SHAPE et NATO - La vie à SHAPE et à NATO - La réunion du Conseil atlantique - Le nouveau commandement en Méditerranée
Le 1er décembre 1952 un communiqué du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) annonça que dans un but de regroupement tout le personnel militaire des services de SHAPE allait s’installer au camp de Voluceau, près de Rocquencourt. De cette façon tous les services du SHAPE et de l’Otan se trouveront à très bref délai tous groupés dans la même zone géographique, ce qui ne pourra qu’améliorer les contacts humains si nécessaires entre personnels des différents services.
Le 3 décembre, au cours d’une conférence de presse tenue au Palais de Chaillot, le général canadien Webb, secrétaire exécutif du comité de l’infrastructure atlantique dressa le bilan des efforts alliés en matière d’aérodromes : 90 % des 126 aérodromes prévus pour l’Europe occidentale ont été terminés ou sont en cours de construction. Les terrains en France sont tous utilisables et certains même, tels Chaumont, Laon et Toul–Rosières, sont actuellement opérationnels, en ce sens que les avions américains peuvent y atterrir et en décoller. En ce qui concerne l’Allemagne occidentale non encore intégrée dans NATO, la construction de 30 terrains a été prévue. Pour ce qui est de la partie financière le général Webb indiqua que le coût global s’élevait actuellement à 253 milliards de francs ; il rendit ensuite hommage à l’effort particulier de la France dans ce domaine en raison des difficultés d’implantation des pistes dans des régions fertiles où les expropriations indispensables nécessitent la résolution de problèmes de « relations publiques » délicats.
Le 9 décembre, l’Ambassadeur de France Hervé Alphand, délégué permanent français à l’Otan (NATO) tint une conférence de presse au ministère de la Défense nationale et souligna les progrès considérables des forces militaires des pays NATO : les effectifs armés des États-Unis sont passés de 1 500 000 hommes en 1950 à plus de 3 700 000 en 1952 ; au Royaume-Uni de 700 000 à 900 000, et en France à plus de 900 000 également. De leur côté, si l’URSS et les pays satellites n’ont pas sensiblement accru leurs effectifs, ils en ont néanmoins amélioré l’équipement et l’armement ; leurs forces globales se montent à près de 6 millions d’hommes groupés en près de 250 divisions et à plus de 20 000 avions.
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