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  • Revue n° 352 Février 1976
  • Outre-mer - Mutations en Afrique en 1975 - Voyage aux petites France d'Amérique

Outre-mer - Mutations en Afrique en 1975 - Voyage aux petites France d'Amérique

Bernard Guillerez, Bernard Brionne, « Outre-mer - Mutations en Afrique en 1975 - Voyage aux petites France d'Amérique  » Revue n° 352 Février 1976 - p. 195-198

Mutations en Afrique en 1975

L’an 1975 avait commencé sous les heureux auspices de l’association de la Communauté économique européenne (CEE) avec les pays d’Afrique situés au sud du Sahara. La Convention de Lomé, signée le 25 février 1975, mettait un terme aux différences existant entre les bénéficiaires de la Convention de Yaoundé (1963), de celle d’Arusha (1969) et les pays africains soumis au régime commun dans leurs relations économiques avec l’Europe. L’adhésion des territoires portugais était envisagée lorsqu’ils auraient acquis leur indépendance et qu’ils en formuleraient la demande. Cette normalisation des relations euro-africaines était souhaitée par l’OUA qui la considérait comme une condition indispensable au progrès de l’unification de l’Afrique. En réalité, l’accord signé à Lomé ne sert que peu cette cause faute de contenu politique : les négociateurs ont pris grand soin d’éviter de rassembler les États autour d’une idée commune qui aurait pu être, par exemple, la construction eurafricaine. Chaque participant demeure libre du choix de son régime intérieur et de sa politique étrangère. Il en était d’ailleurs ainsi avec les Conventions de Yaoundé et d’Arusha qui regroupaient aussi bien des pays socialistes comme la Somalie, le Congo, la Tanzanie que des nations plus modérées comme la Côte d’Ivoire, le Kenya et la République centrafricaine.

Il ne faut donc pas chercher la cause des divisions africaines dans la nature des relations du continent avec les anciennes puissances coloniales qui, hormis le Portugal et l’Espagne, appartiennent toutes à la CEE. Les clivages sont provoqués par différents facteurs : primo, la nécessité de protéger la personnalité de chaque nation devenue indépendante contre les agressions avouées ou indirectes de ses voisins ; certains cherchent à compenser leur faiblesse économique et militaire par des apparentements idéologiques qui leur donnent l’illusion de pouvoir se faire respecter par un voisin dont ils peuvent craindre les ambitions : c’est le cas, par exemple, du Congo qui entend résister à l’attraction du Zaïre, celui aussi de la Tanzanie, jadis placée par son colonisateur dans un ensemble économique qui a longtemps favorisé le seul Kenya. Secundo, les rivalités internes de l’OUA : les plus puissants des États du noyau central de l’Afrique sont conduits à se ranger le plus souvent dans des camps différents des plus dynamiques des États arabes : c’est le cas notamment du Nigeria, de l’Éthiopie et du Zaïre. Tertio, la confusion faite par les populations africaines entre les problèmes propres au continent et les grandes questions internationales ; les gouvernements peu solides sont souvent obligés d’infléchir leur politique étrangère en fonction des réactions de leur opinion publique ; ce fut le cas en 1973 quand la propagande arabe réussit à convaincre l’Afrique que le problème palestinien était de même nature que celui de la décolonisation du continent. Ces facteurs interviennent, de manière souvent contradictoires, dans la vie de chaque nation : les chefs d’État doivent en tenir compte avant de prendre des engagements politiques. Leur attitude change suivant la prévalence d’un de ces facteurs à un moment donné. C’est pourquoi il est difficile de tirer des conclusions définitives de prises de position presque toujours circonstancielles.

