Otan - Les réunions de Paris - Dans les commandements
La 20e session ministérielle du Conseil Atlantique tenue à Paris du 16 au 20 décembre 1957 a revêtu une importance exceptionnelle, tant du fait des personnalités qui y ont pris part – un chef d’État et treize chefs de gouvernement (1) – que de l’ampleur et de la complexité des problèmes abordés dans une conjoncture internationale lourde pour l’Occident.
Les hommes d’État se sont généralement félicités, dans les déclarations publiques qui ont suivi, des résultats fructueux de cette conférence, sans que l’opinion publique ait pour autant pris conscience d’un progrès réel ou du redressement vigoureux et spectaculaire qu’appelaient généralement ses vœux : « satisfaction de principe devant des décisions de principe », titre un éditorialiste américain pour rendre compte de l’impression produite par les dirigeants de retour dans leur pays. On ne trouvera, en effet, dans les documents officiels qui ont vu le jour à l’issue de ces quatre jours de délibérations – une déclaration de portée générale et un communiqué en trente-six points, – ni décision spectaculaire, ni engagements politiques nouveaux, ni annonce de modifications profondes dans la stratégie de l’Occident.
Une revue de la position des divers pays et des aspects plus proprement diplomatiques de la conférence de Paris étant donné par ailleurs, nous nous bornerons dans la présente chronique à une analyse des textes officiels de la conférence.
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