Connexion
  • Mon espace
RDN Association loi 1904, fondée en 1939 RDN Le débat stratégique depuis 1939
  • Panier - 0 article
  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Mon espace
  • Connexion
  • Connexion

    Email :

    Mot de passe :

  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Accueil
  • e-RDN
  • Articles
  • « Maître, souviens-toi des Athéniens » : Maîtrise et mirage de la diplomatie coercitive (T 1825)

« Maître, souviens-toi des Athéniens » : Maîtrise et mirage de la diplomatie coercitive (T 1825)

Axel Desrentes, « « Maître, souviens-toi des Athéniens » : Maîtrise et mirage de la diplomatie coercitive (T 1825)  », RDN, 29 avril 2026 - 8 pages

L'artillerie française sur les hauteurs d'Athènes / Agence Rol, Public domain, via Wikimedia Commons
L'artillerie française sur les hauteurs d'Athènes / Agence Rol, Public domain, via Wikimedia Commons

La crédibilité d’une stratégie repose sur l’alignement entre moyens, message et engagement perçu. L'affaire d'Athènes du 1er décembre 1916 révèle les risques d’une coercition mal calibrée. Aujourd’hui, face à l’Iran, oscillations américaines et postures floues menacent de neutraliser l’effet dissuasif. La discipline intellectuelle prime sur la force brute.

“Master, remember the Athenians”: Mastery and the mirage of coercive diplomacy

The credibility of a strategy rests on the alignment between resources, message, and perceived commitment. The Athens Crisis of December 1, 1916, revealed the risks of poorly calibrated coercion. Today, facing Iran, American vacillations and ambiguous stances threaten to neutralize its deterrent effect. Intellectual discipline takes precedence over brute force.

Hérodote rapporte qu’après la destruction de Sardes par les Athéniens, Darius Ier ordonne à l’un de ses officiers de lui répéter, toutes les fois qu’on lui servirait à dîner : « Maître, souviens-toi des Athéniens » (1). Les rois qui font l’histoire utilisent leur mémoire comme une boussole pour s’imposer une discipline de fer. Près de dix ans plus tard, l’esprit de vengeance de Darius est intact et culmine à Marathon. À l’inverse, certaines opérations militaires échouent par manque de constance et de cohérence dans la durée.

À l’heure où la guerre sévit au Moyen-Orient depuis le 28 février 2026 et où le porte-avions Charles-de-Gaulle a rejoint la Méditerranée, la France et la Marine nationale – qui célèbre ses 400 ans – n’ont-elles pas, elles aussi, à se remémorer certaines leçons de l’histoire méditerranéenne ? Non plus celles des guerres médiques, mais de l’implication française dans les événements du 1er décembre 1916. Paris mène alors une démonstration de force envers Athènes pour entraîner la Grèce, restée neutre, du côté de l’Entente et inverser les rapports de puissance en Orient. Un corps expéditionnaire français y est déployé depuis l’intervention aux Dardanelles. Mal calibrée, l’opération dégénère en affrontement, révélateur des limites d’une coercition mal maîtrisée.

Cet épisode met en lumière un principe éternel : en matière de stratégie d’influence, la puissance ne vaut que par sa cohérence. Dès lors que moyens engagés, message adressé et niveau d’engagement perçu divergent, l’usage de la force peut perdre toute crédibilité et se retourner contre ses objectifs.

L’humiliation initiale

L’épisode du 1er décembre 1916 est l’illustration d’un échec tactique dont la chronologie permet d’en comprendre les enjeux et les travers.

Le guet-apens

Il est près d’une heure du matin lorsque les fusiliers marins des compagnies de débarquement de l’escadre française poussent du cuirassé Mirabeau et de plusieurs torpilleurs embossés au large du Pirée. Les objectifs sont clairs : occuper la colline de Castella qui domine le port militaire d’Athènes ; prendre la pyrotechnie et la douane ; occuper les collines des Nymphes pour tenir le point haut de la capitale ; prendre les établissements du génie militaire et la poudrerie ; installer un poste de télégraphie sans fil (TSF) au Zappeion pour maintenir les liaisons avec les flottes françaises et britanniques.

Au moment où les 2 870 marins s’établissent sur le rivage, l’amiral Dartigue du Fournet, qui commande l’ensemble de la flotte alliée en Méditerranée, est plutôt confiant sur les opérations. Ainsi, les hommes emportent avec eux seulement deux jours de vivres, 96 balles par fusil, 3 600 par mitrailleuse.

