Né d’une base géographique, historique et civilisationnelle, l’Occident a dominé le monde depuis le XVe siècle, mais son hégémonie s’érode à cause, principalement, de trois facteurs : rejet de son attitude politique, démographie défavorable et montée de la Chine ainsi que de l’Inde. Aujourd’hui, l’Occident se fracture.
L’Occident, quel Occident ? (T 1856)
Jean-Baptiste Oudry, Allégorie de l'Europe, huile sur toile, 1722, Museum of Fine Arts, Houston
The West—which West?
Rooted in a shared geography, history, and civilization, the West has dominated the world since the 15th century, yet its hegemony is eroding due primarily to three factors: a rejection of its political stance, unfavorable demographics, and the rise of China and India. Today, the West is fracturing.
« Les Occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique, mais pas universelle »
Samuel P. Huntington, Le choc des civilisations
La guerre froide était caractérisée par un affrontement Est-Ouest qui structurait le monde entre un bloc occidental constitué par l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, et le bloc soviétique composé de l’Union soviétique, de l’Europe de l’Est et d’autres États satellites. Le début du XXIe siècle a progressivement dessiné une nouvelle ligne de fracture entre l’Occident et une partie du reste du monde. Depuis le XIXe siècle, l’Ouest s’était habitué à exercer un magistère mondial à maints égards. Aujourd’hui, il concentre sur lui critiques et remises en cause extérieures pour les motifs les plus divers, mais pas toujours infondés.
Le concept protéiforme de l’Occident s’est développé au fil des siècles sur une base géographique, historique et civilisationnelle qui s’est institutionalisée au XXe siècle puis dégradée par une prétention universaliste et par une absence de vision commune. Toujours prééminent, l’Occident apparaît contesté par des forces externes comme par des tensions internes. Après en avoir rappelé les origines, il convient de s’interroger sur ce qu’est devenu l’Occident, et si la période compliquée qu’il traverse actuellement est conjoncturelle ou s’il est à la veille d’une époque crépusculaire.
L’Occident, un concept ancien et évolutif
La notion d’Occident remonte à la période hellénistique quand les Grecs distinguaient dans leur voisinage deux régions : celle où le soleil disparaît avec le jour par-delà l’horizon visible ; et celle où il se présente, où il se lève pour éclairer la journée. Ainsi, s’opposaient pour nos anciens l’Occident, ou Ponant, à l’ouest de la mer Égée et le Levant, ou Orient, à l’est de cette mer. Dans l’Antiquité et d’après la mythologie grecque, ce qui constitue l’Europe aujourd’hui fut qualifié d’Occident, et les deux notions se sont longtemps confondues.
Succédant à la Grèce, l’Empire romain va se scinder à la fin du IVe siècle (395, Théodose 1er), en deux empires, Occident, avec Rome pour capitale, et Orient, dirigé par Constantinople. La notion d’Occident s’en trouve confortée. Entre-temps, la religion chrétienne va se développer avec l’empereur Constantin et se répandre sur l’ensemble du continent européen. Le chef de l’Église chrétienne siège généralement à Rome malgré sa chute prochaine. À Constantinople, un patriarche est nommé par l’empereur comme chef de l’Église d’Orient. L’Empire romain d’Occident disparaît progressivement à la fin du Ve siècle (476). Il est reconstitué et élargi par Charlemagne en ce qui devient bientôt le Saint Empire romain germanique (962), lointain ancêtre de l’Europe moderne. Dans le sillage de Constantin, Charlemagne promeut l’Église chrétienne. Au sein de celle-ci, le schisme d’Orient (1054) s’ajoute à la mise à sac de Constantinople par les croisés (1204) pour marquer la séparation définitive entre les Églises d’Orient et d’Occident. Au milieu du Moyen-Âge, la fracture politique, géographique et religieuse entre l’Orient et l’Occident est effective sans que l’un prenne le pas sur l’autre.
Ultérieurement, la Renaissance, la période des Grandes découvertes, celle des Lumières et celle du développement industriel vont donner un avantage décisif à l’Occident dans le jeu global ; il devient l’aire mondiale des progrès politiques, humains, économiques et techniques, et les autres continents ou civilisations se trouvent marginalisés. L’Occident est d’abord porté par les puissances européennes (Espagne, Provinces unies, France, Grande-Bretagne) jusqu’au seuil du XXe siècle ; à la faveur de la Première Guerre mondiale, elles vont être supplantées par les États-Unis qui sont encore la première puissance occidentale et mondiale. À l’origine notion géographique, constituée aujourd’hui de l’Europe, de l’Amérique du Nord et de plusieurs États de l’aire asiatique, l’Occident a pris un sens religieux avec la chrétienté, idéologique avec les philosophies modernes inspirées notamment de l’Antiquité grecque et romaine, puis géopolitique avec la représentation que ses citoyens se font de sa puissance, de sa richesse et de son développement.
