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<title>Revue Défense Nationale</title>
<link>http://www.defnat.com</link>
<description>Les nouveautés sur le site de la Revue Défense Nationale</description>

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<title>Tribune : Chroniques du Moyen-Orient - L’extension du conflit au Moyen-Orient est-elle inévitable ? (T 1817)
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 13:27:11 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Au Moyen-Orient, l’escalade reste probable, malgré les négociations. Donald Trump et Benjamin Netanyahou maintiennent la pression, tandis que l’Iran mise sur une guerre d’usure. Les risques sont l&#39;intervention terrestre américaine (îles stratégiques, uranium), la crise pétrolière mondiale, et la déstabilisation durable de la région. Les pays du Golfe, frustrés, cherchent une issue diplomatique, mais Donald Trump, sous pression électorale, pourrait privilégier une victoire symbolique.
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<title>Tribune : Chroniques du Moyen-Orient - Quelle perspective pour une nouvelle négociation américano-iranienne ? (T 1815)
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 11:55:08 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Négociations américano-iraniennes : un fragile espoir de désescalade. Trump reporte son ultimatum, évoquant des « accords majeurs », sous la pression des pétromonarchies et des risques économiques. Cependant, Téhéran nie toute discussion et mise sur sa capacité de nuisance. Benjamin Netanyahou, intransigeant, veut « finir le travail » en Iran et au Liban. Les obstacles restent majeurs avec le programme balistique iranien, les sanctions, et les divergences stratégiques entre alliés. La France, de son côté tente une médiation, mais son influence reste limitée.
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<title>Tribune : OSCE : enfin un budget ! (T 1816)
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 11:54:59 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Après cinq années de discussions acharnées, infructueuses, souvent dilatoires et détournées, les 57 États de l’OSCE sont parvenus à un accord sur le budget unifié annuel pour l&#39;année 2026. La difficulté de parvenir à un tel résultat indique en elle-même que celui-ci présente de sérieux manquements aussi bien sur la procédure que sur le résultat. Il réduit les ressources budgétaires de l&#39;OSCE et, par contrecoup, ses effectifs. Même si des réformes dans le fonctionnement de l&#39;OSCE sont nécessaires et souhaitables, ce budget ne résout rien et ne fait que complaire aux États les moins allant. L&#39;ambition peut attendre.
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<title>Tribune : Chroniques du Moyen-Orient - Vers une désescalade du conflit au Moyen-Orient ? (T 1814)
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<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:13:58 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Malgré les déclarations sur une victoire proche, les États-Unis peinent à imposer une désescalade. L’Iran bloque toujours Ormuz et Benjamin Netanyahou intensifie les frappes au Liban. Téhéran, résilient, mise sur une guerre asymétrique (chaos régional, crise énergétique). La région risque l&#39;enlisement, l&#39;effondrement économique, et la montée des tensions Israël-Hezbollah. La France tente une médiation, mais l’Europe reste divisée.
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<title>Tribune : Chroniques du Moyen-Orient - Deux semaines de conflit : où en est le Moyen-Orient ? (T 1813)
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 18:23:00 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>L’Iran résiste, Israël et les États-Unis s&#39;enlisent. Après presque deux semaines de guerre, Téhéran, malgré la perte de Khamenei et des infrastructures clés, maintient son emprise et mise sur l’usure. Donald Trump – sous pression du fait du coût de la guerre et des élections de Mid-Term à venir – et Benjamin Netanyahou, intransigeant, peinent à imposer une victoire claire. Les risques sont dorénavant multiples : chaos libanais, crise énergétique mondiale, et doutes des pays du Golfe sur la fiabilité américaine. L’Europe, divisée, reste en retrait, bien que la France soit la seule à agir.
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<title>Tribune : Éditorial - La semaine qui a changé le monde
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<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 09:07:06 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>L’Iran est devenu l&#39;épicentre d’un séisme géopolitique. Depuis le 28 février 2026, les frappes américano-israéliennes et les répliques iraniennes ont plongé la région dans une guerre de haute intensité : détroit d’Ormuz bloqué, pétrole à +200 %, Liban déstabilisé par le Hezbollah… Malgré l’élimination de Khamenei, Téhéran résiste, exploitant ses proxys et une base chiite fidèle. Donald Trump et Benjamin Netanyahou misent sur une victoire éclair, mais risquent l’enlisement face à un régime aguerri.
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<title>Tribune : Pour une formation plus modulaire (T 666)
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<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 18:01:07 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>La formation est primordiale pour les armées. À l’origine des compétences nécessaires pour mettre en œuvre et assurer l’entretien des équipements complexes, facteur d’attractivité, elle conditionne de plus en plus la valeur des armées. Elle n’est paradoxalement pas épargnée par les coupes budgétaires. Peut-on aujourd’hui encore optimiser la formation sans compromettre l’avenir ? Une solution consiste à accroître la modularité.
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<title>Tribune : Canada-Europe : une convergence stratégique motrice dans un ordre mondial en mutation (1/3) (T 1811)
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<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 15:28:46 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Canada-Europe : un rapprochement stratégique face à l’hégémonisme américain. Menacé d’annexion par Trump et ciblé par la Chine et la Russie dans l’Arctique, le Canada se tourne vers l’Europe, notamment la France, pour renforcer son autonomie économique et militaire. De son côté, l’UE, poussée par le désengagement américain et la guerre en Ukraine, accélère sa quête d’autonomie stratégique. Une opportunité historique pour un partenariat transatlantique renouvelé, malgré les défis persistants
