Les confréries sont parties intégrantes du visage de l’Islam au Sénégal. Organisées et bien en place, elles constituent des remparts contre toute poussée extrémiste, en participant de la stabilité ainsi que de l’équilibre social du pays.
Confréries musulmanes au Sénégal
Le XXIe siècle débutant semble proroger le règne de la violence aveugle, dans le sillon largement entamé par la période précédente. Jamais, de façon aussi prégnante, le nom de Dieu, la présence de la religion et le fondamentalisme n’ont autant été associés à l’instabilité qui ronge le monde et précipite son appauvrissement moral, à l’opposé de toutes les valeurs supposées véhiculées par la foi. Dans ce monde incompréhensible, les notions d’islamisme et d’islamiste ont atteint un seuil critique à travers la charge sémantique qui est la leur, bien souvent à tort, depuis les tristes attentats du 11 septembre 2001.
Pourtant, des ressorts actifs existent dans nos sociétés et peuvent contribuer à leur équilibre, en dépit de la vague de dérèglement qui conditionne le monde, au sein même de pays fortement islamisés. Le Sénégal en constitue un exemple, avec ses confréries qui participent de sa spécificité et de sa stabilité, d’une certaine manière.
De fait, ce pays sahélien est à forte majorité musulmane. L’Islam sunnite qui s’y pratique par plus de 90 % de la population semble avoir trouvé son point d’équilibre. La dimension confrérique est un puissant stabilisateur qui freine toute velléité d’évolution vers une forme ou une autre d’extrémisme.
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