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Mai 2008 - n° HSUPM

Sur l’immense passé de la Méditerranée, le plus beau des témoignages est celui de la mer elle-même.
Fernand Braudel : Les mémoires de la Méditerranée (Chapitre Ier : « Voir la mer »)
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Dans le puzzle des relations stratégiques qui lient le continent européen à ses voisins, le projet d’Union méditerranéenne, lancé en France en février 2007 et adopté par l’Union européenne sous la forme de « processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée » joue le rôle de la pièce manquante qui offre la cohérence nécessaire à l’entreprise générale. Lire la suite

p. 9-10

Extrait de la conférence inaugurale du Forum de Paris, par M. Jacques Attali, le vendredi 28 mars 2008.

La présentation qui suit rassemble les principales réflexions élaborées avant que le projet d’Union pour la Méditerranée se développe au printemps 2007 dans le cadre de la campagne présidentielle française et vienne offrir une nouvelle chance à la Méditerranée. Elle a servi à éclairer la démarche suivie par le Grum pour structurer le volet sécurité de ce qui est depuis la mi-mars 2008 le « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée ».

La proposition d’Union pour la Méditerranée (UPM) est l’occasion de donner au Processus de Barcelone l’élan tant attendu pour sa relance. La Méditerranée comme Res omnium est source de vie et bien commun à sauvegarder. Le système de Barcelone, plus étoffé et rendu plus pratique offre une base potentielle pour la bonne gouvernance de ce bien commun. En capitalisant l’existant et avec l’expérience d’autres réalités sous-régionales, comme le 5+5 en particulier, il est désormais possible de jeter les bases d’une nouvelle coopération sur la surveillance maritime qui constituerait une première réponse opérationnelle concrète.

L’auteur exprime, à titre personnel, un point de vue algérien qui semble, de plus en plus, présent dans la réflexion des élites intellectuelles des rivages Sud de la Méditerranée. Ces élites ne contestent pas, dans le fond, la nécessité de favoriser l’émergence d’un espace méditerranéen inséré dans le processus de mondialisation. Ils recommandent même d’en faire un laboratoire pour une version humanisée des relations internationales, à travers un co-développement harmonieux et équitable destiné à prévenir les risques de collision entre sociétés développées des rivages européens et sociétés précaires du Sud de la Méditerranée. Lire la suite

Bâtir un espace partagé de sécurité en Méditerranée. Belle ambition qui commence par l’établissement de l’information maritime ; domaine dans lequel compartimentage et individualisme sont proscrits. Vient ensuite l’action, pour retrouver une Méditerranée propre, pour lutter contre tous les trafics ; de drogue et d’hommes. L’Union européenne s’est lancée dans une politique maritime intégrée. L’Union pour la Méditerranée doit contribuer à son application.

Opportune description de l’importance des mouvements migratoires en Méditerranée, mettant en cause bien des idées reçues. Le monde migratoire évolue, les données changent, c’est toute une « économie du voyage » qui s’est mise en place, où les mafias ne jouent pas les seconds rôles.

Partant du principe d’un réel potentiel de la région méditerranéenne, le système transméditerranéen, et non plus euroméditerranéen, proposé dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée est certainement l’occasion de transcender les dissymétries des relations entre les partenaires, en s’appuyant non plus sur ce qui les éloigne, mais plutôt sur ce qui les rapproche. Ainsi, les partenaires ont tout intérêt à œuvrer en faveur du rapprochement des hommes.

Cet article a pour objectif de soulever les problématiques du montage du projet d’UPM et de tenter de définir l’espace juridique dans lequel il pourrait éventuellement prendre forme ; contraintes qui ne peuvent être ignorées.

Cette contribution souhaite poser en des termes nouveaux la triple question sur le futur de la Méditerranée, de sa relation avec l’Europe et de la place que l’agriculture est à même de jouer pour articuler stratégiquement ces deux ensembles géographiques aux destins liés.

La sécurité civile fait l’objet de diverses collaborations internationales qui concernent des pays du pourtour méditerranéen. Les enjeux liés à cette question touchent directement la vie des populations face aux catastrophes en tout genre. L’Union pour la Méditerranée peut impliquer l’ensemble des pays méditerranéens dans un projet de protection civile qui permette de développer un aspect opérationnel qui fait défaut aux partenariats déjà existants. Cet article se propose de revenir sur les coopérations actuelles dans la région, d’identifier les obstacles et difficultés à une plus grande solidarité, et enfin de présenter des propositions pour un projet transméditerranéen de protection civile.

L’Union pour la Méditerranée, en cherchant à privilégier la coopération entre les pays du pourtour méditerranéen plutôt que de viser à leur intégration, confirme la vocation pragmatique du projet proposé par la France. Cette dernière, en cherchant à mobiliser les énergies, autour d’un objectif de sécurité et de stabilité à l’horizon 2030, confirme la prégnance d’un agenda spécifiquement méditerranéen, soumis à de nombreuses sources de tensions, mais non dénué de facteurs de cohésion collective.

Premières conclusions du séminaire sur le volet sécurité du projet « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée », 16 au 18 avril 2008, École militaire.

