Économique - L'aide américaine à l'étranger - Le 4e rapport de l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) - Les débuts du Pool Schuman - La balance française des paiements
L’actualité économique a été, pendant le mois de décembre 1952, assez chargée. Nous allons consacrer cette chronique à une revue rapide des faits essentiels, sur le plan international d’abord, puis sur le plan national.
L’aide américaine à l’étranger
Sur le plan international, le gouvernement des États-Unis a publié le bilan de l’aide américaine à l’étranger depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (exactement depuis le 1er juillet 1945). Le montant net de cette aide, déduction faite des remboursements déjà effectués par les bénéficiaires, atteint 35,22 milliards de dollars. Si l’on se limite à la période de deux ans écoulée depuis le déclenchement de la guerre de Corée, l’aide nette atteint 8 950 millions de $, répartie à peu près également entre les deux exercices budgétaires américains 1950-1951 et 1951-1952. La majeure partie de cette aide a été accordée sous forme de dons : 4 279 M $ sur 4 446 en 1950-1951, 4 178 M sur 4 504 en 1951-1952. Si la part des prêts s’est un peu accrue au cours du second exercice, il faut y voir la conséquence de la décision prise par le Congrès lors du vote, en 1951, du programme de sécurité mutuelle, stipulant que 10 % au moins de l’aide accordée au titre de ce programme devrait l’être sous forme de prêts.
La caractéristique dominante de l’évolution de l’aide américaine est la part toujours plus importante prise par l’aide militaire. Celle-ci a représenté 4 % du total de l’aide en 1950, 24 % en 1951 et 38 % en 1952. Sa croissance a compensé la diminution de l’aide économique, de sorte que le montant total des concours apportés à l’extérieur est resté sensiblement constant au cours de ces trois années.
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