La suasion navale repose sur la crédibilité du signal. La suasion exige un alignement parfait entre moyens déployés, message clair et risque assumé pour modifier les comportements adverses.
Le concept de suasion et l’usage politique de l’outil naval : mise en application (T 1827)
HMS Montrose / Photo: POA(Phot) Mick Storey/MOD, OGL v1.0OGL v1.0, via Wikimedia Commons
The concept of suasion and the political use of naval power: implementation
Naval suasion relies on the credibility of the signal. Suasion requires perfect alignment between deployed resources, a clear message, and an assumed risk in order to modify adversary behavior.
Le concept de suasion permet l’étude de l’utilisation politique des forces navales et par extension des forces armées (1). La suasion est la synergie entre la crédibilité du déployant, c’est-à-dire son habilité à convaincre la cible de la matérialité de la menace qui pèse sur elle et sa capacité d’influence, son aptitude à obtenir des effets sur les attitudes et les comportements en agissant sur les perceptions (2). Le résultat de l’usage de la suasion ne se manifeste que dans les réactions des autres (3), qu’elles soient positives, négatives ou passives. Le déployant doit considérer l’intériorité de l’effet comportemental recherché chez l’entité ciblée, lui-même étant restreint à tout mettre en œuvre pour provoquer l’effet-réaction, qu’il soit dissuasif, persuasif, ou de soutien.
Le déployant doit réaliser le signal le plus approprié, que nous désignerons comme signal suasif, et évaluer les mécanismes de réception de celui-ci. Nous étudierons tout d’abord l’émission du signal en nous concentrant sur le franchissement des limites maritimes, qui permettent son accentuation et sa direction ; nous étudierons ensuite la réception du signal qui est une affaire de perception.
Le franchissement des limites maritimes : une voie d’accentuation et de direction du signal suasif
Le territoire étatique est délimité par des frontières terrestres et des limites maritimes. Ce sont des limites juridiques séparant des espaces juridiques distincts qui ont un important caractère politique. Ainsi, ordonner à un navire de guerre de franchir ces limites et d’agir dans les eaux sous juridiction nationale (passage inoffensif dans la mer territoriale ou manœuvres dans la zone économique exclusive), peut constituer une méthode de signalement politique et stratégique.
Nous utiliserons comme cas d’étude l’incident opposant le HMS Defender aux forces armées russes le 23 juin 2021. L’incident a eu lieu lors du passage inoffensif (4) de l’HMS Defender dans la mer territoriale au sud de la Crimée, alors qu’il se rendait en Géorgie après avoir visité Odessa le 18 juin 2021 avec la frégate néerlandaise HNLMS Eversten. Le HMS Defender a réalisé une manœuvre de diplomatie navale douce habituelle depuis l’annexion de la Crimée. Ce passage inoffensif était un signal ferme, au caractère juridique incontestable, par lequel le Royaume-Uni entendait rappeler sans équivoque qu’il reconnaît la Crimée comme étant, de jure, sous souveraineté ukrainienne. Il permettait également de réaffirmer le soutien du Royaume-Uni à l’Ukraine, dans le contexte des préparatifs militaires russes de l’invasion de février 2022. Ce court passage dans la mer territoriale de 36 minutes (5) ne semble pas avoir été non inoffensif au sens de l’article 19 de la CNUDM, le navire britannique ayant simplement traversé la mer territoriale. La Russie s’y est toutefois opposée en interposant des navires de son Service fédéral de sécurité (FSB), des navires de la flotte de la mer Noire, auxquels se sont ajoutés des survols d’avions (6).
Les deux navires alliés, bien qu’ayant visité ensemble Odessa, n’ont pas subi le même sort. En effet, si le HNLMS Eversten était intégré au groupe aéronaval britannique de l’HMS Queen Elizabeth opérant en Méditerranée orientale, ce navire de guerre restait néerlandais. Or, ce gouvernement n’était pas autant engagé dans le soutien à l’Ukraine que celui britannique. Ainsi, le HMS Defender a exercé seul le droit de passage inoffensif ; le HNLMS Eversten s’étant davantage écarté de la Crimée, ce qui ne l’épargna pas d’être survolé par des Soukhoï (7).
L’exercice du droit de passage inoffensif était un signal ferme, au caractère juridique incontestable, par lequel le Royaume-Uni entendait rappeler sans équivoque qu’il reconnaît la Crimée comme étant, de jure, sous souveraineté ukrainienne. Ce court passage dans la mer territoriale de 36 minutes (8) ne semble pas avoir été non inoffensif au sens de l’article 19 de la CNUDM, le navire britannique ayant simplement traversé la mer territoriale. Toutefois, ce passage était un message diplomatique majeur, face auquel les autorités russes se devaient de réagir pour réaffirmer la souveraineté russe sur la Crimée.
