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  • Le Svalbard, une cible dans la guerre hybride russe ? (T 1806)

Le Svalbard, une cible dans la guerre hybride russe ? (T 1806)

Didier Ortolland, « Le Svalbard, une cible dans la guerre hybride russe ? (T 1806)  », RDN, 25 février 2026 - 7 pages

© Rita Willaert / Flickr
© Rita Willaert / Flickr

Le Svalbard constitue un enjeu discret de la guerre hybride russe. De souveraineté norvégienne, cet archipel arctique est ciblé par Moscou via des actions symboliques et des tensions diplomatiques (accusations de militarisation, espionnage via des pêcheurs…). Le traité de 1920, obsolète, ne protège plus contre les ambitions russes, tandis que la Norvège renforce son contrôle environnemental et sécuritaire. Un théâtre polaire où se joue l’influence entre Otan et Kremlin.

Is Svalbard a target in Russia's hybrid warfare?

Svalbard is a discreet battleground in Russia's hybrid warfare. Under Norwegian sovereignty, this Arctic archipelago is targeted by Moscow through symbolic actions and diplomatic tensions (accusations of militarization, espionage via fishermen, etc.). The outdated 1920 treaty no longer protects against Russian ambitions, while Norway strengthens its environmental and security controls. This polar theater is a battleground for influence between NATO and the Kremlin.

Barentsburg est une petite cité minière russe située dans l’archipel arctique du Svalbard sur lequel la Norvège exerce sa souveraineté. Cependant, le 9 mai 2023, des mineurs russes et ukrainiens encadrés par un consul général nommé par Moscou y ont organisé un défilé pour commémorer la victoire de 1945. Il s’agissait également de manifester la présence russe dans cet archipel norvégien et de célébrer l’agression de Moscou contre l’Ukraine. L’objectif était également de rappeler bruyamment au gouvernement norvégien que Moscou estime avoir des droits sur l’archipel. En effet, le traité de Paris de 1920 établit un régime très particulier pour le Svalbard, dont la Russie a toujours tenté de tirer profit. C’est pourquoi le gouvernement russe a créé une « commission gouvernementale pour préserver la présence russe sur l’archipel du Spitzberg » en 2007 (1). Présidée par un vice-Premier ministre, cette commission est composée de vice-ministres relevant de divers ministères et de représentants d’agences étatiques.

Avec le déclenchement des hostilités en Ukraine, Moscou a développé des actions symboliques dans l’archipel du Svalbard qui est ainsi devenu une des cartes de la guerre hybride menée par le Kremlin contre les Occidentaux et, en particulier, contre la Norvège depuis quatre ans.

Le Svalbard, un objet géopolitique non identifié ?

Le Svalbard, longtemps ignoré des navigateurs, a été découvert par le Néerlandais Wilhelm Barents en 1596 et a progressivement attiré, depuis le début du XVIIe siècle, des chasseurs d’ours et des navires de pêche intéressés par la richesse de ses eaux. La question de la souveraineté a toujours été reportée en raison de l’intérêt assez marginal de l’archipel doté d’un climat très hostile et de la rivalité entre la Norvège et la Russie. En 1871, cette dernière s’est opposée aux velléités manifestées par la Suède (qui comprenait également la Norvège jusqu’en 1905) d’y exercer sa souveraineté, et les puissances européennes avaient alors décidé de considérer que l’archipel était une res nullius, un territoire n’appartenant à personne. Après sa séparation de la Suède en 1905, la Norvège a proposé d’y établir une sorte de condominium exercé par plusieurs puissances ce qui a conduit à la convocation d’une conférence internationale, en juin 1914, laquelle n’a pas pu aboutir en raison du déclenchement de la Première Guerre mondiale. La question du Svalbard s’est de nouveau posée à l’issue de cette dernière en marge de la Conférence de la paix.

