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Les générations militaires se suivent avec leurs histoires, leurs engagements, leurs combats, leurs sagas. Celles de la Grande Guerre sont justement célébrées aujourd'hui, en mémoire d'un pays opiniâtre, volontaire, éprouvé mais vainqueur. Celles qui ont eu la charge de mettre fin aux temps coloniaux sont restées amères d'avoir dû en supporter le prix. Celles qui ont conduit la guerre froide ont connu la mécanisation et la mutation induites par l'équilibre de la terreur nucléaire, même si Troupes de Marine et Légion ont su entretenir leur expérience militaire africaine. Puis les transformations militaires se sont développées, l'interarmisation, la professionnalisation et la multinationalisation. Lire la suite

L’accès des États-Unis à l'indépendance énergétique leur permet de réorganiser leurs alliances et de choisir leur avenir. Ce qu'ils avaient déjà fait en 1971-1972, en passant d'une guerre froide héritée d'Europe à une ouverture vers l'Asie, retournement qui précédait la chute du « rideau de fer », amorcée à Helsinki en 1975, et la résurrection chinoise de Deng Xiaoping en 1979. Le basculement actuel est du même ordre et le risque existe pour la France de rester engluée dans les logiques du monde qui va passer, comme la RDA en son temps.

En revenant sur les réalités géostratégiques et géoéconomiques de l'Ukraine, en relisant les étapes de la crise actuelle, l'auteur expose en quoi elle est un révélateur des fragilités européennes et une occasion de clarifier les relations qu'entretiennent la Russie et l'Union européenne.

Désengagement afghan

Sans surprise, c'est autour de trois objectifs clés que s'organise le futur de l'Afghanistan après le retrait de la coalition : la paix et la sécurité ; la stabilisation politique et institutionnelle ; la reconstruction économique et sociale. Ils ne seront atteints qu'avec le temps, l'aide internationale et un changement profond des pratiques économiques et sociales des Afghans.

Avec ce témoignage à chaud et cette réflexion à la fois rétrospective et prospective, on mesure l'ampleur des questions soulevées par la conduite des opérations de la coalition en Afghanistan pour préparer le retrait des forces fin 2014 et le transfert de la responsabilité militaire aux forces afghanes. On dispose ici également des premiers enseignements à tirer de la forte évolution technique de la conduite des combats de stabilisation.

D'une longue expérience de terrain, l'auteur rapporte une analyse d'erreurs identifiées, un sentiment général d'inachevé, quelques leçons clés (multiplicité des acteurs, unité de commandement, dispersion de l'aide et facteur afghan sous-estimé) et la forte intuition que rien n'est vraiment réglé. 

Le bilan de l'intervention occidentale est, vu de l'intérieur, modeste et la sécurité défaillante fait redouter l'avenir. Une fois en charge directe de leur destin, les Afghans trouveront-ils les voies de la coopération intérieure et du voisinage extérieur ? La clarification attendue fin 2014 pourrait avoir des effets vertueux.

En rappelant les étapes de la campagne afghane de l'Alliance atlantique qui y a engagé l'Otan pour conduire une coalition finalement infructueuse, l'auteur montre à la fois les limites des engagements opérationnels en coalition et celles d'une structure militaire alliée taillée dans un autre cadre et qui cherche à se perpétuer.

L’auteur expose les différentes étapes de l'engagement de la Gendarmerie nationale dans les opérations militaires conduites en Afghanistan, principalement depuis 2008, et détaille les actions de formation et d'accompagnement de l'ANCOP, force de police qui préfigure une gendarmerie afghane qu'elle contribue à établir.

En Asie centrale, après le retrait de la Fias du territoire afghan, la Russie entend mener une politique extérieure ambitieuse pour contribuer à la sécurité et à la stabilité économique des républiques voisines. Cependant, la situation régionale dégradée, le manque de moyens, certaines contraintes de politique intérieure et la concurrence internationale pourraient amener l'administration Poutine à revoir ses objectifs à la baisse.