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<title>Tribune : Théorie des jeux et wargames : repenser l’anticipation stratégique (T 1810)
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 16:31:32 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>La théorie des jeux prend corps au début du XXe siècle et se développe pour participer à l’anticipation stratégique. Les wargames s’inscrivent dans ce processus théorique avec l’application de règles mathématiques souvent complexes et parfois mal maîtrisées. Une réflexion est nécessaire au sein des armées pour être plus efficace quant à l’emploi de ces outils.
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<title>Tribune : Chroniques du Moyen-Orient - Premiers éléments d’appréciation sur le conflit en Iran (T 1809)
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 10:13:44 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>L&#39;ambassadeur Bertrand Besancenot donne les premières pistes de réflexion sur le conflit en Iran. Il s&#39;agit d&#39;un pari risqué pour Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Leur offensive conjointe vise à décapiter le régime iranien, mais se heurte à la résilience du régime et aux contraintes américaines. Si l’Iran mise sur une guerre d’usure (blocage d’Ormuz, frappes régionales), les États-Unis cherchent une victoire rapide. À l&#39;heure où sont écrites ces lignes, le résultat demeure plus qu&#39;incertain.
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<title>Tribune : L’IA comme bouclier numérique : quand la guerre change d’échelle (T 1808)
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<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 11:15:11 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>L’intelligence artificielle (IA) comme bouclier et épée de la cyberguerre. Face aux attaques massives et discrètes, l’IA permet une détection précoce et une réponse automatisée. Elle ouvre aussi la voie à des contre-offensives informationnelles. Son usage exige cependant un cadre humain strict pour éviter l’escalade. L’enjeu est de passer de la réactivité à l’initiative, en acceptant une certaine vulnérabilité pour gagner en agilité.
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<title>Tribune : Les États-Unis au Nigeria : AFRICOM en recherche de consistance (T 1807)
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 15:48:30 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>AFRICOM au Nigeria : entre lutte antidjihadiste et intérêts géopolitiques. Sous couvert de protéger les chrétiens (ciblés par Boko Haram et ISWAP), les États-Unis interviennent militairement, mais leurs motivations relèvent davantage d’une stratégie économique et d’influence (concurrencer la Chine). La Force multinationale mixte (FMM), soutenue par la CBLT, peine à s’imposer faute de résolution onusienne, tandis que les tensions ethno-religieuses et la gouvernance inégale alimentent l’instabilité.
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<title>Tribune : Le Svalbard, une cible dans la guerre hybride russe ? (T 1806)
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:31:03 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Le Svalbard constitue un enjeu discret de la guerre hybride russe. De souveraineté norvégienne, cet archipel arctique est ciblé par Moscou via des actions symboliques et des tensions diplomatiques (accusations de militarisation, espionnage via des pêcheurs…). Le traité de 1920, obsolète, ne protège plus contre les ambitions russes, tandis que la Norvège renforce son contrôle environnemental et sécuritaire. Un théâtre polaire où se joue l’influence entre Otan et Kremlin.
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<title>Tribune : Éditorial - 4 ans de guerre en Ukraine : le fiasco de Poutine (T 1805)
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<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 11:03:20 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Après quatre ans de guerre et malgré 1,2 million de pertes et environ 20 % du territoire ukrainien occupé, la Russie n’a pas atteint ses objectifs (capitulation, changement de régime). L’Ukraine résiste, transformée en nation unie, tandis que l’Europe, réveillée, réarme face à la menace russe et aux ambiguïtés américaines. Un conflit qui a redessiné les équilibres géopolitiques, au prix d’une brutalité inouïe.
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<title>Tribune : Que disent les soldats ukrainiens de la formation reçue dans les pays de l’Otan ? (T 1804)
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<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:00:39 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Depuis le début de la guerre russo-ukrainienne en 2014, la fondation « Come back alive » conduit un travail systématique de soutien les forces de défense ukrainiennes. Au cours de cette période, cette organisation non gouvernementale s&#39;est forgé une réputation de professionnalisme, d’indépendance et d’expertise approfondie dans le domaine de la défense. En 2024, le ministère de la Défense d’Ukraine s’est adressé à eux en demandant de conduire une étude sur la formation militaire de base en Ukraine. L&#39;équipe analytique du Centre d&#39;initiatives « Come back alive » a réalisé cette étude en examinant le processus de formation à travers le prisme de l’expérience de toutes les parties concernées : brigades combattantes, instructeurs et sergents des centres de formation, militaires ayant une expérience du combat, experts dans le domaine de l’éducation et de la formation, ainsi que les militaires formés eux-mêmes. La RDN publie ici une traduction française des conclusions de cette étude.
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<title>Recension : Dictionnaire des îles : Afrique, Amérique et continent austral ; Europe (France exceptée)
</title>
<link>http://www.defnat.com/e-RDN/e-recensions.php</link>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 13:57:02 GMT</pubDate>
<category>recension</category>
<description>Les îles sont simplement des « espaces de terre entourés d’eau de tous côtés », comme l’avait dit André Siegfried, l’un des pères de la science politique française. Ce sont de minuscules parcelles de terre ferme, perdues dans l’étendue de l’océan. Elles sont plus qu’une « étendue » : elles sont les rêves d’enfants et d’adultes, le symbole de toutes les utopies, l’espoir pour les naufragés, le témoignage de drames ou de miracles… Dispersées sur toutes les mers et tous les océans, depuis les zones polaires jusqu’aux latitudes équatoriales, elles invitent à l’abandon, au refus du temps qui s’écoule, au retour aux origines et à l’introspection.