Le traité de Paris (ou traité du Spitzberg) de 1920 établit un statut unique et original car il reconnaît la souveraineté de la Norvège sur l’archipel tout en reconnaissant des droits économiques aux États parties au traité. Sur les dix articles du texte, seul le premier reconnaît « la pleine et entière souveraineté de la Norvège », mais les neuf autres édictent des restrictions en établissant des droits pour les parties contractantes. C’est assez exceptionnel, car le Svalbard s’apparente ainsi à une sorte de « bien commun » placé sous la souveraineté d’un seul État. Les autres formules relativement comparables : la Zone (2) des grands fonds marins, qui appartient au patrimoine commun de l’humanité (3) ou l’Antarctique, démilitarisé en fonction du traité de Washington de 1959 et consacré « réserve naturelle consacrée à la paix et à la science » en application du protocole de Madrid de 1991, ne sont pas placés sous la souveraineté d’un État (4).

Le traité a été signé et négocié par les cinq grands (France, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Japon) ainsi que par les puissances neutres intéressées (Danemark, Pays-Bas, Suède) mais se posait également le cas de l’Union soviétique qui n’était alors reconnue par aucun État mais qui succédait à la Russie qui avait toujours manifesté son intérêt pour l’archipel dans lequel vivaient, en outre, des ressortissants russes et ukrainiens. C’est pourquoi l’article 10 du Traité prévoit qu’en attendant la reconnaissance de jure de l’URSS par les parties contractantes, les nationaux et les ressortissants russes pourront bénéficier des mêmes droits que les autres parties contractantes. Moscou a finalement ratifié le traité de Paris, en 1935, après l’établissement de relations diplomatiques avec Washington. L’interprétation de cet instrument assez original allait cependant soulever de nombreuses questions.

Une démilitarisation remise en cause ?

Le traité prévoit la démilitarisation de l’archipel (pas de bases navales, interdiction des fortifications et « ne devrait jamais être utilisé dans un but de guerre ») ce qui ne posait aucun problème lors de sa conclusion car le Svalbard était considéré comme n’ayant pas de valeur stratégique ce qui a été infirmé par les enseignements de la Seconde Guerre mondiale. En effet, pour rejoindre les ports d’Arkhangelsk et Mourmansk libres de glace toute l’année, les convois de ravitaillement des Alliés devaient passer par le bras de mer situé entre le nord de la Norvège et le Svalbard au centre duquel se trouve l’île aux Ours (5). C’est pourquoi les Allemands ont débarqué au Svalbard en 1941 pour y établir une petite base avant d’en être délogés par les Alliés, puis de revenir en 1942. Le contrôle de cette zone maritime qui commande le passage entre la mer de Barents et l’Atlantique nord demeure très important pour Moscou, car sa flotte du Nord mouille précisément à Mourmansk et Arkhangelsk.

L’URSS a tenté à l’issue de la Seconde Guerre mondiale de modifier le statut du Svalbard à son avantage : Moscou voulait dans un premier temps annexer l’île aux Ours puis obtenir une co-souveraineté ou l’installation de bases militaires soviétiques sur l’archipel. Le gouvernement norvégien, tout en montrant sa disposition au dialogue avec son encombrant voisin, n’a pas cédé et son entrée dans l’Otan a contribué à attiser les revendications soviétiques. Le traité de Paris de 1920 interdit toute fortification ou « utilisation dans un but de guerre » mais ne prohibe pas la présence de navires de guerre norvégiens ou appartenant à une alliance militaire telle que l’Otan ce qui donne toujours lieu à des protestations de Moscou. Ainsi, en novembre 2021, la Russie a accusé la Norvège « de manœuvres destinées à inclure l’archipel dans le cadre de son développement militaire ». La situation ne s’est, bien sûr, pas améliorée depuis l’invasion de l’Ukraine : en septembre 2024, le ministère russe des Affaires étrangères déclarait que « les autorités norvégiennes continu[ai]ent de mener leur politique destructrice consistant à inclure le Spitzberg dans la zone de responsabilité du bloc agressif de l’Otan ».

L’article 5 du traité prévoyait l’adoption d’une convention pour encadrer « les conditions dans lesquelles les recherches d’ordre scientifique pourraient être effectuées ». On peut en conclure que les parties contractantes peuvent se livrer à des recherches scientifiques mais la convention évoquée n’a jamais fait l’objet d’une négociation. La question s’est posée quand le Conseil européen de recherches spatiales (Cers) (6) a envisagé la création d’une station de recherches spatiales en 1965. En effet, le Svalbard est très intéressant pour ce type de station car sa latitude très élevée (78° à Longyearbyen) est favorable au suivi des satellites en orbite polaire. L’URSS craignait que ces recherches soient utilisées à des fins militaires et a émis de nombreuses protestations. Le gouvernement d’Oslo a affirmé la vocation pacifique de cette station qui a fonctionné de 1967 à 1974 avant d’être fermée parce qu’elle n’était pas adaptée aux nouvelles générations de satellites.

