Les avancées en robotique et le développement de l’Intelligence artificielle (IA) et du combat collaboratif transforment profondément la conduite de la guerre mais n’en modifient pas l’essence fondamentale : la guerre reste un affrontement des volontés humaines où l’homme demeure l’acteur décisif du combat.
Vers l’armée robotisée
Towards a Robot Army
Advances in robotics and the development of artificial intelligence (AI) and collaborative combat are profoundly transforming the conduct of warfare but do not change its fundamental nature. War remains a battle of human wills in which man remains the decisive actor in combat.
La tentation est grande, à chaque rupture technologique, d’annoncer la fin de la guerre telle que nous la connaissons. La mitrailleuse devait rendre l’offensive impossible, l’aviation devait donner l’ascendant psychologique, l’arme nucléaire devait abolir le conflit. Aucune de ces promesses n’a été tenue.
Aujourd’hui, les développements de l’Intelligence artificielle (IA) et des systèmes autonomes suscitent à leur tour l’idée d’un basculement définitif. La saturation du champ de bataille par des systèmes autonomes (1) semble annoncer une guerre plus rapide, plus distante, plus mécanique. Les forces du combat évoluent, mais non les fondamentaux de la guerre. Cette dernière demeure un affrontement des volontés, soumis à l’incertitude, à la friction et à la décision humaine.
L’accélération du progrès technologique transforme en profondeur le champ de bataille. La densification des systèmes autonomes sur le front nous oblige à repenser nos conceptions tactiques. Nous n’en sommes qu’au commencement, aujourd’hui vecteurs isolés, ils pourront très rapidement agir en systèmes pour réaliser des missions complexes en autonomie. Cette quête de la performance n’est pas sans créer de nouvelles vulnérabilités. Elle nous impose une réflexion sur la place de l’homme dans la conduite de la guerre de demain.
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