Les îles sont parfois des sites de légende ou d’histoire de l’humanité, devenues célèbres après l’exil d’un empereur déchu ou la retraite d’un moine plus tard béatifié (Rapa Nui, Sainte-Hélène, Saint-Brandan, Elbe…). Elles sont, dans certains cas, le lieu du déchaînement de la folie humaine sur lesquelles un être vivant perdant tout contrôle peut s’autoproclamer Roi et propriétaire de l’île et, par-dessus tout, de ses sujets (Clipperton). Les îles sont par moments le lieu de drames, lors de naufrages ou quand un État, préoccupé par d’autres soucis, oublie pendant plusieurs années les citoyens qu’il avait envoyés bâtir une nouvelle colonie (Saint-Paul, Tromelin, Clipperton…). Les îles sont, selon la plume du navigateur et écrivain Olivier de Kersauson, des « bateaux immobiles ». Cette définition remarquable leur confère un intérêt stratégique, comme celui qu’a connu Guam, d’où partaient les B-52 bombardant le Vietnam du Nord durant les décennies 1960 et 1970, ou encore, comme c’est le cas aujourd’hui, avec Diego Garcia, d’où ont décollé les B-2 pour attaquer les installations nucléaires iraniennes en juin 2025. Aujourd’hui, Bornholm au cœur de la Baltique reprend l’importance qu’elle avait du temps de la guerre froide. On sait aussi que le Svalbard (Spitzberg), possession norvégienne où la Russie exploite la mine de charbon de Barentsburg, se trouve aux avant-postes de l’Arctique, une zone en passe de devenir également conflictuelle.

