Les blindés resteront un élément fondamental des forces terrestres transformées, à l’horizon 2025, en leur offrant une meilleure capacité à être projetées et une « employabilité » élevée pour des coûts d’acquisition et de possession maîtrisés. Au-delà de 2020, les blindés futurs viendront prendre la relève du parc actuel, qui donne globalement satisfaction, mais au prix d’opérations de rénovation importante de la gamme moyenne dont le maintien en service sera assuré jusqu’à la fin de la prochaine décennie.
Les blindés, au cœur des forces terrestres futures
Armoured fighting vehicles: the core of future land forces
Armoured Fighting Vehicles (AFVs) will remain a fundamental element of transformed land forces in the 2025 time period; the cost of their acquisition and possession will be under control, and they will be easier to project. Future AFVs will come into service post-2020 to replace the current inventory; the latter are globally satisfactory and will remain in service for about 15 years, but the penalty for the medium capability range is that they will need costly renovation programmes.
Les forces terrestres sont une composante majeure des engagements militaires français. Depuis de nombreuses années, dans toutes ces opérations, la place du blindé reste essentielle et, sauf cas d’emploi dans un théâtre d’intervention de nature particulière (jungle ou haute montagne par exemple), il est inconcevable d’engager des troupes en opérations sans un niveau de protection élevé, lequel est le plus souvent fourni par un véhicule blindé.
Véhicules blindés en service
Dans cette logique d’engagement dans la durée de forces de puissance moyenne, les opérations de maintien ou de rétablissement de la paix comportent des phases de coercition assez limitées dans le temps et dans l’espace. Les forces terrestres françaises actuelles se révèlent assez bien adaptées à ce type de mission, et permettent ainsi aux autorités politiques françaises de peser sur les décisions internationales. Cette situation est le résultat d’une politique d’équipement des forces initiée il y a une trentaine d’années. Ainsi, en 2006, l’Armée de terre est équipée de plus de 3 900 VAB (véhicule de l’avant blindé), produits en 30 versions allant du transport de troupes au porteur de système d’armes antichar ou au véhicule « poste de commandement ». Les premiers VAB ont été livrés aux forces en 1974, et ont donc plus de trente années de service au cours desquelles ils ont participé à toutes les opérations. Bien sûr, des améliorations sont nécessaires dans le domaine de la mobilité, de la protection, de la capacité de tirer sous blindage (1), ainsi que dans l’ergonomie du compartiment pilote-chef de bord, mais elles ne remettent pas en cause l’architecture générale du véhicule qui a fait ses preuves au combat et a démontré sa fiabilité dans toutes les situations opérationnelles et géographiques.
Le VBL (véhicule blindé léger), plus petit, équipe nos forces depuis 1987 et a été livré à plus de 1 600 exemplaires, en près de 10 versions différentes. Le succès de cet engin a conduit à lancer des commandes complémentaires, qui restent à livrer jusqu’en 2008-2010. Engagé massivement en opérations extérieures (plus de 300 engins projetés en permanence), il donne entière satisfaction et toutes les unités, qu’elles relèvent du combat de contact ou non, en réclament afin d’améliorer leur protection, tout en conservant une bonne mobilité. Dans cette gamme, cette demande a conduit à lancer un nouveau programme ayant un meilleur rapport coût-satisfaction des utilisateurs, avec le PVP (petit véhicule protégé) dont les premiers exemplaires arriveront dans les forces en 2008.
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