peineront à le lire). Aux spécialistes, il rendra le même service qu’un dictionnaire. La première moitié du livre raconte toutes sortes d’événements d’histoire générale en arrière-plan des luttes politiciennes ; la seconde, celle de l’après-guerre, est moins ornée : on y aperçoit bien les indignations de l’opinion et la houle des relations internationales mais on reste sur sa faim en ce qui concerne des choses qui sont impliquées aussi dans les débats des politiciens comme la politique du travail et les inventions de la politique industrielle. Lire la suite

 

Jean-Christophe Romer et Thierry Widemann (dir.) : « La dissuasion » ; Les Champs de Mars n° 25  ; Irsem, hiver 2013 ; 166 pages - Jérôme Pellistrandi

L’Irsem a publié un cahier tout à fait pertinent consacré à un sujet central, la dissuasion, alors même que le débat autour de ce concept est aujourd’hui – du moins en France – bien atone. Le mérite de cet excellent travail collectif avec des signatures de très haut niveau est bien de remettre à l’ordre du jour une question qui, si elle faisait consensus au temps de la guerre froide, semble être remise en cause actuellement par certains experts et politiques, comme le montrent les débats en cours au Royaume-Uni sur la succession des SNLE d’ici 2025. Lire la suite

 

Bob Maloubier : L’espion aux pieds palmés  ; Éditions du Rocher, 2013 ; 376 pages - Arnaud Ablaoui

L’auteur, Bob Maloubier, était un agent du SOE (Special Operations Executive) durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ces fonctions, il fut parachuté deux fois en France occupée, pour effectuer des missions de sabotages. Il fut, par la suite agent du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage), service qu’il ne quittera jamais véritablement comme on s’en rendra compte. Lire la suite

 

Revue Défense Nationale - Juin 2013 - n° 761

In replacing the technology and industry of defense as the center of operational aptitude of the army, one measure how much the optimization of the system that they form with the forces conditions the military capacity of France.

This substantiated and erudite reflection exposes the special place of military society and the role of regulator that it takes on, between enlightened conservatism and incongruous anachronisms. The armed forces participate in the socio-political stability as ultimate custodians in the sense of general interest. Such is the thesis of the author.

Armament and Technology

Based on strong findings, rapid strategic developments, the contradictory necessity to react and anticipate, the abundance of technology, and the importance of a collective vision concerning the tool of defense, that authors draw a constrained map of technological innovations with three examples” combat drones, cyberdefense, and the aid of combatants.

Indubitably, there is a new military revolution regarding the massive employment and diversification of military robots, as precursors, attackers, or carriers of weapons. This dynamic, which rules all terrains of aero-terrestrial or aero-marine combat, will be the most difficult to develop in terms of ground combat. This is a new paradigm that one must prepare for, and could become the principle organizer of all future battles.

The author evokes the profound revolution which constituted the placement of an armed laser in a geostationary orbit which devalued the nuclear second strike capacity, affected all antimissile defenses, and, in fact, changed the whole strategic situation. The author outlines his objections to such a perspective.

Through these two emblematic examples of American arms programs, the author explores the difficult relations which maintain the technological innovation and the economic viability of complex systems of arms. The forces to which they are addressed do not always find their account.

The frequency of human-machine confrontations are increasing with the invasion of artificial intelligence in machines managing tensions, conflicts, and predictive analysis. The habitual imbalances are changing.

Cyber-surveillance is becoming a major player in the time of The Cloud. The United States, having well understood this, has legislated accordingly. The European Union has remained behind while the high vulnerability brought about by this technological advance affects the security of strategic activities today.

East Asia

The combination of a Chinese-Japanese-South Korean economic rapprochement with an American pivoting towards the Asia-Pacific zone has created a new strategic configuration in East Asia. But the North Korean provocations challenge the envisioned balances and favorize a regional militarization.

China, an incontestable economic power, is an upcoming military power. It is based on the soft and the hard power affirming its strength, the first in an offensive manner, the second acting as a strategic defense. Eschewing a China preparing for war, the author exposes a China who is modernizing its armies and filling a technological and operation gap in order to preserve its freedom of regional action by developing a strategy of access denial and deterrence.

Japan and South Korea, two countries who are always near a rapprochement, are beginning with their alliance with the United States, but not yet maintaining a thorough military cooperation. The shadow of their shared tumultuous military history and the fragile Asiatic regional equilibrium makes all rapprochement in the defense domain delicate. But it is indispensable to the regional stability.

One must plunge into the mythological roots and symbols of the North Korean regime in order to detect all that the inter-Korean dialect holds as a confirmation of self and dependence on others through a capacity for trouble (that is in itself a confession of dependence). Thus the author decodes the current aggressiveness of Pyongyang.

Opinions and Viewpoints

The development of economy and technology is framed and weakened by the intervention of human behavior in the utilization of their knowledge and respective techniques. Hence the care taken in their use and the reluctance to take risks, which are the true factors of progress.

This discourse on method from a parliamentary expert on questions of defense explains the work undertaken, points out certain structural shortcomings, and makes concrete propositions about ameliorating the exercise which was just completed.

The author reads a prospective document, published by the Delegation of Strategic Affairs, and presents the principle aspects which describe the strategic horizon of 2040. Global governance must be exercised in a more unstable and more volatile world which will demand a large military adaptability.