L’auteur, professeur d’université, s’est passionné de longue date pour les îles ayant débarqué dans ces centaines d’entre elles. Le vaste panorama qu’il en dresse est impressionnant à plusieurs titres. Le nombre exact d’îles sur la planète Terre n’est pas connu : le chiffre de 300 000 îles, parfois évoqué, est très en dessous de la réalité. Les États n’ont pas les mêmes méthodes de comptage des îles : la Norvège recense 99 % de ses îles et îlots et affiche 239 057 îles ; même méthode de calcul pour la Suède, qui affiche 221 831 îles. À l’opposé, le Canada ne compte pas les îlots et n’expose que 52 455 îles ; quant aux pays de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique, ils ne prennent en décompte que les « grandes îles » et procèdent ensuite par estimation. La superficie des îles est éminemment variable : l’Australie étant considérée comme un continent et non comme une île, la plus grande île de la planète est le Groenland (2 130 800 km²), suivi de la Nouvelle-Guinée (775 210 km²) et de Bornéo (743 330 km²). Les plus petites mentionnées dans ce dictionnaire ont une superficie de 200 à 300 m². Le nombre d’îliens n’est, lui non plus, qu’une approximation (certains États n’étendent pas systématiquement leurs recensements aux populations îliennes) : environ 600 millions de terriens vivent sur une île. Certains y sont seuls ou peu nombreux (Omey, en Irlande, n’a qu’un seul habitant) ; d’autres hébergent plusieurs millions d’habitants (Java en Indonésie a une population de 145 000 000 habitants) ; d’autres enfin, ont une densité de population bien supérieure à celle des grandes mégapoles continentales (Santa Cruz del Islote, en Colombie, abrite 1 247 habitants pour une superficie de 0,01 km² soit une densité de population de 124 700 hab./km² – la densité d’habitation à Paris est de 21 154 hab./km²). Si la plupart des îles se trouvent à quelques milliers de mètres des côtes continentales, d’autres sont géographiquement isolées : Tristan da Cunha (Royaume-Uni), qui se trouve à 4 000 kilomètres des côtes de l’Amérique du Sud et à 2 500 km des côtes de l’Afrique, est souvent considérée comme l’île la plus éloignée de la planète. L’île norvégienne Bouvet (2 500 km de l’Afrique du Sud et 2 500 km de la Géorgie du Sud, autre île britannique), les îles britanniques Pitcairn (5 700 km de l’Amérique du Sud et 2 100 km de Tahiti) ou l’archipel français des Kerguelen (3 200 km de Madagascar et 4 000 km de l’Australie) sont très isolées.

Enfin, certaines îles sont dangereuses : North Sentinel (île indienne) habitée par 150 chasseurs-cueilleurs reste proscrite d’accès et de toute approche (en 2006, deux marins pêcheurs venus poser leurs filets trop près de l’île ont été tués par des volées de flèches – en 2018, John Allen Chau, un pasteur qui a voulu débarquer sur l’île est mort sous des centaines d’impacts de flèches), Queimada (île brésilienne) qui héberge plus de 4 000 cobras jaunes extrêmement venimeux et sur laquelle tout débarquement est interdit (excepté pour les chercheurs de l’Institut Butantan de São Paulo), Thilafushi (Maldives) qui est une « île poubelle » servant de décharge à ciel ouvert (et « mer ouverte ») à l’État maldivien. D’autres îles sont interdites, non pas à cause de leur dangerosité, mais pour des raisons scientifiques (Surtsey, en Islande, est apparue en 1963 suite à une éruption sous-marine ; sa flore et sa faune se développent progressivement) ou pour des raisons militaires (Diego Garcia, atoll de l’archipel des Chagos qui appartient au Royaume-Uni mais est revendiqué par Maurice, possède une base militaire américaine). ♦
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<title>Recension : La guerre totale de Vladimir Poutine
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<link>http://www.defnat.com/e-RDN/e-recensions.php</link>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 13:56:57 GMT</pubDate>
<category>recension</category>
<description>En reprenant le concept de « guerre totale », forgé en son temps par le général allemand Erich Ludendorff, Françoise Thom, une de nos analystes les plus pénétrantes de la Russie contemporaine, décrit sous tous ses aspects la guerre que mène le maître de la Russie contre l’« Occident collectif ». Elle réunit des articles qu’elle a consacrés à la guerre en Ukraine depuis son déclenchement. Bien que certains remontent à des figures historiques telles qu’Ivan le Terrible, Lénine, Staline ou les années Poutine de 2000 à 2021, leur objectif est de décrire un dessein d’autodestruction qui, selon elle, a constamment miné la Russie au fil des siècles, ainsi que la malfaisance congénitale de ses dirigeants et leur lutte contre les démocraties, les libertés et l’indépendance des peuples. Les années de l’Alliance franco-russe (1891-1917), symbolisées par le pont Alexandre III à Paris, et les combats communs contre l’Allemagne nazie, représentés par l’Escadrille Normandie-Niémen, ont été passés sous silence. L’autrice vise évidemment à montrer surtout la part d’ombre, de violence et de volonté impériale qui caractérise à présent Vladimir Poutine. Cependant, réduire toute l’histoire russe à ce drame en offre une vision partielle et peut hypothéquer l’avenir, même si celui-ci paraît encore bien lointain. Après tout, la France a mis une décennie à se réconcilier avec son ennemi héréditaire, mais dans des conditions bien différentes.

