Depuis une décennie, la Chine s’est engagée dans le domaine de la formation professionnelle auprès des pays du « Sud global » avec les Ateliers Luban. S’inspirant initialement du modèle allemand, Pékin a développé un modèle devenu une référence internationale et contribuant à étendre l’influence chinoise auprès des économies émergentes.
Former pour normer - Les Ateliers Luban (鲁班工坊) au service de la diplomatie éducative et industrielle de la Chine
Training to Standardise - Luban Workshops (鲁班工坊) serving Chinese educational and industrial diplomacy
For the past ten years, China has been committed to professional (vocational) training in countries of the global south by means of the Luban workshops. Drawing initial inspiration from the German model, Beijing has developed a model now recognised as an international reference which contributes to spreading Chinese influence within emerging economies.
Depuis une dizaine d’années, la Chine s’impose sur la scène internationale, et particulièrement auprès des pays du « Sud global », dans le domaine de la formation professionnelle. Le 16 avril 2026, Pékin et Ashgabat (Turkménistan) célébraient l’ouverture d’un « Atelier Luban » à l’Université internationale du pétrole et du gaz Yagshygeldi. Doté d’équipements de pointes, le centre offre aux étudiants et aux jeunes chercheurs turkmènes des formations en géologie, en forage et en systèmes d’information (1). Pékin ouvre ainsi son 36e Atelier Luban, en se concentrant depuis 2025 sur ses partenaires d’Asie centrale.
Véritables plateformes de formation professionnelle à l’étranger, les Ateliers Luban combinent l’enseignement technique, la formation pratique et la coopération école-entreprise. Très appréciées des États en développement, ces plateformes leur permettent de former leurs jeunes générations à des techniques de production ou des technologies avancées, et ainsi de leur ouvrir de meilleures perspectives d’embauches, particulièrement dans des entreprises utilisant ces mêmes techniques. Au-delà d’être une réponse immédiate et matérielle aux reproches souvent adressés par les partenaires de Pékin de non-transfert de technologies et de non-embauche de locaux par les entreprises chinoises, ces plateformes répondent à des enjeux économiques et normatifs de long terme.
Après avoir bénéficié elle-même des modèles étrangers de formations professionnelles, la Chine devient un centre de référence internationale dans ce domaine. Son expansion internationale se concrétise tout particulièrement dans les Ateliers Luban, devenus de véritables instruments de la diplomatie éducative et industrielle chinoise.
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