Politique et diplomatie - Réflexions sur la visite du Président Sadate
Au moment où j’écris ces lignes, l’« événement historique » que constitue la visite du Président Sadate en Israël du 19 au 21 novembre se prolonge en conséquences et en rebondissements, de telle sorte que la portée de l’« événement » est difficile à établir. Toutefois, un certain nombre d’observations peuvent d’ores et déjà être faites sur les circonstances et les motifs de la démarche du Président égyptien, ainsi que sur ses effets et sur les questions qu’elle suscite.
En offrant le 9 novembre de se rendre à Jérusalem pour y rencontrer le Chef du gouvernement israélien, le Président Sadate s’est en quelque sorte assuré l’initiative. Il s’est présenté comme le meneur d’un jeu dont il a volontairement bousculé les règles jusqu’alors admises. La déclaration commune américano-soviétique du 1er octobre (1) confirmait en effet des principes dont on était convenu depuis la conférence de Genève du 21 décembre 1973, à savoir :
a) qu’une paix véritable ne pouvait être réglée au Moyen-Orient qu’au moyen d’un règlement global, avec la participation de toutes les parties en cause y compris les Palestiniens ;
b) que le forum approprié pour la négociation de ce règlement était la conférence de Genève, sous la co-présidence des États-Unis et de l’Union Soviétique.
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