The news of current budgetary arbitrations undertaken by the Council of Defense stirs up the curiosity of the defense community. Beyond the capability reductions and the billions saved, are the efforts made by the national representation to maintain the level of defense sufficient in avoiding the “downgrading” of France?

The perspective of an ambitious agreement of free-trade between the United States and the European Union concerns the public markets of defense. This innovation suggested by the Barroso Commission should stumble when it comes to the asymmetry of the European and American markets; the debate on intra-European armament contracts is re-opened.

It is an clash even more radical than it is passionate and often blind that is being waged between the United States and Iran. Europeans must stay back in this dialectical war which is more a game of go than a game of chess and which the financial crisis may be able to arbitrate.

The end of the Soviet Union created a flutter in Central Asia in its pre-Imperial Square. Others actors were introduces: the United States, Europe, China. The interest of Moscow in the stability of the region could meet with those of other actors and create synergies for new cooperative neighors, notably in Afghanistan, Iran, and with the Europeans.

The impact of the Syrian crisis is here finely analyzed by an observer, informed in the different regional implications on Libya, Jordan, Palestine, and Iraq, but also on the Maghreb and most notably Tunisia.

Book reviews

Général Michel Forget : Nos forces aériennes en Opex, un demi-siècle d’opérations extérieures  ; Économica, 2013 ; 195 pages - Claude Le Borgne

Eddy  Dufourmont : Histoire politique du Japon (1853-2011)  ; Presses universitaires de Bordeaux, 2012 ; 462 pages - Jean Esmein

Jean-Christophe Romer et Thierry Widemann (dir.) : « La dissuasion » ; Les Champs de Mars n° 25  ; Irsem, hiver 2013 ; 166 pages - Jérôme Pellistrandi

Bob Maloubier : L’espion aux pieds palmés  ; Éditions du Rocher, 2013 ; 376 pages - Arnaud Ablaoui

Revue Défense Nationale - Juin 2013 - n° 761

Le nouveau Livre blanc le montre, l’économie de défense est une discipline essentielle et un instrument clé de la souveraineté nationale. Avec elle, un autre facteur s’impose, la technologie, et la supériorité militaire qu’elle est susceptible de procurer dans le combat frontal ou indirect et dans l’établissement d’une relation coercitive avec un adversaire. On va en parler au Bourget, plateforme de la performance aéronautique militaire par excellence. Deux autres segments essentiels complètent le carré magique de la défense du pays, ce sont la valeur des hommes et la pertinence de la stratégie de sécurité nationale.

Mais il est d’autres facteurs qui déterminent la capacité d’un pays à passer le cap de la mondialisation, à en tirer bénéfice et à consolider ses positions, c’est l’audace et la confiance en soi, des vertus qui s’enracinent dans l’histoire des peuples, difficultés dépassées, expériences réussies, alliances judicieuses, prises de risque raisonnées… Et là aussi, le secteur aéronautique a beaucoup à dire ; il a été une forme de porte-bonheur industriel français. Pourtant l’économie semble échapper aux règles vertueuses jusqu’ici établies et la capacité des États à en maîtriser la complexité paraît défaillante. De même, la technologie qui permet de nouveaux rapports de force dématérialisés, monétaires, cybernétiques, culturels et même sociaux voire religieux tend à invalider la vaillance et le talent militaires. D’où, constatons-le, une certaine frilosité générale devant la sécurité nationale, une débudgétisation rampante, un désengagement humain, et l’application qui se généralise d’un principe de précaution qui conduit à un repliement sur un noyau de défense nationale solitaire.

Quel emploi peut-on faire des vertus et des capacités militaires dans le cadre d’une conflictualité aussi déréglée mais pourtant encore meurtrière ? Certes, il y a toujours les opérations Serval, mais ne sont-elles pas des cas particuliers non dimensionnants de notre sécurité ? Certes, il y a toujours des zones fragiles à l’extérieur où nous avons des intérêts mais les protégera-t-on par déploiement militaire ? Et est-ce à la France seule d’y pourvoir ?

La zone de l’Asie de l’Est qui comprend de grandes puissances, anciennes ou en croissance rapide, aux fortes capacités économiques, techniques et de défense et au réel potentiel de frictions pour le contrôle d’espaces vitaux constitue un véritable espace de défi militaire. Réglera-t-on ainsi les différends ou trouvera-t-on des modalités de coopération froide ? C’est à voir. Devrons-nous nous y impliquer ? Assurément, oui, mais par la médiation active pour éviter toutes les occasions d’action militaire qui romprait la chaîne continue des approvisionnements vitaux qui relient la zone au marché européen et dont dépend notre prospérité. Ce sont ces pistes qui doivent aujourd’hui guider nos démarches de sécurité pour les décennies à venir. On voit qu’elles sont encore bien peu esquissées et que la construction d’un modèle d’armée comme celle d’une loi de programmation militaire pluriannuelle pour y pourvoir sont loin d’être de simples exercices de style. Mobilisons tous les experts et en priorité les militaires, pas structurellement conservateurs, corporatistes ou dépensiers pour y réfléchir. Après tout, ce sera encore à eux d’agir.

Jean Dufourcq

Juin 2019
n° 821

L’affirmation stratégique des Européens

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