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  • Sommet d’Ankara : point de croisement de l’Alliance atlantique en Europe. Convergence réelle ou divergence programmée ? (T 1868)

Sommet d’Ankara : point de croisement de l’Alliance atlantique en Europe. Convergence réelle ou divergence programmée ? (T 1868)

Jacques Mallard, « Sommet d’Ankara : point de croisement de l’Alliance atlantique en Europe. Convergence réelle ou divergence programmée ? (T 1868)  », RDN, 28 septembre 2026 - 7 pages

© Otan
© Otan

Le vice-amiral Jacques Mallard revient sur le communiqué du sommet de l’Otan qui a eu lieu à Ankara. Un communiqué minimaliste qualifié de succès qui masque le retrait silencieux des moyens américains et un transfert de charge vers les Européens. Ces derniers disposent de marges de manœuvre décisionnelle réduites, tandis que Washington normalise l’usage de la force. Pour l’auteur, la France, qui est seule capable de porter le pilier européen de l’Otan, doit changer de méthode et proposer un modèle alternatif d’ici 2029.

Ankara Summit: A Crossroads for the Atlantic Alliance in Europe. Real convergence or programmed divergence?

Jacques Mallard examines the communiqué issued following the NATO summit in Ankara. Although hailed as a success, this minimalist statement masks the quiet withdrawal of American assets and a shift of the burden onto European allies. The latter find their decision-making autonomy constrained, while Washington normalizes the use of force. The author argues that France—the only nation capable of upholding NATO’s European pillar—must change its approach and propose an alternative model by 2029.

Six paragraphes

La déclaration finale du dernier sommet de l’Otan à Ankara (7 et 8 juillet 2026), tient en seulement six paragraphes. Le site de l’Alliance en annonce trois minutes de lecture ! Le sixième et dernier remercie la Turquie de son accueil, puis indique que les dirigeants se réjouissent de se retrouver à leur prochaine réunion. Ni lieu, ni date (1). Le détail paraît mince. Il ne l’est pas. Un communiqué de sommet de l’Alliance désigne d’ordinaire sa prochaine échéance, et celui de La Haye avait annoncé l’Albanie. À Ankara, la phrase demeure ouverte. Une alliance qui ne fixe plus les jalons de ses réunions politiques n’a pas cessé d’exister, elle a seulement cessé de se projeter.

Le commentaire a pourtant conclu au succès. Unité préservée, article 5 réaffirmé, engagements financiers tenus, soutien à l’Ukraine reconduit. Chacun de ces constats est exact. Ce sont les critères d’appréciation qui posent question car on appelle succès un sommet qui n’a finalement pas été la catastrophe redoutée. Ce n’est pas un résultat, c’est juste un soulagement. Ce que l’on a pris pour une convergence transatlantique retrouvée à l’occasion de ce sommet est en fait un croisement de trajectoires. Les deux rives se rejoignent en un point parce qu’elles se déplacent en sens contraire. Les Européens croient encore que le discours tient lieu de capacité et les Américains croient encore que le rapport de force leur restera durablement favorable. Chacun persévère dans une méthode qui détruit ses propres conditions d’efficacité ; faute d’en corriger la méthode, ni les uns ni les autres n’aborderont dans de bonnes conditions la décennie qui vient.

Ce que le communiqué ne dit pas

Deux mois avant le sommet, en mai 2026, Washington annonçait une réduction des forces mises à la disposition de l’Alliance, y compris en cas de conflit. Bombardiers à long rayon d’action, chasseurs, sous-marins et bâtiments de surface ne sont plus destinés à un déploiement en Europe en cas de guerre (2). La décision n’est pas une simple saillie verbale, c’est une modification de posture.

Pendant le sommet d’Ankara la guerre en Iran n’a été que peu évoquée, afin d’éviter des tensions jugées contre-productives. Le président américain y a pourtant annoncé l’envoi de dragueurs de mines alliés dans le détroit d’Ormuz (3). Le cinquième paragraphe de la déclaration engage les Alliés sur la non-nucléarisation de l’Iran et sur la liberté de navigation dans ce détroit (4).

