L’architecture du commandement militaire de chaque acteur joue un rôle clé dans l’issue d’un conflit. Au cours de la Première Guerre mondiale, les différents modèles de Commandement et conduite (C2), français, allemand et britannique ont vu leur adéquation (ou non) à la nature des engagements auxquels ils étaient confrontés revêtir une importance particulière.
Histoire militaire - L’organisation du commandement, clé de la victoire
Military History—The Organisation of Command, the Key to Victory
The military command structure of each player has a key role in the outcome of a conflict. During the First World War, the different command and control structures (C2) of France, Germany and the United Kingdom were tested by the nature of the conflicts they faced and took on particular importance.
En survolant quelques cas précis d’organisation du commandement puisés dans les deux conflits mondiaux, il est aisé de déterminer les causes d’un succès ou d’un échec à un moment donné ou pour une opération donnée. Certes, le déterminisme du succès ou de l’échec ne réside pas uniquement dans le C2 (acronyme du commandement pour Command and Control) mais, celui-ci y contribue fortement.
Lorsqu’un chef investi du commandement suprême, Gamelin pour ne pas le nommer, débute la rédaction d’une Instruction personnelle et secrète, le 19 mai 1940 par ses mots qui ne sont que la retranscription littérale du décret de 1938 qui fixait ses attributions de chef d’état-major de la Défense nationale « Sans vouloir intervenir dans la conduite de la bataille en cours qui relève de l’autorité du général Georges (…) », il ne faut pas s’étonner si le sort des armes n’a pas été favorable aux armées françaises.
Plusieurs cas seront explicités : les organisations allemandes, françaises et britanniques du commandement en 1916, au moment de Verdun ; en ouverture finale, l’organisation du commandement retenue par le général américain Dwight Eisenhower pour le SHAEF (Supreme Headquarters of Allied Expeditionary Forces in Europe) sera évoquée pour bien comprendre que, dans un système interallié moderne, l’intégration « joint » était désormais la règle.
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