Après avoir évoqué les outils conceptuels (« Géopolitique plus criminologie : une féconde alliance face aux dangers du monde ») puis les fragilités de la société dite « de l’information » (« Décèlement précoce des menaces et mise en conformité ») ; nous abordons ici la question de la transmission des connaissances sur ces nouvelles menaces. Les points abordés sont les suivants :
– des besoins immenses, notamment au niveau de l’Union européenne ;
– en manière de menaces mutantes et instables, nécessité de principes forts et d’une pédagogie sérieuse.
Cet article traite aussi longuement des difficultés de percevoir et de comprendre les menaces réelles d’aujourd’hui ; et d’imaginer celles de demain, notamment pour la génération actuellement au pouvoir (« génération 68 »).
New threats: what can we teach future generations?
After discussing conceptual tools (geopolitics plus criminology—a fertile alliance against the dangers of the world), then the fragility of the so-called ‘information society’ (early detection of threats and their neutralisation), this article addresses the question of passing on knowledge about these new threats. The points covered are:
• the great need for this, especially at the European Union level;
• and, in view of unstable and ever-changing threats, the necessity for strong principles and serious teaching methods.
The article also looks at length at the difficulty in perceiving and understanding today’s real threats and in foreseeing those of tomorrow—notably for the generation currently in power (the ‘generation of [19]68’).
Pour compléter nos articles traitant des conditions d’une lutte efficace contre les dangers réels du monde présent, abordons la question de la transmission des connaissances sur ces nouvelles menaces, et d’abord les principes d’un tel enseignement. Voyons les conditions auxquelles un enseignement portant sur les menaces issues du chaos mondial est possible.
D’abord, des besoins immenses
Examinons les besoins de l’Union européenne en matière de détection et d’analyse des menaces issues du chaos mondial. Le 30 juin 2005, Franco Frattini, chargé de la justice, des libertés et de la sécurité à la Commission européenne, inaugure la nouvelle agence Frontex (coopération aux frontières extérieures de l’UE). Il y mentionne alors expressément « les menaces nombreuses et variées qui guettent l’UE », parmi lesquelles « le spectre du terrorisme international » et la « traite des êtres humains ».
De tels dangers inquiètent les leaders européens, qui en ont fait une priorité de leur politique intérieure et extérieure lors du Conseil de Tampere (octobre 1999), et insistent depuis lors sur l’urgence de « contre-mesures innovantes au crime organisé », ou de « détecter, prévenir et poursuivre le crime efficacement ». Hormis des réponses banales : « coopération policière et judiciaire » ; « stratégie européenne de sécurité efficace reposant sur une évaluation commune, claire et bien étayée des menaces », on est frappé par l’absence de vision concrète, d’orientation décisive des organes de l’Union (1). Par conséquent, comment « muscler », étoffer ou donner du sens à la politique de sécurité européenne ? Par l’enseignement, par la transmission des savoirs.
D’abord, des besoins immenses
Nouvelles menaces, enseigner et transmettre : principes, pédagogie
Principes d’un enseignement novateur
Pédagogie
Des sujets d’étude instables, un environnement chaotique
Définition du chaos
Méthode, objectif : deux points à développer
Une génération dominante, mais dépassée
Truquage médiatique : rappels et exemples
Que montrer, qu’apprendre, aux jeunes générations ?
Éclosion
Fixation
Hybrides
Vases communicants