L’engagement sur Ormuz mérite qu’on s’y arrête. La guerre des mines n’est pas une contribution symbolique. C’est une capacité rare, longue à constituer, coûteuse à entretenir, et dont les marines européennes disposent en volume limité. Chaque bâtiment engagé dans le golfe Persique est un bâtiment qui manque ailleurs. Il manque au moment précis où la protection des points de passage, des câbles sous-marins et des infrastructures énergétiques en Méditerranée et en mer du Nord s’impose comme une préoccupation reconnue par les Alliés eux-mêmes.

Le raisonnement dépasse le cas du déminage. Tant que les capacités demeurent contraintes, toute contribution européenne à un théâtre extra-européen se paie en disponibilité sur le théâtre européen. Personne n’en a débattu à Ankara, et la question n’a même pas été posée. Un engagement de déploiement dans le Golfe pris aujourd’hui se traduira pourtant, dans deux ans, par une coque manquante en Baltique, en Atlantique ou en Méditerranée. Aucune ligne budgétaire n’en gardera cependant la trace.

Rapprochons les deux mouvements : d’un côté, retrait de moyens américains du théâtre européen, de l’autre, contribution européenne à un théâtre initié et entretenu par les Américains. Le transfert de charge s’est opéré sans négociation, par le silence. Il ne figure dans aucun bilan du sommet.

Il faut dire aussi ce qui a été obtenu. Soixante-dix milliards d’euros engagés pour l’Ukraine en 2026, avec promesse d’un montant au moins équivalent en 2027. Plus de cinquante milliards de dollars d’acquisitions annoncées. Une hausse de plus de cent trente-neuf milliards de dollars des dépenses des Alliés européens et du Canada sur la seule année 2025 (5). Ces chiffres sont considérables, en particulier dans des pays occidentaux où la situation économique est loin d’être rose.

Un dernier détail attire l’attention. La déclaration ne reprend pas le seuil de 5 % du Produit intérieur brut (PIB). Elle se borne à constater que les Alliés honorent les engagements pris à La Haye. L’objectif est passé du statut d’obligation énoncée à celui de référence implicite.

En Europe, trente ans de textes sans capacités concrètes

Deux documents suffisent à mesurer l’épuisement de la méthode européenne.

Au Conseil européen d’Helsinki, en décembre 1999, les Quinze arrêtent un objectif global. Une force de cinquante à soixante mille hommes, déployable en soixante jours, soutenable une année entière, disponible avant 2003 (6). En mars 2022, quelques semaines après le déclenchement de l’invasion russe, la boussole stratégique énonce à son tour son ambition. Une capacité de déploiement rapide pouvant compter jusqu’à cinq mille militaires (7). L’ambition a été divisée par douze.

On objectera que les deux textes ne visent pas les mêmes missions et que la situation géostratégique à la fin du XXe siècle était « post-guerre froide ». L’objection est fondée mais elle aggrave le constat. Ni l’un ni l’autre ne porte sur la défense collective de haute intensité. Trente ans durant, l’Europe a surtout produit du texte : concepts, catalogues capacitaires, feuilles de route, règlements et procédures. Cette activité technocratique a perfectionné les outils de « gestion de crise » alors que pendant ce temps, la guerre d’État à État revenait.

Le plus révélateur n’est pas ce rétrécissement mais la manière dont l’objectif initial s’est effacé. Il n’a en fait jamais été atteint mais il n’a jamais été formellement abandonné non plus. Il s’est dissous dans les catalogues capacitaires et les revues successives. Un objectif ni tenu ni abrogé pendant plus de vingt ans devient de facto un cadre normatif immobilisant.

Cette méthode n’a pas prospéré par erreur, elle remplissait une fonction politique précise. Le discours produisait de la « légitimité européenne » à coût nul, il permettait d’afficher une ambition sans arbitrer un budget, de rassurer un partenaire sans inquiéter un électorat. Tant que la sécurité demeurait déléguée, la déclaration suffisait.

