Outre-Mer - Crise ministérielle et problèmes d'outre-mer - Algérie : lutte contre le terrorisme - Afrique noire : échos du Congrès de Bamako - Pacifique : la loi-cadre en Nouvelle-Calédonie
L’avenir des rapports franco-africains constitue l’un des éléments majeurs de la très grave crise ministérielle qui s’est développée, durant le mois d’octobre. L’évolution de cette crise a porté les problèmes économiques et financiers au premier plan de la scène parlementaire : il n’en demeure pas moins que la définition d’une politique à long terme vis-à-vis du Maghreb et de l’outre-mer reste l’un des objectifs essentiels pour le destin de la France en tant que puissance mondiale.
La recherche d’une solution sera particulièrement délicate dans la conjoncture politique actuelle ; le rejet du projet de loi-cadre pour l’Algérie, laborieusement élaboré par le cabinet de M. Bourgès-Maunoury et les leaders des groupes nationaux conviés aux discussions de la table ronde, a montré combien l’opinion publique se trouvait divisée ; le congrès Rassemblement démocratique africain (RDA) de Bamako par son immense retentissement et les prises de position qu’il a suscitées a souligné la nécessité de réformer les structures de la République et de l’Union françaises.
Algérie : lutte contre le terrorisme
La rébellion d’Algérie entre dans sa quatrième année : c’est en effet le 1er novembre 1954 que le Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA) constitué après la scission intervenue au sein du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), déclencha la lutte armée. Depuis lors ont été simultanément engagées l’action militaire contre les hors-la-loi et la mise en œuvre de réformes économiques, sociales, agraires et communales.
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