Prenons par exemple le décompte des votes sur la résolution des Nations unies assimilant le sionisme au racisme. Le texte fut adopté, le 10 novembre, par 72 voix contre 35 et 32 abstentions, après un débat passionné. Parmi les États africains, cinq pays seulement ont voté contre, la République centrafricaine (RCA), la Côte d’Ivoire, le Malawi et le Swaziland ; ces cinq pays se veulent pragmatistes, se méfient des courants idéologiques et se montrent réservés à l’égard des décisions collectives de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) ; ils sont d’ailleurs partisans du « dialogue » avec l’Afrique du Sud. Les raisons qui ont conduit douze États à s’abstenir sont plus difficiles à analyser. Certains se rangent parmi les tributaires de Pretoria sur le plan économique (Botswana et Lesotho) ; d’autres entendent exprimer leur désaccord à l’égard des outrances des thèses extrémistes arabes (Zaïre, Zambie, Maurice, Gabon, Kenya) ; les derniers (Éthiopie, Ghana, Sierra Leone, Togo, Haute-Volta [NDLR 2024 : futur Burkina Faso]) se trouvent situés géographiquement à la frange du Sahel musulman et peuvent se montrer inquiets de la progression de l’influence arabe dans cette zone. Quant aux trente-neuf États qui ont voté la résolution, ils ne l’ont pas fait avec la volonté délibérée de condamner le sionisme car cette affaire ne les concernait pas réellement, sauf, bien entendu, les pays africains de la ligue arabe. Ils ont pris, semble-t-il, cette attitude afin d’affirmer à nouveau la cohésion du Tiers-Monde en face de l’Occident représenté en l’occurrence par Israël. Ils ont été victimes une fois de plus d’une illusion causée par les analogies pouvant exister d’une part entre la lutte des Palestiniens et la décolonisation du continent africain, d’autre part, entre les intérêts des exportateurs de pétrole et ceux des producteurs de matières premières, analogies conduisant insensiblement à fondre dans une même perspective le problème d’Israël et celui des relations des pays industrialisés avec le Tiers-Monde. Dans cette dialectique, toute occasion est bonne pour affirmer la solidarité des pays en voie de développement et pour souligner que la lutte pour la décolonisation ne se dissocie pas, qu’elle soit destinée à libérer les pays d’une emprise politique, économique, culturelle ou qu’elle vise à permettre à des pays producteurs de participer au processus d’établissement des cours des matières premières que contrôlent les pays industrialisés consommateurs. Un homme aussi modéré dans ses propos que le président Senghor va jusqu’à affirmer devant la télévision française que cette lutte et cette solidarité créent en Afrique une situation explosive dont les négociateurs de la conférence de Paris devront tenir compte. Il est même étonnant qu’un tiers des États-membres de l’OUA aient montré, par un vote public à l’ONU, qu’ils ne partageaient pas ce mode de raisonnement. Pourtant ces pays n’appartiennent pas tous à ce qu’on a pris l’habitude d’appeler le « quart-monde », c’est-à-dire ceux qui ne peuvent envisager avant longtemps un décollage économique et qui ont été les plus affectés par la crise du pétrole occidentale. Les votes africains auraient été sans doute plus unanimes si la résolution sur le sionisme avait été présentée à I’ONU fin 1973 ou courant 1974.