La dépense est désormais visible : elle se lit dans les lois de finances, elle se paie en dette ou en prélèvements, elle entre en concurrence avec le reste. Le discours doit donc produire du consentement, fonction pour laquelle il n’a jamais été conçu en l’espèce. La méthode ne s’use pas seulement parce qu’elle est décalée, elle s’use aussi parce que son objectif a radicalement changé.

L’enquête conduite au tournant de 2026 par l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem) auprès de son réseau européen le montre assez clairement. Le premier obstacle à une défense européenne n’est ni le manque de ressources ni l’insuffisance d’initiatives. C’est l’absence d’une culture stratégique partagée, faute d’une perception commune de la menace (8).

Le constat n’est bien évidemment par uniquement négatif et les lignes bougent : les budgets augmentent, la base industrielle se reconstitue, les commandes sont signées… Le reproche classique adressé aux Européens, celui de simplement déclarer sans réellement payer, semble cesser d’être exact. C’est précisément pourquoi il faut aussi prendre en compte le point de vue outre-Atlantique.

La loi du plus fort et ses effets secondaires

De prime abord, la pression politique américaine, aussi rude soit-elle, a obtenu en trois ans ce que trente ans de tergiversations entre Européens n’avaient pas obtenu. Ceux qui, à Paris comme à Bruxelles, plaidaient de longue date pour renforcer l’effort de défense doivent reconnaître que la brutalité a été plus efficace que leur pédagogie. Un chiffre suffit pourtant à retourner l’argument : la Pologne consacre 4,3 % de son PIB à sa défense, les États baltes et nordiques se situent entre 3 et 4 %, alors que Les États-Unis, qui exigent pourtant des Alliés une trajectoire vers 5 %, n’en dépensent que 3,2 % (9).

L’essentiel n’est pourtant pas comptable. Washington continue de tenir la force militaire (en particulier aérienne) pour la solution des problèmes politiques : frapper, désorganiser, contraindre, annoncer un deal puis considérer l’affaire close. Un demi-siècle d’interventions n’a pas ébranlé cette conviction ; l’Afghanistan, l’Irak et la Libye ont chacun produit l’inverse du résultat annoncé : effondrement des structures étatiques, prolifération des groupes armés, trafics en tout genre, déplacements de populations dont l’Europe a supporté la charge. Certains pays européens ont parfois été tentés de suivre les États-Unis et les conséquences de l’intervention de 2011 en Libye leur incombent aussi. Les frappes conduites contre l’Iran en 2026 relèvent de la même grammaire : elles n’ont pas clos le dossier nucléaire, elles ont ajouté le défi d’un détroit à réouvrir et le régime iranien semble résister bien plus longtemps qu’initialement escompté.

Ce qui a changé n’est pas l’efficacité de la méthode, c’est qu’elle ne choque plus personne. L’emploi de la force hors mandat, la contrainte économique érigée en instrument diplomatique ordinaire, la pression exercée sur des alliés : l’exception est devenue la règle. La première puissance de l’Alliance a normalisé la violence comme mode de relation interétatique, et cette normalisation est contagieuse, elle désinhibe à l’avance ceux qui l’emploieront demain contre nous.

Interrogés fin 2025 sur les facteurs d’instabilité les plus dimensionnants à l’horizon 2030, les experts en géopolitique consultés dans un sondage par l’Irsem Europe placent les États-Unis au premier rang (10), devant la Chine, et leur étude s’est achevée avant les développements relatifs au Venezuela, au Groenland et aux frappes contre l’Iran. Ces perceptions ne sont pas un sondage d’opinion, elles émanent d’un milieu qui n’a rien d’anti-atlantiste et désignent comme perturbateur principal l’élément qui reste encore considéré comme la clef de voûte de l’édifice.

C’est là que le raisonnement se retourne contre lui-même : le leadership finit par se confondre avec la capacité de nuire, et l’on tient pour acquis que le monde ainsi tenu sera plus sûr. Les répondants à l’enquête de l’Irsem décrivent au contraire un environnement de menaces cumulatives, où conflits interétatiques, attaques hybrides et ruptures technologiques se renforcent et entretiennent un sentiment d’insécurité croissant.