Le cœur de cet ouvrage, dense et bien documenté, traite donc de l’actualité brûlante qui ne cesse de nous interpeller, notamment la préparation de la guerre et son impact sur le monde. Ces développements sont soutenus par une étude des sources précises, bien que parfois datées. À plusieurs reprises, emportée par son élan et animée d’une attitude foncièrement hostile envers Poutine, elle évoque la défaite totale de la Russie comme une hypothèse envisageable, ce qui explique son dépit face à la « trahison américaine ». Pour Françoise Thom, la propagande et le récit russes ont infiltré Trump et ses conseillers, au point que les États-Unis sont devenus un clone du poutinisme. Elle nous avertit, Européens, que nous risquons de succomber à l’autopoutinisation. Elle souligne que, lorsque la Russie sera au bord de l’effondrement, elle se tournera vers l’Europe pour entretenir sa machine de guerre et assurer son approvisionnement. Conformément au logiciel bolchevique, elle recherchera à contrôler militairement l’Europe pour ne pas en dépendre, renouant ainsi avec sa politique impériale en fournissant des esclaves pour son complexe militaro-industriel et potentiellement des forces d’occupation. La Russie ne peut plus être comparée à une forteresse assiégée, comme elle le fait en évoquant la Grande Armée à Moscou en 1812 ou l’armée allemande à Stalingrad. Elle est devenue une force destructrice cherchant à étendre sa domination sur ses voisins. Cette question, qui nous interpelle à travers les siècles, a reçu des réponses variées selon les époques et les pays. Combien de temps faudra-t-il attendre dans son cas que l’oracle de Isaïe se réalise : « De leurs glaives brisés, ils firent des charrues ».

Le cinquième et dernier chapitre, intitulé « Penser l’après Poutine », pose une question légitime, car le régime de Poutine pourrait s’effondrer, bien que l’autrice n’explique pas vraiment comment. Elle admet pourtant que le régime n’a pas été ébranlé comme l’espérait l’Occident, rappelant la phrase de Bruno Le Maire sur l’effondrement économique de la Russie aux premiers jours de la guerre. Elle indique que 15 % de la population s’est enrichie grâce à la guerre, grâce aux primes versées aux combattants (de 2 000 à 30 000 euros), créant ainsi une économie de guerre, qui s’ajoute aux 8 % du PIB consacrés aux efforts de défense (30 % du budget fédéral).

Les interrogations sur l’après-guerre seront cruciales pour la Russie, où les violences provoquées par le retour des criminels du front et les affrontements interethniques ont déjà explosé. Pour rejoindre le cours normal de la civilisation occidentale, Françoise Thom estime que la Russie, d’après Poutine, devra briser sa matrice autocratique, abolir la propagande d’État, libérer la presse et la pensée, et rendre l’indépendance à la justice. Quel nouveau Gorbatchev s’attellera à une tâche aussi gigantesque et sur quelles forces s’appuiera-t-il, compte tenu de la césure entre les oligarques et la Russie profonde, ainsi que de l’existence d’un énorme secteur public et parapublic qui a intérêt à maintenir le statu quo ?

