Connexion
  • Mon espace
RDN Association loi 1904, fondée en 1939 RDN Le débat stratégique depuis 1939
  • Panier - 0 article
  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Mon espace
  • Connexion
  • Connexion

    Email :

    Mot de passe :

  • La Revue
  • e-RDN
    • Tribune
    • e-Recensions
    • Cahiers de la RDN
    • Débats stratégiques
    • Florilège historique
    • Repères
    • Brèves
  • Boutique
    • Abonnements
    • Crédits articles
    • Points de vente
    • Conditions générales de vente
  • Bibliothèque
    • Recherche
    • Auteurs
    • Anciens numéros
  • La RDN
    • Présentation
    • Comité d'études
    • L'équipe
    • Contact
    • Lettre d'infos
    • Agenda
  • Liens utiles
  • Accueil
  • e-RDN
  • Articles
  • Éditorial – Et pour quelques dollars de plus (T 1873)

Éditorial – Et pour quelques dollars de plus (T 1873)

Jérôme Pellistrandi, « Éditorial – Et pour quelques dollars de plus (T 1873)  », RDN, 12 octobre 2026 - 2 pages

© Rawpixel / US Gov
© Rawpixel / US Gov

À l’approche des midterms, Donald Trump s’aligne sur Vladimir Poutine : il lâche l’Ukraine avec l’accord sur le pétrole russe. Malgré cet accord, le baril grimpe de 7 dollars, pendant que la confiance des alliés, l’Europe devant prendre ses responsabilités face à Moscou. Vladimir Poutine qui attend l’usure occidentale et Téhéran mise sur le résultat du scrutin du 3 novembre aux États-Unis. Cette année, les mid-terms seront des élections nationales à portée mondiale.

Editorial —For a Few Dollars More

As the midterms approach, Donald Trump is aligning himself with Vladimir Putin, abandoning Ukraine in the process via the deal on Russian oil. Despite this agreement, the price of a barrel has risen by $7, while allied confidence wavers—leaving Europe to shoulder its responsibilities regarding Moscow. Vladimir Putin is banking on Western fatigue, while Tehran is pinning its hopes on the outcome of the November 3rd vote in the United States. This year, the midterms will be national elections with global significance.

Alors que les élections américaines de Mid-terms arrivent à grand pas et que les sondages sont négatifs pour les Républicains dirigés par Donald Trump, celui-ci s’efforce par tous les moyens à inverser la tendance. Un seul objectif : ne pas perdre, quitte à bafouer tous les principes éthiques et moraux de la démocratie américaine. En annonçant, à la surprise générale, un accord avec Moscou sur des livraisons du précieux diesel, le locataire de la Maison Blanche a voulu mettre devant le fait accompli tous ses partenaires, à commencer par l’Ukraine et son président, Volodymyr Zelensky, qui serait, selon Donald Trump, le seul responsable et de la guerre et de la hausse du prix des carburants. Tout en voulant faire croire que le détroit d’Ormuz était totalement sûr et que le trafic commercial se déroulait sans aucune restriction.

Un lâchage en bonne et due forme, accompagné d’une exigence de remplacement de l’actuel président ukrainien par une personnalité plus docile et qui accepterait de signer la capitulation de l’Ukraine face à Vladimir Poutine. Retour à la case départ, celle du sommet à Anchorage au cours de l’été 2025, où Donald Trump s’était rallié aux positions maximalistes du dirigeant russe, obligeant les Européens à se précipiter dans l’urgence à la Maison Blanche pour éviter la catastrophe.

Entre-temps, la guerre contre l’Iran, commencée le 28 février dernier est, certes, marquée par une victoire tactique, mais par une défaite stratégique de grande ampleur pour les États-Unis. Huit mois après, rien n’est réglé et même si la phase militaire s’est piteusement achevée, le cours du pétrole n’a pas baissé, bien au contraire. Pire encore, Donald Trump en annonçant vendredi soir ce deal, n’a pas réussi son coup puisque le prix du baril a même pris 7$ de plus ce lundi.

Au-delà de ces contingences énergétiques, il s’agit bien d’un naufrage éthique et moral, un renversement d’alliance, dicté exclusivement par des intérêts partisans – certes, un État n’a que des intérêts à défendre – mais les États-Unis se fourvoient dans une impasse stratégique majeure où la confiance des alliés est durablement entamée. Les Européens se retrouvent au pied du mur, avec l’obligation d’accroître leur soutien à l’Ukraine et de contrer les menaces croissantes de la part de Moscou contre l’Europe et ce qu’elle représente. Les pays du Golfe, à commencer par l’Arabie saoudite, voient leurs garanties de sécurité s’être effondrées tandis que les Houthis, relais d’influence et de nuisance, ont entamé un nouveau cycle offensif contre Riyad. En Asie, la Chine poursuit ses avancées, tandis que la Corée du Nord menace son voisin du Sud.

Un « dés-ordre » accéléré, sciemment alimenté par les brutalités et l’improvisation d’une diplomatie américaine au minimum brouillonne et totalement soumise aux incartades d’un Donald Trump avide de gloire et de lumière, furieux d’être recalé pour la deuxième fois au prix Nobel de la paix et ouvertement hostile à l’Ukraine.

Vladimir Poutine ne peut que se réjouir de sa méthode et de sa capacité à faire le dos rond et attendre l’épuisement des Occidentaux. Bien relayé par ses réseaux pro-russes, il n’a qu’à poursuivre sa stratégie de déstabilisation utilisant ses proxys politiques comme l’AfD en Allemagne (Alternativ für Deutschland) ou d’autres partis en France à l’approche des élections dont certains dirigeants cumulent l’esprit de Munich et la fuite en avant de Sigmaringen.

Tandis qu’à Téhéran, il suffit de regarder le calendrier et d’attendre tranquillement le 3 novembre en maintenant la pression sur le détroit d’Ormuz. Jamais des élections de Mid-terms qui ne devraient que concerner les affaires internes des États-Unis n’auront eu une telle importance pour le reste du monde. Une échéance bien amère !

Partagez...

  • Accéder aux tribunes

Octobre 2026
n° 893

Penser les nouvelles conflictualités - Actes du colloque académique du PDSF 2026

Je participe au débat stratégique


À vos claviers,
réagissez au dossier du mois

 

Actualités

07-10-2026

Assises du monde combattant

06-10-2026

Tir d’acceptation d’un missile M51.3 depuis le SNLE Le Vigilant

30-09-2026

L’US Navy choisit Boeing pour son futur chasseur F/A-XX

22-09-2026

Arrivée des premiers blindés Jaguar R3 dans l’Armée de terre

18-09-2026

Admission au service actif du Jean Tranape dans la Marine nationale, le 14 septembre

Adhérez au CEDN

et bénéficiez d'un statut privilégié et d'avantages exclusifs (invitations...)

Anciens numéros

Accéder aux sommaires des revues de 1939 à aujourd’hui

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...

Lettre d'infos

Boutique

  • Abonnements
  • Crédits articles
  • Points de vente
  • CGV
  • Politique de confidentialité / Mentions légales

e-RDN

  • Tribune
  • e-Recensions
  • Cahiers de la RDN
  • Florilège historique
  • Repères

Informations

La Revue Défense Nationale est éditée par le Comité d’études de défense nationale (association loi de 1901)

Directeur de la publication : Luc de Rancourt

Adresse géographique : École militaire,
1 place Joffre, Paris VII

Nous contacter

Tél. : 01 44 42 31 90

Email : contact@defnat.com

Adresse : BP 8607, 75325 Paris cedex 07

Copyright © Bialec Tous droits réservés.