L’exercice d’un droit de navigation pour manifester une opposition juridique envers un État n’est pas, per se, illicite tant qu’il est réalisé dans le respect du droit international (9). Il est cependant établi que le droit de passage inoffensif doit s’exercer dans le respect de la souveraineté de l’État côtier. Encore faut-il déterminer quel est l’État côtier, entre l’Ukraine souveraine de droit et la Russie exerçant de fait sa souveraineté sur la péninsule. La dimension informationnelle de la manœuvre de suasion était bien prise en compte par le Royaume-Uni. Des journalistes avaient été embarqués et ont pu diffuser les images de l’incident (10). Face à la réaction militaire russe, le gouvernement britannique a immédiatement feint la surprise et indiqué que le navire avait exercé le droit de passage inoffensif (11). Le Premier ministre Boris Johnson a précisé que le déploiement était « totalement approprié » (12) et que l’élément important est la non-reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée par le Royaume-Uni (13).
L’engagement d’un unique navire était risqué, l’adversaire pouvant engager le combat. Dans ce choc des volontés, le HMS Defender ne pouvait compter que sur son immunité juridique et sa nationalité britannique pour éviter l’attaque ; ainsi que sur ses propres systèmes d’armes pour se défendre, rappelant que les effets de la suasion dépendent pour partie de l’acceptation du risque par le déployant (14). Le signal envoyé était clair. Il devait persuader la Russie, l’Ukraine et l’ensemble de la communauté internationale de l’engagement indéfectible du Royaume-Uni aux côtés de l’Ukraine.
La France a également envoyé un navire en mer Noire. La frégate Auvergne a fait escale à Odessa le 24 décembre 2021. Le gouvernement français, plus modéré, souhaitait maintenir un lien politique ouvert avec la Russie. L’Auvergne a bien visité les différents ports amis de la mer Noire, mais en faisant route à distance de la Crimée. Le signal envoyé fut différent : soutien à l’Ukraine et conservation du dialogue avec la Russie. Là où le Royaume-Uni avec le HMS Defender a fait usage de suasion, la France avec l’Auvergne adoptait une position plus nuancée, en présentant son déploiement naval comme habituel visant à simplement montrer le pavillon (15), son commandant le disant clairement à la presse (16).
La réception du signal suasif : une affaire de perception
La suasion est une dialectique, inter partes, entre le déployant et la cible, mais ses effets vont bien au-delà. La suasion partage cette caractéristique avec l’influence qui ne vise « pas exclusivement un adversaire désigné mais tend à produire des effets dans l’ensemble de la sphère informationnelle » (17). Une manœuvre de suasion, destinée à produire ses effets sur un seul acteur, qu’il soit étatique ou non étatique, produit nécessairement des effets sur d’autres entités, que ce soit des États, des organisations internationales, des entreprises ou des sociétés. Il est d’autant plus illusoire d’espérer qu’un déploiement naval ne produise ses effets que sur l’adversaire désigné. La mer est un forum international où beaucoup d’États ont des intérêts et possèdent les capacités d’y agir militairement. Ainsi, le déployant naval ne peut que tout organiser, intra partes, pour produire le signal opportun, assurer sa crédibilité et permettre la production d’influence en évitant autant que possible les effets non-désirés (18).
En matière de perception du risque militaire par les États, la possession ou non de l’arme nucléaire et sa mise en œuvre par une doctrine de dissuasion sont d’importance majeure. La protection des intérêts vitaux, notamment contre l’emploi d’armes nucléaires, est un gain de liberté d’action pour les États détenteurs. La Russie a ainsi envahi l’Ukraine le 24 février 2022 sous le couvert de sa dissuasion nucléaire. En menaçant explicitement d’en faire usage, elle a interdit toute action directe des Occidentaux et a tempéré leur soutien militaire à l’Ukraine.
Les forces conventionnelles ont aussi des fonctions dissuasives. Seules ces forces permettent de dissuader un adversaire étatique d’agir sous le seuil nucléaire. Ainsi, les forces conventionnelles assurent la protection des intérêts nationaux non protégés par la dissuasion nucléaire tels que le trafic maritime. C’est l’objet de la mission Agenor en mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb où les Houtistes yéménites attaquent les navires de commerce depuis la guerre de Gaza commencée par l’attaque du 7 octobre 2023.