Cet ouvrage, à la fois polémique et historique, soulève plus d’interrogations qu’il n’apporte de réponses sur des enjeux vitaux pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de l’Europe. Historienne engagée, Françoise Thom fournit des éléments de réflexion très utiles. Mais doit-on restreindre tout à la lutte finale entre la Russie et ses ennemis millénaires ? Peut-on réduire toute la Russie, la Sainte, celle de l’âge d’or, à la haine qu’elle nourrit contre l’Occident ? Comme l’a fait Paul Veyne, un historien éminent de Rome qui se posait la question « Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes », on doit se demander si Vladimir Poutine croit réellement en la Sainte Russie. Comme pour les anciens Romains, l’amour de Rome servait de religion ; dans son cas, c’est l’amour de la Russie qui coexiste avec l’orthodoxie. On en revient par cette dimension à sa guerre totale. ♦
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<title>Tribune : Ukraine/Russie : L’heure des bilans (T 1803)
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 15:24:07 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Ukraine/Russie : un bilan amer après quatre ans de guerre. L’Ukraine, héroïque mais exsangue, perd 20 % de son territoire et risque une crise politique post-conflit. L’UE, divisée et inefficace, se contente de réagir, laissant Trump dicter les termes d’une paix injuste. La France, malgré sa LPM, peine à s’imposer face à l’Allemagne et aux États-Unis, qui sortent gagnants en affaiblissant l’Europe. La Russie, bien que meurtrie, conserve une emprise sur l’Ukraine et renforce ses liens avec la Chine.
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<title>Tribune : Les Européens et leur défense : Une approche à revoir (T 1802)
</title>
<link>http://www.defnat.com/e-RDN/tribune.php</link>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 11:46:41 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Face à la guerre en Ukraine, aux pressions américaines (Groenland, forum de Davos…) et à ses propres divisions, l’Union européenne peine à agir : budgets insuffisants, question de l&#39;Otan, et bureaucratie paralysante. Pourtant, des pistes émergent (coalitions de volontaires, pilier européen dans l’Alliance atlantique), mais le temps presse.
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<title>Recension : Le sherpa - Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’histoire
</title>
<link>http://www.defnat.com/e-RDN/e-recensions.php</link>
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<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 12:59:28 GMT</pubDate>
<category>recension</category>
<description>Remarquez le cheminement de cet ancien élève de l’École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, titulaire d’une licence en mathématiques, qui a choisi la voie de la diplomatie après ses études. Sorti de l’École nationale d’administration (ENA) en 1980, celle de la prestigieuse promotion Voltaire (François Hollande, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et bien d’autres célébrités). Son stage à l’ambassade de Hongrie l’a inspiré à poursuivre sa carrière. Il a occupé des postes de premier plan au Département à Paris et à l’étranger, notamment à Bruxelles, où il a séjourné deux fois en tant que Représentant permanent adjoint, puis permanent auprès de l’Union européenne (UE), l’un des sommets de la diplomatie. Il a terminé sa carrière en 2023 à Washington en tant qu’ambassadeur après avoir dirigé l’unité diplomatique de l’Élysée, forte d’une douzaine de diplomates. Ce qui nous vaut sur de longues pages une description fouillée du travail des cabinets ministériels, du Quai d’Orsay et de Matignon. Notons que, à aucun moment, il ne mentionne des tensions entre la cellule diplomatique et l’État-major particulier (EMP) du président de la République. Il est vrai que, durant sa présence à l’Élysée, la guerre en Ukraine n’avait pas éclaté.

C’est au cœur de l’action diplomatique qu’a été plongé ce fort en thème, qui n’a guère eu de postes « exotiques » dans le Sud global. Cela confère par conséquent à son riche témoignage une tonalité très particulière, celle de la diplomatie de cabinet, des quelques grands occupant la scène au sein desquels la France trouve encore sa place. Philippe Étienne a été aux avant-postes de l’histoire, loin des faubourgs périphériques dont parlait jadis Octavio Paz, prix Nobel de littérature. Des Balkans, où il a vu monter les passions mauvaises qui ont conduit à l’éclatement de la Yougoslavie, à la République de Bonn, où il a senti monter la vague populaire qui a conduit à la réunification allemande, puis lors de sa première ambassade en Roumanie, aspirant à entrer dans l’UE, il a été véritablement un observateur privilégié des secousses de l’histoire.

Il en fut encore plus dans la Russie nouvelle qui, après la chute de l’URSS, s’est efforcée de se frayer un chemin, semé de tant d’obstacles vers la démocratie et l’économie de marché. « Je ne pense pas que les pays occidentaux aient abusé de la faiblesse de la Russie pour faire avancer les limites de l’Otan à l’Est, car les pays baltes, la Pologne et la Roumanie ne pouvaient pas, vu leur histoire, ne pas mettre l’adhésion à l’Alliance atlantique au premier rang de leurs priorités » remarque-t-il. « En revanche, je pense que, collectivement, nos pays n’ont pas su comprendre le défi posé par la transformation de la Russie en démocratie. » Dommage qu’il n’ait pas poussé l’analyse de cette question au cœur de l’affrontement entre la Russie et l’Europe, les États-Unis ne considérant plus Moscou comme étant un adversaire. Tout au long de ses diverses missions, il reviendra à plusieurs reprises sur les relations entre la Russie et l’Europe, en accordant une certaine crédibilité à la théorie du coup d’État contre le président Viktor Ianoukovitch, qui a déclenché la spirale ayant conduit à l’annexion de la Crimée le 18 mars 2014, puis à l’invasion russe du 24 février 2022. Il décrit aussi très bien les dessous des accords Minsk I et II. Les pages qu’il consacre aux États-Unis, où il a connu les deux présidents Trump puis Biden, montrent, qu’en dehors des questions de politique intérieure où les positions de ces deux Présidents sont on ne peut plus opposées, leurs politiques ne sont pas si distinctes qu’on le décrit en Europe en matière extérieure. L’America First est leur préoccupation première.