Pourtant, la situation est de plus en plus tendue dans le pays depuis que la Bulgarie a déclenché une grande offensive contre la Serbie, le 17 octobre 1916. Cet événement exacerbe les divergences entre germanophiles et pro-alliés au sein de la population. Paris s’inquiète de la sûreté de ses forces de réserve retranchées à Salonique depuis octobre 1915 (2). En réclamant des batteries d’artillerie – pour compenser la capture de matériels de guerre par les troupes germano-bulgares – la France veut augmenter la pression sur Athènes.

Toutefois, rien ne se passe comme prévu. À 11 h 05, un lieutenant de vaisseau est tué alors qu’il entame des pourparlers pour empêcher un groupe de soldats grecs et de manifestants de s’emparer du véhicule d’allégement de sa compagnie. Les fusiliers marins ripostent et l’engagement s’étend à toute la ville pendant la journée. Il faut attendre 17 h 35 pour que le Mirabeau envoie un premier coup de 240 mm et tir au but près du palais royal. À 18 h 45, le roi Constantin Ier confirme qu’il peut finalement livrer les armes. À 19 h 00, les tirs sont suspendus. À 23 h 00, les fusiliers marins sont forcés de se replier. À 8 h, le lendemain, tout le monde est de retour à bord : on compte cinquante-quatre morts dont sept soldats anglais et cent trente-quatre blessés. Côté grec, les dégâts sont de nature similaire.

L’honneur sauvé

On parle souvent des fusiliers marins de Dixmude, peu de ceux d’Athènes, car au soir du 1er décembre 1916, les premiers télégrammes qui parviennent Place Royale font penser à une humiliation nationale. Pour autant, la question grecque n’est pas encore réglée. Le 10 janvier 1917, les alliés tiennent une conférence à Rome. Elle fixe un délai de quinze jours et de nouvelles conditions avant une autre intervention : remise de batteries d’artillerie supplémentaires, démobilisation, contrôle des télécommunications et des transports. Athènes met à peine six jours à s’y résoudre. Au mois de juin 1917, un haut-commissaire français entame des négociations avec le roi. Une escadre et des forces terrestres alliées sont pré-positionnées en Thessalie, au Pirée et sur les rives de l’isthme de Corinthe. Cette fois-ci, près de 4 000 soldats mettent pied à terre et 10 000 autres se tiennent prêts à débarquer pour faire le siège d’Athènes.

Les souvenirs du 1er décembre 1916 font le reste : le 12 juin 1917, Constantin Ier de Grèce finit par abdiquer. Le 2 juillet 1917, la Grèce déclare enfin la guerre aux puissances centrales et se range du côté de la France.

Un plan mal calibré

Le 1er décembre 1916 est un exemple de ce que les relations internationales appellent la « diplomatie coercitive » (3). Le procédé s’inscrit dans la continuité de la « diplomatie de la canonnière » qui démontre son efficacité quelques années plus tôt, notamment lors de la crise d’Agadir (1911). La diplomatie coercitive est une recette politique et militaire délicate, où chaque ingrédient doit être savamment dosé, au risque de se transformer en cocktail explosif.

Le déni du renseignement

L’écart entre l’intuition initiale et la réalité du terrain se situe non seulement dans le champ physique mais surtout dans celui des perceptions. L’amiral privilégie le facteur maritime. En plus de la mobilité que lui apporte la flotte, il espère disposer d’un maximum de fluidité lors de la phase de débarquement. Pourtant, la majeure partie de l’opération se situe au cœur même de la capitale. Or, le combat en zone urbaine ne s’apprend pas une fois sur les barricades. Il implique la parfaite maîtrise de techniques spécifiques : quadrillage, maintien de l’ordre, ouverture d’itinéraires, combat rapproché.

Puis, il écarte les recommandations des services de renseignement alliés et de l’attaché naval à Athènes, qui lui semblent confirmer à l’excès l’existence d’opérations clandestines menées par l’armée royale avec l’appui d’une partie de la population. Le débarquement de 3 000 marins doit donc constituer une simple manifestation de puissance destinée à donner une occasion au roi de livrer les armes, sans perdre la face devant l’opinion (4).

Pourtant, l’implication de divers réseaux dans le ravitaillement de sous-marins allemands ou la saisie d’une partie du fret ferroviaire entre Salonique et le front de Macédoine est bien réelle. Quoi qu’il en soit, l’opération du 1er décembre doit s’avérer plus proche de la mise en scène que de la véritable démonstration de force.