La protection de la navigation commerciale repose sur les forces aéronavales des États et sur la volonté des décideurs de bien vouloir les utiliser, ce qui n’est pas toujours évident quand l’auteur des attaques est un État puissant. La crise maritime survenue au cours de l’été 2019, opposant l’Iran au Royaume-Uni, aux États-Unis et à d’autres pays occidentaux, dans le golfe Persique et le détroit de Ormuz, est ici pertinente (19). L’Iran tentait de capturer des navires britanniques en réaction à l’immobilisation du pétrolier Grace 1 par les autorités de Gibraltar, alors qu’il transportait du pétrole iranien vers la Syrie. Le 10 juillet, une première tentative à l’encontre du British Heritage fut déjouée par le HMS Montrose déployé pour protéger les navires britanniques. L’Iran finit par capturer le navire britannique Stena Impero le 19 juillet. L’incident fut médiatisé par les adversaires. L’Iran publia les images de la capture (20) et le Royaume-Uni les transmissions radio entre le Stena Impero, les navires iraniens et le HMS Montrose (21), pour démontrer la violation du droit de passage.
Le déploiement de la frégate avait pour objectif de dissuader l’Iran de s’en prendre aux navires britanniques. Le succès résidait dans la crédibilité britannique et celle de son allié américain, telles que perçues par les dirigeants iraniens, dans une approche coûts-bénéfices, que ce soit sur un strict plan naval par les navires engagés, ou sur un plan plus général, en considérant les capacités supplémentaires mobilisables (22). Or, les navires engagés tels que le HMS Montrose limitaient leur action à l’interposition entre les navires de commerce et les navires iraniens, comme ce fut le cas pour le British Heritage. Un tel risque d’interposition physique peut-il être caractérisé de dissuasif ? Ce procédé plaçait l’Iran en situation de pouvoir tenter de nouvelles captures, dans la mesure où aucune riposte militaire n’était engagée contre lui ou ses forces aéronavales. Or, la dissuasion repose sur la crédibilité. Pour une dissuasion par représailles, la crédibilité est la perception par l’adversaire de la probabilité défavorable d’être atteint par une riposte démesurée, eu égard au gain espéré si l’action interdite est entreprise (23). La dissuasion par interdiction était également une possibilité, en convainquant l’Iran que toute tentative de capture serait vaine par la destruction des capacités employées pour la tenter (24).
La crédibilité dissuasive de la frégate dépendait de son aptitude à user de la violence, résultat de la combinaison de ses règles d’engagement et de ses capacités militaires. Or, il ne pouvait y avoir d’effet dissuasif si le seul risque auquel s’exposait l’Iran était l’échec de l’opération sans pertes ; cet aléa n’étant que la certitude de nouvelles opportunités de capture. Nous pouvons résumer cela par la phrase suivante : si je (Iran) gagne, je gagne, si je perds, je n’ai pas encore gagné.
La crédibilité repose pour partie sur la résolution d’user de la force. Cette résolution dépend notamment de la sensibilité des décideurs aux pertes résultant de l’affrontement putatif. Celle-ci varie en fonction des États, des systèmes politiques et des sociétés. Le Royaume-Uni et son allié américain pouvaient-ils risquer un affrontement naval, la perte d’un bâtiment, de son équipage et une extension verticale et horizontale du conflit ? Une fois ce cap franchi, ils auraient été confrontés au dilemme de se retirer en comptant leurs pertes matérielles, humaines et politiques, ou escalader dans l’incertitude.
Le déploiement du HMS Montrose a bien provoqué un effet dissuasif sur le plan tactique, en interdisant par son interposition physique la capture du British Heritage. Cependant, sur le plan stratégique, l’Iran n’a pas été dissuadé de tenter de nouvelles captures. Cette crise apparaît aujourd’hui comme les prémices de la situation actuelle dans le détroit de Bab-el-Mandeb, où les Houthis attaquent sans relâche le trafic maritime et parviennent à couler des navires, malgré les actions défensives de certaines marines et les frappes américaines, britanniques et israéliennes.
En définitive, la suasion est une synergie entre la crédibilité et l’influence, dans laquelle le rapport au risque eu égard à l’enjeu est primordial. Elle se matérialise par une dialectique de signaux émis et reçus par chaque acteur : l’un cherchant à produire un effet que l’autre tente de surmonter ou de s’y dérober. Surtout, le résultat de toute manœuvre de suasion, qu’elle soit dissuasive ou persuasive, ne se réalise que dans les réactions des autres. Ainsi, il convient de garder à l’esprit, comme dans d’autres domaines stratégiques, la distinction entre l’effet recherché et la stratégie mise en œuvre pour l’obtenir. ♦
(1) Faisant suite à un précédent article publié dans la RDN n° 880, p. 44-48, le présent article est une synthèse du mémoire d’Aymeric Lotz dans le cadre du Master 2 « Droit de la mer et Risques maritimes » de l’Université de Lille. Il a obtenu le prix 2023 du meilleur mémoire de l’AEGES (Association pour les études sur la guerre et la stratégie).
(2) Définition de l’influence : Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations (CICDE), Glossaire interarmées de terminologie opérationnelle, ministère de la Défense, 2015, p. 78.