Quel enseignement nous livre Philippe Étienne au terme de son parcours exceptionnel ? Alors que nous nous attendions à des réflexions plus détaillées sur l’avenir de l’Europe, ce diplomate chevronné se montre bien habilement prudent : « Les complexités de la construction européenne, dont nous avons hérité et qui ont été conçues pour une époque différente, exigent une véritable réflexion ». ♦
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<title>Tribune : Éditorial - Échec au poker (T 1801)
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 11:43:44 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Entre l’échec américain en Iran (la répression est restée impunie), la guerre d’usure en Ukraine (qui entre dans sa 5e année) et les menaces transatlantiques, l’Alliance atlantique se fissure. Paris, longtemps isolé dans son plaidoyer pour l’autonomie stratégique, voit enfin l’Union européenne réagir — mais trop timidement et les vieux réflexes persistent. Pendant ce temps, Téhéran et Moscou jouent. Et gagnent.
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<title>Recension : L’Europe entre Poutine et Trump
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<link>http://www.defnat.com/e-RDN/e-recensions.php</link>
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 11:37:00 GMT</pubDate>
<category>recension</category>
<description>Ex-conseiller de Jacques Chirac et ancien directeur Europe au Quai d’Orsay, l’auteur fait partie du petit cercle des hauts fonctionnaires français qui ont façonné la politique européenne de la France, durant les années 1990, années fastes pour notre pays et notre diplomatie. Aujourd’hui, la situation en Europe a bien changé, mais Pierre Ménat n’est pas fataliste : dans la grande confrontation qui se dessine, le Vieux Continent ne manque pas d’atouts. Son modèle demeure attractif, parfois même un peu trop à la lumière des flux migratoires irréguliers.

Par sa richesse, l’Europe est, avec un PIB de 28 000 milliards de dollars (dont 20 000 Mds pour l’UE), à quasi-égalité avec les États-Unis (29 000 Mds) et devant la Chine (18 700 Mds). Avec 450 millions de consommateurs, l’UE est le premier marché du monde occidental. L’Europe dispose, écrit-il, d’un modèle social beaucoup plus protecteur que celui des États-Unis et bien sûr de la Chine. Néanmoins, ce modèle est-il viable ? Il ne s’agit pas seulement du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. Ses efforts en matière de développement durable en font le continent qui prend le plus au sérieux le changement climatique. Est-ce toujours vrai à la lumière de la COP30 ? L’Europe reste porteuse des valeurs issues des Lumières : la démocratie, les droits humains et l’État de droit. Malgré ses atouts, il note avec regret que l’Europe n’a pas encore accédé au rang de puissance. C’est que les Européens doivent faire des choix, voire des sacrifices s’écrit-il ! Pour redynamiser leur modèle économique, ils doivent réaliser des arbitrages entre ce dernier, leur niveau de protection sociale et leur ambition écologique.

Surtout, et c’est là que sa maîtrise des subtilités européennes est inestimable, l’Europe, selon l’expression célèbre de Henry Kissinger, n’a pas encore de numéro de téléphone unique. En réalité, ses numéros se sont multipliés. On pourrait résumer en disant qu’il y a Poutine, Trump, Xi Jinping, Modi et Erdogan, mais qui en Europe ? En effet, si l’actuelle Haute représentante, Kaja Kallas, est bien la deuxième personne en importance au sein du collège des commissaires, elle est concurrencée par ses collègues responsables du Commerce extérieur, du Développement ou même de la Défense. Certes, la Haute représentante dispose du Service européen d’action extérieure (SEAE). Si celui-ci a pu développer ses activités en matière de défense, ses effectifs sont inférieurs à ceux de la Commission. Le SEAE dirige également le réseau des représentations permanentes de l’Union. Cependant, au sein de ces dernières, les représentants des directions générales de la Commission demeurent autonomes et responsables directement devant le collège à Bruxelles. Notons également que l’influence de la France au sein du SEAE s’est réduite, alors qu’elle est, depuis le Brexit, le seul membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Si les deux premiers Secrétaires généraux exécutifs du SEAE, Pierre Vimont et Alain Le Roy, étaient Français, Paris a été privé de ce poste depuis 2016 au profit d’une responsable allemande, puis d’un diplomate italien et aujourd’hui d’une Espagnole. Peut-être, mais ce poste appartenait-il à la France ? Quant au Conseil, il adopte régulièrement des déclarations sur la politique étrangère, mais celles-ci reflètent souvent le dénominateur commun le plus petit entre les États.