Une nouvelle station Svalsat a été construite en 1997 ; avec une centaine d’antennes de radio dômes (radômes) il s’agit de la plus grande station commerciale au monde de ce type. Elle est gérée par une entreprise publique norvégienne (Kongsberg Satellites Services). Sa création a également fait l’objet de protestations de la part de la Russie qui considère que ce type d’installation à vocation civile peut également avoir un usage militaire. C’est un phénomène qui se révèle dans d’autres espaces tels que l’Antarctique « réserve naturelle réservée à la paix et à la science » selon le protocole de Madrid de 1991, mais il est de notoriété publique que les installations scientifiques civiles installées dans certaines bases scientifiques (chinoises, américaines ou russes) peuvent avoir également un usage militaire (7). En novembre 2021, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe a de nouveau considéré que la station Svalsat avait un usage militaire.

Après avoir été dominante, la présence russe est devenue marginale

L’archipel est très faiblement peuplé et n’abriterait aujourd’hui que 3 000 personnes environ. Toutefois, la population soviétique en a longtemps constitué la majorité avant de décliner à partir des années 1980. Il s’agissait essentiellement de personnels employés dans les exploitations charbonnières qui se sont développées après la Première Guerre mondiale. L’URSS a créé des cités minières pensées comme des vitrines politiques (piscines, théâtres) et disposant de modestes infrastructures portuaires assurant leur autonomie mais les filons charbonniers se sont progressivement épuisés : Grumant a fermé dès 1962 et Pyramiden en 1998. Barentsburg (acheté par la compagnie publique russe Arktikugol à des Néerlandais en 1932) existe toujours et abrite maintenant 350 personnes contre 2 500 en 1980. Les courbes des populations russes (ou soviétiques (8)) et norvégiennes se sont ainsi croisées : les Soviétiques qui étaient majoritaires sur l’archipel sont désormais minoritaires. En revanche la population norvégienne est passée de 1 200 personnes en 1990 à plus de 2 500 aujourd’hui.

Cette évolution s’explique par l’épuisement des gisements de charbon et par leur absence de rentabilité. Pour y faire face Arktikugol, aiguillonné par la commission gouvernementale « chargée de préserver la présence russe sur l’archipel » a tenté de développer le tourisme à partir des cités abandonnées mais cette initiative qui avait connu des débuts assez prometteurs a subi les conséquences de la pandémie de Covid-19 puis de la guerre en Ukraine, car les autorités norvégiennes ont rétabli une obligation de visa pour les ressortissants russes. Elles ont ensuite songé à construire des usines de conservation de poisson car les stocks de morue de la mer de Barents sont très riches mais la rentabilité d’une telle opération loin des marchés ne paraît pas évidente (9).

Depuis le début de la guerre en Ukraine, Arktikugol tente d’attirer des scientifiques étrangers au Svalbard en faisant miroiter la création de bases scientifiques utilisant les infrastructures de Pyramiden. Cette politique s’est développée après la scission de fait intervenue au sein du Conseil Arctique (10) qui était présidé par la Russie en février 2022. Les autres pays membres du Conseil ayant refusé de travailler sous présidence russe, Moscou a alors tenté de poursuivre ses activités en attirant des scientifiques appartenant au groupe des BRICS, notamment des Chinois ou des Indiens, ainsi que des Turcs (11). Cette tentative n’a pas été couronnée de succès, car la Norvège exerce un contrôle strict sur toute activité pouvant entraîner des conséquences sur l’environnement et applique dans ce domaine une politique consistant à regrouper toutes les activités et recherches scientifiques internationales dans la bourgade de Ny Alesund. Oslo dispose, par ailleurs, de moyens financiers pour aider l’installation de scientifiques étrangers ce qui n’est pas le cas de Moscou. La Chine entretient d’ailleurs déjà d’une antenne scientifique à Ny Alesund, de même que la France et l’Allemagne qui partagent la base Awipev.