(3) Luttwak Edward, The Political Uses of Sea Power, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1974, p. 5-6 : « Whether it is active or latent, coercive or supportive, deterrent or positive (i.e., “compellent”), armed suasion is manifest only in others’ reactions ; it is the general concept that embraces all such reactive effects ».
(4) Partie II, section 3 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM).
(5) Sabbagh Dan et Roth Andrew, « Britain acknowledges surprise at speed of Russian reaction to warship », The Guardian, 24 juin 2021 (https://www.theguardian.com).
(6) Sabbagh D. et Roth A., op. cit. : « A parliamentary statement released by the UK defence secretary, Ben Wallace, on Thursday said that HMS Defender entered “Ukrainian territorial waters” at 9.50am UK time—local time 11.50am—engaged on “innocent passage”. », souligné par nous. Un incident similaire provoqué par le passage inoffensif de deux navires américains dans les eaux territoriales de Crimée avait opposé l’Union soviétique aux États-Unis en mars 1986 : Cable James, Navies in Violent Peace, London, Palgrave Macmillan, 1989, p. 73.
(7) Coerder Mike, « Dutch navy: Russian jets flew low over frigate in Black Sea », AP News, 29 juin 2021 (https://apnews.com/).
(8) Sabbagh D. et Roth A., op. cit.
(9) Affaire du Détroit de Corfou, Arrêt du 9 avril 1949 : Cour internationale de Justice (CIJ), Recueil 1949, p. 30 (https://www.icj-cij.org/fr/node/103099). Le droit de passage inoffensif est reconnu par la Russie. Déterminer si ce droit nécessite notification ou autorisation sort du cadre de notre étude.
(10) Faulconbridge Guy et Golubkova Katya, « Russia warns Britain it will bomb ships next time», Reuters, 25 juin 2021 (https://www.reuters.com/).
(11) Sabbagh D. et Roth A., op. cit.
(12) « Boris Johnson says HMS Defender’s deployment ‘wholly appropriate’ », Guardian News (chaîne YouTube), 24 juin 2021 (https://www.youtube.com/watch?v=FFWM7s2I52g).
(13) Ibidem.
(14) Cable J., Gunboat Diplomacy 1919-1991: Political Applications of Limited Naval Force (3e éd.), London, Palgrave Macmillan, 1994, p. 42 : « Limited naval force is an alternative to war, and purposeful force in particular may sometimes be used or threatened in an effort to resolve a dispute that, if allowed to fester, could lead to war. It is a risky expedient—fighting a fire with fire … ».
(15) Cable J., Navies in Violent Peace, op. cit., p. 71-72 : « Showing the flag is not the same as gunboat diplomacy. […] Showing the flag can be no more than a general reminder of the existence of the navy concerned. It is not always a friendly reminder, but there is no intention of threatening or using force, seldom much expectation of immediate results. Showing the flag is the naval equivalent of the ceremonial and symbolic practices of diplomacy. », souligné par nous.
(16) Cognard Franck, « La marine française déployée dans la mer Noire : “On n’est pas là pour mettre de l’huile sur le feu” », France Info, 3 janvier 2022 (https://www.franceinfo.fr/).
(17) Boyer Bertrand, « Opérations d’information et lutte informationnelle : permanence et défis », RDN, n° 876, janvier 2025, p. 24 (https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=23605&cidrevue=876).
(18) Les effets non désirés des déploiements navals ont été identifiés par Eward Luttwak dans ce qu’il nomme “suasion latent” : « … the undirected, and hence possibly unintended, reactions evoked by naval deployments maintained on a routine basis are defined as “latent.” », Luttwak E., op. cit., p. 11.
(19) Cela faisait suite au retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Pour une chronologique des événements : Martineau François, « Violent regain de tension dans le golfe arabo-persique », Annuaire du droit de la mer 2019, Tome XXIV, 2020, p. 577-584.
(20) « Iran troops rappel onto seized British-flagged oil tanker », Guardian News (chaîne YouTube), 20 juillet 2019 (https://www.youtube.com/watch?v=Uks4DvpMhpA).
(21) « Iran tanker seizure: Radio exchanges reveal Iran-UK confrontation », BBC News (chaîne YouTube), 21 juillet 2019 (https://www.youtube.com/watch?v=saWpvklgO0s).
(22) Henrotin Joseph, « La dissuasion », p. 426, in Taillat Stéphane, Henrotin J. et Schmitt Olivier, Guerre et stratégie, PUF, 2015, p. 437 : « S’exerçant du plan micro-tactique au plan stratégique, la dissuasion conventionnelle repose également sur des calculs coûts-bénéfices plus complexes en fonction de l’audace en tant que variable. ».
(23) Henrotin J., op. cit., p. 426.
(24) Ibid.
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