Peut-on modifier ce système complexe pour arriver à une politique étrangère plus affirmée ? Pierre Ménat en doute. La convention pour l’avenir de l’Europe de 2022 a fait une proposition reprise par l’Allemagne et le Parlement européen : abandonner l’unanimité et passer au vote à la majorité pour la politique étrangère. Cela équivaut à modifier secrètement la répartition des compétences prévue par les traités, puisque l’unanimité constitue l’ultime garantie de la souveraineté nationale. Cette innovation serait donc inacceptable pour plusieurs pays et conduirait de surcroît à la définition de positions de compromis peu compatibles avec des lignes claires. De même, la création d’un siège européen de l’UE à l’ONU lui paraît irréaliste. La Charte de l’ONU prévoit en effet que ses membres soient des États.

S’il fallait un exemple de l’inadaptation des instruments actuels à la politique étrangère, l’affaire ukrainienne en serait l’illustration. Lorsqu’une « coalition des volontaires » est envisagée, ou lorsqu’il faut accompagner le Président ukrainien à Washington le 18 août 2025, il est fait appel à de nouveaux formats associant plusieurs chefs d’État, offrant un cadre adéquat à leur action commune. C’est pourquoi Pierre Ménat n’hésite pas à préconiser un bond qui consisterait, pour les États le souhaitant, à s’engager dans la voie d’un nouveau traité créant une Union politique et de sécurité. Cette démarche est inspirée du Plan Fouchet présenté par le général de Gaulle en 1961. Ce texte créerait un Conseil de sécurité européen, dont la présidence serait assurée pour un an à tour de rôle par les États-membres et au sein duquel les États les plus peuplés auraient la qualité de membres permanents. Les signataires s’engageraient à adopter une ligne politique indépendante, dans le but de constituer à terme une force diplomatique européenne.

Ce système est intergouvernemental, alors qu’entre-temps, le champ d’action communautaire s’est élargi. Aussi conviendrait-il, estime Pierre Ménat, comme l’avait déjà envisagé le général de Gaulle dès 1962, d’envisager de transformer l’actuelle Union européenne en une véritable confédération. À l’objection « vous imaginez des textes et des institutions supplémentaires, ce qui va être source de confusion », il rétorque que les États signataires resteront membres de l’UE. Le nouveau traité précisera que les parties contractantes scellent entre eux une plus ambitieuse, mais continuent à faire partie des institutions de l’UE et à appliquer ses politiques. Ils formeraient une avant-garde de l’Union. Cette idée d’une Europe à deux étages n’est pas inédite : elle avait été proposée par Valéry Giscard d’Estaing, lorsqu’il présidait la Convention pour l’Europe dont les conclusions ont été remises en 2003, conception qu’il a approfondi son ouvrage Europa la dernière chance pour l’Europe (XO Éditions, 2014). La tempête dans laquelle se trouve l’Europe conduira-t-elle à des décisions innovatrices et courageuses ? ♦
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<title>Tribune : Souveraineté militaire : les PME de la défense doivent mener la bataille de l’influence (T 1800)
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:08:26 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Souveraineté militaire : les PME de la défense, nouvelles héroïnes de l’innovation. Alors que l’Ukraine privilégie l’armement américain, les PME françaises prouvent leur agilité face aux géants. Pour peser, elles doivent mener une bataille d’influence : maîtriser les codes institutionnels, investir les médias, et s’allier aux grands groupes. Un défi culturel et stratégique pour éviter de rester dans l’ombre.
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<title>Tribune : Chronique Amérique latine - La France, pays des Amériques, et la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis (T 1799)
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<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 11:26:34 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>La France est acteur stratégique des Amériques face à l’hégémonie américaine. Entre lutte contre le narcotrafic (record de saisies en 2025), coopération régionale (CARICOM, Celac) et tensions avec Washington (Groenland, doctrine « Donroe »), Paris doit affirmer son autonomie stratégique. Avec des territoires en Guyane et aux Antilles, elle joue un rôle clé dans la stabilité régionale, tout en défendant le multilatéralisme et le droit international face aux pressions américaines et chinoises.
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<title>Tribune : The Transparent Battlefield: Digitally-Driven Disruption in Modern Combat
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<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 14:59:22 GMT</pubDate>
<category>tribune</category>
<description>Digital warfare is reshaping the battlefield. Surprise is obsolete, the masses vulnerable, and the tempo fragmented: modern conflicts (Ukraine, the Middle East) demand agility, connectivity, and artificial intelligence. To dominate, sensors, networks, and data must be merged… The challenge is to see first, strike first, and survive longer, before the adversaries do. A technological and doctrinal revolution must be undertaken urgently.
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