Multiplication des symboles patriotiques russes

Depuis de nombreuses années, l’URSS puis la fédération de Russie ont tenté d’infléchir la position des autorités norvégiennes qui très logiquement veulent maintenir une souveraineté indiscutable sur l’archipel. Moscou a ainsi développé un narratif tendant à faire accroire que la Norvège ne respecte pas les dispositions du Traité de Paris. Lors du 100e anniversaire du traité de Paris, en 2020, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, avait demandé la tenue de « consultations bilatérales pour supprimer les obstacles aux activités et structures russes dans l’archipel ». En 2025, à l’occasion de la célébration par les autorités norvégiennes du 100e anniversaire de l’entrée en vigueur du traité de Paris, le porte-parole du ministère des affaires étrangères russe avait adopté un ton plus menaçant : « avec ses actions provocatrices, Oslo crée une atmosphère de confrontation autour de l’archipel, qui pourrait mener à des tensions plus importantes dans la région ».

Par ailleurs, Moscou multiplie les actions tendant à souligner le caractère russe de l’archipel : utilisation d’un hélicoptère sans autorisation, radicalisation de la population de Barentsburg dont les relations avec l’administration norvégienne se tendent. Cela comprend également l’instrumentalisation de symboles patriotiques : utilisation de drapeaux soviétiques, marche du « régiment immortel » à Barentsburg pour célébrer la Seconde Guerre mondiale (12), érection d’une croix orthodoxe russe de plusieurs mètres à Barentsburg par l’évêque Yiakov qui est un proche de Vladimir Poutine et qui avait fait de même peu auparavant dans une base militaire russe de l’archipel François-Joseph. Selon l’historienne norvégienne Kari Aga Myklebost, « ces célébrations ne visent pas à commémorer la Seconde Guerre mondiale mais à justifier les activités belliqueuses de Moscou au Svalbard » (13).

Plus récemment, la compagnie de pêche russe Norebo a été interdite d’activités dans la Zone économique exclusive (ZEE) norvégienne (14) car ses navires sont soupçonnés de se livrer à du renseignement. En janvier 2026, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Elde, a déclaré à cet effet que « Norebo fai[sai]t partie de la campagne de surveillance et de recherche de renseignements sponsorisée par l’État russe visant les infrastructures sous-marines critiques dans les eaux norvégiennes et alliées ». La cible pourrait être le câble de communication de fibre optique reliant la Norvège au Svalbard et qui est indispensable au fonctionnement de la station Svalsat. En janvier 2022, ce câble avait été coupé, soulevant un fort soupçon de sabotage. Toutefois les autorités avaient déclaré que l’on ne pouvait pas conclure à un sabotage, faute de preuves. Il semble cependant qu’un navire de pêche russe appartenant à Norebo se soit alors livré à des manœuvres suspectes au-dessus de ce câble (15).

Le traité de Paris de 1920 était exceptionnel, sinon étrange, par son contenu et paradoxalement il s’agit du seul instrument signé pendant la Conférence de la paix qui soit toujours en vigueur. Seule une dizaine d’États l’avait alors signé alors qu’ils sont aujourd’hui plus d’une quarantaine, ce qui le rend assez ingérable. Que faire, par exemple, si la Chine qui l’a ratifié dès 1925, essaye de l’instrumentaliser pour obtenir des avantages économiques ?

Ses clauses sont dépassées et donnent lieu à des tensions voire à des malentendus, ce qui est le cas des relations de la Norvège avec l’Union européenne (UE) concernant la pêche ; en effet, l’article 2 du traité de Paris reconnaît des droits de pêche au profit des parties contractantes, mais les mesures de conservation relèvent exclusivement de la compétence de la Norvège. En 1920, les droits des États côtiers sur les eaux situées au large de leur territoire s’arrêtaient à la limite de la mer territoriale qui était fixée à 3 milles nautiques. Aujourd’hui les États exercent une juridiction sur leur ZEE large de 200 milles nautiques. La Norvège prétend que le traité de Paris s’applique seulement dans les limites de la mer territoriale tandis que la Commission européenne estime que ses dispositions devraient s’appliquer également à la ZEE. Le stock de morue de la mer de Barents est très riche (16) et les pêcheurs européens souhaitaient y avoir un accès ce que refusait Oslo. Après des années d’échanges acrimonieux un accord semble avoir été trouvé entre Bruxelles et Oslo, en 2024 (17). Le déclenchement de la guerre en Ukraine n’y est peut-être pas étranger.