L’année 1975 a été marquée, en effet, par un recul de l’influence des progressistes arabes en Afrique, accompagné sinon compensé par la progression des pays modérés du Golfe Persique dans le Sahel musulman. Au faîte de son prestige au cours des deux années précédentes, l’Algérie a subi coup sur coup deux demi-échecs causés en partie par une trop grande assurance et par une intransigeance inhabituelle de sa diplomatie : le premier à la conférence de Lima où elle a perdu le privilège de déterminer sans contrôle la tactique à suivre dans la négociation avec les puissances industrielles ; le second dans l’affaire du Sahara occidental. La thèse de l’autodétermination qu’elle soutenait en compagnie de l’Espagne a été abandonnée par le gouvernement de Madrid, les partisans de la négociation avec le Maroc ayant convaincu le nouveau roi qu’un accord avec Rabat permettrait d’atteindre la solution la moins coûteuse pour les intérêts espagnols. À l’ONU, Alger n’a pas trouvé le soutien escompté pour différer l’application de cette convention. La partition de l’ancienne possession espagnole est donc en cours : les administrations marocaine et mauritanienne s’installent respectivement dans le Seguia el-Hamra et le Rio de Oro afin d’être en mesure de tenir ces territoires au départ des autorités et de l’armée espagnoles le 28 février 1976. Le président Boumediene considère, néanmoins, que l’affaire ne fait que commencer et se prépare à soutenir, par des moyens diplomatiques et militaires, l’agitation et la subversion que vont entretenir les militants du Front Polisario au Sahara occidental. Depuis quelques mois déjà, il avait conscience de se trouver dans une position vulnérable en raison du combat d’avant-garde qu’il menait, au nom des pays non-alignés, contre la politique américaine et des difficultés financières causées par le coût d’un plan de développement peut-être trop ambitieux. La hâte, mise récemment à étudier les dispositions constitutionnelles permettant de perpétuer le régime, en est une preuve. Il craint aussi que l’équilibre du Maghreb, fondé jusqu’à présent sur la prédominance économique algérienne, ne soit faussé par la mainmise de Rabat sur les phosphates de Bou Craa qui feront de ce pays le premier exportateur mondial de cette matière première. L’Algérie paraît, comme le Maroc au début de l’affaire, obligé de faire front et d’engager à plein le prestige de sa révolution afin de rechercher l’appui des pays socialistes en Afrique et dans le monde ; car la diplomatie algérienne se trouve isolée, pour le moment, malgré la solidité juridique de la thèse qu’elle défend au sujet du Sahara occidental et en dépit des succès qu’elle a remportés auprès des anciennes possessions portugaises et de son rapprochement spectaculaire avec la Libye qui n’a plus elle-même beaucoup d’amis. Elle est ainsi conduite à durcir sa position et à vouloir accentuer les clivages de l’Afrique, par conséquent à « politiser » davantage les tensions existant sur le continent.

Obligée, par la décolonisation des territoires portugais, de concevoir et de mettre en pratique une politique africaine, l’Afrique du Sud a suivi, au cours de l’année 1975, une évolution analogue : elle est amenée elle aussi à chercher à profiter de toutes les tensions africaines pour accroître sa zone d’influence. Les premiers résultats sont encourageants : les partisans du « dialogue » ne craignent plus de se manifester ; la dépendance économique du Mozambique, le rôle que Pretoria peut remplir pour favoriser une décolonisation sans violence de la Rhodésie, incitent la Zambie et la Tanzanie à se montrer modérés à son égard ; les rivalités idéologiques qui ravagent l’Angola obligent le Zaïre à soutenir les mêmes partis que l’Afrique du Sud ; or, un rapprochement même discret du puissant État d’Afrique Centrale avec Pretoria ne peut qu’encourager la tolérance de Lusaka et de Dar es Salam. Bien mieux, l’intervention de l’Union soviétique et des Cubains au profit du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) entraîne les États-Unis à protéger plus ouvertement le Front national de libération de l’Angola (FNLA) et l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), commensaux de Kinshasa et de Pretoria. Par voie de conséquence, tous les différends qui divisent actuellement les États africains risquent d’être colorés une nouvelle fois et compliqués par l’affrontement direct des Russes et des Américains. Cette perspective conforte évidemment la position de M. Vorster, Premier ministre sud-africain, même si Washington lui déconseille de compromettre la cause de l’Occident en intervenant dans les conflits en cours.

Ainsi, devenue le champ clos des rivalités interarabes, du débat entre producteurs et consommateurs de matières premières et finalement d’un renouveau de la guerre froide. l’Afrique pourrait entrer, après un équilibre relatif de dix ans, dans une phase de confusion et de désordre et même si les résolutions de l’OUA continuent à donner l’illusion que l’unification se poursuit.