La suprématie occidentale établie
Dans la progression et la croissance de l’Occident, il est symptomatique de noter que les puissances européennes se sont répandues de par le monde depuis la fin du XVe siècle, alors qu’aucun mouvement inverse ne s’est produit dans le même temps, comme l’a souligné l’historien britannique Niall Ferguson (1). Si une partie de la péninsule ibérique a été occupée par les Arabes pendant plusieurs siècles, la Reconquista était achevée à la fin du XVe siècle. En Europe centrale et orientale, les Turcs sont parvenus deux fois jusqu’aux portes de Vienne (1529 et 1683) sans pouvoir s’établir durablement dans la région et en restant cantonnés dans la péninsule balkanique jusqu’au XIXe siècle.
Les Européens se sont installés progressivement en Afrique, en Amérique et, plus marginalement, en Asie. Ils ont ainsi propagé leurs cultures, leurs religions et leurs modes de vie sur ces continents dans ce que le politologue américain George Friedman a appelé « L’assaut de l’Europe sur le monde » (2). Par leurs politiques d’expansion commerciale et coloniale, ils ont pu développer leurs systèmes économiques et accroître notoirement leurs richesses nationales. En Amérique du Nord, ils ont conquis des espaces immenses qui deviendront les États-Unis et le Canada.
Nombreuses et composites, les raisons pour lesquelles l’Europe s’est développée beaucoup plus rapidement que les autres continents et civilisations après la fin du XVe siècle sont politiques, religieuses, sociologiques, institutionnelles ; le résultat en est une avance incontestable accentuée avec l’apport des États-Unis.
En parallèle, les pays européens vont s’organiser en États nations. Une compétition politique et économique se développe entre eux, qui favorise aussi bien croissance que gouvernance. Aboutissement de cette évolution, l’Occident se qualifie de « monde libre » durant la guerre froide, en opposition à un autre qui ne le serait pas. Au début du XXIe siècle, l’Occident, dont la montée en puissance a pris plus de quatre siècles, conserve sa prépondérance. Il est probable qu’il la maintiendra pour une bonne partie du siècle.
Toutefois, cette domination a commencé à s’éroder depuis le début des années 2000 et la tendance atténuative devrait continuer. Trois facteurs déterminants y contribuent : une attitude politique de plus en plus rejetée à l’extérieur, une démographie défavorable, et le développement économique et technologique d’autres acteurs, la Chine et l’Inde notamment.
Une suprématie discutée
L’Occident se divise géographiquement aujourd’hui en deux pôles : l’Europe qu’on ne saurait réduire à l’Union européenne et qui en constitue le socle historique, et l’Amérique du Nord qui en est une extension migratoire et territoriale. Ce second pôle est devenu progressivement le centre de gravité de l’Occident mais aussi le moteur de l’ensemble mondial. À la fin du XXe siècle, les États-Unis ont été ainsi qualifiés de « nation indispensable » par la Secrétaire d’État de Bill Clinton Madeleine Albright (3) et « d’hyperpuissance » par l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine (4). Cette situation d’hégémonie américaine ne pouvait durer bien longtemps et s’est fracassée sur les attaques terroristes aux États-Unis du 11 septembre 2001, l’hyperpuissance provoquant l’hyperterrorisme comme l’a souligné le spécialiste des relations internationales, François Heisbourg (5).
La réaction américaine au 11 septembre a donné la mesure de la puissance militaire des États-Unis. Après s’être engagés rapidement en Afghanistan d’où venaient les terroristes et avoir chassé les Taliban du pouvoir, ils y ont poursuivi des opérations de nation-building qui ont tourné au fiasco. Entre-temps, ils avaient ouvert un autre front en Irak sur la base de fausses informations. Là encore, après avoir réussi à chasser le pouvoir en place, la transition vers un régime plus ouvert a viré au désastre. Ainsi, ces deux échecs ont montré les limites de la puissance des États-Unis, capables de déployer des moyens militaires considérables sans conclusion politique et suscitant de forts ressentiments dans le monde arabo-musulman, comme à la suite de l’intervention franco-britannique en Libye qu’ils ont soutenue.
Par ailleurs, ces dernières années ont vu plusieurs crises ébranler l’ensemble occidental (6) :
• La pandémie de Covid-19 qui a connu un traitement fort disparate selon les pays.
