Hormis l'engagement d'opérations en Bosnie, en Macédoine et au Congo, le premier semestre 2003 aura été à l'image du précédent. Même s'ils méritent d'être regardés de près, les dossiers relevant de la présidence grecque auront connu peu d'avancées significatives. En parallèle, un foisonnement d'initiatives et de travaux révèle l'implication de plusieurs acteurs dans la défense européenne, dont la Commission, et souligne ainsi son dynamisme. Enfin, par-delà les emballements conjoncturels, un retour sur la gestion par l'Europe de la guerre d'Irak est nécessaire. Elle aura sans doute renforcé la légitimité de la défense européenne.
La défense européenne au premier semestre 2003
Athènes a dirigé l’Europe pendant six mois, entre Copenhague et Rome. Comme on le sait, en raison du statut particulier du Danemark dans l’Europe de la défense, les responsabilités grecques avaient, en fait, commencé pour partie six mois plus tôt.
La présidence grecque
Comme chaque semestre, deux Conseils européens réguliers se sont réunis. L’un à Bruxelles en mars et l’autre à Salonique en juin.
Bruxelles
À Bruxelles, le Conseil européen a peu dit ou décidé sur la Politique européenne de sécurité et de défense. Nous étions encore trop proches de la prise en main des travaux par Athènes. Les chefs d’État et de gouvernement ont cependant reconnu le rôle joué par la recherche et développement (R&D) de défense. En conséquence, ils invitent le Conseil à analyser « le rôle des contrats de la R&D du domaine de la défense dans le cadre des activités générales de R&D de l’Union, y compris la création éventuelle d’une agence intergouvernementale de développement et d’acquisition des capacités de défense ». L’ouverture de la recherche européenne à la défense est désormais acquise.
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