Auteur : Tristan Lecoq

Professeur agrégé de l'Université, inspecteur général de l'Education nationale, chargé de mission auprès du secrétaire général de la défense nationale. Membre de l'Académie de Marine (2017).

6 résultats (3 articles - 0 Tribune - 0 e-Recension - 3 articles cahiers)

Cahier - 23-06-2021 - Faire la guerre. Chercher la paix. Ni la guerre, ni la paix. Maîtriser l’entre-deux - p. 9-16

Introduction à l’étude - Tristan Lecoq, Antoine Coustal, Benjamin Harding, Éléonore Ray

« Bien des gens trouvent que la guerre n’est plus de notre siècle ; la gloire des armes et la conquête touchent peu une société livrée au mercantilisme, qui sait ce que coûtent les batailles […] Quant aux questions de nationalité, d’unité, de frontières, et autres ; ce n’est faire la critique de personne, de dire que la contradiction est partout. » (1). Pierre-Joseph Proudhon, théoricien politique français du XIXe siècle, dresse en 1869 une analyse quasi-phénoménologique du fait guerrier dans son essai de La Guerre et la Paix, au sortir de la campagne d’Italie de 1859. La naissance des États-nation a, selon lui, créé un environnement propice à l’effacement des diverses composantes discernables de la guerre, alors que celle-ci est elle-même créatrice d’États par le processus unificateur qu’elle imposa à des sociétés primitives (2). Est ainsi illustrée la complexité de « captation » de ce sujet. Une facette millénaire de l’histoire dont on ne saurait dresser un portrait figé, tant le mouvement et l’innovation la caractérisent. Les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Ottomans comme les Prussiens l’ont chantée, pratiquée, théorisée. Pourtant, si la guerre est la matrice de toute civilisation, nul n’a su la maîtriser et tous sont passés au fil de cette même épée, preuve de son caractère insaisissable. Lire la suite

Cahier - 01-07-2020 - Les nouvelles frontières de la défense - La mer, l’Espace et l’information - p. 7-11

Introduction à l’étude - Tristan Lecoq

N° 830 Mai 2020 - L'Europe de la défense : quelle réalité ? - Repères - Opinions - p. 67-77

Assurer la sécurité de la nation : la question de l’organisation de la défense nationale - Tristan Lecoq

L’organisation de notre défense repose largement sur la conception gaullienne inscrite dans l’ordonnance de 1959 puis décliner notamment dans les Livres blancs et la Revue stratégique. Il faut cependant mieux appréhender les nouveaux enjeux de la sécurité et de la continuité de la vie de la nation, susceptible d’être déstabilisée. Lire les premières lignes

N° 828 Mars 2020 - Avenir de la guerre et ses mutations - p. 33-43

Enseigner l’histoire de la guerre, enseigner la guerre dans l’histoire, enseigner la guerre au présent - Tristan Lecoq

La guerre s’inscrit dans l’histoire. Enseigner l’histoire de la guerre, c’est comprendre l’histoire, mais aussi le présent. Le fait guerrier, s’il a considérablement évolué, contribue dramatiquement au présent, même s’il ne s’agit plus de guerres totales. Le phénomène « guerre » aujourd’hui reste cependant essentiel à étudier. Lire les premières lignes

Cahier - 22-05-2019 - Défense de l’Europe, défense européenne, Europe de la défense - p. 5-10

Préface - Tristan Lecoq, François Gaüzere-Mazauric

La défense européenne fut bâtie dans une rencontre entre les desseins politiques, l’immédiateté des menaces et les divergences de vues entre États souverains. Si le projet d’une « Europe de la défense » fut arrêté dès août 1954 par le refus français de ratifier le traité instituant une Communauté européenne de défense (la CED), l’expression demeure encore aujourd’hui l’une des plus employées en France pour évoquer la protection du continent. Elle désigne en même temps des « coopérations opérationnelles, capacitaires ou industrielles menées dans des cadres divers au sein de l’Union européenne, mais aussi sur un plan multilatéral, voire dans certains cas bilatéral » (1)Lire la suite

N° 629 Mars 2001 - Repères - Opinions - Débats - p. 68-76

La France et sa marine - Jean Moulin, Tristan Lecoq

Les qualités de mobilité, d'endurance, de flexibilité et de discrétion des unités de la marine nationale, comme l'avantage militaire qu'elles apportent confèrent à celle-ci une place privilégiée, parmi les instruments de conduite de crises, de règlement des conflits, de maîtrise des espaces. L'exercice des missions de la marine s'accorde avec ces deux autres caractéristiques que sont la continuité et la durée, essentielles dans la nouvelle situation stratégique marquée par la performance et l'ubiquité des crises. C'est ce qui lui permet de mettre toute une gamme de moyens, allant des plus légers aux plus coercitifs, à la disposition du pouvoir politique, soucieux de ne pas se laisser enfermer dans la spirale du conflit ; de se réserver, à tout moment, les moyens d'accroître ou de diminuer la pression sur ses adversaires ; de maintenir, longtemps et sans forcément disposer d'un appui à terre, une présence variable dans ses contenus et dans ses effets. Lire la suite

6 résultats