L’inadéquation tactique

Telles que leur sont données les instructions, les fusiliers marins ne s’attendent pas à devoir faire face psychologiquement ni physiquement à un choc supérieur ou prolongé.

De plus, le format de l’intervention n’est qu’un pis-aller pour les parties qui souhaitent y prendre part : le général Sarrail, commandant l’armée d’Orient, refuse tout simplement d’y participer. Les Britanniques n’y sont pas favorables non plus, mais fournissent tout de même quelques centaines de marins. Le chef de la légation française à Athènes est partiellement écarté des décisions depuis qu’il a outrepassé ses prérogatives diplomatiques, lors d’une tentative précédente d’opération militaire. En outre, le ministre de la Marine autorise l’amiral Dartigue du Fournet à traiter directement avec le roi des sujets strictement militaires mais sans prendre part aux discussions diplomatiques. Il n’existe alors aucun pilotage unifié, ni de synthèse claire entre objectifs politiques et moyens militaires. Dans ce contexte très fragmenté, l’amiral se retrouve malgré lui en position d’arbitre. Exposé directement au discours du roi, il devient d’autant plus réceptif à une logique d’apaisement, ce qui contribue à infléchir le format de son plan initial.

Les tensions croissantes dans la capitale précipitent les événements, au point que l’action dépasse le cycle des décisions. Il apparaît ce que l’économiste américain James March appelle le « modèle de la poubelle » (5) : les flux de participants, de problèmes, d’occasions de décider et de solutions, finissent par se rencontrer de manière contingente, faute de mieux. Le cadre des opérations s’impose sur la base des vecteurs disponibles, d’un consensus minimal et d’objectifs insuffisamment analysés (6).

Anatomie de la diplomatie coercitive

Ces dysfonctionnements ne relèvent pas seulement de l’exécution. Ils renvoient aux conditions de crédibilité de toute stratégie coercitive conceptualisées par le professeur américain Thomas Schelling (7). Tel un moteur mal synchronisé dès l’allumage, l’opération grippe la mécanique d’influence. Car il ne s’agit plus ici de battre l’autre, mais d’influencer ses choix. Le pouvoir stratégique ne repose plus uniquement sur la force brute, mais sur l’effet des messages et les réactions qu’ils suscitent. Le conflit devient jeu psychologique et de perception. Pour que la « manipulation du danger » (8) fonctionne, le risque de dommage doit être réel, mais surtout perçu comme tel.

Pour Schelling, cette crédibilité repose sur cinq facteurs. Capacités de coercition : a-t-il réellement les moyens de le faire ? Capacités d’engagement : qu’est-ce qui l’empêche d’aller jusqu’au bout ? Capacités de communication : ai-je compris son intention ? Capacités à assumer des pertes : est-il prêt à en payer le prix ? Capacités de cohérence de l’ensemble des facteurs. Si les coups successifs sont bien joués, chacun, sans révéler ses intentions, converge vers un seuil implicite au-delà duquel tout dommage devient inacceptable. Le but n’est plus de gagner, mais « d’éviter le pire, ensemble » (9).

Les événements du 1er décembre 1916 illustrent une mise en pratique défectueuse. Si le cuirassé Mirabeau fait peser une menace certaine sur Athènes, les 2 870 fusiliers marins, malgré le nombre, ne sont pas équipés pour intimider suffisamment l’œil averti. La crédibilité du niveau d’engagement en est pénalisée, d’autant que de nombreuses tergiversations ont brouillé la ligne de conduite des alliés les mois précédents : retrait de l’armée d’Orient de Gallipoli à l’automne 1915 et repositionnement sur Salonique sans objectif clair (10), avortement de deux démonstrations navales en décembre 1915 puis en juin 1916.

Pris dans leur ensemble, ces facteurs fissurent la détermination affichée. À l’inverse, ils renforcent la volonté adverse de conserver une certaine prise sur les événements.

Une leçon pour l’avenir

Au-delà d’entretenir la mémoire d’un échec, se souvenir de nos « 47 Athéniens » permet d’éclairer deux questions essentielles. Celle de la crédibilité des postures militaires et celle de la prise de décision dans un environnement aussi complexe que les opérations interalliées.