Jusqu’à présent la Norvège a tenté de limiter les activités, notamment économiques, des États parties au traité en appliquant de strictes normes environnementales. La révision du traité pourrait être envisagée car la plupart des parties contractantes n’utilisent pas les droits qu’ils pourraient invoquer, mais cela risquerait de laisser Oslo seul face à la Russie qui souhaite imposer un condominium. ♦


(1) L’archipel du Svalbard est situé en zone arctique entre 74° et 81° de latitude nord. Svalbard est le toponyme norvégien mais les Russes le désignent sous le nom de Spitzberg qui est l’île principale de l’archipel.
(2) Les fonds marins situés au-delà de la limite du plateau continental des Etats appartiennent à la Zone, qui couvre ainsi 54 % du plancher océanique.
(3) En application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.
(4) Dans le cas de l’Antarctique les revendications des États possessionnés sont « gelées ».
(5) L’espace maritime situé entre l’île aux Ours et la côte nord de la Norvège est communément appelé « Bear Gap ».
(6) En anglais European Space Research Organization (ESRO) qui deviendra l’Agence spatiale européenne (European Space Agency – ESA) en 1975.
(7) Les bases scientifiques chinoises en Antarctique disposent d’équipements destinés au système de navigation par satellites Beidou (GPS) qui a une vocation civile et militaire. Voir notamment Ortolland Didier, Les mers de Chine. Géopolitique, confrontation et droit international, L’Harmattan, 2024, 276 pages.
(8) La population des cités comporte une importante proportion de ressortissants ukrainiens en raison de la spécialisation de ce pays dans l’extraction minière.
(9) Sur les tentatives de diversification menées par Arktikugol voir Moe Arild et Jorgensen Anne-Kristin, « Russia’s policy of presence in Svalbard », Fridtjof Nansen Institute, mars 2024 (www.fni.no/).
(10) Le Conseil Arctique comprend huit membres : Canada, Danemark (au titre du Groenland), États-Unis (pour l’Alaska), Islande, Finlande, Norvège, Russie et Suède. La Russie, en raison de son étendue géographique, représente plus de la moitié des côtes de l’océan glacial Arctique.
(11) La Russie a transféré sa présidence à la Norvège par vidéoconférence en mai 2023. Dans la pratique, Moscou participe toujours aux groupes de travail scientifiques du Conseil Arctique. Ortolland Didier, « La Guerre d’Ukraine déstabilise l’Arctique », Le Monde diplomatique, septembre 2024.
(12) Aucun soldat soviétique n’a été tué au Svalbard pendant la Seconde Guerre mondiale, contrairement au Finnmark, région située dans l’extrême-nord de la Norvège, libérée par l’Armée rouge en 1945, et dans laquelle la Russie souhaite multiplier les stèles commémoratives en l’honneur de ses soldats.
(13) Barents Observer, 10 mai 2025.
(14) Cela ne concerne pas la zone de pêche du Svalbard qui a un statut différent de la ZEE norvégienne.
(15) Barents Observer, 23 janvier 2026.
(16) La Russie et la Norvège gèrent en commun les ressources halieutiques de la mer de Barents. Cet accord de pêche indispensable pour assurer la gestion des stocks de poissons semble assez menacé aujourd’hui.
(17) D’autres difficultés pourraient intervenir si la Norvège exploite, comme elle l’a annoncé, les sulfures polymétalliques de la dorsale de Mohns qui se trouve entre l’île norvégienne de Jan Mayen et le Svalbard et qui a été reconnue par la Commission des limites du plateau continental comme une extension du plateau continental de Jan Mayen et du Svalbard. Certains États pourraient arguer que le plateau continental et son extension sont concernés par le Traité de 1920.

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