• Une perturbation des chaînes d’approvisionnement entre lieux de production et de consommation soulignant certaines dépendances occidentales dans les échanges globaux.
• Le retour de la guerre en Europe avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les menaces multiformes que celle-ci fait peser sur ses voisins occidentaux.
• Les dépendances européennes à l’énergie fossile russe et aux débouchés commerciaux chinois.
• L’arrivée du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche pour la seconde fois et son cortège de décisions unilatérales.
• La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Proche-Orient qui aggrave l’instabilité de l’ordre mondial et les approvisionnements énergétiques.
Le conflit ouvert par la Russie en Ukraine est en lien direct avec l’Occident. La volonté de cette dernière de rejoindre l’Union européenne est une des causes de l’agression russe. Ensuite, la réaction occidentale à celle-ci a mis en lumière les faiblesses de l’Europe à soutenir l’agressé et l’inconstance des États-Unis à l’égard de l’agresseur. Par ailleurs, nombre d’États ont refusé de condamner la Russie au prétexte qu’il s’agit d’une affaire européenne, donc occidentale. Ainsi, la guerre en Ukraine a contribué à accentuer la fracture atlantique, à déconsidérer l’Europe et à aggraver la cassure entre l’Occident et le reste du monde. Les conflits actuels au Proche-Orient produisent le même effet. Dans ces deux cas, l’Europe est perçue comme le maillon faible de l’Occident alors que les États-Unis mènent la danse de manière unilatérale.
Enfin, la Chine et la Russie contestent la primauté occidentale et promeuvent un monde multipolarisé notamment par des forums internationaux telles les BRICS+ (7) et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
L’Occident fracturé
Depuis le début de 2025, l’Administration américaine s’est montrée particulièrement menaçante vis-à-vis du Vieux Continent : elle lui a reproché de perdre ses valeurs (Conférence de sécurité de Munich, févier 2025 (8)) ; elle lui a imposé unilatéralement des droits de douane de 20 %, finalement ramenés à 15 % au prix d’un accord inéquitable (avril et juillet 2025) (9) ; les présidents américain et russe se sont rencontrés en Alaska au sujet de l’Ukraine sans présence européenne (août 2025) (10) ; la nouvelle National Security Strategy américaine accuse l’Europe de déclassement civilisationnel (novembre 2025) (11) ; le Président américain a menacé de prendre le contrôle du Groenland (janvier 2026) (12), il accuse ses alliés de ne pas coopérer dans une guerre aussi illégale qu’injustifiée déclenchée avec Israël contre l’Iran (février 2026) (13) et il met en cause l’Otan, seul lien formel (Traité de l’Atlantique Nord) entre son pays et l’Europe (14).
Du côté européen, la fragmentation du continent n’est pas véritablement compensée par une Union européenne (UE) toujours incertaine et floue dans ses décisions. L’UE s’est construite sur l’impératif de paix à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, abandonnant sa sécurité aux États-Unis. Elle est unie sur de prétendues valeurs qui ne lui sont d’aucune aide pour contrebalancer la puissance américaine et qui l’affaiblissent sur la scène internationale en faisant apparaître son hypocrisie des « doubles standards ». En tant qu’instrument de régulation, l’UE est un échec évident compte tenu du déséquilibre patent dans le domaine des nouvelles technologies avec les États-Unis qui font payer cher leurs capacités. Comme le dit l’essayiste Nicolas Baverez « l’Europe régule mais ne produit pas » (15).
Ainsi, au sein de l’Occident, deux approches politiques, actuellement incompatibles, se font face et ouvrent une brèche aux compétiteurs extérieurs. Le mouvement pendulaire historique de l’Europe vers les États-Unis déjà évoqué s’est accentué par le comportement unilatéral de ceux-ci qui entraîne un effacement européen correspondant. L’ancien président de la Commission européenne (1999-2004), Romano Prodi, a ainsi pu dire très récemment qu’« aujourd’hui, nous – les Européens – ne comptons plus pour rien » (16). En Ukraine, l’Europe est superbement ignorée lors des négociations et au Proche-Orient, elle semble avoir abandonné toute ambition d’y jouer un rôle quelconque et laisse implicitement les États-Unis aux commandes avec Israël (17).
Cette division aggravée de l’Occident est d’abord le fait des États-Unis qui poussent leur avantage économique, commercial et technologique appuyé par leur puissance politico-militaire face à une Europe subjuguée qui se laisse circonvenir. Depuis que les États-Unis ont consenti à assurer la sécurité du Vieux Continent à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, ils ont adopté tendanciellement vis-à-vis de l’Europe une attitude hégémonique favorisée par la faiblesse politique et militaire de celle-ci. Cette tendance s’est encore durcie dernièrement avec des prises de position hostiles, voire agressives des États-Unis envers l’Europe.
