Editorial
Éditorial
24 février 2022, 7 octobre 2023 et maintenant le 28 février 2026… Un bouleversement géopolitique majeur, comme un tremblement de terre dont les répliques deviennent plus graves au fil des années. En l’espace de quatre ans, tout a changé ; nos certitudes d’hier se sont évaporées – comme les trop fameux « dividendes de la paix » ; le temps est à la guerre et au rapport de force.
Nul n’est en mesure de prédire les évolutions impliquées par l’entrée en guerre des États-Unis et d’Israël fin février contre la République islamique d’Iran, dont la volonté d’acquérir l’arme nucléaire est avérée et dont le régime a manifesté sa violence à un niveau de brutalité sans égal à l’égard de sa propre population avec la répression impitoyable de janvier dernier.
Nos forces ont été engagées avec rapidité et efficacité pour préserver au mieux nos intérêts, protéger nos ressortissants et contribuer à la défense de nos partenaires de la région, sans pour autant participer aux actions offensives contre l’Iran. Cet engagement a démontré une fois de plus l’adaptabilité de nos armées et de l’ensemble de leurs soutiens mais aussi toutes les évolutions réalisées pour prendre en compte le Retour d’expérience (Retex) des derniers conflits dont celui mené par la Russie contre l’Ukraine. Pas un domaine de notre défense n’a échappé au devoir d’innovation et de préparation de l’avenir. Anticiper demain pour éviter de nouveau une étrange défaite. Cette exigence est complexe car elle impose une réflexion permanente et une capacité à sortir des schémas classiques. L’irruption massive des drones, de l’IA, du cyber, de la guerre cognitive oblige à repenser toutes nos approches, tout en n’oubliant jamais la réalité des milieux. N’en déplaise aux communicants américains, la guerre n’est pas un jeu vidéo.
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