Dans un XXIe siècle marqué par la poursuite des mouvements de mondialisation des échanges et des marchés, la mer et son contrôle resteront des facteurs de puissance. Les imbrications multiples de nos sociétés sont aussi synonymes de vulnérabilités nouvelles. La puissance maritime sera au centre d’une stratégie globale de sécurité qui verra les forces navales jouer un rôle essentiel, tant dans les dispositifs de lutte contre les nouvelles menaces s’exerçant dans et depuis les espaces maritimes que dans les interventions au plus tôt dans les zones de développement des crises et des foyers d’instabilité mondiaux.
Quelle puissance maritime pour le XXIe siècle ?
« Under all circumstances, a decisive naval superiority is to be considered a fundamental principle,
and the basis upon which all hope of success must ultimately depend »
George Washington, 1780
Avec la mondialisation de l’économie et l’avènement de l’ère des échanges et des réseaux, l’omniprésence de la mer au sein de notre espace mondial a aujourd’hui largement dépassé le seul fait géographique. Le rétrécissement de la planète qui en résulte, et les imbrications multiples de nos sociétés sont aussi synonymes de vulnérabilités nouvelles liées à « l’interdépendance accrue des États et l’élargissement du spectre de la conflictualité et des menaces » (1).
Dans ces conditions, le rôle des forces navales s’accroît et se diversifie. La domination de la mer devrait rester ainsi un élément déterminant de la puissance des nations pour le siècle à venir. Au-delà, le contrôle des mers sera un facteur essentiel pour assurer la sécurité, nécessairement globale, et la prospérité d’une « planète archipel » (2).
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