Des contextes différents

Les événements d’Athènes s’inscrivent dans une guerre généralisée, tandis que la compétition stratégique n’implique plus nécessairement aujourd’hui d’engagement direct.

Toutefois, l’issue des crises actuelles, souvent régionales, ne garantit pas pour autant de débouchés plus favorables qu’en 1917 : le temps médiatique proscrit la poursuite d’une mise sous pression progressive pendant plusieurs mois. Les marges réelles d’escalade se voient limitées par les hauteurs sous plafond du dôme nucléaire, des prix à la pompe et de leurs répercutions instantanées sur les marchés globalisés. De plus, le monde multipolaire post-guerre froide rend les coalitions entre puissances moins évidentes. Il fragmente et brouille les rapports de force qui existaient entre les vieux empires. Enfin, une sorte de paix continue dans plusieurs régions du monde, comme en Occident depuis 80 ans, réduit l’acceptabilité des pertes humaines par les décideurs et l’opinion (11).

Analogie d’un mécanisme

Même si la posture française contemporaine relève davantage depuis la guerre froide des logiques de dissuasion, de signalement stratégique ou de réassurance que de la coercition, elle implique une même exigence de cohérence entre moyens déployés, message stratégique et niveau d’engagement perçu.

De fait, certains dispositifs actuels interrogent. Quelle crédibilité opérationnelle pour un bataillon multinational de l’Otan déployé à près de 1 000 kilomètres du front de Zaporijjia ? Quelles capacités d’engagement pour un groupe aéronaval regroupé autour d’un porte-avions évoluant à près de 2 000 kilomètres du centre de gravité d’une crise qui sévit de l’autre côté de la péninsule arabique ? Comment interpréter une opération visant à « restaurer, quand les conditions seront permises, la circulation […] dans le détroit d’Ormuz » (12), tout en affirmant ne pas participer au conflit en cours (13) et en excluant tout projet d’ouverture ou de libération du détroit avant… un apaisement préalable (14) ? Quelle capacité, enfin, à assumer des pertes dans le cadre d’une force multinationale conçue pour intervenir « le jour d’après […] loin de la ligne de contact » (15) ? Quelle cohérence d’ensemble ?

Autrement dit, en 1916 comme en 2026, certaines options ne paraissent pas toujours bien calibrées pour produire les effets politique et militaire espérés. À trop vouloir contrôler l’escalade, on en neutralise les ressorts. À trop encadrer les messages, on en atténue la portée. Et à trop afficher les limites de son engagement, on en fragilise la crédibilité. Le risque n’est pas tant celui d’une montée aux extrêmes incontrôlée que celui d’une posture stratégique inefficace.

La position américaine face à l’Iran offre un autre type de discordance. L’alternance entre surenchère verbale – jusqu’à évoquer la « disparition entière d’une civilisation » (16) –, menaces d’escalade majeure, ponctuées de reports successifs d’ultimatum puis d’inflexions soudaines, contribue à brouiller encore un peu plus la lisibilité des intentions stratégiques. L’option de la montée aux extrêmes est clairement exprimée par Washington, mais une fois encore, sans paraître pleinement contrôlée ni proportionnée.

Au contraire, ces oscillations semblent révéler la fragilité du rapport de force qu’elles prétendent instaurer débouchant tantôt sur des compromis provisoires, tantôt sur un cadre de négociation mal défini.

Poker menteur

La guerre en Iran présente par ailleurs certaines limites des mécanismes de décision collective militaires et diplomatiques.

Le refus de plusieurs États européens d’autoriser l’utilisation de leurs bases ou le survol de leur territoire, conjugué aux critiques virulentes du président des États-Unis envers ses alliés de l’Otan, donnent à voir une succession de jeux d’influence désordonnés. La situation révèle une forme contemporaine de désalignement décisionnel, où objectifs militaires affichés, contraintes politiques internes et postures diplomatiques semblent s’enchevêtrer.

Elle s’apparente fortement au modèle de la poubelle déjà évoqué où problèmes, solutions et acteurs se télescopent de manière contingente. La partie semble davantage échapper aux Américains par excès de bluff qu’assurer la maîtrise d’une main réellement forte. Et par répercussion, la lecture de « la main collective » devient, elle aussi, beaucoup moins lisible pour le reste des joueurs autour de la table.