Le désengagement afghan des forces coalisées par l'Otan prélude à un nouvel équilibre régional stratégique dans lequel l'Inde pourrait jouer un rôle central dans de nouvelles combinaisons impliquant l'Iran, la Chine, le Pakistan et la Russie. Le pivotement américain vers l'Asie pourrait aussi renforcer la main indienne.

En montrant comment l'emprise des taliban est autant un danger pour le Pakistan que pour l'Afghanistan, en révélant le pragmatisme actuel du Pakistan qui veut faire partie de la solution régionale, l'auteur montre aussi combien la stabilité future du Pakistan importe au moins autant que celle de l'Afghanistan.

Pour esquisser trois scénarios afghans marqués par l'incertitude et le retour aux fondamentaux locaux et régionaux, les auteurs évaluent les parts du rêve, du caché, les facteurs déterminants, les probabilités qui caractérisent la situation de l'Afghanistan à la veille des élections et avant le départ de la Fias fin 2014.

En dressant le profil souhaitable du futur président afghan et en récapitulant l'ensemble des défis qu'il devra relever, on mesure l'ampleur de sa tâche et la nécessité pour la communauté internationale de continuer à s'investir au plan intérieur comme au plan régional pour porter ce pays vers un état plus stable et plus sûr.

Les hommes, écrivait Homère, finissent par se lasser de tout, sauf de la guerre. Surtout ceux qui ne la connaissent que de très loin. Nous avions, sur l’insistance d’un arrière-front germanopratin, eu celle de Libye dont Le Cadet avait anticipé l’ineptie (« Aux stratèges de salon », juin 2011) et qui a déstabilisé l’Afrique. Puis soutenu les pétrodollars recyclés dans le Jihad en Syrie, tandis que d’aucuns s’étonnent que l’argent du ballon rond et du paiement des amendes des filles voilées serve également à débaucher dans les banlieues. Et voilà que les mêmes boutefeux, dont l’incompétence ne le cède qu’à l’inconséquence, nous ont entonné l’air du linge pendu sur les collines de Sébastopol. Lire les premières lignes

Contrepoint

L'auteur, qui est aussi un expert engagé, fait une lecture du récent Livre vert de la défense qui veut réconcilier les écologistes avec la défense et sensibiliser les militaires au développement durable. Il distingue les inflexions politiques que ce document révèle, les convergences avec la réflexion militaire sur la prévention qu'il contient et le développement potentiel européen qu'il propose.

Repères - Opinions

Le titulaire de cette nouvelle fonction fait l'inventaire de la question de la sûreté maritime et des implications que comportent la coordination des actions et la défense des intérêts nationaux au sein de l'administration de défense et aux niveaux interministériel, européen et international.

L’économie de nos moyens, l'utilisation flexible des outils et de l'expertise militaire acquis avec les drones militent pour une approche interministérielle des capacités de surveillance du territoire national.

Le renseignement français a vécu une profonde réforme depuis 2007 pour optimiser son fonctionnement et sa cohérence. Cette réforme doit connaître un nouvel élan avec l'actuelle Loi de programmation dans trois directions essentielles: renforcement capacitaire, sûreté juridique et renseignement intérieur. Malgré celle-ci, des difficultés subsisteront.

La recherche et l'innovation technologique sont essentielles à la préservation de l'outil de défense. Le rôle à jouer par le ministère de la Défense dans ce domaine est majeur alors que démarre l'exécution d'une nouvelle Loi de programmation militaire (LPM) qui maintient un effort substantiel au profit des études amont portant sur la période 2014-2019. Méthode et inventaire sont proposés par l'auteur.

Dans cette étude économique couvrant quatre décennies budgétaires, les auteurs pointent la nature restrictive du budget de l'État. Ils montrent que c'est la défense qui concourt le plus à l'effort de restriction budgétaire, que les dépenses d'équipement sont pénalisées par les dépenses de fonctionnement et qu'enfin, lorsque le budget de défense est en expansion, c'est plus pour des raisons conjoncturelles que pour des décisions politiques.

L’auteur établit une monographie précise des risques, menaces et fragilités de l'Afrique de l'Ouest et évoque les stratégies des principales structures qui y interviennent.