La récente résolution aux Nations unies sur l’esclavage (18) illustre la dichotomie au sein de l’Occident et le clivage entre celui-ci et le reste du monde. Seuls trois États s’y sont opposés (Argentine, les États-Unis et Israël), 52 autres se sont abstenus (Occidentaux) et le reste des États-membres ont soutenu les résolutions.
Un Occident américanisé et trumpisé
Aujourd’hui plus qu’hier, les États-Unis sont la vraie puissance de l’Occident et les conceptions impérialistes de Donald Trump le confirment chaque jour un peu plus. Le Président américain exige un alignement des pays européens sur sa politique, ignore leurs demandes et n’hésite pas à « punir » les récalcitrants ; il a ainsi ordonné le retrait de 5 000 militaires d’Allemagne après une déclaration sur le manque de stratégie américaine en Iran par le Chancelier allemand Friedrich Merz (19). Ce dernier avait pourtant raison de critiquer l’initiative américaine de cette nouvelle guerre malgré les échecs évoqués supra et dont une des conséquences est la dégradation accrue de l’image de l’Occident via les États-Unis.
Cette évolution américaine anti-européenne n’est pas nouvelle et plonge ses racines dans les origines mêmes des États-Unis. Le pays s’est en effet constitué en opposition avec le continent européen d’où venaient les premiers migrants. Ces derniers quittaient l’Europe par pauvreté, par dépit ou par exil forcé et en ayant à cœur de créer un nouveau monde en opposition à celui qu’ils fuyaient. Dans De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville (voir bibliographie finale) a bien mis en évidence cette fracture entre les deux rives de l’Atlantique au XIXe siècle ; le fossé n’a cessé de s’élargir.
Depuis leur origine, les États-Unis ont adopté une attitude messianique dont le président Trump s’est emparé (20) et qu’il cultive sur le thème America First. D’évidence, pour l’actuelle Administration américaine, l’Occident se résume aux États-Unis, ses anciens alliés étant devenus ses obligés et l’Europe sa province. Plus que jamais, les États-Unis affichent leur mépris pour l’Europe dans un système politique binaire peu enclin au compromis.
L’angle mort de cette situation en est le niveau d’acceptabilité par les autres acteurs majeurs de la scène mondiale : l’Europe, toujours impuissante, supporte douloureusement cet état de subordination ; la Chine, l’Inde et la Russie, notamment, contestent de plus en plus clairement la primauté occidentale et américaine (supra). L’arrogance, la puissance et la suffisance américaine deviennent intolérables pour beaucoup.
Conclusion
Dans un monde où la confrontation est devenue générale par la porosité des frontières interétatiques, inter-civilisationnelles, intergénérationnelles et par le caractère fini des ressources naturelles ainsi que par leur fongibilité, l’Occident a homogénéisé des styles vies, promu des modes opératoires économico-commerciaux en s’appuyant sur les technologies de communication les plus sophistiquées (Internet, médias sociaux, intelligence artificielle [IA]) et assuré son hégémonie politique.
Toutefois, des fissures sérieuses sont apparues dans le tableau. La scissiparité de plus en plus nette de l’Occident en deux sous-ensembles est une configuration où chacun peut perdre, alors que la raison voudrait que l’Occident restât uni pour affronter les éventuels périls à venir. Une recherche de cohérence collective s’appuyant sur l’affirmation de principes essentiels (démocratie, droits fondamentaux, liberté économique…) pourrait refonder l’Occident dans son unité historique. Il y aurait un sens axiologique et une dimension éthique de l’Occident à établir. Pour le moment, cette réunification occidentale paritaire et responsable paraît hors de vue.
Pour conserver un rôle prééminent global et acceptable, l’Occident doit se chercher un nouveau paradigme au service de son exigence existentielle. Le contexte actuel ne s’y prête pas mais les intérêts de long terme et bien compris fondés sur une juste complémentarité entre ses deux pôles devraient prévaloir. Sans attendre que l’orage « trumpien » passe, il est impératif que l’Europe prenne ses responsabilités car elle a un rôle crucial à jouer dans ce rééquilibrage occidental et dans la voie légitime à trouver.
Éléments de bibliographie
Bessis Sophie, L’Occident et les autres : Histoire d’une suprématie, La Découverte, 2003, 340 pages.
Ferguson Niall, Civilisations – L’Occident et le reste du monde, Saint-Simon, 2014, 324 pages.
Gomart Thomas, Les ambitions inavouées : Ce que préparent les grandes puissances, Tallandier, 2024, 342 pages.