Conclusion

L’enseignement d’Athènes vaut pour l’ensemble des postures stratégiques contemporaines : dissuader, rassurer ou contraindre suppose de maîtriser les effets produits sur les perceptions. Le véritable enjeu n’est pas celui des moyens disponibles, mais de leur alignement : entre objectifs diplomatiques et instruments militaires, communication stratégique et intentions réelles, risque assumé et risque perçu. Malgré un environnement géopolitique mondial radicalement différent de celui du début du XXe siècle, la guerre en Iran remet à l’ordre du jour l’indispensable crédibilité de tout message stratégique.

Au fond, ce pourrait être la leçon de Darius Ier : la stratégie n’échoue pas seulement par manque de force, mais par défaut de discipline intellectuelle. Aujourd’hui, plus que jamais, pour ne pas laisser la confusion des fous l’emporter sur la maîtrise des rois : souvenons-nous des Athéniens. ♦


(1) Hérodote d’Halicarnasse, revu par Émile Pessonneaux, Histoire d’Hérodote, Livre V, Charpentier, 1889, p. 409.
(2) En décembre 1916, on compte entre 120 000 et 150 000 militaires français à Salonique.
(3) Le politologue américain Alexander George théorise une pratique déjà ancienne dans son ouvrage Forceful Persuasion: Coercive Diplomacy as an Alternative to War (1991).
(4) Laurens Alphonse, Le commandement naval en Méditerranée (1914-1918), Payot, 1931, p. 232.
(5) Cohen Michael D., March James G. et Olsen Johan P., « A Garbage Can Model of Organisational Choice », Administrative Science Quarterly, vol. 17, n° 1, 1972 (https://perguntasaopo.wordpress.com/).
(6) Morel Christian, Les décisions absurdes, Gallimard, 2009. p. 266.
(7) Schelling Thomas, The Strategy of Conflicts, Harvard University Press, 1960.p. 132.
(8) Ibidem.
(9) Ibid.
(10) Sarrail Maurice, Mon commandement en Orient (1916-1918), Flammarion, 1920. p. 19.
(11) Le 18 août 2008, l’embuscade d’Uzbin, au cours de laquelle 10 soldats français sont tués et 21 blessés, ouvre un espace de contestation de l’opinion contre la pertinence de l’engagement de la France en Afghanistan.
(12) Macron Emmanuel, « Déclaration à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle », 9 mars 2026 (www.vie-publique.fr/).
(13) Macron Emmanuel, « Déclaration sur la situation en Iran et au Moyen-Orient », 17 mars 2026 (https://www.vie-publique.fr/discours/302511-emmanuel-macron-17032026-conflit-au-moyen-orient).
(14) Ibidem.
(15) Macron Emmanuel, « Déclaration de Paris – Des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable en Ukraine », 6 janvier 2026 (www.elysee.fr/).
(16) Donald Trump, via son réseau social Truth Social, 7 avril 2026. Voir : Brezar Aleksandar et Blackburn Gavin, « Trump déclare qu’“une civilisation entière mourra ce soir” si Téhéran refuse de conclure un accord », Euronews, 7 avril 2026 (https://fr.euronews.com/).

Partagez...

  • Accéder aux tribunes

Avril 2026
n° 889

Des armées innovantes

Je participe au débat stratégique


À vos claviers,
réagissez au dossier du mois

 

Actualités

22-04-2026

Liban : décès du caporal-chef Anicet Girardin, engagé sur l’opération Daman

18-04-2026

Liban : décès d’un militaire engagé sur l’opération Daman

09-04-2026

Eurosatory 2026 : vers une édition record dans un contexte de réarmement massif

Adhérez au CEDN

et bénéficiez d'un statut privilégié et d'avantages exclusifs (invitations...)

Anciens numéros

Accéder aux sommaires des revues de 1939 à aujourd’hui

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...

Lettre d'infos

Boutique

  • Abonnements
  • Crédits articles
  • Points de vente
  • CGV
  • Politique de confidentialité / Mentions légales

e-RDN

  • Tribune
  • e-Recensions
  • Cahiers de la RDN
  • Florilège historique
  • Repères

Informations

La Revue Défense Nationale est éditée par le Comité d’études de défense nationale (association loi de 1901)

Directeur de la publication : Luc de Rancourt

Adresse géographique : École militaire,
1 place Joffre, Paris VII

Nous contacter

Tél. : 01 44 42 31 90

Email : contact@defnat.com

Adresse : BP 8607, 75325 Paris cedex 07

Publicité : 01 44 42 31 91

Copyright © Bialec Tous droits réservés.