Bernard Brionne
 

Voyage aux petites France d’Amérique

Parce qu’on parlait de malaise, on prédisait un voyage malaisé. Et pourtant cette traversée des départements français d’Amérique s’est effectuée dans un climat meilleur que celui qu’avait rencontré, un an auparavant, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing. L’impatience est une des dominantes du Premier ministre et celle des habitants des Antilles ne pouvait dès lors le surprendre. La situation aussitôt jugée, il fallait en tirer les conséquences et en chaque occasion M. Jacques Chirac le fit avec promptitude et exactitude. Un caractère trempé n’est pas mis en désarroi par une atmosphère toujours prête à l’effervescence. On l’a bien vu et c’est ainsi que s’effacent les tensions et que s’éloignent les orages désirés.

Au moment où le territoire de Djibouti s’apprête à l’indépendance selon des modalités qui garantiront la paix dans la région, les départements des Antilles et de la Guyane s’insèrent un peu plus dans l’ensemble national. C’est l’heure de la clarification par des choix décisifs : l’autonomie ou la départementalisation, mot barbare mais qui recouvre de saines réalités. L’opposition elle-même l’a bien senti, qui n’a pas cherché l’affrontement. Le temps est déjà bien loin où la gauche traitait des départements d’outre-mer dans le chapitre des affaires étrangères de son Programme commun ! L’enjeu n’est pas d’ancrer plus étroitement les Antilles ou la Guyane à la métropole : c’est la mise en train d’une véritable économie locale. Le prix de ce développement est celui de la solidarité. Déjà des efforts ont été accomplis en ce sens, Paris a obtenu de ses partenaires européens le bénéfice pour ces départements lointains de la politique régionale et l’aide du Fonds européen qui l’alimente. Pareillement des préférences douanières ont été accordées, notamment au rhum. Le voyage du Premier ministre a permis de mieux cerner les intentions du gouvernement. Il y a certes de grands projets économiques, mais aussi d’importantes mesures sociales et financières.

Programmes d’irrigation à la Martinique comme à la Guadeloupe où, de surcroît, un nouveau port va être construit à Basse-Terre. Projets d’implantations industrielles en Guyane (usines de pâte à papier) et mise en valeur de milliers d’hectares. Primes d’équipement et exonérations fiscales compléteront ou favoriseront ces initiatives. Tout cela aidera à consolider l’assise économique de ces départements. Leur statut social n’est pas omis. Depuis 1970, un effort particulier est déjà fait en faveur de l’enseignement technique et de la scolarisation (plus de cinquante maternelles ont été ouvertes). La législation sociale est rapidement étendue et l’État va augmenter sa participation aux dépenses d’aide sociale ainsi qu’aux collectivités. Pour les fonctionnaires, les différences de situation existant avec la métropole vont être résorbées. Il n’en ira cependant pas de même pour le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) dont l’alignement sur celui de Paris créerait un déséquilibre dommageable aux entreprises locales. En revanche, son taux d’augmentation est celui de la métropole de sorte que le fossé ne se creuse pas.

Et puis, le 12 décembre 1974, M. Olivier Stirn, secrétaire d’État aux Départements et Territoires d’outre-mer, affirmait que « la départementalisation devait être tempérée par une large décentralisation » (Le Monde). C’est ainsi qu’un projet de loi va être présenté au Parlement afin de permettre aux Conseils généraux des départements d’outre-mer de disposer de certains crédits inscrits au Plan, en même temps que la part du Fonds d’investissement local (géré directement par le département) sera accrue : elle sera de 25 % du Fonds d’investissement des départements d’outre-mer (Fidom) central en 1976 et devra atteindre 50 % plus tard. De plus les pouvoirs délégués aux Préfets seront étendus pour ce qui touche aux constructions scolaires et aux logements sociaux. Enfin les conseils généraux pourront proposer eux-mêmes tous les textes particuliers que nécessite l’application de la loi dans leurs départements.

Ces initiatives, M. Jacques Chirac les a prises ou confirmées lors de son voyage. Un voyage de travail qui aura fixé les repères de l’avenir au-delà d’une situation mouvante. Car l’autonomie que certains réclament reviendrait à placer les Antilles et la Guyane dans le sillage de Cuba.

Bernard Guillerez

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