Les actions de la France en matière de renforcement des capacités africaines au maintien de la paix : d’une démarche nationale à une intégration nécessaire dans la stratégie de l’Union européenne vis-à-vis du continent noir.
Maintien de la paix en Afrique
Peacekeeping in Africa
French actions with regard to reinforcing African peacekeeping capabilities: a national approach towards essential integration within the European Union’s strategy vis-à-vis the Dark Continent.
Le Conseil européen des 15 et 16 décembre 2005 vient d’adopter le projet intitulé « l’UE et l’Afrique : vers un partenariat stratégique » (1). Il manifeste la priorité accordée à l’Afrique par l’Union européenne (UE) et vise à mieux coordonner les actions des 25 États membres et de la Commission, à travers un cadre commun de référence. La France, impliquée depuis longtemps sur le continent noir, se doit d’inscrire sa politique d’aide et de renforcement au maintien de la paix dans cette stratégie européenne.
Les origines : l’accompagnement des nouveaux États
Au moment de la décolonisation, au début des années 60, la France, forcément liée à l’avènement mais aussi à l’avenir des nouveaux États africains, a accompagné leur construction, pour ceux qui le souhaitaient. Cette aide a d’abord revêtue la forme d’une coopération de substitution. En effet, dans la plupart des domaines régaliens, dont celui de la défense, les États africains émergents ne possédaient pas d’emblée l’ensemble des capacités et des compétences nécessaires à l’édification d’un État, au moins tel qu’on le conçoit dans le monde développé.
C’est pourquoi, la France avait mis à leur disposition de nombreux experts, des assistants techniques, intégrés dans les rouages de leurs administrations ayant pour mission d’accompagner leurs homologues africains jusqu’à leur formation complète. À l’issue de cette période, les compétences locales devaient remplacer cette assistance technique.
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