La France n’a jamais vendu autant d’avions qu’en 2013. D’avions civils, s’entend. Parce que pour les avions militaires, elle n’en a jamais moins vendu. Qui s’étonne de ce paradoxe ? Lire la suite

Recensions

Justice et Paix : Pax Christi : La paix sans la bombe ? Organiser le désarmement nucléaire  ; Les Éditions de l’Atelier/Éditions Ouvrières, 2014 ; 143 pages - Claude Le Borgne

Connaissant les positions anciennes de « Justice et Paix » et Pax Christi sur l’arme nucléaire, on s’attendait à plus de vigueur. La prudence épiscopale est ici de mise. Des 140 pages, 100 sont consacrées à l’historique de l’ère nucléaire militaire et à l’état des lieux, 40 seulement au vrai problème, qui est l’avenir de l’Arme. Lire la suite

p. 127-127

Christian Malis : Guerre et stratégie au XXIe siècle  ; Éditions Fayard, 2014 ; 335 pages - Jean Dufourcq

C’est à la visite d’une nouvelle « arsenalisation » de la Planète et à la découverte de nouveaux instruments et modes de guerre que nous invite l’auteur dans ce livre qui fourmille de références brillantes et de données passionnantes. Pour nous fournir neuf chapitres denses et bien organisés, Christian Malis a pris le soin de relire ses classiques, Nye et Kissinger, comme Bouthoul et Coutau-Bégarie, mais aussi de faire le point sur les travaux que conduit la génération de chercheurs d’aujourd’hui sur la robotique, la cyberstratégie, la Chine, les guérillas. Lire la suite

p. 127-128

Chantal Delsol : Les pierres d’angle ; à quoi tenons-nous ?  ; Éditions du Cerf, 2014 ; 258 pages - Claude Le Borgne

Le terrible réquisitoire dressé par Chantal Delsol dans L’âge du renoncement (cf. RDN, octobre 2011) nous avait laissés désemparés. On attendait la suite. La voici, revigorante à souhait. Les pierres d’angle, ce sont « les référents culturels confiés à notre garde » : la dignité de la personne, l’espérance, la vérité, pierres taillées exclusivement par le judéo-christianisme. Lire la suite

p. 128-129

Mériadec Raffray : Jacques Hogard, stratège de la contre-insurrection  ; (préface du général de La Presle) ; Économica, 2014 ; 125 pages - Claude Le Borgne

Jacques Hogard, auquel Mériadec Raffray consacre cette étude, est entré à Saint-Cyr en 1939. Sa promotion a fourni à notre armée de grands généraux, Vanbremeersch, Méry, Lagarde, Guy Le Borgne. Elle compte aussi quelques penseurs. Deux de ceux-ci se sont intéressés à ce que leur époque imposait : la guerre subversive et la façon d’y faire face. Le premier est David Galula, ignoré en France jusqu’à ce qu’il nous revienne d’Amérique où Petraeus en avait fait son catéchisme pour l’Irak et l’Afghanistan. Le second est Jacques Hogard, bien oublié aussi car il a peu publié. Mériadec Raffray le remet au goût du jour, dans la collection que dirige chez Économica Vincent Desportes. Lire la suite

p. 129-

Revue Défense Nationale - Avril 2014 - n° 769

The United States’ access to energy independence allows them to reorganize their alliances and choose their future. They had already accomplished this feat in 1971-1972, by making it through a Cold War inherited from Europe and an opening towards Asia, returning to what preceded the fall of the “Iron Curtain,” initiated in Helsinki in 1975 and with the 1979 Chinese insurrection of Deng Xiaoping. The current shift is of the same type and the risk exists that France will remain stuck in the logics of a world that will flow past, like East Germany (GDR) in her time.

By going back to geostrategic realities and the geo-economics of Ukraine and by reviewing the steps of the current crisis, the author describes how it is revealing a European fragility and an occasion to clarify the relationship between Russia and the European Union.

Afghan Withdrawal

Without surprise, it is around three key objectives that the future of Afghanistan is organized after the withdrawal of the coalition: peace and security, political and institutional security, and economic and social reconstruction. They will never be attained without time, international aid, and a serious change in Afghan economic and social customs.