Ce que les Européens financent n’est donc pas seulement de l’équipement. C’est le prolongement d’une méthode dont ils constatent eux-mêmes qu’elle a produit, en Afghanistan, en Irak, en Libye et désormais en Iran, l’inverse de la sécurité annoncée. Ce que révèle finalement le sommet d’Ankara tient en une phrase : les Européens paient, les Américains encaissent, et personne n’a discuté au sein de l’Alliance ou l’Europe de ce que cet argent doit permettre de faire ni qui déciderait de son emploi.

Le pilier européen : du modèle commun à l’initiative française

Il serait commode de conclure par un appel incantatoire à renforcer le pilier européen de la défense… ce serait pourtant retomber dans le travers que l’on vient de décrire.

L’expression n’a rien de neuf : l’idée d’un pilier européen de l’Alliance est attribuée au président Kennedy dès 1962. Le terme s’impose dans les années 1990, à la faveur des guerres de l’ex-Yougoslavie, avant d’être formalisé à Berlin en juin 1996 sous le nom d’identité européenne de sécurité et de défense. Plus près de nous, le 12 février 2026, une redistribution des commandements régionaux de l’Alliance a été présentée comme la matérialisation de ce « pilier » (11). Autrement dit, le concept est déjà quasiment considéré comme acquis sur la foi d’une simple réorganisation d’états-majors.

En plus d’une volonté politique commune, il manque à ce concept un critère de vérification. Le pilier existera le jour où les Européens pourront décider et conduire une opération de défense collective de haute intensité sans les enablers américains : renseignement satellitaire, ravitaillement en vol, suppression des défenses aériennes adverses, réseaux de commandement et contrôle. Mais un critère ne fait pas une politique : il mesure mais n’organise pas. Des Européens qui se borneraient à vérifier leur dépendance auraient seulement remplacé un indicateur budgétaire par un indicateur opérationnel. Le pas décisif consiste à changer de logiciel et proposer un nouveau modèle.

Encore faut-il savoir qui le porte. Un modèle à vingt-sept ne verra pas le jour : les intérêts de Lisbonne, de Varsovie et de Nicosie ne convergeront que sous la contrainte, c’est-à-dire trop tard. La question n’est donc pas de bâtir un modèle par consensus, mais de savoir quelle nation en prend l’initiative. La France est la seule à réunir les conditions matérielles de ce rôle : une Dissuasion nucléaire autonome, désormais unique au sein de l’Union, un siège permanent au Conseil de sécurité, des armées conçues pour entrer en premier et une base industrielle complète.

Reste la méthode, et c’est probablement là que le bât blesse. La France parle volontiers au nom de « grands principes » et s’étonne ensuite de n’être pas suivie. Nos partenaires ne partagent ni notre histoire ni notre lecture du droit ; ils partagent des intérêts, et c’est sur eux que se bâtit une coalition durable. Le réalisme nécessaire n’a rien de cynique, il est simplement pragmatique : fixer un objectif limité avant d’agir, subordonner strictement la force à cet objectif, s’arrêter lorsqu’il est atteint, puis transformer l’adversaire de la veille en pièce dans un équilibre diplomatique. Les États-Unis conduisent actuellement des guerres sans fin et n’entretiennent plus rien.

Cette méthode comporte des coûts de stabilisation qui excèdent très souvent ceux de l’intervention. Elle préserve la liberté d’action, puisqu’un objectif atteint autorise à sortir, quand une guerre sans fin interdit de partir. Elle attire enfin ceux qui refusent l’alignement mais recherchent la prévisibilité, tels l’Inde, les Émirats arabes unis ou le Brésil. Le contre-modèle américain, dont le bilan vient d’être rappelé, en démontre par défaut l’utilité.

Un second écueil nous guette, plus familier : celui du leadership technocratique. Croire que l’on entraîne des partenaires en présidant des comités et en plaçant nos ressortissants dans l’administration bruxelloise. Cette influence est réelle mais elle ne commande rien : elle produit des textes, et nous avons vu ce que valent les textes. On entraîne ses partenaires par la capacité démontrée et par l’intérêt partagé, non par la norme.

