La technologie des drones aériens évolue rapidement, avec de nombreuses innovations et une multiplication des usages. La course à la vitesse est un invariant, obligeant à accroître les capacités d’interception. Les outils de simulation permettent de mieux anticiper et de maintenir une avance technique et tactique sur nos compétiteurs.
Hypervélocité, interceptions, murs de drones et simulation
Hypervelocity, Interceptions, Walls of Drones and Simulation
The technology of airborne drones is evolving rapidly with the arrival of numerous innovations and increased use. There is an unending race for speed, which means intercept capabilities have to be improved. Simulation tools allow for better anticipation as well as maintenance of both technical and tactical advances over our competitors.
Les champs de bataille russo-ukrainiens, syriens, palestiniens ou birmans nous démontrent un usage quotidien des drones aériens pilotés en immersion (FPV), drones largueurs de grenades, munitions téléopérées, utilisés en attaque, et, désormais en défense air-air, dans le cadre d’interception d’autres drones aériens.
Dans le conflit russo-ukrainien, ils sont devenus les premiers responsables des pertes humaines, avec un taux atteignant 70 à 80 % des blessés ou des tués, chose impensable dans les états-majors des armées les plus avancées technologiquement, lors de son déclenchement en 2022. L’autonomie embarquée dans ces systèmes est le prochain saut technologique qui va permettre à ces drones de naviguer même sous condition de brouillage, de détecter automatiquement leurs cibles et de les neutraliser. On constate déjà les prémices de cette révolution en observant un couplage de la reconnaissance automatique des cibles et du guidage final au sein des Munitions télé-opérées (MTO) ou drones largueurs de charge armée. Par ailleurs, la dénomination MTO va devoir changer car ces vecteurs ne seront plus constamment téléopérés par un être humain dans l’exécution de leur action.
Ce double usage « attaque-défense LAD » (Lutte anti-drone) engendre une compétition à l’innovation technologique, dont celui d’une course à la vitesse maximale (Vmax) entre les vecteurs d’attaque et les vecteurs d’interception. Cette compétition mondiale d’innovation s’étend aux champs plus larges de la robotique « hyper VAMAFER » (1). La vitesse, l’accélération, la manœuvrabilité et la miniaturisation sont devenues des qualités primordiales dans la fonction d’interception Air-Air.
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