Aéronautique - Le Conseil de l'Otan et les Accord tripartites - L'effort d'expansion des indutries aéronautiques françaises - Performance étrangères - Quelques problèmes internationaux
Les deux événements les plus marquants du mois écoulé sont la réunion à Paris du Conseil de l’Otan et l’annonce de la conclusion d’un accord tripartite entre la France, l’Allemagne et l’Italie en vue de la production d’armements à l’échelle européenne.
Bien que le texte de l’accord tripartite n’ait pas été rendu public, il semble qu’il s’agisse d’une décision de principe des trois pays intéressés, de s’unir en vue de la production des armements les plus coûteux, notamment des matériels aériens classiques, des engins téléguidés et ultérieurement des armes nucléaires. Il est vraisemblable que les accords de Paris apportent une limitation, dans ces deux derniers domaines, aux possibilités de l’Allemagne agissant seule, mais ne s’opposeraient pas à leur réalisation dans un cadre élargi. Il est vraisemblable également, bien qu’aucune précision officielle n’ait été donnée, que cet accord soit susceptible d’être étendu ultérieurement à l’ensemble des pays européens.
Après la réunion, il apparaît que les États-Unis ont l’intention d’augmenter de 2 milliards de dollars les crédits prévus en 1958-1959 pour l’aide à l’étranger, dont 700 millions seraient destinés à l’Otan. De nombreuses hypothèses ont été formulées en ce qui concerne l’emploi de ces sommes considérables. La plus vraisemblable consisterait dans la construction sous licence par des industriels européens d’engins de la classe des Missiles balistiques à portée intermédiaire (IRBM) afin de permettre aux pays intéressés d’aligner leur technique sur celle des États-Unis.
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