Heisbourg François, La fin de l’Occident ? L’Amérique, l’Europe et le Moyen-Orient, Odile Jacob, 2005, 273 pages.
Huntington Samuel P., Le choc des civilisations, Odile Jacob, 1996, 547 pages.
Martel Frédéric, Occidents – Enquête sur nos ennemis, Plon, 2026, 624 pages.
Quinn Joséphine, Et le monde créa l’Occident : Une nouvelle histoire des mondes anciens, Seuil, 2024, 565 pages.
Soutou George-Henri, La grande rupture : 1989-2024. De la chute du mur à la guerre d’Ukraine, Tallandier, 2024, 368 pages.
Tocqueville (de) Alexis, De la démocratie en Amérique, Flammarion, 1981, tomes 1 et 2, 982 pages.
(1) Ferguson Niall, Civilisations – L’Occident et le reste du monde, Saint-Simon, 2014, 324 pages.
(2) Friedman George, The Emerging Crisis in Europe, Anchor Books, 2016, p. 24 et suiv.
(3) Harris Peter, « Madeleine Albright saw US as an “indispensable nation” and NATO expansion eastward as essential », The Conversation, 27 avril 2022.
(4) Védrine Hubert, L’hyperpuissance américaine, Fondation Jean Jaurès, septembre 2000.
(5) Heisbourg François, La fin de l’Occident ?, Odile Jacob, 2005, 273 pages.
(6) Blanchard Olivier, Lamy Pascal, Letta Enrico et Weder di Mauro Beatrice, « Projet 2050, projet pour une Europe qui se réveille », Le Grand Continent, 16 mars 2026 (https://legrandcontinent.eu/).
(7) Groupe de dix pays « émergents » fondé en 2011 pour renforcer leur influence face aux pays occidentaux : le 1er janvier 2024, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont rejoints les historiques Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.
(8) Vance JD, « Vice President Delivers Remarks at the Munich Security Conference » [vidéo]. Youtube, 14 février 2025 (https://www.youtube.com/watch?v=pCOsgfINdKg&t=17s).
(9) « Droits de douane : où en est l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis ? », Vie publique, modifié le 28 mai 2026 (https://www.vie-publique.fr/en-bref/299692-accord-sur-les-droits-de-douane-entre-lue-et-les-etats-unis).
(10) Avec AFP, « Guerre en Ukraine : Donald Trump et Vladimir Poutine se séparent sans accord ; ce qu’il faut retenir du sommet en Alaska », Le Monde, 16 août 2025 (https://www.lemonde.fr/).
(11) President of the United States, National Security Strategy of the USA, novembre 2025, 29 pages, p. 25 (https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf).
(12) Lequeux Vincent, « Donald Trump menace à nouveau d’annexer le Groenland », Touteleurope.eu, 8 janvier 2026 (https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/donald-trump-menace-a-nouveau-d-annexer-le-groenland/).
(13) Aydogan Aglarci Merve Gul, « Trump critique les alliés de l’Otan après leur refus de participer à l’opération contre l’Iran », Anadolu Ajansi, 17 mars 2026 (https://www.aa.com.tr/).
(14) « Donald Trump ravive la menace d’un retrait américain de l’Otan », Touteleurope.eu, 2 avril 2026 (https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/donald-trump-ravive-la-menace-d-un-retrait-americain-de-l-otan/).
(15) Meyer Philippe, « “Choose France” ou “Loose France” ? / IA : L’Europe peut-elle ne plus dépendre des USA ? », Le Nouvel Esprit public (podcast), n° 458, 7 juin 2026 (https://www.lenouvelespritpublic.fr/podcasts/3865).
(16) Gressani Gilles, « Entretiens – Pour Romano Prodi, le pape Léon XIV est un allié paradoxal pour résister à l’empire Trump », Le Grand Continent, 2 juin 2026 (https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/02/prodi-encyclique/).
(17) Momtaz Rym, « In the Middle East, Europeans Bow Down to the United States », Strategic Europe, 2 juin 2026, Carnegie Endowment for International Peace (https://carnegieendowment.org/).
(18) Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU A/80/250 du 25 mars 2026 (https://docs.un.org/fr/A/RES/80/250).
(19) Avec AFP, « Les États-Unis confirment le retrait d’environ 5 000 militaires d’Allemagne d’ici à un an », Le Monde, 2 mai 2026 (https://www.lemonde.fr/).
(20) Schnapp Joel, « La rhétorique messianique de Donald Trump risque de se retourner contre lui si l’âge d’or tarde trop à advenir », Le Monde, 8 juin 2025.
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