Directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem).
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La Chine s’affirme comme la deuxième puissance économique mondiale derrière les États-Unis avec un Produit intérieur brut (PIB) qui atteint 19 000 milliards de dollars, avec un PIB par habitant de 13 806 $. Si la grande pauvreté officielle a été éradiquée en 2020, près de 19 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté. En moins de cinq décennies, l’économie chinoise a connu une mutation profonde : d’une production industrielle de biens, elle est passée à une économie de services puis à une économie de haute technologie, accompagnée d’une transition d’un modèle entièrement étatique vers une prééminence croissante du secteur privé. La Chine s’impose sur le plan international comme le premier partenaire commercial de 60 pays, contre 33 pour les États-Unis. Le Projet des Routes de la Soie (lancé en 2013), auquel 155 pays participaient en 2023, illustre cette stratégie d’influence globale. Le pays reste le premier exportateur mondial, enregistrant un excédent commercial record de plus de 1 000 Mds $ en 2025, et reste le premier importateur de pétrole au monde. Sur le plan militaire, la Chine dispose du deuxième budget de dépenses après les États-Unis, avec 231 Mds $ en 2025 selon les chiffres officiels, tandis que les estimations occidentales varient entre 304 et 377 Mds. Cela reste encore 2,5 fois inférieur aux dépenses américaines, estimées à 901 Mds $ en 2026. Lire la suite
La Chine a su construire une influence économique, politique et sécuritaire avec les pays du Mékong. Avec une présence multidimensionnelle, Pékin a établi des liens solides favorisant une intégration autour d’un « capitalisme relationnel » consolidant par là même les gouvernements de ces États et contribuant de fait à un besoin de stabilité politique. Lire les premières lignes
L’Océanie s’affirme comme l’une des régions dans laquelle se joue la concurrence entre grandes puissances. Pris entre Indo-Pacifique et Routes de la Soie, les États et territoires d’Océanie tentent de naviguer entre les nouvelles attentions qu’ils suscitent et leur volonté de défendre leurs propres intérêts sécuritaires. Lire la suite
L’Asie du Sud-Est cherche à accroître ses relations et ses échanges avec l’arc mélanésien dans un contexte régional complexe où les grandes puissances – États-Unis, Chine, Japon, Australie – sont très actives avec des ambitions propres. Pour l’Indonésie, la mise en avant d’une dimension mélanésienne obéit à des objectifs de politique intérieure et de recherche d’un nouvel équilibre. Lire les premières lignes
L’ordre international est aujourd’hui remis en cause par des puissances émergentes récusant les normes issues d’un Occident critiqué, voire rejeté. Il convient donc de réfléchir à ces transformations pour mieux en appréhender les difficultés et réduire les risques de confrontation, voire d’affrontements. Lire les premières lignes
Les ambitions de Pékin sur Taiwan posent de vraies difficultés pour les États d’Asie du Sud-Est. Soucieux de préserver leur souveraineté et leur indépendance, souvent avec l’appui des États-Unis pour le volet militaire, ils veulent simultanément conserver de bonnes relations, notamment économiques avec la Chine. Lire les premières lignes
Ce numéro spécial, fruit de la coopération entre la Revue Défense Nationale (RDN) et l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM), rassemble un ensemble de contributions de chercheurs français et étrangers consacrées au partenariat de sécurité AUKUS, un an après. Pour autant ce n’est ni un état des lieux fastidieux ni un bilan. L’objectif essentiel de l’accord étant la construction d’au moins 8 sous-marins à propulsion nucléaire, l’horizon reste assez lointain : les spécialistes s’accordent pour évoquer la livraison d’une première unité vers 2030. Lire la suite
Le Viêt Nam entretient des liens complexes avec la Chine, mais bénéficie de l’assistance de Pékin, particulièrement pour anticiper d’éventuels désordres sociaux. Il s’agit aussi de préserver la souveraineté nationale du régime de Hanoi, tout en ménageant ses partenaires, que ce soit la Chine ou les États-Unis. Lire les premières lignes
Nucléarisation nord-coréenne, militarisation d’îlots par la Chine en Asie du Sud-Est, durcissement des revendications territoriales de l’Asie du Nord-Est à l’Asie du Sud, persistance d’actes terroristes, mutation des moyens d’influence diplomatico-militaires, émergence des menaces cyber : l’Asie, de l’Inde au Pacifique, présente un environnement stratégique dangereux, complexe et mouvant. La militarisation des acteurs de la région nourrit de nouveaux dilemmes de sécurité. Le développement des coopérations de défense et partenariats stratégiques vise autant à renforcer les relations bilatérales qu’à influer sur l’équilibre des forces régionales. Ces transformations se produisent à l’échelle d’un système de sécurité indo-pacifique caractérisé par des problématiques de sécurité maritime majeures. Lire la suite
La confrontation entre la Chine et le Viêt Nam est une réalité mais il est peu probable que cela dégénère en conflit armé, tant le rapport de force reste défavorable à Hanoï. Le régime vietnamien souhaite bénéficier de la croissance économique de son grand voisin tout en s’efforçant de préserver sa souveraineté en favorisant le dialogue. Lire les premières lignes
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