Politique et diplomatie - Sécurité et désarmement en Europe
Depuis deux ans (1), les questions ayant trait à la sécurité et au contrôle, voire à la réduction des armements ont suscité en France un regain d’intérêt. J’entends par-là les questions que posent, du point de vue de la sécurité – de notre sécurité – les mesures de contrôle des armements susceptibles d’être appliquées à notre continent, et réciproquement l’incidence que peuvent avoir sur les perspectives de « désarmement » les mesures destinées à renforcer la sécurité des alliés occidentaux. Ces questions, qui résultent du rapport dialectique entre sécurité et désarmement, ne sont pas nouvelles. Elles s’étaient posées entre les deux guerres mondiales. Elles le sont à nouveau aujourd’hui, en des termes différents en raison de l’apparition des armes nucléaires et – en ce qui nous concerne – des modifications du contexte géopolitique.
Indépendamment de la complexité intrinsèque des problèmes, la réflexion doit tenir compte du paysage singulièrement accidenté que constituent les cadres de négociation existants, ou proposés. Faisons-en rapidement le tour :
Au niveau du système global, l’Organisation des Nations unies a élargi un Comité du Désarmement (2) qui, selon une procédure renouvelée, s’efforce de dépasser les débats théoriques ou démagogiques pour aborder plus efficacement les problèmes actuels. Le gouvernement français a, en ce sens, fait des propositions qui, allant dans le sens des vœux exprimés par les pays en voie de développement, permettraient peut-être, si les grandes puissances en étaient d’accord, d’embrayer le mécanisme d’une réduction des armements (3).
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