With this of-the-moment testimony and a reflection both retrospective and prospective at the same time, we measure the breadth of questions raised by the conduction of operations of the coalition in Afghanistan to prepare for the withdrawal of forces by the end of 2014 and the transfer of military responsibility to Afghan forces. Also stated here are the first lessons to learn from the strong technical evolution in the conduct of the combat of stabilization.

From a long field experience, the author links an analysis of identified errors, a general unfinished sentiment, some key lessons (the abundance of actors, unity of command, a dispersion of aid, and an underestimated afghan factor), and a strong intuition that nothing is ever truly resolved.

The toll of western intervention as seen from the inside is modest, and the feeble security causes fear for the future. Once again in charge of their own destinies, will the Afghan people find the paths to interior cooperation and good exterior relations with their neighbors? Awaited clarification of the end of 2014 could have virtuous effects.

By recalling the stages of the Afghan campaign of the Atlantic Alliance that engaged NATO to direct an ultimately unsuccessful coalition, the author both shows the limits of both coalition operations and an allied military structure that was built for another purpose that seeks to perpetuate itself.

The author exposes the different steps of the engagement of the National Police in the military operations in Afghanistan, mainly since 2008, and details the actions that led to the creation and support of the ANCOP, a special police force that foreshadows an Afghan police force it will help to establish.

In Central Asia, after the retreat of ISAF from Afghan territory, Russia intends to pursue an ambitious foreign policy to contribute to the security and the economic stability of neighboring republics. However the deteriorating regional situation, the lack of resources, certain domestic policy constraints, and international competition could cause Putin’s administration to lower their objectives.

The withdrawal from Afghanistan of the coalition forces of NATO preludes a new strategic and regional balance where India could play a central role in the new ploys involving Iran, China, Pakistan, and Russia. The American rotation towards Asia could also reinforce India’s hand.

By showing how the Taliban’s influence is as dangerous for Pakistan as it is for Afghanistan and by revealing Pakistan’s current pragmatism that it would like to be a part of the regional solution, the author also shows how the future stability of Pakistan affects at least that of Afghanistan.

To sketch three Afghan scenarios marked by incertitude and the return to local and regional fundamentalism, the author evaluates the parts of the dream, the hidden determining factors, and the probabilities that characterized the situation in Afghanistan the evening before the elections and before the withdrawal of ISAF at the end of 2014.

By raising the desirable profile of the future Afghan president and by recapitulating the whole of the tasks that he must undertake, we measure the breadth of his task and the necessity of the international community to continue to invest itself in the interior plan like with the regional plan to bring this country towards a more stable and secure state.

Counterpoint

The author, a specialist, gives his interpretation of the recent Green Book of Defense that wants to reconcile ecologists with defense and raise military awareness on sustainable development. He distinguishes the political inflections that this document reveals, the similarities with military thought on the prevention, and proposed potential European development.

Opinions and Viewpoints

The holder of this new position takes an inventory of the question of maritime security and the implications that involve the coordination of action and the defense of national interests close to the administration of defense and to interagency levels, both European and international.

This article discusses France’s economic means and the flexible use of the tools and military expertise acquired with militant drones for an interagency approach to the surveillance capacities of national territory.

French intelligence underwent a profound reform since 2007 in order to optimize its function and its coherence. This reform must find a new momentum with the current planning law in three essential directions: reinforcing capacities and assuring both legal certainty and interior intelligence. Despite this, difficulties remain.

Research and technological innovation are essential to the preservation of the tool of defense. The role to come for the Minister of Defense in this field is major, as is starting a new law of military planning that maintains a substantial effort in favor of future studies dealing with 2014-2019. The author proposes methods and inventories.

In this economic study covering four budget decades, the authors point out the restrictive nature of the State’s budget. They show that it is defense that contributes the most to efforts of budgetary restriction, that equipment expenditures are penalized by operating costs and, finally, while the budget of defense is expanding, it is more for short-term reasons than for political decisions.