Ce modèle suppose trois renoncements : I) la fin de la juxtaposition des programmes nationaux, qui produit vingt systèmes là où trois suffiraient, II) la fin de l’unanimité comme condition d’emploi, en lui substituant des formats de décision restreints et définis à l’avance (c’est cette règle de l’unanimité, autant que la dépendance aux moyens américains, qui a laissé les groupements tactiques inemployés entre 2007 et 2022 (12)) et enfin III) renoncer à mesurer une capacité à son simple inventaire sur le papier, alors qu’elle se mesure « tactiquement » à la vitesse de sa mise en œuvre.

Ces renoncements ne requièrent pas un nouveau traité mais une décision politique, ce qui est plus difficile mais probablement plus rapide. Ils supposent en revanche le consentement intérieur du pays. Un effort qui dure dix ans tient parce que la nation en comprend la nécessité et en accepte le prix. La lucidité sur nos intérêts et la solidité du lien social passent donc avant l’énoncé de grands principes que nos partenaires ne partagent pas. L’objectif reste l’optimisation des moyens plutôt que leur juxtaposition, la synergie plutôt que l’accumulation, ce qui fonctionne sur le terrain plutôt que ce qui se proclame en tribune.

Le rendez-vous existe. La déclaration de La Haye prévoit que la trajectoire et la répartition des dépenses seront revues en 2029, au regard de l’évolution du contexte stratégique et du réexamen des objectifs capacitaires (13). L’échéance offre l’occasion de changer la question posée. Non plus combien dépensons-nous, mais quel modèle proposons-nous, et quel avantage permet-il d’obtenir que d’autres n’auront pas ?

Tant que la réponse restera introuvable, les sommets continueront de se conclure (au mieux) sur des soulagements.

Août 2026


(1) Otan, « Déclaration du Sommet d’Ankara », 8 juillet 2026 (www.nato.int/).
(2) Murray Shona, « Sommet d’Ankara : l’Otan réaffirme son engagement envers l’article 5 », Euronews, 3 juillet 2026 (https://fr.euronews.com/my-europe/2026/07/03/sommet-dankara-lotan-reaffirme-son-engagement-envers-larticle-5).
(3) Chalier Eliot, « Que retenir du sommet de l’Otan à Ankara ? », Le Petit Journal.com, 13 juillet 2026 (https://lepetitjournal.com/athenes/geopolitique-que-retenir-du-sommet-de-lotan-ankara-448666).
(4) Otan, « Déclaration du Sommet d’Ankara », op. cit., paragraphe 5.
(5) Ibid., paragraphes 2 et 4.
(6) Conseil européen d’Helsinki, conclusions de la présidence, 10 et 11 décembre 1999 (www.consilium.europa.eu/).
(7) Conseil de l’Union européenne, « Une boussole stratégique pour la sécurité et la défense », 21 mars 2022 (https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/strategic-compass/).
(8) Hiliquin Marie et Perchoc Philippe, « 2030: What to Expect? », Irsem Europe, avril 2026 (www.irsem.fr/). Enquête menée du 20 novembre 2025 au 6 janvier 2026 auprès de 617 personnes, 269 réponses exploitées. Les auteurs précisent que les résultats expriment des perceptions expertes situées et non une mesure prédictive.
(9) « Le sommet de l’Otan s’ouvre à Ankara : quels sont les points à suivre ? », Le Grand Continent, 7 juillet 2026.
(10) Hiliquin M. et Perchoc P., op. cit., rubrique consacrée aux facteurs d’instabilité sous-estimés p. 5 : « Underestimated factors of instability that could become critical by 2030 », l’ordre retenu est 1. États-Unis, 2. Chine et 3. Russie.
(11) « L’émergence d’un “pilier européen” à l’Otan ? », Le Rubicon, 2026 (https://lerubicon.org/). Sur l’antériorité de l’expression, attribuée au président Kennedy en 1962, voir également Politique américaine, 2009/1, p. 53 et suiv.
(12) « Boussole stratégique de l’Union européenne », Global Connectivities, décembre 2025 (https://globalconnectivities.com/fr/2025/12/boussole-strategique-union-europeenne/).
(13) Otan, « Déclaration du Sommet de La Haye », 25 juin 2025 (www.nato.int/).

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