Revue Défense Nationale - Mai 2008 - n° HSUPM

In the jigsaw of strategic relationships between the European continent and its neighbours, the Mediterranean Union project launched by France in February 2007 and adopted by the European Union in the form of a ‘Barcelona process: Union for the Mediterranean’ is the missing piece that gives the necessary coherence to the overall project. Read more

Extracts from the opening address at the ‘Forum de Paris’ by Jacques Attali, Friday 28 March 2008.

This paper resumes the main issues considered before the Union Medi­terranean project was developed in spring 2007 during the French Presidential campaign. It serves to explain the approach followed by GRUM to security aspects of the project.

The proposal for a Mediterranean Union is the opportunity to give the Barcelona process a long-awaited boost. The Mediterranean as a res omnium is a life force and also represents a common good well worth preserving. The Barcelona system, fleshed out and more practical, offers a potential basis for its good governance. By capitalising on what already exists and experience from other subregional initiatives, in par­ticular from that of the 5+5 project, new cooperation on maritime surveillance will be possible.

This point of view, while purely personal, seems increasingly to be in tune with the thinking of the intellectual elites on the southern shores of the Mediterranean. They do not question the need to promote the Mediterranean space as part of the globalisation process. They even recommend that it be treated as a laboratory for a humanised version of international relations, through a harmonious and equitable co­development process which aims to head off a collision between the developed societies on the northern shores and the precarious societies of the south.

The first step in the fine ambition of making the Mediterranean a shared security space is providing maritime information without parti­tioning or individualism. Then comes action: to clean this sea, fight trafficking in drugs and people. The EU has embarked on an integrated maritime policy; a Mediterranean Union must help apply it.

This timely account of the importance of migratory flows in the Medi­terranean challenges much accepted wisdom. The phenomenon, in which mafias play a leading role in what has become a lucrative travel business, is one of change.

Starting from the principle of the real potential of the Mediterranean region, the transmediterranean system, (and no longer the Euro-Mediterranean) that is proposed in the idea of a Mediterranean Union is undoubtedly an opportunity for transcending the inequalities in rela­tionships between the partners, by concentrating on what brings them closer rather than what divides them.

This article looks at the problems of creating a Mediterranean Union and attempts to define the legal framework in which it could take shape—constraints which cannot be ignored.

This contribution is an attempt to pose in a new form the questions concerning the future of the Mediterranean, its relationship with Europe and the role that agriculture can play as a strategic linkage be­tween these two geographic areas whose destinies are closely linked.

Various forms of international collaboration deal with civil protection against natural and man-made disasters in the Mediterranean basin. A Mediterranean Union could involve all riparian countries in a civil protection project, and this article identifies the difficulties and makes proposals.

The Mediterranean Union project emphasises cooperation, rather than integration, between the riparian countries of the Mediterranean; it underlines the pragmatic aspects of this French-inspired project. France has sought to mobilise energy around an objective of security and stability in the 2030 timeframe in a specifically Mediterranean agenda that will be subject to many sources of tension, but not entirely lacking in collective cohesion.

Preliminary conclusions from the seminar on security aspects of ‘The Barcelona process: a Mediterranean Union’, held on 16-18 April 2008 at the École Militaire, Paris.

Revue Défense Nationale - Mai 2008 - n° HSUPM

Sur l’immense passé de la Méditerranée, le plus beau des témoignages est celui de la mer elle-même.
Fernand Braudel : Les mémoires de la Méditerranée (Chapitre Ier : « Voir la mer »)

Nous sommes heureux de présenter ce dossier sur l’Union pour la Méditerranée constitué pour l’essentiel par les travaux du Groupe de recherche de l’Union méditerranéenne (Grum). Ce programme est conduit par le Centre d’études et de recherche de l’école militaire (Cérem).

La Méditerranée est un espace complexe, aux multiples tensions, difficile à appréhender. Les points de vue qui suivent ont pour ambition d’y contribuer. Mer fermée, elle est à la fois obstacle à la circulation et lieu d’échange, milieu hostile et espace de vie. Les marins sont sans doute les mieux placés pour en parler : il y a la mer et les terres autour, même s’il est vrai qu’étymologiquement c’est l’inverse, Méditerranée, mer au milieu des terres. Pour mieux l’appréhender, nous avons retenu une carte extraite de l’Atlas géopolitique des espaces maritimes, ouvrage que nous recommandons à nos lecteurs (1).

La Méditerranée a connu l’affrontement Est-Ouest. Elle s’intègre dans la mondialisation qui n’a pas (encore) fait disparaître la coupure Nord-Sud… si l’on en croit nombre de nos auteurs qui, avec un curieux sens de l’orientation, parlent de ses rives en plaçant sans hésiter la Turquie au Sud et Malte au Nord, comme d’ailleurs les Canaries !

La rédaction s’est efforcée de corriger ces aberrations géographiques, mais il en reste et nous laissons au lecteur le soin de traduire rive Nord par rivages européens, et pays du Sud par riverains non-membres de l’UE. En fait les riverains de la Méditerranée s’appellent tout simplement des Méditerranéens, qu’ils soient d’Afrique, d’Asie ou d’Europe.

 

(1) Didier Ortolland et Jean-Pierre Pirat, Éditions Technip, 2008, que nous remercions.

Georges Girard

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