The author establishes a specific position paper of the risks, threats, and weaknesses of West Africa and brings up the strategies of the main organizations intervening there.

Book reviews

Justice et Paix : Pax Christi : La paix sans la bombe ? Organiser le désarmement nucléaire  ; Les Éditions de l’Atelier/Éditions Ouvrières, 2014 ; 143 pages - Claude Le Borgne

Christian Malis : Guerre et stratégie au XXIe siècle  ; Éditions Fayard, 2014 ; 335 pages - Jean Dufourcq

Chantal Delsol : Les pierres d’angle ; à quoi tenons-nous ?  ; Éditions du Cerf, 2014 ; 258 pages - Claude Le Borgne

Mériadec Raffray : Jacques Hogard, stratège de la contre-insurrection  ; (préface du général de La Presle) ; Économica, 2014 ; 125 pages - Claude Le Borgne

Revue Défense Nationale - Avril 2014 - n° 769

Les générations militaires se suivent avec leurs histoires, leurs engagements, leurs combats, leurs sagas. Celles de la Grande Guerre sont justement célébrées aujourd'hui, en mémoire d'un pays opiniâtre, volontaire, éprouvé mais vainqueur. Celles qui ont eu la charge de mettre fin aux temps coloniaux sont restées amères d'avoir dû en supporter le prix. Celles qui ont conduit la guerre froide ont connu la mécanisation et la mutation induites par l'équilibre de la terreur nucléaire, même si Troupes de Marine et Légion ont su entretenir leur expérience militaire africaine. Puis les transformations militaires se sont développées, l'interarmisation, la professionnalisation et la multinationalisation.

Et les opérations ont repris avec la génération militaire formée par les opérations dans les Balkans, qui a été confrontée à la gestion de crise et à la décomposition des États. Presque tous les officiers français s'y sont succédé pendant une décennie dans de multiples structures, celles de l'ONU, de l'UEO, de l'Otan et de l'UE. Ils y ont acquis cette double culture moderne des opérations multinationales et des actions civilo-militaires. Depuis plus de dix ans, la matrice militaire s'est déplacée vers les territoires austères et lointains du théâtre afghan où les forces armées ont redécouvert les combats, à tous les niveaux et dans de multiples configurations. Là s'est formée une nouvelle génération confrontée aux opérations de contre-insurrection et de contre-terrorisme, aux tâches de sécurisation et de reconstruction d'un pays soumis aux tensions des populations qui l'habitent et aux pressions de ceux qui l'entourent. Les nombreux Français, militaires et personnel de la Défense, humanitaires et diplomates confrontés à ce défi afghan auront resserré les liens très anciens tissés entre la France et l'Afghanistan. L’engagement afghan qui aura duré près de treize ans marquera durablement notre communauté stratégique dans bien des domaines ; elle marquera aussi notre relation à l'Otan.

Ce sont ces générations successives, la balkanique et l'afghane, qu'on trouve aujourd'hui engagées dans des opérations au milieu des populations africaines, comme au Mali et en Centrafrique, ou bien aux prises avec des systèmes mafieux, comme au large de la Somalie ou du golfe de Guinée. C'est avec les repères acquis dans d'autres théâtres, grâce aux moyens développés dans l'urgence opérationnelle et la nécessité tactique, qu'elles agissent pour atteindre les objectifs assignés par le politique pour défendre nos intérêts nationaux, voire européens et méditerranéens, et assumer nos responsabilités internationales.

Que réserve l'histoire aux générations qui entrent dans la carrière ? Nul ne peut encore le prédire mais assurément les changements stratégiques en cours solliciteront les forces et nécessiteront l'engagement résolu de la France. Il s'agira sans doute d'actions de combat et de sécurité toujours plus diversifiées, et moins probablement de réédition de la Grande Guerre et de la guerre froide, voire de perpétuation d'expéditions de sécurisation postcoloniale. Ce qui restera requis des militaires, sera, comme toujours, l'efficacité et la décision, l'éthique et la loyauté dans l'action au service de la défense du pays et de sa population.

Jean Dufourcq

Novembre 2019
n° 824

Formation et opérations militaires

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